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> Historique
des négociations sur l'agriculture
Ce document d'information a
été établi par la Division de l'information et des relations avec les
médias du Secrétariat de l'OMC pour aider le public à mieux comprendre
les négociations sur l'agriculture. Il ne constitue pas une
interprétation officielle des accords de l'OMC ni des positions des
Membres.
|

La présente note explique certaines des grandes méthodes qui reposent
sur des formules et les met en comparaison. Même si elle contient un peu
d'algèbre, elle est conçue de façon aussi simple que possible et ne vise
pas à donner autre chose qu'une idée des diverses méthodes. (Le document
de l'OMC
TN/MA/S/3/Rev.2 intitulé “Approches des négociations tarifaires
fondées sur une formule” (révision), du 11 avril 2003, établi par le
Secrétariat pour les négociations sur l'accès aux marchés pour les
produits non agricoles contient beaucoup plus de détails techniques et
présente un éventail plus large d'approches possibles
Taux unique: Les tarifs sont ramenés à un taux unique pour tous
les produits. Théoriquement, c'est le résultat le plus simple. En
pratique, cette méthode est principalement utilisée pour les accords
régionaux de libre-échange dans le cadre desquels le taux de tarif final
est égal à zéro, ou est peu élevé, pour les échanges à l'intérieur du
groupe.
Réduction sur la base d'un pourcentage uniforme: Le même
pourcentage de réduction pour tous les produits, que le tarif de départ
soit élevé ou bas. Par exemple, tous les tarifs seraient réduits de 25
pour cent par étapes égales sur une période de cinq ans.
Approche du Cycle d'Uruguay: Les négociations du Cycle d'Uruguay
(1986-1994) dans le domaine de l'agriculture ont abouti à un accord
prévoyant que les pays développés réduiraient les tarifs sur les
produits agricoles d'une moyenne de 36 pour cent sur six ans (6 pour
cent par an) avec un minimum de 15 pour cent pour chaque produit pendant
la période considérée.
Réductions selon la formule d'harmonisation: Il s'agit
principalement d'effectuer des réductions plus importantes pour les
tarifs élevés et de combler l'écart entre les tarifs finals
(“harmoniser” les taux):
-
Différents pourcentages pour différentes
fourchettes de tarifs. Par exemple, pas de réduction pour les
tarifs compris entre 0 et 10 pour cent, réductions de 25 pour cent
pour les tarifs compris entre 11 et 50 pour cent, réductions de 50
pour cent pour les tarifs supérieurs, etc. Une variante pourrait
consister à supprimer tous les tarifs inférieurs à 5 pour cent qui
sont parfois considérés comme des tarifs de nuisance présentant peu
d'avantages. Il pourrait s'agir de réductions simples ou moyennes à
l'intérieur de chaque fourchette.
-
Des formules mathématiques conçues pour
réduire plus fortement (c'est à dire opérer des réductions en
pourcentages plus importantes) les tarifs élevés. La “formule suisse”
en est un exemple (plus de détails ci après).
Autres méthodes: Il existe un certain nombre de possibilités:
-
Taux différents pour différentes catégories de
produits. Par exemple, des réductions plus importantes pour les
produits transformés que pour les matières premières. Il s'agit
d'essayer de pallier la “progressivité des tarifs” par laquelle les
pays protègent leurs industries de transformation en pratiquant des
prix bas sur les matières premières importées et des prix élevés sur
les produits transformés importés.
-
Combinaisons de l'une ou l'autre de ces
méthodes.
L'“APPROCHE DU CYCLE D'URUGUAY”
> haut
de page
Exemple reposant sur des réductions moyennes de 36 pour cent sur une
période de six ans (6 pour cent par an)
Négocier une réduction tarifaire sur la base d'un pourcentage moyen
donné sur un certain nombre d'années avec la possibilité d'une
réduction minimale plus faible pour certains produits elle
a été l'approche finalement adoptée dans le cadre des négociations
sur l'agriculture du Cycle d'Uruguay (1986-1994).

Cette approche comporte deux caractéristiques:
-
les réductions sur la base d'un pourcentage uniforme entraînent
des abaissements plus faibles pour les tarifs élevés et un
éventail de tarifs finals plus large qu'une méthode
d'harmonisation comme la formule suisse (voir
le tableau);
-
la combinaison de chiffres de réduction moyens et minimaux donne
aux pays une certaine flexibilité, c'est-à-dire qu'ils peuvent
varier les réductions tarifaires effectives pour certains produits
(c'est ce que l'on désigne sous le terme technique de “lignes
tarifaires”) — même si la réduction moyenne est de 36 pour cent,
certaines réductions seront plus importantes, d'autres moins, et
il est possible qu'aucun tarif ne soit en fait réduit de ce
pourcentage précis.
Le tableau ci-dessous montre que, lorsque les tarifs de départ sont
élevés, les taux finals restent assez élevés: une réduction de 36
pour cent à partir d'un taux de 150 pour cent donne un taux final de
96 pour cent la sixième année. C'est seulement lorsque les tarifs de
départ sont bas que les tarifs finals atteignent des taux proches de
la formule suisse (comme dans l'exemple): si les tarifs de départ
sont de 10 pour cent et 25 pour cent, les taux obtenus la sixième
année sont de 6,4 pour cent et de 16 pour cent. L'éventail des
tarifs finals, qui va de 6,4 pour cent à 96 pour cent, reste large.
Le chiffre de 36 pour cent a été utilisé durant le Cycle d'Uruguay,
même si d'autres chiffres auraient pu être utilisés dans le cadre de
l'approche du Cycle d'Uruguay. Cependant, il s'agissait de
réductions tarifaires moyennes — 36 pour cent sur une période
de six ans, pour les pays développés, avec un objectif moyen
distinct de 24 pour cent sur une période de dix ans pour les pays en
développement.
|
|
Tarif de départ
150% |
Tarif de départ
125% |
Tarif de départ
100% |
Tarif de départ
75% |
Tarif de départ
50% |
Tarif de départ
25% |
Tarif de départ
10% |
|
Réduction (%) |
36 |
36 |
36 |
36 |
36 |
36 |
36 |
|
Année 0 |
150,00 |
125,00 |
100,00 |
75,00 |
50,00 |
25,00 |
10,00 |
|
Année 1 |
141,00 |
117,50 |
94,00 |
70,50 |
47,00 |
23,50 |
9,40 |
|
Année 2 |
132,00 |
110,00 |
88,00 |
66,00 |
44,00 |
22,00 |
8,80 |
|
Année 3 |
123,00 |
102,50 |
82,00 |
61,50 |
41,00 |
20,50 |
8,20 |
|
Année 4 |
114,00 |
95,00 |
76,00 |
57,00 |
38,00 |
19,00 |
7,60 |
|
Année 5 |
105,00 |
87,50 |
70,00 |
52,50 |
35,00 |
17,50 |
7,00 |
|
Année 6 |
96,00 |
80,00 |
64,00 |
48,00 |
32,00 |
16,00 |
6,40 |
|
Étapes annuelles (points de pourcentage) |
10,80 |
9,00 |
7,20 |
5,40 |
3,60 |
1,80 |
0,72 |
|
Comparaison: Formule suisse, année 6, avec un
coefficient=25 |
21,43 |
20,83 |
20,00 |
18,75 |
16,67 |
12,50 |
7,14 |
LA FORMULE SUISSE
UN TYPE PARTICULIER DE RÉDUCTION TARIFAIRE SELON UNE
FORMULE D'HARMONISATION
> haut
de page
Négocier un écart beaucoup plus étroit entre les tarifs élevés et
les tarifs bas avec un tarif maximal intégré Par
harmonisation des tarifs, il faut entendre réduction importante de
l'écart entre les tarifs élevés et les tarifs bas. La “formule
suisse” est un type particulier de méthode d'harmonisation. Elle
utilise une formule mathématique unique pour donner:
-
un éventail étroit de taux de tarifs finals à partir d'un large
éventail de tarifs initiaux;
-
un taux final maximal, aussi élevé qu'ait été le tarif initial.
Normalement, les réductions prescrites sont alors échelonnées en
étapes annuelles égales.
La formule a été proposée par la Suisse durant les négociations du
Tokyo Round (1973-1979) mais la Suisse est opposée à l'utilisation
de cette méthode pour les négociations en cours sur l'agriculture;
elle préfère l'approche du Cycle d'Uruguay alors que l'Uruguay
préfère la formule suisse!
Un élément essentiel est un chiffre, qui est négocié et intégré dans
la formule. On l'appelle “coefficient” (“A” dans la formule
ci-dessous). Cela détermine également le taux de tarif final maximal.
Laformule > haut
de page
où
X = taux de tarif initial
A = coefficient et taux de tarif final maximal
Z = taux de tarif inférieur résultant (à la fin de la période)
tiré de Goode: Dictionary of Trade Policy Terms, Centre for
International Economic Studies, University of Adelaide
-
-

> Voir également “mathématiquement
parlant”
Exemple > haut
de page
Comment une formule suisse avec un coefficient de 25 fonctionne sur
une période de six ans
Le coefficient de 25 définit également le tarif maximal à la fin de
la période.
| |
Tarif de départ
150% |
Tarif de départ
125% |
Tarif de départ
100% |
Tarif de départ
75% |
Tarif de départ
50% |
Tarif de départ
25% |
Tarif de départ
10% |
| Coefficient |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
25 |
|
Année 0 |
150,00 |
125,00 |
100,00 |
75,00 |
50,00 |
25,00 |
10,00 |
|
Année 1 |
128,57 |
107,64 |
86,67 |
65,63 |
44,44 |
22,92 |
9,52 |
|
Année 2 |
107,14 |
90,28 |
73,33 |
56,25 |
38,89 |
20,83 |
9,05 |
|
Année 3 |
85,71 |
72,92 |
60,00 |
46,88 |
33,33 |
18,75 |
8,57 |
|
Année 4 |
64,29 |
55,56 |
46,67 |
37,50 |
27,78 |
16,67 |
8,10 |
|
Année 5 |
42,86 |
38,19 |
33,33 |
28,13 |
22,22 |
14,58 |
7,62 |
|
Année 6 |
21,43 |
20,83 |
20,00 |
18,75 |
16,67 |
12,50 |
7,14 |
|
Étapes annuelles (points de pourcentage) |
21,43 |
17,36 |
13,33 |
9,38 |
5,56 |
2,08 |
0,48 |
|
Réduction (en %) sur six ans |
85,71 |
83,33 |
80,00 |
75,00 |
66,67 |
50,00 |
28,57 |
|
Comparaison: Année 6 pour une réduction sur la base d'un
taux uniforme de 36 pour cent |
96,00 |
80,00 |
64, 00 |
48,00 |
32,00 |
16,00 |
6,40 |
Mathématiquement parlant … > haut
de page
Comment le coefficient de la formule suisse définit le tarif final
maximal:
En partant de la formule Z=AX/(A+X),
au fur et à mesure que le tarif initial X tend vers l'infini,
X/(A+X) s'approche de 1,
ce qui donne Z=Ax1.
Pour en savoir plus sur les formules de réduction des tarifs: > haut
de page
Il existe beaucoup d'autres approches en matière de formules de
réduction des tarifs. Voir le document de l'OMC
TN/MA/S/3/Rev.2 intitulé “Approches des négociations tarifaires
fondées sur une formule” (révision), du 11 avril 2003, établi par le
Secrétariat pour les négociations sur l'accès aux marchés pour les
produits non agricoles.
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