
JOB(04)/96/Rev.1
30 Juillet 2004
Projet de décision du
Conseil général du [...] juillet 2004
1. Le Conseil général réaffirme les Déclarations et
Décisions ministérielles adoptées à Doha et l'engagement sans réserve
de tous les Membres de leur donner effet. Le Conseil souligne la
détermination des Membres à achever le Programme de travail de Doha
dans son intégralité et à mener à bien les négociations lancées à
Doha. Compte tenu de la Communication ministérielle adoptée à Cancún
le 14 septembre 2003, et des déclarations du Président du Conseil et
du Directeur général à la réunion du Conseil des 15 16 décembre 2003,
le Conseil prend note du rapport du Président du Comité des
négociations commerciales (CNC) et convient de prendre les mesures ci
après:
a. Agriculture: le Conseil général adopte le cadre figurant
à l'Annexe A du présent document.
b. Coton: le Conseil général réaffirme l'importance de
l'Initiative sectorielle sur le coton et prend note des paramètres
figurant à l'Annexe A dans le cadre desquels les aspects liés au
commerce de cette question seront traités dans les négociations sur
l'agriculture. Le Conseil général attache aussi de l'importance aux
aspects relatifs au développement de l'Initiative sur le coton et
souhaite insister sur la complémentarité des aspects relatifs au
commerce et au développement. Le Conseil prend note du récent Atelier
sur le coton organisé à Cotonou les 23 et 24 mars 2004 par le
Secrétariat de l'OMC et des autres efforts faits aux plans bilatéral
et multilatéral pour accomplir des progrès en ce qui concerne les
aspects relatifs à l'aide au développement et donne pour instruction
au Secrétariat de continuer de travailler avec la communauté du
développement et de faire périodiquement rapport au Conseil sur les
faits nouveaux pertinents.
Les Membres devraient travailler sur les questions connexes du
développement au plan multilatéral avec les institutions financières
internationales, poursuivre leurs programmes bilatéraux, et tous les
pays développés sont invités instamment à participer. À cet égard, le
Conseil général donne pour instruction au Directeur général de tenir
des consultations avec les organisations internationales pertinentes,
y compris les institutions de Bretton Woods, l'Organisation pour
l'alimentation et l'agriculture et le Centre du commerce
international, pour orienter de manière effective les programmes
existants et toutes ressources additionnelles vers le développement
des économies dans lesquelles le coton revêt une importance vitale.
c. Accès aux marchés pour les produits non agricoles: le
Conseil général adopte le cadre figurant à l'Annexe B du présent
document.
d. Développement:
Principes: les considérations en matière de développement font
partie intégrante de la Déclaration ministérielle de Doha. Le Conseil
général exhorte et engage à nouveau les Membres à concrétiser
pleinement la dimension développement du Programme de Doha pour le
développement, qui met les besoins et les intérêts des pays en
développement et des pays les moins avancés au centre du Programme de
travail de Doha. Le Conseil réaffirme le rôle important qu'un accès
aux marchés amélioré, des règles équilibrées et des programmes
d'assistance technique et de renforcement des capacités bien ciblés et
disposant d'un financement durable peuvent jouer dans le développement
économique de ces pays.
Traitement spécial et différencié: le Conseil général réaffirme
que les dispositions en matière de traitement spécial et différencié
font partie intégrante des Accords de l'OMC. Le Conseil rappelle la
décision prise par les Ministres à Doha de réexaminer toutes les
dispositions relatives au traitement spécial et différencié en vue de
les renforcer et de les rendre plus précises, plus effectives et plus
opérationnelles. Le Conseil reconnaît les progrès qui ont été réalisés
jusqu'ici. Le Conseil donne pour instruction au Comité du commerce et
du développement réuni en Session extraordinaire d'achever rapidement
le réexamen de toutes les propositions en suspens axées sur des
accords particuliers et de faire rapport au Conseil général, en
formulant des recommandations claires en vue d'une décision, pour le
[...]. Le Conseil donne en outre pour instruction au Comité, dans le
cadre des paramètres du mandat de Doha, de s'occuper de tous les
autres travaux en suspens, y compris au sujet des questions
transversales, du mécanisme de surveillance et de l'incorporation du
traitement spécial et différencié dans l'architecture des règles de l'OMC,
mentionnés dans le document TN/CTD/7 et de faire rapport, selon qu'il
conviendra, au Conseil général.
Le Conseil donne également pour instruction à tous les organes de l'OMC
auxquels des propositions de la catégorie II ont été renvoyées
d'achever rapidement l'examen de ces propositions et de faire rapport
au Conseil général, en formulant des recommandations claires en vue
d'une décision, dès que possible et au plus tard le [...]. Ce faisant,
ces organes veilleront à ce que, dans toute la mesure du possible,
leurs réunions ne se chevauchent pas de manière à permettre une
participation pleine et effective des pays en développement à ces
discussions.
Assistance technique: le Conseil général reconnaît les progrès
qui ont été réalisés depuis la Conférence ministérielle de Doha en ce
qui concerne l'augmentation de l'assistance technique liée au commerce
(ATLC) accordée aux pays en développement. Pour poursuivre cet effort,
le Conseil affirme que les pays en développement, et en particulier
les pays les moins avancés, devraient bénéficier d'une ATLC et d'un
renforcement des capacités accrus, pour accroître leur participation
effective aux négociations, pour faciliter leur mise en œuvre des
règles de l'OMC, et pour leur permettre d'ajuster et de diversifier
leurs économies. Dans ce contexte, le Conseil accueille avec
satisfaction et encourage encore l'amélioration de la coordination
avec d'autres organismes, y compris au titre du Cadre intégré pour l'ATLC
pour les PMA et du Programme intégré conjoint d'assistance technique (JITAP).
Mise en œuvre: s'agissant des questions liées à la mise en
œuvre, le Conseil général réaffirme les mandats que les Ministres ont
donnés au paragraphe 12 de la Déclaration ministérielle de Doha et
dans la Décision de Doha sur les questions et préoccupations liées à
la mise en œuvre, et réaffirme la détermination des Membres à trouver
des solutions appropriées aux questions en suspens. Le Conseil donne
pour instruction au Comité des négociations commerciales, aux organes
de négociation et aux autres organes de l'OMC concernés de redoubler
d'efforts pour trouver des solutions appropriées à titre prioritaire.
Sans préjudice des positions des Membres, le Conseil demande au
Directeur général de poursuivre son processus de consultation sur
toutes les questions de mise en œuvre en suspens au titre du
paragraphe 12 b) de la Déclaration ministérielle de Doha, y compris
sur les questions relatives à l'extension de la protection des
indications géographiques prévue à l'article 23 de l'Accord sur les ADPIC à des produits autres que les vins et les spiritueux, si
nécessaire en désignant les Présidents des organes de l'OMC concernés
comme ses Amis et/ou en menant des consultations spécifiques. Le
Directeur général fera rapport au Conseil général au plus tard le
[...]. Le Conseil examinera les progrès réalisés et prendra toute
mesure appropriée au plus tard le [...].
Autres questions de développement: dans les négociations sur
l'accès aux marchés en cours, reconnaissant les principes fondamentaux
de l'OMC et les dispositions pertinentes du GATT de 1994, une
attention spéciale sera accordée aux besoins et préoccupations
spécifiques liés au commerce et au développement des pays en
développement, y compris les problèmes de capacités. Ces
préoccupations particulières des pays en développement, y compris en
relation avec la sécurité alimentaire, le développement rural, les
moyens d'existence, les préférences, les produits de base et les
importations nettes de produits alimentaires, ainsi que la
libéralisation unilatérale antérieure, devraient être prises en
considération, selon qu'il sera approprié, au cours des négociations
sur l'agriculture et l'AMNA. Les questions liées au commerce
identifiées pour intégrer davantage les petites économies vulnérables
dans le système commercial multilatéral devraient aussi être traitées,
sans que ne soit créée une sous-catégorie de Membres, dans le cadre
d'un programme de travail, ainsi qu'il est prescrit au paragraphe 35
de la Déclaration ministérielle de Doha.
Pays les moins avancés: le Conseil général réaffirme les
engagements pris à Doha au sujet des pays les moins avancés et
réaffirme sa détermination à respecter ces engagements. Les Membres
continueront à tenir dûment compte des préoccupations des pays les
moins avancés dans les négociations. Le Conseil confirme que rien dans
la présente décision ne compromettra de quelque façon que ce soit les
dispositions spéciales convenues par les Membres en ce qui concerne
ces pays.
e. Services: le Conseil général prend note du rapport
présenté au CNC par la Session extraordinaire du Conseil du commerce
des services (1)
et réaffirme l'engagement des Membres de progresser dans ce domaine
des négociations conformément au mandat de Doha. Le Conseil adopte les
recommandations convenues par la Session extraordinaire, énoncées à
l'Annexe C du présent document, sur la base desquelles de nouveaux
progrès dans les négociations sur les services seront recherchés.
f. Autres organes de négociation:
Règles, commerce et environnement et ADPIC: le Conseil général
prend note des rapports présentés au CNC par le Groupe de négociation
sur les règles et par les Sessions extraordinaires du Comité du
commerce et de l'environnement et du Conseil des ADPIC (2).
Le Conseil réaffirme l'engagement des Membres de progresser dans tous
ces domaines des négociations conformément aux mandats de Doha.
Règlement des différends: le Conseil général prend note du
rapport présenté au CNC par la Session extraordinaire de l'Organe de
règlement des différends (3)
et réaffirme l'engagement des Membres de progresser dans ce domaine
des négociations conformément au mandat de Doha. Le Conseil adopte la
recommandation du CNC selon laquelle les travaux de la Session
extraordinaire devraient se poursuivre sur la base énoncée par le
Président de cet organe dans son rapport au CNC.
g. Facilitation des échanges: prenant note des travaux
accomplis sur la facilitation des échanges par le Conseil du commerce
des marchandises dans le cadre du mandat figurant au paragraphe 27 de
la Déclaration ministérielle de Doha et des travaux effectués sous les
auspices du Conseil général avant la cinquième Conférence
ministérielle et après sa conclusion, le Conseil général décide de
commencer des négociations sur la base des modalités énoncées à
l'Annexe D du présent document.
Liens entre commerce et investissement, Interaction du commerce et
de la politique de la concurrence et Transparence des marchés publics:
le Conseil convient que ces questions, mentionnées aux paragraphes 20 à 22, 23 à 25 et 26 respectivement de la Déclaration ministérielle de
Doha, ne feront pas partie du Programme de travail énoncé dans ladite
Déclaration et que par conséquent il n'y aura pas de travaux en vue de
négociations sur l'une quelconque de ces questions dans le cadre de l'OMC
pendant le Cycle de Doha.
h. Autres éléments du programme de travail: le Conseil
général réaffirme la haute priorité que les Ministres ont donnée à
Doha aux éléments du Programme de travail qui ne comportent pas de
négociations. Notant qu'un certain nombre de ces questions présentent
un intérêt particulier pour les pays en développement Membres, le
Conseil souligne son engagement de s'acquitter des mandats donnés par
les Ministres dans tous ces domaines. À cette fin, le Conseil général
et les autres organes pertinents feront rapport conformément à leurs
mandats de Doha à la sixième session de la Conférence ministérielle.
Les moratoires visés au paragraphe 11.1 de la Décision ministérielle
de Doha sur les questions et préoccupations liées à la mise en œuvre
et au paragraphe 34 de la Déclaration ministérielle de Doha sont
prorogés jusqu'à la sixième Conférence ministérielle.
2. Le Conseil général exhorte tous les Membres à redoubler
d'efforts en vue d'arriver à un résultat global équilibré du Programme
de Doha pour le développement, conformément aux engagements pris par
les Ministres à Doha.
Annexe A haut
de page
Cadre pour l'établissement de modalités concernant l'agriculture
1. Le point de départ pour la phase actuelle des
négociations sur l'agriculture a été le mandat énoncé au paragraphe 13 de la
Déclaration ministérielle de Doha. Celui-ci reposait quant à lui sur l'objectif
de réforme à long terme de l'Accord sur l'agriculture, qui est d'établir un
système de commerce qui soit équitable et axé sur le marché par un programme de
réforme fondamentale. Les éléments ci-après offrent la précision additionnelle
nécessaire à ce stade des négociations et par conséquent la base pour les
négociations sur les modalités complètes au cours de la phase suivante. Le
niveau d'ambition fixé par le mandat de Doha continuera d'être la base des
négociations sur l'agriculture. Le texte du cadre figurant à l'Annexe A ne sera
utilisé dans aucune procédure de règlement des différends au titre du Mémorandum
d'accord sur le règlement des différends et ne sera pas utilisé pour interpréter
les Accords de l'OMC existants.
2. L'équilibre final sera trouvé uniquement à la
conclusion de ces négociations ultérieures et dans le cadre de l'Engagement
unique. Pour arriver à cet équilibre, les modalités à élaborer devront inclure
des dispositions effectives d'un point de vue opérationnel et significatives
concernant le traitement spécial et différencié pour les pays en développement
Membres. L'agriculture a une importance cruciale pour le développement
économique des pays en développement Membres et ils doivent être en mesure de
mener des politiques agricoles propres à soutenir leurs objectifs de
développement, leurs stratégies de réduction de la pauvreté et leur sécurité
alimentaire et à répondre à leurs préoccupations en matière de moyens
d'existence. Les considérations autres que d'ordre commercial, visées au
paragraphe 13 de la Déclaration de Doha, seront prises en compte.
3. Les réformes concernant les trois piliers forment
un tout interdépendant et doivent être abordées d'une manière équilibrée et
équitable.
4. Le Conseil général reconnaît l'importance du coton
pour un certain nombre de pays et son importance vitale pour les pays en
développement, en particulier les PMA. Il sera traité de manière ambitieuse,
rapide et spécifique, dans le cadre des négociations sur l'agriculture. Les
dispositions du présent cadre offrent une base pour cette approche, de même que
l'initiative sectorielle sur le coton. La Session extraordinaire du Comité de
l'agriculture veillera à donner le degré de priorité approprié à la question du
coton indépendamment d'autres initiatives sectorielles. Un sous comité du coton
se réunira périodiquement et fera rapport à la Session extraordinaire du Comité
de l'agriculture pour examiner les progrès réalisés. Les travaux porteront sur
toutes les politiques ayant des effets de distorsion des échanges affectant le
secteur en ce qui concerne les trois piliers accès aux marchés, soutien interne,
et concurrence à l'exportation, ainsi qu'il est spécifié dans le texte de Doha
et dans le texte du présent cadre.
5. La cohérence entre les aspects relatifs au commerce
et au développement de la question du coton sera recherchée ainsi qu'il est
indiqué au paragraphe 1.b du texte auquel le présent cadre est annexé.
SOUTIEN INTERNE
6. La Déclaration ministérielle de Doha préconise
“des
réductions substantielles du soutien interne ayant des effets de distorsion des
échanges”. En vue d'arriver à ces réductions substantielles, les négociations
concernant ce pilier assureront ce qui suit:
-
Le traitement spécial et différencié reste une composante
faisant partie intégrante du soutien interne. Les modalités à élaborer incluront
des périodes de mise en œuvre plus longues et des coefficients de réduction plus
faibles pour tous les types de soutien ayant des effets de distorsion des
échanges et le maintien de l'accès aux dispositions au titre de l'article 6:2.
-
Il y aura un fort élément d'harmonisation dans les réductions
opérées par les Membres développés. Plus précisément, les niveaux plus élevés du
soutien interne ayant des effets de distorsion des échanges qui est permis
seront soumis à des abaissements plus importants.
-
Chacun de ces Membres procédera à une réduction substantielle du
niveau global de son soutien ayant des effets de distorsion des échanges à
partir des niveaux consolidés.
-
Outre cet engagement global, la MGS totale consolidée finale et
les niveaux de minimis permis seront soumis à des réductions substantielles et,
dans le cas de la catégorie bleue, seront plafonnés comme il est spécifié au
paragraphe 15 afin d'assurer des résultats qui soient cohérents avec l'objectif
de réforme à long terme. Toute clarification ou toute élaboration des règles et
des conditions devant régir le soutien ayant des effets de distorsion des
échanges tiendra compte de cela.
Réduction globale: une formule étagée
7. Le niveau de base global de tout le
soutien interne ayant des effets de distorsion des échanges, mesuré par la MGS
totale consolidée finale plus le niveau de minimis permis et le niveau convenu
au paragraphe 8 ci-dessous pour les versements de la catégorie bleue sera réduit
suivant une formule étagée. En vertu de cette formule, les Membres dont les
niveaux de soutien interne ayant des effets de distorsion des échanges sont plus
élevés procéderont à des réductions globales plus importantes pour arriver à un
résultat harmonisateur. Comme première tranche de l'abaissement global, au cours
de la première année de mise en œuvre, la somme de tout le soutien interne ayant
des effets de distorsion des échanges de ces Membres n'excédera pas 80 pour cent
du niveau de base global.
8. Les paramètres ci-après guideront la poursuite de
la négociation de cette formule étagée:
-
Cet engagement s'appliquera en tant qu'engagement global
minimal. Il ne sera pas appliqué en tant que plafond des réductions du soutien
interne global ayant des effets de distorsion des échanges, si les formules
distinctes et complémentaires à élaborer pour la MGS totale, le de minimis et
les versements de la catégorie bleue devaient, prises conjointement, se traduire
par un abaissement plus important du soutien interne global ayant des effets de
distorsion des échanges pour tel ou tel Membre.
-
La base pour mesurer la composante catégorie bleue sera le plus
élevé des éléments suivants: les versements existants de la catégorie bleue
pendant une période représentative récente à convenir et le plafond établi au
paragraphe 15 ci dessous.
MGS totale consolidée finale: une formule étagée
9. Pour arriver à des réductions ayant un effet
harmonisateur:
-
La MGS totale consolidée finale sera réduite substantiellement,
à l'aide d'une approche étagée.
-
Les Membres ayant une MGS totale plus élevée procéderont à des
réductions plus importantes.
-
Pour empêcher le contournement de l'objectif de l'Accord par des
transferts d'un soutien interne inchangé entre différentes catégories de
soutien, les MGS par produit seront plafonnées à leurs niveaux moyens respectifs
selon une méthodologie à convenir.
-
Les réductions substantielles de la MGS totale consolidée finale
entraîneront des réductions d'un certain soutien par produit.
10. Les Membres pourront procéder à des réductions
supérieures à celles qui découlent de la formule pour obtenir le niveau requis
d'abaissement du soutien interne global ayant des effets de distorsion des
échanges.
De minimis
11. Le de minimis sera réduit d'un
pourcentage à convenir, compte pleinement tenu de l'importance des programmes de
minimis pour les agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance et dotés
de ressources limitées.
12. Les Membres pourront procéder à des réductions supérieures à
celles qui découlent de la formule pour obtenir le niveau requis d'abaissement
du soutien interne global ayant des effets de distorsion des échanges.
Catégorie bleue
13. Les Membres reconnaissent le rôle
de la catégorie bleue dans la promotion des réformes de l'agriculture. Compte
tenu de cela, l'article 6:5 de l'Accord sera révisé de sorte que les Membres
puissent avoir recours aux mesures ci-après:
Ou
14. Des critères additionnels pourront être négociés.
Tous critères de ce type garantiront que les versements de la catégorie bleue
soient des mesures ayant moins d'effets de distorsion des échanges que les
mesures entrant dans la MGS, étant entendu que:
-
Tous nouveaux critères devraient prendre en compte l'équilibre des droits et
des obligations dans le cadre de l'OMC.
-
Aucun nouveau critère à convenir n'aura l'effet pervers d'annuler les réformes
en cours.
15. Le soutien de la catégorie bleue ne dépassera pas 5 pour cent de la valeur
totale moyenne de la production agricole d'un Membre au cours d'une période
antérieure. La période antérieure sera établie dans les négociations. Ce plafond
s'appliquera à tout utilisateur effectif ou potentiel de la catégorie bleue.
Toutefois, dans les cas où le soutien de la catégorie bleue d'un Membre
dépassera ce plafond au début de la période de mise en œuvre, il sera
progressivement ramené à ce plafond au plus tard à la fin de la période de mise
en œuvre. Dans les cas où un Membre aura placé un pourcentage exceptionnellement
élevé de son soutien ayant des effets de distorsion des échanges dans la
catégorie bleue, une certaine flexibilité sera ménagée sur une base à convenir
pour faire en sorte que ce Membre ne soit pas appelé à procéder à une réduction
totalement disproportionnée.
Catégorie verte
16. Les critères de la catégorie verte seront réexaminés et clarifiés en vue de
faire en sorte que les mesures de la catégorie verte aient des effets de
distorsion des échanges ou des effets sur la production nuls, ou au plus
minimes. Ce réexamen et cette clarification devront faire en sorte que les
concepts fondamentaux, les principes et le caractère effectif de la catégorie
verte soient préservés et tiennent dûment compte des considérations autres que
d'ordre commercial. Les obligations améliorées concernant le suivi et la
surveillance de toutes les nouvelles disciplines prévues au paragraphe 50 ci
dessous seront particulièrement importantes en ce qui concerne la catégorie
verte.
CONCURRENCE À L'EXPORTATION
17. La Déclaration ministérielle de Doha préconise la
“réduction de toutes les
formes de subventions à l'exportation, en vue de leur retrait progressif”. En
tant que résultat des négociations, les Membres conviennent d'établir des
modalités détaillées assurant l'élimination parallèle de toutes les formes de
subventions à l'exportation et des disciplines concernant toutes les mesures à
l'exportation d'effet équivalent pour une date butoir crédible.
Point d'aboutissement
18. Les mesures ci après seront éliminées pour la date butoir à convenir:
-
Subventions à l'exportation comme prévu.
-
Crédits à l'exportation, garanties de crédit à l'exportation ou programmes
d'assurance ayant des périodes de remboursement supérieures à 180 jours.
-
Modalités et conditions relatives aux crédits à l'exportation, aux garanties
de crédit à l'exportation ou aux programmes d'assurance ayant des périodes de
remboursement de 180 jours et moins qui ne sont pas conformes aux disciplines à
convenir. Ces disciplines porteront entre autres sur le paiement d'intérêts, des
taux d'intérêt minimaux, des prescriptions minimales en matière de primes et
d'autres éléments pouvant constituer des subventions ou avoir autrement des
effets de distorsion des échanges.
-
Pratiques ayant des effets de distorsion des échanges en ce qui concerne les
entreprises commerciales d'État exportatrices, y compris l'élimination des
subventions à l'exportation qui leur sont accordées et qu'elles accordent, du
financement par les pouvoirs publics et de la garantie contre les pertes. La
question de l'utilisation future des pouvoirs de monopole sera négociée plus
avant.
-
Fourniture d'une aide alimentaire qui n'est pas conforme aux disciplines
effectives d'un point de vue opérationnel à convenir. L'objectif de ces
disciplines sera d'empêcher le détournement commercial. Le rôle des
organisations internationales pour ce qui est de la fourniture d'une aide
alimentaire par les Membres, y compris les questions humanitaires et de
développement connexes, seront traités dans les négociations. La question de la
fourniture d'une aide alimentaire exclusivement et intégralement à titre de dons
sera aussi traitée dans les négociations.
19. Des dispositions effectives en matière de transparence pour le paragraphe 18
seront établies. De telles dispositions, conformément à la pratique habituelle
de l'OMC, seront compatibles avec les considérations relatives à la
confidentialité commerciale.
Mise en œuvre
20. Les engagements et disciplines énoncés au paragraphe 18 seront mis en œuvre
conformément à un calendrier et à des modalités à convenir. Les engagements de
réduction seront mis en œuvre par tranches annuelles. Leur échelonnement tiendra
compte de la nécessité d'une certaine cohérence avec les mesures de réforme
internes des Membres.
21. La négociation des éléments figurant au paragraphe 18 et leur mise en œuvre
assureront des engagements équivalents et parallèles de la part des Membres.
Traitement spécial et différencié
22. Les pays en développement Membres bénéficieront de périodes de mise en œuvre
plus longues pour le retrait progressif de toutes les formes de subventions à
l'exportation.
23. Jusqu'à ce que le retrait progressif de toutes les formes de subventions à
l'exportation et la mise en œuvre de toutes les disciplines définies ci dessus
soient achevés, les pays en développement Membres continueront de bénéficier des
dispositions relatives au traitement spécial et différencié de l'article 9:4 de
l'Accord sur l'agriculture.
24. Les participants feront en sorte que les disciplines concernant les crédits
à l'exportation, les garanties de crédit à l'exportation ou les programmes
d'assurance à convenir prévoient de manière appropriée un traitement différencié
en faveur des pays les moins avancés et des pays en développement importateurs
nets de produits alimentaires ainsi qu'il est prévu au paragraphe 4 de la
Décision sur les mesures concernant les effets négatifs possibles du programme
de réforme sur les pays les moins avancés et les pays en développement
importateurs nets de produits alimentaires. Les dispositions à convenir à cet
égard ne devront pas compromettre les engagements pris par les Membres
conformément aux obligations énoncées au paragraphe 18 ci dessus.
25. Il sera tenu compte du rôle que les entreprises commerciales d'État des pays
en développement Membres jouent dans la promotion des objectifs de développement
et des objectifs de politique nationaux.
Circonstances spéciales
26. Dans des circonstances exceptionnelles, auxquelles il n'est pas possible de
répondre de façon adéquate par une aide alimentaire, des crédits à l'exportation
commerciaux ou des facilités de financement internationales préférentielles, des
arrangements temporaires ad hoc en matière de financement relatifs aux
exportations vers les pays en développement pourront être convenus par les
Membres. De tels accords ne devront pas avoir pour effet de compromettre les
engagements pris par les Membres au paragraphe 18 ci dessus et seront fondés sur
des critères et des procédures de consultation à établir.
ACCÈS AUX MARCHÉS
27. La Déclaration ministérielle de Doha préconise “des améliorations
substantielles de l'accès aux marchés”. Les Membres sont aussi convenus que le
traitement spécial et différencié pour les Membres en développement ferait
partie intégrante de tous les éléments des négociations.
L'approche unique: une formule étagée
28. Pour faire en sorte qu'une approche unique pour les pays développés et les
pays en développement Membres réponde à tous les objectifs du mandat de Doha,
les réductions tarifaires seront opérées au moyen d'une formule étagée qui
tienne compte de leurs structures tarifaires différentes.
29. Pour faire en sorte qu'une telle formule conduise à une expansion globale
substantielle du commerce, les principes ci-après guideront la poursuite de sa
négociation:
-
Les réductions tarifaires seront opérées à partir des taux consolidés. Des
réductions tarifaires globales substantielles seront obtenues en tant que
résultat final des négociations.
-
Chaque Membre (autre que les PMA) fera une contribution. Des dispositions
spéciales et différenciées effectives d'un point de vue opérationnel pour les
pays en développement Membres feront partie intégrante de tous les éléments.
-
La progressivité des réductions tarifaires sera obtenue au moyen
d'abaissements plus importants des tarifs plus élevés avec des flexibilités pour
les produits sensibles. Des améliorations substantielles de l'accès aux marchés
seront obtenues pour tous les produits.
30. Le nombre de fourchettes, les seuils pour la définition des fourchettes et
le type de réduction tarifaire dans chaque fourchette continuent de faire
l'objet de négociations. Le rôle d'un plafond tarifaire dans une formule étagée
avec un traitement distinct pour les produits sensibles fera l'objet d'une
évaluation plus poussée.
Produits sensibles
Sélection
31. Sans compromettre l'objectif global de l'approche étagée, les Membres
pourront désigner un nombre approprié, à négocier, de lignes tarifaires à
traiter comme sensibles, compte tenu des engagements existants pour ces
produits.
Traitement
32. Le principe de l'“amélioration substantielle” s'appliquera à chaque produit.
33. L'“amélioration substantielle” sera obtenue au moyen de combinaisons
d'engagements en matière de contingents tarifaires et de réductions tarifaires
s'appliquant à chaque produit. Toutefois, un équilibre dans cette négociation
sera trouvé uniquement si le résultat négocié final reflète aussi la sensibilité
du produit considéré.
34. Un certain accroissement des contingents tarifaires sur une base NPF sera
nécessaire pour tous les produits de ce type. Une base sera établie pour un tel
accroissement, compte tenu de critères cohérents et équitables à élaborer dans
les négociations. Afin de ne pas compromettre l'objectif de l'approche étagée,
pour tous les produits de ce type, l'accroissement des contingents tarifaires
sur une base NPF sera accordé selon des règles spécifiques à négocier compte
tenu des écarts par rapport à la formule tarifaire. Un abaissement minimal du
taux de tarif hors contingent sera établi.
Autres éléments
35. Les autres éléments qui donneront la flexibilité nécessaire pour parvenir à
un résultat final équilibré comprennent la réduction ou l'élimination des taux
de tarifs contingentaires et des améliorations effectives d'un point de vue
opérationnel de l'administration des contingents tarifaires pour les contingents
tarifaires existants de manière à permettre aux Membres, et en particulier aux
pays en développement Membres, de tirer pleinement parti des possibilités
d'accès aux marchés au titre des contingents tarifaires.
36. La progressivité des tarifs sera traitée au moyen d'une formule à convenir.
37. La question de la simplification des tarifs continue de faire l'objet de
négociations.
38. La question de la sauvegarde spéciale pour l'agriculture (SGS) continue de
faire l'objet de négociations.
Traitement spécial et différencié
39. Les sensibilités des pays développés et des pays en développement Membres
dans l'agriculture sont, comme leurs structures tarifaires, fondamentalement
différentes. Eu égard à leurs besoins en matière de développement rural, de
sécurité alimentaire et/ou de garantie des moyens d'existence, un traitement
spécial et différencié pour les pays en développement fera partie intégrante de
tous les éléments de la négociation, y compris la formule de réduction
tarifaire, le nombre et le traitement des produits sensibles, l'accroissement
des contingents tarifaires et la période de mise en œuvre.
40. Une proportionnalité sera obtenue en exigeant des engagements de réduction
tarifaire moindres de la part des pays en développement Membres.
41. Compte tenu de la nécessité pour les pays en développement Membres de
répondre effectivement à leurs besoins en matière de sécurité alimentaire, de
garantie des moyens d'existence et de développement rural, les pays en
développement Membres auront la flexibilité de désigner, à des conditions à
convenir dans les négociations, un nombre approprié de produits en tant que
produits spéciaux (PS).
42. Un mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) sera établi pour utilisation par
les pays en développement Membres.
43. La mise en œuvre intégrale de l'engagement de longue date d'obtenir la
libéralisation la plus complète du commerce des produits agricoles tropicaux et
pour les produits qui revêtent une importance particulière pour la
diversification de la production en remplacement des cultures de plantes
narcotiques illicites reste à réaliser et sera traitée de manière effective dans
les négociations sur l'accès aux marchés.
44. L'importance des préférences de longue date est pleinement reconnue. La
question de l'érosion des préférences sera traitée à des conditions à convenir.
Pour la poursuite de l'examen à cet égard, le paragraphe 16 et les autres
dispositions pertinentes du document TN/AG/W/1/Rev.1 serviront de référence.
PAYS LES MOINS AVANCÉS
45. Les pays les moins avancés, qui auront pleinement accès à toutes les
dispositions relatives au traitement spécial et différencié susmentionnées, ne
sont pas tenus de prendre des engagements de réduction. Les pays développés
Membres et les pays en développement Membres en mesure de le faire devraient
accorder l'accès aux marchés en franchise de droits et sans contingent pour les
produits originaires des pays les moins avancés.
46. Les travaux sur le coton au titre de tous les piliers refléteront
l'importance vitale de ce secteur pour certains PMA Membres et nous
travaillerons pour obtenir rapidement des résultats ambitieux.
MEMBRES AYANT ACCÉDÉ RÉCEMMENT
47. Les préoccupations particulières des Membres ayant accédé récemment seront
traitées d'une manière effective au moyen de dispositions spécifiques en matière
de flexibilité.
SUIVI ET SURVEILLANCE
48. L'article 18 de l'Accord sur l'agriculture sera amendé en vue d'améliorer le
suivi de façon à assurer effectivement une pleine transparence, y compris au
moyen de notifications présentées en temps voulu et complètes au sujet des
engagements en matière d'accès aux marchés, de soutien interne et de concurrence
à l'exportation. Les préoccupations particulières des pays en développement à
cet égard seront traitées.
AUTRES QUESTIONS
49. Il reste comme questions à traiter les initiatives sectorielles, les taxes à
l'exportation différenciées, les indications géographiques.
50. Les disciplines concernant les prohibitions et restrictions à l'exportation
énoncées à l'article 12:1 de l'Accord sur l'agriculture seront renforcées.
Le cadre figurant à l'Annexe B contient les éléments des travaux futurs du
Groupe de négociation sur l'accès aux marchés concernant les modalités. Il est
reconnu que des négociations additionnelles sont nécessaires pour parvenir à un
accord sur les détails spécifiques de certains de ces éléments. Ceux ci ont
trait à la formule, au traitement des droits de douane non consolidés mentionnés
dans le deuxième alinéa du paragraphe 4, aux flexibilités pour les pays en
développement participants, à la composante tarifaire sectorielle et aux
préférences non réciproques. Afin de finaliser les modalités, il est donné pour
instruction au Groupe de négociation de traiter ces questions rapidement d'une
manière compatible avec le mandat énoncé au paragraphe 16 de la Déclaration
ministérielle de Doha et l'équilibre global qui y est établi.
Annexe B
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de page
Cadre pour l'établissement de
modalités concernant l'accès aux marchés
pour les produits non agricoles
1. Nous réaffirmons que les négociations sur l'accès
aux marchés pour les produits non agricoles viseront à réduire ou, selon qu'il
sera approprié, à éliminer les droits de douane, y compris à réduire ou à
éliminer les crêtes tarifaires, les droits élevés et la progressivité des
droits, ainsi que les obstacles non tarifaires, en particulier pour les produits
dont l'exportation présente un intérêt pour les pays en développement. Nous
réaffirmons également l'importance du traitement spécial et différencié et d'une
réciprocité qui ne soit pas totale pour ce qui est des engagements de réduction
en tant que parties intégrantes des modalités.
2. Nous reconnaissons les travaux substantiels
effectués par le Groupe de négociation sur l'accès aux marchés et les progrès
sur la voie d'un accord concernant les modalités de négociation. Nous prenons
note du dialogue constructif au sujet du Projet d'éléments des modalités
présenté par le Président (TN/MA/W/35/Rev.1) et confirmons notre intention
d'utiliser ce document comme référence pour les travaux futurs du Groupe de
négociation. Nous donnons pour instruction au Groupe de négociation de
poursuivre ses travaux, ainsi qu'il est prescrit par le paragraphe 16 de la
Déclaration ministérielle de Doha avec ses références correspondantes aux
dispositions pertinentes de l'article XXVIIIbis du GATT de 1994 et aux
dispositions citées au paragraphe 50 de la Déclaration ministérielle de Doha,
sur la base indiquée ci-après.
3. Nous reconnaissons qu'une approche fondée sur une
formule est essentielle pour réduire les droits de douane, et réduire ou
éliminer les crêtes tarifaires, les droits élevés et la progressivité des
droits. Nous convenons que le Groupe de négociation devrait poursuivre ses
travaux sur une formule non linéaire appliquée ligne par ligne qui tiendra
pleinement compte des besoins et intérêts spéciaux des pays en développement et
pays les moins avancés participants, y compris au moyen d'une réciprocité qui ne
soit pas totale pour ce qui est des engagements de réduction.
4. Nous convenons en outre des éléments suivants
concernant la formule:
-
la gamme de produits visés sera complète et sans exclusion a
priori;
-
les réductions ou l'élimination des droits commenceront à partir
des taux consolidés après la mise en œuvre intégrale des concessions courantes;
toutefois, pour les lignes tarifaires non consolidées, la base pour commencer
les réductions tarifaires sera [deux] fois le taux NPF appliqué au cours de
l'année de base;
-
l'année de base pour les taux de droits NPF appliqués sera 2001
(taux applicables le 14 novembre);
-
un crédit sera accordé pour la libéralisation autonome opérée
par les pays en développement à condition que les lignes tarifaires aient été
consolidées sur une base NPF à l'OMC depuis la conclusion du Cycle d'Uruguay;
-
tous les droits non ad valorem seront convertis en équivalents
ad valorem sur la base d'une méthodologie à déterminer et consolidés en termes
ad valorem;
-
les négociations commenceront sur la base de la nomenclature du
SH96 ou du SH2002, les résultats des négociations devant être finalisés dans la
nomenclature du SH2002
-
la période de référence pour les chiffres des importations sera
1999-2001.
5. Nous convenons en outre que, à titre d'exception,
les participants pour lesquels la portée des consolidations pour les lignes
tarifaires concernant les produits non agricoles est inférieure à [35] pour cent
seraient exemptés des réductions tarifaires utilisant la formule. Au lieu de
cela, nous attendons d'eux qu'ils consolident [100] pour cent des lignes
tarifaires pour les produits non agricoles à un niveau moyen qui n'excède pas la
moyenne globale des droits consolidés pour tous les pays en développement après
la mise en œuvre intégrale des concessions courantes.
6. Nous reconnaissons qu'une composante tarifaire
sectorielle, visant à l'élimination ou à l'harmonisation, est un autre élément
essentiel pour atteindre les objectifs du paragraphe 16 de la Déclaration
ministérielle de Doha en ce qui concerne la réduction ou l'élimination des
droits de douane, en particulier pour les produits dont l'exportation présente
un intérêt pour les pays en développement. Nous reconnaissons que la
participation de tous les participants sera importante à cet effet. Nous donnons
par conséquent pour instruction au Groupe de négociation de poursuivre ses
discussions sur une telle composante, en vue de définir les produits visés, la
participation et des dispositions adéquates en matière de flexibilité pour les
pays en développement participants.
7. Nous convenons que les pays en développement
participants auront des périodes de mise en œuvre plus longues pour les
réductions tarifaires. En outre, ils se verront ménager la flexibilité suivante:
-
a) appliquer des abaissements inférieurs à des abaissements
fondés sur la formule à un maximum de [10] pour cent des lignes tarifaires pour
autant que les abaissements ne sont pas inférieurs à la moitié des abaissements
fondés sur la formule et que ces lignes tarifaires ne dépassent pas [10] pour
cent de la valeur totale des importations du Membre; ou
b) laisser des lignes tarifaires non consolidées, à titre d'exception, ou ne pas
appliquer les abaissements fondés sur la formule, pour un maximum de [5] pour
cent des lignes tarifaires pour autant qu'elles ne dépassent pas [5] pour cent
de la valeur totale des importations du Membre.
Nous convenons en outre que cette flexibilité ne pourrait pas
être utilisée pour exclure des chapitres entiers du SH.
8. Nous convenons que les pays les moins avancés participants ne
seront pas tenus d'appliquer la formule ni de participer à l'approche
sectorielle; toutefois, il est attendu d'eux qu'à titre de contribution à ce
cycle de négociations, ils accroissent substantiellement leur niveau
d'engagements en matière de consolidation.
9. En outre, reconnaissant la nécessité d'améliorer
l'intégration des pays les moins avancés dans le système commercial multilatéral
et de soutenir la diversification de leur base de production et d'exportation,
nous demandons aux pays développés participants et aux autres participants qui
en décident ainsi d'accorder sur une base autonome l'accès aux marchés en
franchise de droits et sans contingent pour les produits non agricoles
originaires des pays les moins avancés d'ici à l'année [...].
10. Nous reconnaissons que les Membres ayant accédé
récemment auront recours à des dispositions spéciales pour les réductions
tarifaires afin de tenir compte des engagements de vaste portée en matière
d'accès aux marchés qu'ils ont pris dans le cadre de leur accession et du fait
que des réductions tarifaires échelonnées sont encore mises en œuvre dans de
nombreux cas. Nous donnons pour instruction au Groupe de négociation de
travailler encore à l'élaboration de ces dispositions.
11. Nous convenons que, dans l'attente d'un accord sur
les modalités de base pour les droits de douane, les possibilités de modalités
supplémentaires telles que l'élimination sectorielle zéro pour zéro,
l'harmonisation sectorielle, et les demandes et offres, devraient rester
ouvertes.
12. En outre, nous demandons aux pays développés
participants et aux autres participants qui en décident ainsi d'envisager
l'élimination des droits peu élevés.
13. Nous reconnaissons que les OTC font partie
intégrante de ces négociations et en sont une partie également importante et
donnons pour instruction aux participants d'intensifier leurs travaux sur les
OTC. En particulier, nous encourageons tous les participants à présenter des
notifications sur les OTC d'ici au 31 octobre 2003 et à procéder à
l'identification, à l'examen, au classement en catégories, et au bout du compte
aux négociations sur les OTC. Nous prenons note de ce que les modalités visant à
traiter les OTC dans ces négociations pourraient inclure des approches
demandes/offres, horizontale ou verticale; et devraient tenir pleinement compte
du principe du traitement spécial et différencié pour les pays en développement
et pays les moins avancés participants.
14. Nous reconnaissons que des études et des mesures
de renforcement des capacités appropriées feront partie intégrante des modalités
à convenir. Nous reconnaissons également les travaux qui ont déjà été entrepris
dans ces domaines et demandons aux participants de continuer à identifier ces
questions pour améliorer la participation aux négociations.
15. Nous reconnaissons les défis auxquels peuvent être
confrontés les Membres bénéficiant des préférences non réciproques et les
Membres qui sont actuellement fortement tributaires des recettes tarifaires à la
suite de ces négociations sur les produits non agricoles. Nous donnons pour
instruction au Groupe de négociation de prendre en considération, au cours de
ses travaux, des besoins particuliers qui peuvent survenir pour les Membres
concernés.
16. Nous encourageons en outre le Groupe de
négociation à travailler en étroite collaboration avec le Comité du commerce et
de l'environnement réuni en Session extraordinaire en vue de traiter la question
des biens environnementaux non agricoles visés au paragraphe 31 iii) de la
Déclaration ministérielle de Doha.
Annexe C
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Recommandations de la Session extraordinaire
du Conseil du commerce des services
a) Les Membres qui n'ont pas encore présenté leurs offres initiales doivent le
faire dès que possible.
b) Une date pour la présentation d'une série d'offres révisées
devrait être établie dès que possible.
c) En vue d'assurer à tous les Membres un accès effectif aux
marchés et de garantir un résultat concret, les Membres s'emploieront à assurer
la bonne qualité des offres, en particulier dans les secteurs et pour les modes
de fourniture qui intéressent les pays en développement du point de vue des
exportations, une attention spéciale devant être accordée aux pays les moins
avancés.
d) Les Membres s'efforceront d'obtenir une élévation
progressive des niveaux de libéralisation sans qu'aucun secteur de service ou
mode de fourniture ne soit exclu a priori et accorderont une attention spéciale
aux secteurs et aux modes de fourniture qui intéressent les pays en
développement du point de vue des exportations. Les Membres notent l'intérêt des
pays en développement, ainsi que d'autres Membres pour le mode 4.
e) Les Membres doivent intensifier leurs efforts pour conclure
les négociations sur l'élaboration de règles dans le cadre des articles VI:4, X, XIII
et XV de l'AGCS conformément à leurs mandats et délais respectifs.
f) Une assistance technique ciblée devrait être accordée en
vue de permettre aux pays en développement de participer de manière effective
aux négociations.
g) Aux fins de la sixième Réunion ministérielle, la Session
extraordinaire du Conseil du commerce des services examinera les progrès
réalisés dans ces négociations et présentera au Comité des négociations
commerciales un rapport complet, incluant d'éventuelles recommandations.
Annexe D haut
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Modalités pour les négociations sur la facilitation des
échanges
1. Les négociations viseront à
clarifier et à améliorer les aspects pertinents des articles V, VIII et X du
GATT de 1994 en vue d'accélérer encore le mouvement, la mainlevée et le
dédouanement des marchandises, y compris les marchandises en transit (4).
Les négociations viseront aussi à accroître l'assistance technique et le soutien
pour le renforcement des capacités dans ce domaine. Les négociations viseront
par ailleurs à définir des dispositions pour une coopération effective entre les
autorités douanières ou toutes autres autorités appropriées sur les questions de
facilitation des échanges et de respect des procédures douanières.
2. Les résultats des négociations tiendront
pleinement compte du principe du traitement spécial et différencié pour les pays
en développement et les pays les moins avancés. Les Membres reconnaissent que ce
principe devrait aller au-delà de l'octroi des périodes de transition
traditionnelles pour la mise en œuvre des engagements. En particulier, l'étendue
des engagements et le moment auquel ils seront contractés seront liés aux
capacités de mise en œuvre des Membres en développement et des Membres les moins
avancés. Il est convenu en outre que ces Membres ne seraient pas obligés
d'entreprendre des investissements dans des projets d'infrastructure dépassant
leurs moyens.
3. Les pays les moins avancés Membres ne seront
tenus de contracter des engagements que dans la mesure compatible avec les
besoins du développement, des finances et du commerce de chacun d'entre eux ou
avec leurs capacités administratives et institutionnelles.
4. En tant que partie intégrante des
négociations, les Membres chercheront à identifier leurs besoins et priorités en
matière de facilitation des échanges, en particulier ceux des pays en
développement et des pays les moins avancés, et traiteront également les
préoccupations des pays en développement et des pays les moins avancés relatives
aux conséquences des mesures proposées du point de vue des coûts.
5. Il est reconnu que l'octroi d'une assistance
technique et d'un soutien pour le renforcement des capacités est vital pour les
pays en développement et les pays les moins avancés pour leur permettre de
participer pleinement aux négociations et d'en tirer parti. Les Membres, en
particulier les pays développés, s'engagent donc à assurer de manière adéquate
un tel soutien et une telle assistance pendant les négociations (5).
6. Un soutien et une assistance devraient aussi
être accordés pour aider les pays en développement et les pays les moins avancés
à mettre en œuvre les engagements résultant des négociations, conformément à
leur nature et à leur portée. Dans ce contexte, il est reconnu que les
négociations pourraient aboutir à certains engagements dont la mise en œuvre
exigerait un soutien pour le développement des infrastructures de la part de
certains Membres. Dans ces cas limités, les pays développés Membres mettront
tout en œuvre pour assurer un soutien et une assistance directement liés à la
nature et à la portée des engagements pour permettre la mise en œuvre. Il est
entendu, toutefois, que dans les cas où le soutien et l'assistance requis pour
ces infrastructures ne sont pas mis à disposition, et où un Membre en
développement ou moins avancé continue de ne pas avoir la capacité nécessaire,
la mise en œuvre ne sera pas exigée. Alors que tout sera fait pour assurer le
soutien et l'assistance nécessaires, il est entendu que les engagements des pays
développés concernant l'octroi d'un tel soutien ne sont pas illimités.
7. Les Membres conviennent d'examiner le
caractère effectif du soutien et de l'assistance accordés et leur capacité
d'appuyer la mise en œuvre des résultats des négociations.
8. Afin de rendre plus effectifs et plus
opérationnels l'assistance technique et le renforcement des capacités et
d'assurer une meilleure cohérence, les Membres inviteront les organisations
internationales pertinentes, y compris la Banque mondiale, la CNUCED, le FMI,
l'OCDE et l'OMD à entreprendre un effort de collaboration à cet égard.
9. Il sera dûment tenu compte des travaux
pertinents de l'OMD et des autres organisations internationales pertinentes dans
ce domaine.
10. Les paragraphes 45 à 51 de la Déclaration
ministérielle de Doha s'appliqueront à ces négociations. À sa première réunion
après la session de juillet du Conseil général, le Comité des négociations
commerciales établira un Groupe de négociation sur la facilitation des échanges
et en désignera le Président. À sa première réunion, le Groupe de négociation
conviendra d'un plan de travail et d'un calendrier des réunions.
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