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OMC: NOUVELLES 2005

28 novembre 2005
COMITÉ DU COMMERCE ET DU DÉVELOPPEMENT

M Lamy dit que le potentiel du Cycle en matière de développement doit être préservé

Le Directeur général Pascal Lamy a présenté, le 28 novembre 2005, une Note du Secrétariat sur les aspects relatifs au développement du Cycle de négociations de Doha au Comité du commerce et du développement de l'OMC. Il a indiqué que “les propositions déjà avancées peuvent prendre la forme d'un bon résultat pour le développement”. “Il serait certainement désastreux que les éléments dont nous disposons disparaissent parce que nous échouons à faire avancer les négociations” a-t-il ajouté.

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Le commerce et le développement
Comité du commerce et du développement

Négociations en cours et mise en œuvre: le Programme de Doha
> Le Comité des négociations commerciales

Directeur général
  

VOIR AUSSI:
Communiqués de presse
Nouvelles
Allocutions: Pascal Lamy


Déclaration bilingue

Bonjour,

Je suis heureux d'être de nouveau avec vous aujourd'hui, cette fois pour vous présenter et discuter du Document sur le Développement sur lequel le Secretariat a énormément travaillé afin de nous permette de mieux apprécier les multiples aspects de développement de l'Agenda de Développement de Doha et des négociations en cours.

En adoptant la Déclaration de Doha les Ministres ont démontré qu'ils étaient conscients des liens cruciaux qui existent entre le commerce et le développement. Il est clair que les besoins et les intérêts des pays en développement sont au cœur du Programme de Doha pour le développement.

Notre tâche dans le présent cycle de négociations consiste à garantir que la dimension développement demeure au centre même de ces négociations dans chaque sujet de l,agenda de ce cycle. Comme je l'ai dit à de nombreuses occasions, le développement est au cœur de ce cycle. Le développement c'est la raison d'être du Cycle de Doha.

Les gains en matière de développement qui peuvent être obtenus couvrent tous les secteurs actuellement en cours de négociation. C'est pour cette raison que nous avons travaillé d'arrache pied pour établir un document qui mette en évidence d'une manière plus analytique toutes ces éléments pilier par pilier. Et je tenais personnellement à vous le présenter aujourd'hui.

  • Agriculture is obviously of critical importance to all developing and least-developed countries, and is also in many ways the key to the negotiations. Developing countries stand to gain from increased market access in developed markets and expanded opportunities in other developing countries. They will also gain from substantial reductions in trade-distorting domestic support in developed countries and from the elimination of all forms of export subsidies. The UR contributed in this direction. Developing country agricultural exports increased by 24% between 1995 and 2003 and developing countries have increased their share of world exports from 40 to 42%, at a time when agriculture exports increased from $299 billion to $352 billion. Trade growth has been particularly strong between developing countries which increased by 32% between 1995 and 2003. We must now ensure that the DDA takes developing countries well beyond that.

  • In agriculture, we should not forget such issues of importance to developing countries as cotton, commodities, tropical products and addressing preference erosion. On all these issues there are proposals on the table addressing if not responding to the concerns of developing countries. Also to keep in mind in the agriculture negotiations, as in all areas of the negotiations, is the issue of special and differential treatment, including the flexibility to designate a number of products as Special Products based on criteria of food security, livelihood security and rural development needs.

  • In the NAMA negotiations, market access is a key issue for developing countries. I should add that market access interests lie not only in developed country markets, but also in other developing country markets and improved opportunities in South-South trade. In addition to addressing high tariffs, tariff peaks and tariff escalation, it is also important that non-tariff barriers, that hinder and distort trade, be equally addressed. We are also aware of certain specific concerns of developing countries including the preservation of policy space, the need to provide adequate protection to infant industries, the maintenance of unbound duties in sensitive sectors and preventing the loss of tariff revenue. LDCs, meanwhile, consider as key the improved market access possibilities in the form of duty free/quota free access for their development goals and hope to secure more of this type of access to other developed markets as well as to more advanced developing countries. The UR contributed in this direction. Developing country industrial exports increased quickly in the last 10 years. From 1995 to 2003, the average of world export growth rate is 5.5% for industrial products. During the same period of time, the same average for developing countries has been 7.4%. We must now ensure that the DDA takes developing countries well beyond that.

  • As for the development dimension in the Services negotiations, developing countries stand to gain considerably from the further opening of trade in services, both on the part of their trading partners and in terms of their own policy regimes. The sectors addressed so far by individual developing countries extend across all major services covered by the Agreement and all modes with a focus on movement of natural people (mode 4) as well as cross border supply of services under modes 1 and 2. At the same time, there are adjustment costs that may be involved with liberalization which will need to be addressed with adequate prudential supervision and through assistance and capacity-building programs.

  • Turning to Trade Facilitation. This is, of course, a more recent area of negotiation. However, I think the gains to be enjoyed from lowering trade-related transaction costs are well recognized. I should highlight that this is an issue of particular importance to landlocked developing countries and LDCs, for which steps to facilitate transit traffic along with facilitating their own cross border trade can produce a marked reduction in their import costs and an improvement in their export competitiveness in world markets.

  • In the area of Special and Differential Treatment, gains would accrue to developing countries by making the S&D provisions more precise, effective and binding. In the ultimate analysis, the S&D provisions must respond to, and be reflective of, the concerns of developing countries, and especially the least-developed countries amongst them.

Les points que je viens d'évoquer ne sont que quelques uns des éléments de développement de chacun des secteurs où des négociations sont en cours. J'espère vous avoir donné une idée des multiples résultats que les négociations encours peuvent offrir en terme de “développement”. Tous ces sujets d'importance pour les pays en développement figurent dans notre projet de Déclaration ministérielle et seront au coeur de nos discussions cette semaine et feront partie de nos travaux à Hong Kong et après Hong Kong jusqu'à la fin du cycle de Doha.

J'aimerais donc conclure, avant d'entamer nos discussions, en vous offrant mes principales conclusions sur la situation actuelle du développement dans l'état actuel des négociations.

D'abord, il faut réaliser que nous avons déjà sur la table des propositions qui ont un important potentiel de développement. Je pense notamment, et pour ne retenir que cet exemple, aux réduction des subventions agricoles, tant celles de soutien domestique que les subventions à l'exportation. En un mot les pays en développement ont d'importants avantages à retirer de tous les secteurs de négociation en cours.

Deuxièmement, les pays en développement étant les gagnants potentiels des négociations en cours, ceux-ci ne peuvent se permettent de mettre de côté ces avantages et bénéfices qui offrent déjà beaucoup plus que ne l'ont fait les résultats du cycle de l'Uruguay. Un échec des négociations en cours imposeraient des manque-à-gagner aux pays en développement. Si je reprends l'exemple de l'agriculture, cela voudrait dire que nous manquerions une opportunité historique d'assurer et de verrouiller de réelles réductions des subventions agricoles qui faussent les échanges utilisées par les économies riches. En fait, sans le cycle de Doha, ces pays riches pourraient même accroître encore plus les distorsions dont pâtit actuellement le système commercial agricole. Pratiquement tous les pays seraient perdants — mais les pays en développement perdraient plus que les autres, car faute de nouvelles réformes dans le secteur agricole des pays développés, la situation actuelle ne changerait pas — ou pourrait même empirer.

Thirdly, I am very much aware that these negotiations, and generally the opening up of markets, must translate into real benefits to all people in their everyday lives. For that to happen it is clear that developing countries will need technical and financial assistance, if they are to build the supply-side capacity to benefit fully from the opportunities that the Doha Round will provide. “Aid for Trade” will therefore need to accompany the results oft he round to assist developing countries increase their capacity to participate in the multilateral trading system.

In conclusion, let me say that this paper before you represents an overview of the potential that could be realized for development gains. What is already on the table can translate into a good result for development. It would certainly be disastrous if what we have disappears because we fail to move the negotiations forward. The overall goal is to ensure that the package stays on the table and translates into real benefits at the end of the round — benefits for developing countries and least-developed countries, for small economies and for land-locked developing countries.

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Télécharger la Note du Secrétariat: Aspects relatifs au développement du Cycle de négociations de Doha  (format Word, 34 pages, 217Ko)

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