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NOTE:
Le présent résumé a été établi par la Division de l'information et des relations avec les médias du Secrétariat de l'OMC pour aider le public à mieux comprendre l'évolution des différends à l'OMC. Il ne constitue ni une interprétation juridique ni un compte rendu complet des différends. Pour cela, il existe les rapports eux-mêmes et les comptes rendus des réunions de l'Organe de règlement des différends.

DS291, DS292, et DS293: Communautés européennes — Mesures affectant l’approbation et la commercialisation des produits biotechnologiques

Les Communautés européennes ont indiqué qu'elles avaient bien avancé dans les discussions techniques avec les trois plaignants (États-Unis, Canada et Argentine) afin de résoudre tous leurs problèmes en cause liés aux biotechnologies. Tenant compte des efforts déployés par les CE, l'Argentine et le Canada avaient accepté une prorogation du délai raisonnable pour la mise en œuvre des décisions de l'ORD, respectivement jusqu'au 11 juin 2008 (WT/DS293/32) et jusqu'au 30 juin 2008 (WT/DS292/33). Les CE et les États-Unis avaient également conclu un accord sur la chronologie (WT/DS291/38), en vertu duquel il y aurait en premier lieu un recours à l'article 21:5 du Mémorandum d'accord (le processus d'examen de la mise en conformité). Les CE ont dit que, depuis l'établissement du Groupe spécial en août 2003, 17 demandes avaient été approuvées. En 2007, sept nouveaux produits “GM” avaient été autorisés et l'on s'attendait à ce que quatre nouveaux produits soient bientôt autorisés. Compte tenu des points sensibles liés aux produits GM, les CE étaient convaincues que le dialogue constituait la voie appropriée pour aller de l'avant et demeuraient ouvertes à la poursuite des discussions avec les plaignants.

Les États-Unis ont accueilli avec satisfaction le rapport des CE et relevé qu'elles n'avaient toujours pas mis leurs mesures en conformité avec leurs obligations dans le cadre de l'OMC. Les États-Unis ont confirmé qu'un accord sur la chronologie avait été trouvé avec les CE et que d'autres discussions étaient attendues pour résoudre les questions en suspens. Les États-Unis avaient demandé l'autorisation, le 17 janvier 2008, au titre de l'article 22:2 du Mémorandum d'accord, d'imposer des sanctions aux CE, mais conformément à l'accord sur la chronologie, la demande avait été soumise à arbitrage. Cependant, les parties avaient conjointement demandé à l'arbitre de suspendre ses travaux en attendant l'issue de la procédure de mise en conformité au titre de l'article 21:5 du Mémorandum d'accord. (Voir la communication de l'arbitre WT/DS291/42, datée du 19 février 2008.)

Les États-Unis ont dit que, si certains progrès limités avaient été accomplis dans l'octroi des autorisations depuis 1999 lorsque le moratoire avait été adopté, il y avait encore plus de 40 demandes concernant des produits biotechnologiques en attente d'approbation, y compris concernant un grand nombre de produits actuellement autorisés et commercialisés sur d'importants marchés mondiaux, et y compris une demande qui avait été déposée plus de dix ans auparavant. Les États-Unis étaient également préoccupés par le fait que certaines des interdictions visant des produits appliquées par certains États membres des CE étaient toujours en vigueur, bien qu'elles aient été jugées incompatibles avec les obligations des CE dans le domaine des mesures SPS. Ce qui était inquiétant, c'était que d'autres États membres des CE avaient adopté les mêmes interdictions, ont dit les États-Unis. Également décevante, selon les États-Unis, était l'annonce faite par la France le 7 février 2008 selon laquelle elle prolongerait une interdiction visant la seule variété biotechnologique actuellement cultivée à des fins commerciales dans les CE. Selon les États-Unis, de telles actions n'étaient manifestement pas favorables au règlement du différend. Les États-Unis escomptaient poursuivre leur dialogue avec les CE et espéraient qu'elles prendraient les dispositions nécessaires pour résoudre ce différend et rendre inutile l'imposition de mesures de rétorsion par les États-Unis.

L'Argentine et le Canada ont confirmé que des progrès avaient été accomplis dans leurs discussions techniques avec les CE et qu'ils avaient accepté une prorogation du délai raisonnable pour régler les questions en suspens.

Les CE ont répondu aux propos des États-Unis en disant qu'elles avaient pris des dispositions concernant l'ensemble des diverses mesures nationales visées par le rapport du Groupe spécial. À l'exception de la mesure de l'Autriche, presque toutes les mesures étaient devenues obsolètes en raison des faits nouveaux survenus, y compris la levée de l'interdiction de la culture de la variété MON810 par les autorités allemandes. La Commission des CE examinait actuellement les éléments de preuve scientifiques fournis par l'Autriche pour déterminer si elle était en conformité avec les lignes directrices pertinentes des CE et examinerait aussi la récente mesure de sauvegarde imposée par la France.


DS322: États-Unis — Mesures relatives à la réduction à zéro et aux réexamens à l’extinction

Le Japon avait demandé que ce point soit inscrit à l'ordre du jour dans le cadre de la disposition de l'article 21:6 du Mémorandum d'accord concernant la surveillance. Le Japon a dit qu'il ne partageait pas l'opinion des États-Unis exprimée dans leur rapport de situation et à la réunion de l'ORD du 21 janvier, selon laquelle en cessant de procéder à des comparaisons moyenne à moyenne dans les enquêtes antidumping sans compensations à compter du 22 février 2007, ils avaient éliminé la seule mesure contestée par le Japon et jugée incompatible avec l'Accord antidumping “en tant que telle” par l'Organe d'appel. Le Japon soutenait que l'ORD avait demandé aux États-Unis de cesser d'utiliser la méthode de réduction à zéro dans les autres situations également. Le Japon ne partageait pas non plus l'assertion des États-Unis selon laquelle les réexamens administratifs contestés “tels qu'appliqués” avaient été remplacés par des réexamens ultérieurs (onze réexamens périodiques) et qu'à ce titre, aucune action n'était requise de leur part pour se conformer aux décisions de l'ORD. Selon le Japon, il n'était pas certain que le rapport de situation des États-Unis couvre également les deux réexamens à l'extinction, que le Japon contestait “tels qu'appliqués” dans ce différend, et qui avaient été jugés incompatibles avec les règles de l'OMC par l'Organe d'appel compte tenu de l'utilisation de la méthode de réduction à zéro dans le calcul des marges de dumping. Étant donné le désaccord entre les parties sur le point de savoir s'il y avait eu mise en conformité, le Japon entendait engager une procédure de mise en conformité au titre de l'article 21:5 du Mémorandum d'accord et demandait aussi la suspension du processus d'arbitrage au titre de l'article 22:6 du Mémorandum d'accord engagé à la réunion de l'ORD du 21 janvier en attendant l'issue de la procédure du Groupe spécial de la mise en conformité. À cette fin, le Japon examinerait la possibilité de conclure un accord sur la chronologie avec les États-Unis.

Les CE ont dit qu'elles attendaient également que les États-Unis se conforment aux décisions de l'ORD dans le cadre d'une procédure qu'elles avaient engagée contre la méthode de réduction à zéro (WT/DS294). Elles avaient aussi engagé une nouvelle procédure de règlement d'un différend en raison de l'application ininterrompue de la réduction à zéro par les États-Unis (WT/DS350). Les CE ont dit que, contrairement à l'allégation des États-Unis selon laquelle la question de la réduction à zéro n'avait pas été tranchée à l'OMC, toutes les questions de droit avaient été largement argumentées et analysées et il ne faisait aucun doute que cette pratique était incompatible avec les principes fondamentaux de l'Accord antidumping qui exigeaient de procéder à une comparaison équitable entre les prix d'exportation et la valeur normale. Depuis la première procédure qui avait été engagée contre les CE en 1998, 12 procédures avaient été engagées contre l'utilisation de la réduction à zéro par les États-Unis, soit en tant qu'unique objet d'un différend, soit dans le cadre d'un différend plus vaste. Selon les CE, le fait que les États-Unis cherchaient à modifier des obligations actuelles dans le cadre de l'OMC ne dispensait pas de mettre en œuvre les décisions de l'ORD. Les CE escomptaient que les États-Unis accepteraient finalement les décisions de l'ORD et mettraient fin à cette pratique illégale.

En réponse aux propos tenus par les CE, les États-Unis se sont référés à ce qu'ils avaient dit précédemment sur cette question. En réponse aux propos du Japon, les États-Unis ont dit qu'ils seraient disposés à examiner la possibilité de conclure un accord de procédure avec le Japon concernant la chronologie des procédures au titre de l'article 21:5 et de l'article 22:6 du Mémorandum d'accord. Au sujet du réexamen à l'extinction concernant les produits plats en acier au carbone traité contre la corrosion, les États-Unis avaient procédé à un réexamen et publié une détermination le 14 février 2007 abrogeant l'ordonnance antidumping en vigueur au 15 décembre 2005. Pour ce qui était du réexamen concernant les roulements antifriction, les États-Unis avaient procédé à un réexamen et publié une détermination le 15 septembre 2006 qui maintenait l'ordonnance antidumping.


Élection de S.E. M. Mario Matus du Chili à la Présidence de l'ORD  haut de page

L'ORD a élu M. l'Ambassadeur Mario Matus du Chili Président de l'ORD par acclamation. Le Président sortant, M. Bruce Gosper d'Australie, a remercié les délégations pour leur soutien et leur professionnalisme pendant son mandat. Plusieurs délégations ont remercié M. Gosper pour les grandes compétences et la diligence dont il avait fait preuve en présidant l'ORD, en particulier la façon méticuleuse dont il avait traité le récent processus de sélection de l'Organe d'appel et lui ont souhaité de réussir dans ses nouvelles fonctions de Président du Conseil général. Elles ont également souhaité la bienvenue au nouveau Président et se sont engagées à travailler en étroite collaboration avec lui durant son mandat.

  

Prochaine réunion  haut de page

La prochaine réunion de l'ORD aura lieu le 14 mars 2008

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