../../175pxls.gif (78 bytes)

 

accueil > nouvelles > nouvelles 2008 > nouvelles

160pxls.gif(835 bytes)

OMC: NOUVELLES 2008

Les réunions ordinaires du Comité portent sur la mise en œuvre des résultats des négociations antérieures et non sur les négociations en cours. Toutefois, les négociations ont été brièvement évoquées lorsque certains Membres ont établi un lien entre ce qu'ils ont qualifié de “dysfonctionnements” dans l'application de la sauvegarde spéciale (SGS) actuelle et certaines méthodes proposées pour le déclenchement du nouveau mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) pour les pays en développement.  

150pxls.gif (76 bytes)
NOTE:
CET ARTICLE A POUR OBJET D’AIDER LE PUBLIC À MIEUX COMPRENDRE L’ÉVOLUTION DE LA QUESTION À L’OMC. BIEN QUE TOUT AIT ÉTÉ FAIT POUR GARANTIR L’EXACTITUDE DES RENSEIGNEMENTS QUI Y FIGURENT, L’ARTICLE NE PRÉJUGE PAS DES DISPOSITIONS DES GOUVERNEMENTS MEMBRES. LE RÉSUMÉ OFFICIEL DES DÉBATS FIGURE DANS LE COMPTE RENDU DE LA RÉUNION.
 

Explication dans “Comprendre l’OMC”
  

VOIR AUSSI:
Communiqués de presse
Nouvelles
Allocutions: Pascal Lamy

Cette réunion a été la plus courte jamais tenue par le Comité. Sa durée, d'une heure et quart, a été inférieure d'environ 40 minutes à celle de la précédente réunion la plus brève tenue en septembre 2007. Cela s'explique par le système des questions et réponses écrites affichées sur un site auquel les Membres peuvent accéder.
  

Notifications et examen, et questions connexes

L'examen des notifications relève de la responsabilité du Comité, qui est chargé de surveiller comment les pays respectent leurs engagements. Cette fois ci, la quasi totalité de la réunion a été consacrée à cet examen. On trouvera les notifications pertinentes en cliquant sur les liens pour la recherche de documents.

Taipei chinois — Sauvegardes spéciales

En la matière, les questions et réponses avaient des conséquences plus générales pour le système dans son ensemble et ne concernaient pas juste la manière dont un gouvernement donné appliquait la mesure.

Dans les questions écrites, l'Australie a dit que les notifications du Taipei chinois concernant la sauvegarde (énumérées ci dessous) montraient quels pouvaient en être les “dysfonctionnements”. Par exemple, les formules de déclenchement du relèvement du tarif au titre de la sauvegarde (énoncées à l'article 5 de l'Accord sur l'agriculture) couplées à des importations nulles ces dernières années pour un type de fruits faisaient que le “seuil de déclenchement fondé sur le volume” était égal à zéro. Les fruits en question étaient les pamplemousses, agrumes de la même espèce que les pomelos.

Selon l'Australie, puisque le niveau de déclenchement était de zéro, “n'importe quelles importations … aussi minimes soient elles, déclenchaient la sauvegarde”. Elle a ajouté que d'autres exemples montraient que la sauvegarde était déclenchée non pas par une poussée des importations mais par une baisse de la demande intérieure.

L'Australie — soutenue par la Thaïlande, l'Argentine, la Nouvelle Zélande, le Paraguay et le Costa Rica — s'est demandée s'il était “admissible” d'accroître la protection au moyen de droits d'importation additionnels dans ces cas. À son avis, les exemples montraient qu'il faudrait concevoir avec soin le nouveau mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) proposé pour les pays en développement lors des négociations en cours afin d'éviter des “résultats pervers”.

Le Taipei chinois a dit que son approche était pleinement conforme à l'Accord sur l'agriculture. S'il n'y avait pas eu d'importations de pamplemousses pendant trois ans, c'était pour des raisons de sécurité sanitaire des produits alimentaires et de préservation des végétaux, et non à cause de mesures commerciales. Il a fait valoir que le nouveau mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS) pour les pays en développement était une question distincte. Cuba a partagé cet avis et a dit que cette question ne devrait pas être évoquée à ces réunions ordinaires du Comité.

Dans l'agriculture, la sauvegarde spéciale — SGS — permet aux pays de relever temporairement les tarifs pour protéger leurs producteurs contre des poussées des importations ou des chutes de prix. Contrairement aux sauvegardes ordinaires du GATT, elle peut être déclenchée automatiquement car aucune preuve de dommage n'est nécessaire. Seuls les produits pour lesquels les obstacles non tarifaires ont été convertis en tarifs peuvent en bénéficier.

Notifications du Taipei chinois mentionnées par l'Australie:

Canada — Normes applicables au fromage

La Nouvelle Zélande — soutenue par les États Unis et l'UE — a continué de mettre en question les nouvelles “normes sur la composition” des fromages proposées par le Canada, et elle s'est notamment demandée si les limites applicables aux protéines du lait restreindraient la demande de produits laitiers et pourquoi elles étaient nécessaires étant donné que le Codex, organisme international de normalisation pour les produits alimentaires, disait qu'elles ne l'étaient pas. Le Canada a répondu que les normes aideraient les consommateurs en rendant la composition de chaque type de fromage plus uniforme et a affirmé que les nouvelles normes ne restreindraient pas les échanges.

Inde — Subventions à l'exportation de sucre

L'Inde a répondu à des questions antérieures de l'Australie et de la Thaïlande. Elle a dit que les subventions viseraient le transport et seraient destinées à aider les exportateurs affectés par l'appréciation de la roupie; elle a ajouté qu'aucune subvention n'avait été versée et que le gouvernement n'avait pas demandé la prorogation du programme d'un an au delà d'avril 2008.

Autres questions

Les autres questions soulevées (des précisions seront disponibles lorsque les comptes rendus — appelés officiellement rapports succincts — seront publiés) étaient les suivantes:

  • TURQUIE — SUBVENTIONS À L'EXPORTATION DE BLÉ. La Turquie a répondu à l'Australie qu'elle n'avait pas subventionné les exportations de blé et lui a fourni les données qu'elle demandait.

  • NIGÉRIA — PROHIBITIONS À L'IMPORTATION DE CERTAINS PRODUITS, UTILISATION DE PRIX DE RÉFÉRENCE AUX FINS DE L'ÉVALUATION EN DOUANE. Les questions émanaient des États Unis; le Nigéria a dit qu'il attendait toujours les réponses des ministères concernés.

  • UE — CONTINGENTS TARIFAIRES POUR LES VOLAILLES. Les préoccupations de la Chine se rapportaient aux contingents renégociés par l'UE à la suite de son élargissement. L'UE est convenue d'examiner cette question au niveau bilatéral.

  • SUISSE — CONTINGENTS TARIFAIRES POUR LE SPERME DE TAUREAUX. Les États Unis ont demandé si la nouvelle réglementation équivalait à une prescription relative à la production nationale. La Suisse a répondu que la réglementation était nécessaire pour protéger le bétail qui faisait partie de son patrimoine naturel face à un grand volume d'importations. Les États Unis et l'Argentine ont fait part de leur scepticisme.

  • CANADA — SOUTIEN INTERNE. Le Canada a expliqué en détail ses programmes en réponse à des questions de l'Australie et des États Unis.

  • NORVÈGE — SOUTIEN INTERNE. Le Canada a demandé pourquoi la Norvège notifiait un soutien autre que par produit relevant de la catégorie orange (MGS) négatif. La Norvège a expliqué qu'une taxe sur les pesticides ne pouvait pas être ventilée par produit et a dit que la méthode de calcul était conforme aux dispositions de l'Accord sur l'agriculture.

  • PAKISTAN — SOUTIEN INTERNE. Le Pakistan a expliqué en détail ses programmes en réponse à des questions du Canada et des États Unis.

  • ÉTATS UNIS — SUBVENTIONS À L'EXPORTATION. Les États Unis ont apporté des précisions sur les points soulevés par l'Australie et le Canada.

Notifications — Généralités

  • La Présidente a indiqué que les Membres avaient présenté 39 notifications depuis la dernière réunion de novembre. Seuls dix Membres avaient pleinement respecté leurs obligations de notification pour la période de 1995 à 2006: Arménie; Chili; Cuba; Géorgie; Hong Kong, Chine; Macao, Chine; Nigéria, Singapour; Trinité et Tobago; et Uruguay.

  

Présidente: Mme Valéria Csukasi (Uruguay)

  

Prochaine réunion

  • Mercredi 17, jeudi 18 septembre

  • Mercredi 26, jeudi 27 novembre

 COMPRENDRE LE JARGON 

 

Catégorie orange: soutien interne à l'agriculture considéré comme ayant des effets de distorsion des échanges et donc soumis aux engagements de réduction. Il est calculé, en principe, en tant que “mesure globale du soutien” (MGS).

Soutien du revenu découplé: soutien aux agriculteurs qui n'est pas lié aux prix ou à la production (ou qui en est découplé).

catégorie verte: soutien interne à l'agriculture qui n'est pas limité parce qu'il ne cause pas de distorsion des échanges ou cause une distorsion des échanges au plus minime
  
notification: une obligation de transparence exigeant des gouvernements Membres qu'ils déclarent les mesures commerciales qu'ils prennent à l'organe pertinent de l'OMC si ces mesures sont susceptibles d'affecter d'autres Membres

Sauvegarde spéciale (SGS): dans l'agriculture, moyen pour les pays de relever temporairement les tarifs pour protéger leurs producteurs contre des poussées des importations ou des chutes de prix. Contrairement aux sauvegardes ordinaires du GATT, la SGS peut être déclenchée automatiquement car une preuve de dommage n'est pas nécessaire. Seuls les produits pour lesquels les obstacles non tarifaires ont été convertis en tarifs peuvent en bénéficier.

Mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS): dans l'agriculture, nouveau mécanisme semblable à la SGS à la disposition des pays en développement. Le fonctionnement du MSS et le nombre de produits pouvant en bénéficier sont négociés dans le cadre des pourparlers sur l'agriculture du Cycle de Doha.
  
contingent tarifaire: les quantités contingentaires font l'objet de taux de droits à l'importation plus faibles que les quantités hors contingent (pour lesquelles les taux peuvent être élevés)

> Mieux comprendre le jargon: glossaire

Des problèmes pour visualiser cette page?
Veuillez écrire à webmaster@wto.org en indiquant le système d’exploitation et le navigateur que vous utilisez.

150pxls.gif (76 bytes)

contactez-nous : Organisation mondiale du commerce, rue de Lausanne 154, CH-1211 Genève 21, Suisse