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NOUVELLES 2001
COMITÉ
DES MESURES SANITAIRES ET PHYTOSANITAIRES, 14-15 MARS 2001 Lors de sa réunion des 14 et 15 mars 2001, le Comité des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) a examiné les réponses apportées par plusieurs pays à la crise de l'ESB (maladie de la vache folle), a fait le point sur la fièvre aphteuse en Europe et en Argentine et s'est penché sur divers problèmes bilatéraux. Le Comité a également abordé la question de l'‘équivalence’, aussi examinée par le Conseil général au titre de la “mise en œuvre”, ainsi que la participation des pays en développement aux travaux des organisations internationales qui élaborent les normes en matière de sécurité sanitaire des produits alimentaires et de santé des animaux et de préservation des végétaux. Les questions suivantes notamment ont été examinées plus longuement: |
> rapport de la réunion précédente L'OMC n'est pas responsable des informations diffusées sur les sites Web extérieurs mentionnés sur cette page. |
ESB (maladie de la vache folle) haut de page Le sujet a été abordé au titre de différents points de l'ordre du jour. La question ci-après concernant les obligations découlant de l'Accord SPS a été soulevée à plusieurs reprises: dans certaines circonstances, un pays restreignant les importations devrait-il informer les Membres de l'OMC avant d'adopter des mesures d'urgence? Le Brésil a dit qu'il présenterait un document sur ce point dans le cadre de l'examen par le Conseil général des questions de “mise en œuvre” (autrement dit comment les Accords de l'OMC actuels devraient-ils être mis en œuvre, en particulier par les pays en développement). 1. Le Canada a exposé les mesures en rapport avec l'ESB qu'il avait prises récemment, en particulier l'interdiction temporaire des importations en provenance du Brésil, qui était désormais levée. Il a souligné qu'il s'agissait d'un problème purement sanitaire, et qu'il avait pris cette mesure en attendant les renseignements nécessaires pour déterminer si les produits brésiliens présentaient un risque en matière d'ESB. Le Brésil s'est plaint de ce que le Canada avait agi sans l'avertir. 2. L'Union européenne a fourni des renseignements sur les dernières mesures qu'elle avait prises. Sans nommer aucun pays, elle a dit que certains de ses partenaires commerciaux avaient pris des mesures inutilement rigoureuses, notamment l'interdiction de produits jugés sans danger par l'Office international des épizooties (OIE, qui est l'organisation mondiale pour la santé animale). 3. L'OIE et l'Organisation mondiale de la santé ont présenté leurs derniers documents en date sur l'ESB (G/SPS/GEN/230 et G/SPS/GEN/221) (voir l'encadré) et l'OMS a présenté un document sur la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, maladie humaine liée à l'ESB (G/SPS/GEN/222). |
NOTE: Ce résumé a été établi par le Secrétariat de l'OMC pour aider le public à mieux comprendre ce qui se passe au Comité SPS. Contrairement au compte rendu de la réunion, il n'a pas de caractère officiel.
Comment chercher et télécharger des documents officiels Pour chercher les documents mentionnés sur cette page, allez dans la base de documents en ligne de l'OMC et tapez les cotes indiquées dans la fenêtre correspondante du formulaire de recherche. |
| En
réponse à une question du Chili, l'OIE a dit qu'il ne considérait pas
les aliments pour animaux à base de farines de poisson comme dangereux
étant donné que les éléments de preuve scientifiques laissaient penser
que les poissons ne pouvaient pas contenir de prions (agents de l'ESB).
4.
La Roumanie, au nom de la Bulgarie, de la Croatie, de l'Estonie, de la
Hongrie, de la Lettonie, de la Pologne, de la République slovaque, de la
République tchèque, de la Roumanie et de la Slovénie, s'est plainte des
interdictions d'importer appliquées par l'Australie, l'Argentine, le
Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée,
faisant valoir que ces interdictions n'étaient pas justifiées car des
cas d'ESB avaient été constatés sur le territoire de l'UE mais pas dans
ces autres pays européens. Les pays appliquant l'interdiction ont dit
qu'ils devaient prendre des mesures en attendant d'en savoir plus car
c'était grâce à une surveillance plus stricte que de nouveaux cas
avaient été découverts récemment dans les pays de l'UE. Ils voulaient
être sûrs qu'il n'existait pas de cas d'ESB non dépistés. Tout
en exposant sa méthode “régionale” pour empêcher la propagation de
la maladie, l'UE s'est plainte de ce que les mesures prises par certains
pays avaient été excessives car les importations avaient été
interdites en provenance de l'ensemble des pays de l'UE. Certains Membres
ont répondu que leurs mesures étaient temporaires et visaient à leur
laisser suffisamment de temps pour évaluer correctement la situation. Plusieurs Membres ont fait des observations au sujet d'une plainte des États-Unis concernant le temps qu'il fallait à l'Australie pour mener à bien une analyse des risques et autoriser les importations de raisins de table californiens. La Malaisie, l'Indonésie, les Philippines, la Thaïlande et l'UE ont estimé qu'il fallait trop de temps à l'Australie. Cette dernière a dit qu'il ne lui fallait pas plus de temps qu'à la plupart des autres pays et a avancé qu'à cet égard les pays devraient faire une distinction entre les règles antérieures à l'Accord SPS et celles que l'Australie respectait depuis 1995. Elle a aussi rejeté l'argument des États-Unis selon lequel la variété de cicadelle "homalodisca coagulata" ne représentait aucun risque. Le Comité a examiné 16 autres mesures commerciales posant des problèmes au niveau bilatéral, dont:
Dans son rapport au Conseil général sur les discussions menées cette fois, le Président a dit que le Comité avait admis que l'équivalence n'exigeait pas forcément des accords d'équivalence formels mais pouvait être obtenue à différents niveaux. Il avait souligné l'importance de l'information et les membres avaient dit que, lorsqu'ils reconnaîtraient les mesures d'un autre membre comme équivalentes, ils en informeraient ce membre par l'intermédiaire de l'OMC. Généralités: Les mesures SPS réduisent à des niveaux acceptables les risques encourus par les consommateurs, les animaux ou les végétaux. Les mesures permettant d'obtenir un niveau de risque acceptable sont souvent différentes. Parmi les autres solutions – à supposer qu'elles soient réalisables d'un point de vue technique et économique et assurent le même niveau d'innocuité des produits alimentaires, de protection de la santé des animaux ou de préservation des végétaux — les gouvernements devraient choisir celles qui ne sont pas plus restrictives pour le commerce qu'il n'est requis pour atteindre leur objectif sanitaire. En outre, si un autre pays peut prouver que les mesures qu'il applique offrent le même niveau de protection sanitaire, celles-ci devraient être acceptées comme équivalentes. Cela permet de garantir que la protection est maintenue tout en assurant un approvisionnement abondant et varié en produits alimentaires sûrs pour les consommateurs, les meilleures possibilités d'obtenir des intrants sûrs pour les producteurs et une concurrence économique saine. Les pays en développement en particulier disent que les pays développés ne font pas assez d'efforts pour accepter les niveaux de protection assurés par les mesures que les pays en développement appliquent aux produits exportés comme équivalents à ceux qu'eux-mêmes exigent. Cette critique figure parmi les nombreux points soulevés au Conseil général de l'OMC au sujet de la “mise en œuvre”. Le
rapport du Président a été présenté au Conseil général à la
réunion sur la mise en œuvre du 16 mars. Les trois organisations apparentées (Codex Alimentarius, Office international des épizooties, qui est l'organisation mondiale pour la santé animale, et Convention internationale pour la protection des végétaux) ) ont fourni aux membres des renseignements sur la participation aux travaux des organisations internationales de normalisation lors d'un atelier qui a eu lieu avant la réunion. Il ressort de ces renseignements que les pays en développement participent davantage mais pas forcément de la façon la plus adéquate. Cela tient notamment à ce que les travaux de ces organisations ne présentent pas toujours d'intérêt pour eux. L'Égypte a dit que les deux parties devraient agir: les pays en développement devraient faire des efforts; et les pays développés et les organisations internationales devraient les écouter davantage. La Malaisie a proposé qu'un plus grand nombre de réunions concernant la normalisation soient organisées dans des pays en développement. (Voir
les documents du Codex — G/SPS/GEN/236; de la CIPV — G/SPS/GEN/227; de
l'Organisation mondiale de la santé - G/SPS/GEN/231)
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