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NOUVELLES 2002 RÉUNION
ORDINAIRE DU CONSEIL DES ADPIC DU 5 AU 7 MARS 2002
Le Président du Conseil des ADPIC, l'Ambassadeur Boniface Chidyausiku du Zimbabwe, a clôturé la réunion en laissant la présidence à son successeur pour cette année, l'Ambassadeur Eduardo Pérez Motta du Mexique. Informations
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Déclaration de Doha sur les ADPIC et la santé publique L'Union européenne, les États-Unis et un groupe important de pays en développement ont engagé au Conseil des ADPIC les débats postérieurs à Doha sur les ADPIC et la santé publique, avec des propositions visant la question des licences obligatoires lorsque les pays n'ont pas de capacité de production intérieure. Le débat, le 5 mars (première journée d'une réunion de trois jours du Conseil des ADPIC), entre dans le cadre des travaux que les Ministres ont confiés au Conseil des ADPIC dans la Déclaration de Doha sur les ADPIC et la santé publique. La mission est double. Premièrement, le Conseil des ADPIC doit trouver une solution aux problèmes que les pays peuvent rencontrer dans l'utilisation des licences obligatoires si leur capacité de fabrication de produits pharmaceutiques est insuffisante ou nulle. Cette question est liée à l'article 31 f), qui dit que la production dans le cadre de licences obligatoires doit être principalement destinée au marché intérieur. Le Conseil des ADPIC doit faire rapport au Conseil général sur cette question au plus tard à la fin de 2002. Mardi (5 mars), le Président, l'Ambassadeur Boniface Chidyausiku du Zimbabwe, a instamment prié les gouvernements Membres de présenter leurs propositions d'ici à la prochaine réunion, c'est-à-dire en juin. Les intervenants ont insisté sur leur détermination à trouver une solution pour la fin de l'année. Deuxièmement, la Déclaration de Doha repousse également au 1er janvier 2016 la date limite fixée pour que les pays les moins avancés appliquent les dispositions relatives aux brevets pharmaceutiques. Le Conseil des ADPIC est en train d'élaborer un texte destiné à mettre en œuvre formellement cette décision, qui fera l'objet d'un débat en juin. À la session du 5 mars, des propositions ou suggestions initiales pour traiter la question de la capacité de production intérieure ont été présentées par les Membres ci-après:
Beaucoup d'autres pays ont également pris la parole. Plusieurs solutions éventuelles ont été proposées à cette session initiale, et d'autres idées possibles le seront aux réunions futures:
Au cours des débats, plusieurs points ont été soulevés, notamment:
Le débat se poursuivra en juin.
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précédentes Le Conseil des ADPIC a entrepris de s'acquitter de la mission postérieure à Doha qui lui est assignée, à savoir préparer son rapport au Comité des négociations commerciales sur ce sujet, la date limite étant la fin de cette année (2002). En cause … est la question de savoir si le niveau de protection plus élevé actuellement accordé aux indications géographiques des vins et spiritueux (article 23) devrait être appliqué à d'autres produits. Aux yeux de certains pays, la migration constitue un point essentiel dans ce débat, en particulier la migration vers le “nouveau monde” (les Amériques, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, etc.): les immigrants ont emporté avec eux la production de produits identifiés par des indications géographiques et ils devraient être autorités à continuer d'utiliser ces noms. D'autres pays contestent que cet argument soit pertinent. Ils disent qu'en restreignant le niveau de protection plus élevé aux vins et aux spiritueux, l'Accord sur les ADPIC établit une discrimination, créant un déséquilibre entre les Membres de l'OMC. À la réunion (5 et 6 mars), les Membres, d'une manière générale, se sont partagés en deux camps, quelques-uns d'entre eux ne s'engageant pas particulièrement dans un sens ou dans l'autre:
Les deux groupes comprennent un panachage de pays développés et de pays en développement. Les Membres en faveur de l'application étaient les suivants: Sri Lanka, Slovénie, Suisse, Turquie, Inde, Pakistan, Kenya, Hongrie, UE, République slovaque, Cuba, Maroc, République tchèque, Égypte, Bulgarie, Thaïlande, Jamaïque. Ceux qui s'y opposaient étaient l'Australie, le Canada, le Paraguay, la Colombie, le Guatemala, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et l'Uruguay. Les moins engagés comprenaient la République de Corée, l'Équateur, le Japon et Singapour. Au cours des débats, les points ci-après ont notamment été soulevés:
Les pays en faveur de l'application à d'autres produits ont dit que cela serait bénéfique pour le commerce et le développement car les indications géographiques peuvent être un moyen pour les pays — notamment les pays en développement — de commercialiser leurs produits et d'obtenir des prix plus élevés en raison de la qualité qui va de pair avec les indications géographiques. Ils ont nié que cela relève nécessairement les coûts et ont souligné que les termes actuellement utilisés d'une façon générique ne pourraient pas être visés par la protection. Les pays opposés à l'application à d'autres produits ont dit que les indications géographiques pouvaient être si complexes que leur protection pouvait être utilisée par les pays producteurs pour bloquer les importations et que les coûts administratifs de la protection des indications étaient trop élevés. Certains, comme l'Australie, ont fait valoir, au niveau culturel, que beaucoup de noms ont voyagé avec les migrants (comme les migrants européens à destination de l'Australie) et qu'ils veulent naturellement continuer de fabriquer les mêmes produits comme ils le faisaient auparavant et utiliser les mêmes termes pour les identifier. L'UE a répliqué qu'elle aussi avait des immigrants, en provenance d'Afrique et d'Asie, mais que cela ne devrait pas justifier que les Européens utilisent les indications géographiques des pays d'origine des migrants. Les échanges se sont en partie centrés sur les négociations et accords bilatéraux entre l'Australie et l'UE sur une protection des indications géographiques pour les vins et spiritueux allant au-delà des dispositions de l'Accord sur les ADPIC. L'Australie a cité ce point en exemple pour montrer combien la question pouvait être complexe et déstabilisante notamment — a indiqué l'Australie — le refus de l'UE d'accepter que les noms de pays constituent des indications géographiques. La Bulgarie et la Suisse, toutes deux fermement en faveur de l'application à d'autres produits, ont dit que les problèmes bilatéraux que connaissait l'Australie avec l'UE n'étaient pas à prendre en compte dans les discussions multilatérales au Conseil des ADPIC sur la question de l'application aux autres produits, d'autant que ces problèmes bilatéraux portent sur les vins et les spiritueux. La définition des indications géographiques donnée dans l'Accord sur les ADPIC autorise clairement la protection des noms de pays, a fait valoir la Bulgarie. La Bulgarie a aussi averti que si l'on ne parvenait pas à un consensus au Conseil des ADPIC, il y aurait des conséquences pour d'autres thèmes du Programme de Doha pour le développement, en particulier l'agriculture. Le débat se poursuivra en juin.
Les principales décisions au titre de ces points de l'ordre du jour concernaient l'organisation des travaux. Sur chacune de ces questions, le Secrétariat doit préparer des résumés des points soulevés au cours des discussions antérieures, et les organisations intergouvernementales seront invitées à faire rapport sur leurs travaux. Les gouvernements qui n'ont pas répondu à un questionnaire sur la façon dont ils mettent en œuvre l'article 27:3 b) sont invités à le faire. Plusieurs pays (surtout des pays développés) ont dit que les travaux sur les savoirs traditionnels au Conseil des ADPIC devraient attendre le résultat des travaux entrepris à l'OMPI. L'Inde a mentionné les questions de mise en œuvre en suspens dans ce domaine, y compris les propositions selon lesquelles:
Le reste du débat sur le fond a consisté en grande partie à répéter les positions que les délégations avaient exposées aux réunions antérieures. Il a porté sur le partage des avantages sur la base d'un accord préalable en connaissance de cause (une disposition de la Convention sur la diversité biologique et une réplique à ce que certains appellent la “biopiraterie”) et sur le point de savoir s'il est nécessaire de modifier l'Accord sur les ADPIC pour tenir compte de cette question. Les États-Unis ont distribué un exemple de contrats que leur Institut national de la recherche sur le cancer a conclus avec divers gouvernements et organisations, comme modèle de la façon dont il est possible de partager les avantages par voie contractuelle. Certains pays comme le Pérou ont fait part de leur intérêt mais ont souligné que les contrats bilatéraux des États-Unis étaient facultatifs. S'agissant du réexamen de l'Accord sur les ADPIC (article 71:1), les Membres sont convenus de se donner comme objectif de présenter des propositions pour la réunion de juin.
Aux termes de la Décision de Doha relative à la mise en œuvre, le Conseil des ADPIC doit établir un mécanisme pour garantir la surveillance et la mise en œuvre intégrale des obligations découlant de cet article: il prescrit aux pays développés de prévoir des incitations pour leurs entreprises et organisations afin de transférer la technologie vers les pays les moins avancés. Le Président a proposé que les Membres soumettent des idées concernant ce mécanisme pour la réunion de juin de façon que les pays développés puissent faire rapport sur leurs activités ainsi qu'il est prescrit, pour la fin de l'année. Plusieurs pays ont dit qu'ils s'efforceraient de le faire, sans toutefois être sûrs d'y parvenir pour juin.
Également à l'ordre du jour étaient la question des “plaintes en situation de non-violation et des plaintes motivées par une autre situation”, celle du commerce électronique (dans les deux cas avec un mandat émanant de Doha), et celle de la coopération technique. S'agissant des deux premières, il a été convenu à la réunion que le Secrétariat recueillerait ou mettrait à jour des renseignements pour la prochaine réunion. Au sujet de la coopération technique, les États-Unis, le Brésil et le Pérou ont insisté sur la nécessité d'inclure des questions de politique générale telles que la santé publique et l'utilisation des flexibilités de l'Accord sur les ADPIC dans le cadre de séminaires, d'ateliers, etc., en plus des renseignements concernant la mise en œuvre de l'Accord. Le Président du Conseil des ADPIC, l'Ambassadeur Boniface Chidyausiku du Zimbabwe, a clôturé la réunion en laissant la présidence à son successeur pour cette année, l'Ambassadeur Eduardo Pérez Motta du Mexique. La “session extraordinaire” du Conseil des ADPIC consacrée au système d'enregistrement multilatéral pour les indications géographiques concernant les vins et les spiritueux s'est tenue le vendredi 8 mars. > pour en savoir plus ... Les réunions provisoirement fixées pour le reste de l'année sont les suivantes:
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