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NOTE:
CET ARTICLE A POUR OBJET D’AIDER LE PUBLIC À MIEUX COMPRENDRE L’ÉVOLUTION DE LA QUESTION À L’OMC. BIEN QUE TOUT AIT ÉTÉ FAIT POUR GARANTIR L’EXACTITUDE DES RENSEIGNEMENTS QUI Y FIGURENT, L’ARTICLE NE PRÉJUGE PAS DES DISPOSITIONS DES GOUVERNEMENTS MEMBRES. LE RÉSUMÉ OFFICIEL DES DÉBATS FIGURE DANS LE COMPTE RENDU DE LA RÉUNION.
> Explication dans
“Comprendre l’OMC”
VOIR AUSSI:
> Communiqués de presse
> Nouvelles
> Allocutions:
Pascal Lamy
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Cette réunion a été la plus courte jamais
tenue par le Comité. Sa durée, d'une heure et quart, a été inférieure
d'environ 40 minutes à celle de la précédente réunion la plus brève
tenue en septembre 2007. Cela s'explique par le système des questions
et réponses écrites affichées sur un site auquel les Membres peuvent
accéder.
Notifications et examen, et
questions connexes
L'examen des notifications relève de la
responsabilité du Comité, qui est chargé de surveiller comment les
pays respectent leurs engagements. Cette fois ci, la quasi totalité
de la réunion a été consacrée à cet examen. On trouvera les
notifications pertinentes en cliquant sur les liens pour la
recherche de documents.
Taipei chinois — Sauvegardes
spéciales
En la matière, les questions et réponses
avaient des conséquences plus générales pour le système dans son
ensemble et ne concernaient pas juste la manière dont un
gouvernement donné appliquait la mesure.
Dans les questions écrites, l'Australie a dit que les notifications
du Taipei chinois concernant la sauvegarde (énumérées ci dessous)
montraient quels pouvaient en être les “dysfonctionnements”. Par
exemple, les formules de déclenchement du relèvement du tarif au
titre de la sauvegarde (énoncées à l'article 5 de l'Accord sur
l'agriculture) couplées à des importations nulles ces dernières
années pour un type de fruits faisaient que le “seuil de
déclenchement fondé sur le volume” était égal à zéro. Les fruits en
question étaient les pamplemousses, agrumes de la même espèce que
les pomelos.
Selon l'Australie, puisque le niveau de déclenchement était de zéro,
“n'importe quelles importations … aussi minimes soient elles,
déclenchaient la sauvegarde”. Elle a ajouté que d'autres exemples
montraient que la sauvegarde était déclenchée non pas par une
poussée des importations mais par une baisse de la demande
intérieure.
L'Australie — soutenue par la Thaïlande, l'Argentine, la Nouvelle
Zélande, le Paraguay et le Costa Rica — s'est demandée s'il était
“admissible” d'accroître la protection au moyen de droits
d'importation additionnels dans ces cas. À son avis, les exemples
montraient qu'il faudrait concevoir avec soin le nouveau mécanisme
de sauvegarde spéciale (MSS) proposé pour les pays en développement
lors des négociations en cours afin d'éviter des “résultats
pervers”.
Le Taipei chinois a dit que son approche était pleinement conforme à
l'Accord sur l'agriculture. S'il n'y avait pas eu d'importations de
pamplemousses pendant trois ans, c'était pour des raisons de
sécurité sanitaire des produits alimentaires et de préservation des
végétaux, et non à cause de mesures commerciales. Il a fait valoir
que le nouveau mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) pour les pays
en développement était une question distincte. Cuba a partagé cet
avis et a dit que cette question ne devrait pas être évoquée à ces
réunions ordinaires du Comité.
Dans l'agriculture, la sauvegarde spéciale — SGS — permet aux pays
de relever temporairement les tarifs pour protéger leurs producteurs
contre des poussées des importations ou des chutes de prix.
Contrairement aux sauvegardes ordinaires du GATT, elle peut être
déclenchée automatiquement car aucune preuve de dommage n'est
nécessaire. Seuls les produits pour lesquels les obstacles non
tarifaires ont été convertis en tarifs peuvent en bénéficier.
Notifications du Taipei chinois mentionnées par l'Australie:
Canada — Normes applicables au fromage
La Nouvelle Zélande — soutenue par les
États Unis et l'UE — a continué de mettre en question les nouvelles
“normes sur la composition” des fromages proposées par le Canada, et
elle s'est notamment demandée si les limites applicables aux
protéines du lait restreindraient la demande de produits laitiers et
pourquoi elles étaient nécessaires étant donné que le Codex,
organisme international de normalisation pour les produits
alimentaires, disait qu'elles ne l'étaient pas. Le Canada a répondu
que les normes aideraient les consommateurs en rendant la
composition de chaque type de fromage plus uniforme et a affirmé que
les nouvelles normes ne restreindraient pas les échanges.
Inde — Subventions à l'exportation de
sucre
L'Inde a répondu à des questions
antérieures de l'Australie et de la Thaïlande. Elle a dit que les
subventions viseraient le transport et seraient destinées à aider
les exportateurs affectés par l'appréciation de la roupie; elle a
ajouté qu'aucune subvention n'avait été versée et que le
gouvernement n'avait pas demandé la prorogation du programme d'un an
au delà d'avril 2008.
Autres questions
Les autres questions soulevées (des
précisions seront disponibles lorsque les
comptes rendus — appelés officiellement rapports succincts —
seront publiés) étaient les suivantes:
-
TURQUIE — SUBVENTIONS À L'EXPORTATION DE
BLÉ. La Turquie a répondu à l'Australie qu'elle n'avait pas
subventionné les exportations de blé et lui a fourni les données
qu'elle demandait.
-
NIGÉRIA — PROHIBITIONS À L'IMPORTATION
DE CERTAINS PRODUITS, UTILISATION DE PRIX DE RÉFÉRENCE AUX FINS DE
L'ÉVALUATION EN DOUANE. Les questions émanaient des États Unis; le
Nigéria a dit qu'il attendait toujours les réponses des ministères
concernés.
-
UE — CONTINGENTS TARIFAIRES POUR LES
VOLAILLES. Les préoccupations de la Chine se rapportaient aux
contingents renégociés par l'UE à la suite de son élargissement.
L'UE est convenue d'examiner cette question au niveau bilatéral.
-
SUISSE — CONTINGENTS TARIFAIRES POUR LE
SPERME DE TAUREAUX. Les États Unis ont demandé si la nouvelle
réglementation équivalait à une prescription relative à la
production nationale. La Suisse a répondu que la réglementation
était nécessaire pour protéger le bétail qui faisait partie de son
patrimoine naturel face à un grand volume d'importations. Les
États Unis et l'Argentine ont fait part de leur scepticisme.
-
CANADA — SOUTIEN INTERNE. Le Canada a
expliqué en détail ses programmes en réponse à des questions de
l'Australie et des États Unis.
-
NORVÈGE — SOUTIEN INTERNE. Le Canada a
demandé pourquoi la Norvège notifiait un soutien autre que par
produit relevant de la catégorie orange (MGS) négatif. La Norvège
a expliqué qu'une taxe sur les pesticides ne pouvait pas être
ventilée par produit et a dit que la méthode de calcul était
conforme aux dispositions de l'Accord sur l'agriculture.
-
PAKISTAN — SOUTIEN INTERNE. Le Pakistan
a expliqué en détail ses programmes en réponse à des questions du
Canada et des États Unis.
-
ÉTATS UNIS — SUBVENTIONS À L'EXPORTATION.
Les États Unis ont apporté des précisions sur les points soulevés
par l'Australie et le Canada.
Notifications — Généralités
-
La Présidente a indiqué que les Membres
avaient présenté 39 notifications depuis la dernière réunion de
novembre. Seuls dix Membres avaient pleinement respecté leurs
obligations de notification pour la période de 1995 à 2006: Arménie;
Chili; Cuba; Géorgie; Hong Kong, Chine; Macao, Chine; Nigéria,
Singapour; Trinité et Tobago; et Uruguay.
Présidente: Mme Valéria Csukasi (Uruguay)
Prochaine réunion
-
Mercredi 17, jeudi 18 septembre
-
Mercredi 26, jeudi 27 novembre

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•
Catégorie orange: soutien interne à l'agriculture
considéré comme ayant des effets de distorsion des échanges et
donc soumis aux engagements de réduction. Il est calculé, en
principe, en tant que “mesure globale du soutien” (MGS).
• Soutien du revenu
découplé: soutien aux agriculteurs qui n'est pas lié aux
prix ou à la production (ou qui en est découplé).
• catégorie verte: soutien interne à l'agriculture qui
n'est pas limité parce qu'il ne cause pas de distorsion des
échanges ou cause une distorsion des échanges au plus minime
• notification: une obligation de transparence exigeant
des gouvernements Membres qu'ils déclarent les mesures
commerciales qu'ils prennent à l'organe pertinent de l'OMC si
ces mesures sont susceptibles d'affecter d'autres Membres
• Sauvegarde spéciale (SGS):
dans l'agriculture, moyen pour les pays de relever
temporairement les tarifs pour protéger leurs producteurs
contre des poussées des importations ou des chutes de prix.
Contrairement aux sauvegardes ordinaires du GATT, la SGS peut
être déclenchée automatiquement car une preuve de dommage
n'est pas nécessaire. Seuls les produits pour lesquels les
obstacles non tarifaires ont été convertis en tarifs peuvent
en bénéficier.
• Mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS): dans
l'agriculture, nouveau mécanisme semblable à la SGS à la
disposition des pays en développement. Le fonctionnement du
MSS et le nombre de produits pouvant en bénéficier sont
négociés dans le cadre des pourparlers sur l'agriculture du
Cycle de Doha.
• contingent tarifaire: les quantités contingentaires
font l'objet de taux de droits à l'importation plus faibles
que les quantités hors contingent (pour lesquelles les taux
peuvent être élevés)
> Mieux comprendre le jargon:
glossaire
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