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Le texte de modalités pour l'AMNA de février 2008 expliqué simplement Alors que le texte de juillet 2007 était une
proposition du Président correspondant à un compromis entre les
positions des Membres, qui tentait de trouver un équilibre entre des
intérêts concurrents, ce texte est plutôt un “texte des Membres” qui
traduit l'état d'avancement réel des différentes questions et élargit
la portée de la négociation finale. Le Président note que
l'“architecture” — ou les paramètres — des modalités est pratiquement
convenue, ce qu'il considère être un “réel progrès” par rapport à
juillet 2007. Formule Des réductions tarifaires pour les produits
industriels seraient opérées au moyen d'une formule “suisse simple”
avec deux coefficients, l'un pour les pays développés et l'autre pour
les pays en développement Membres. Une formule suisse aboutit à des
abaissements plus importants pour les droits plus élevés. Un
coefficient plus élevé, tel qu'il est envisagé pour les Membres en
développement, se traduit par des réductions plus faibles des droits
de douane.
Cependant, le Président note dans son texte
que les positions des Membres concernant les fourchettes des
coefficients et les différentiels entre les fourchettes sont très
divergentes. Par exemple, certains souhaiteraient un différentiel de 5
entre les coefficients des pays développés et des pays en
développement, alors que d'autres préconisent un différentiel de 25. Flexibilités pour les Membres en développement appliquant la formule Pour permettre aux Membres en développement appliquant la formule de protéger les droits sur leurs produits les plus sensibles, le projet de modalités prévoit que ces pays pourront choisir entre les trois options suivantes:
Dans son dernier texte, le Président n'a pas fourni de chiffres (on se rappellera qu'ils étaient fixés à 10 et 5 dans les cas de la première et de la deuxième option, respectivement) dans ces dispositions, parce qu'il souhaitait ménager aux Membres la possibilité de négocier des flexibilités adaptées à leurs besoins, compte tenu des différences de structures tarifaires entre Membres en développement. Ce faisant, il laissait un plus grand nombre d'options ouvertes à la négociation. La question des flexibilités est maintenant liée de manière plus explicite au choix des coefficients. En d'autres termes, dans cette version des modalités, le Président ménage la possibilité de négocier les flexibilités en fonction du coefficient: “si le chiffre appliqué à la flexibilité diminue, celui du coefficient peut augmenter et inversement”, a-t-il dit lors de la conférence de presse qu'il a donnée. Droits non consolidés Dans la mesure où le taux de base pour l'application de la formule est le taux consolidé, les Membres ayant des taux non consolidés pourront appliquer une majoration de 20 ou 30 points de pourcentage. Cette majoration s'ajouterait à leur taux appliqué en vigueur le 14 novembre 2001 et constituerait le point de départ des abaissements fondés sur la formule. Membres ayant accédé récemment L'Albanie, l'Arménie, Moldova et la République kirghize ne seront pas tenus d'appliquer de réductions tarifaires au cours de ce cycle. L'Arabie saoudite, l'ex-République yougoslave de Macédoine et le Viet Nam n'auraient pas à prendre de nouveaux engagements en matière d'accès aux marchés eu égard aux engagements importants qu'ils ont contractés pendant les négociations en vue de leur accession. Des Membres ayant accédé récemment tels que la Chine, le Taipei chinois, Oman et la Croatie, qui sont soumis à la formule, bénéficieraient d'un délai de grâce de deux à trois ans en ce qui concerne les lignes pour lesquelles les engagements pris lors de l'accession sont encore mis en œuvre, avant d'entreprendre les abaissements au titre de Doha. En outre, ils bénéficieraient pour toutes les lignes d'une période de mise en œuvre prolongée de deux à cinq ans pour appliquer progressivement leurs engagements dans le cadre de Doha. Les Membres ayant accédé récemment restants ont le statut de petites économies vulnérables et pourront appliquer la modalité prévue pour ces Membres. Modalités pour les autres Membres en développement (environ 75) Les pays les moins avancés (PMA) sont exemptés de réductions tarifaires; des dispositions spéciales sont prévues pour les PEV et pour les pays en développement ayant de faibles niveaux de consolidation. Par conséquent, les économies en développement relativement plus faibles maintiendront des droits de douane moyens plus élevés et une plus grande flexibilité quant à la manière de structurer leurs listes tarifaires. Mais ils apporteront néanmoins leur contribution aux résultats sur l'accès aux marchés, en réduisant sensiblement “la dilution” (l'écart entre les taux consolidés et ceux qui sont effectivement appliqués) et en consolidant un nombre élevé de droits de douane. Des solutions sont aussi proposées pour les Membres ayant un accès préférentiel aux marchés des pays développés pour lesquels les réductions tarifaires globales entraîneraient une érosion des préférences. De même, des dispositions sont prévues pour les autres Membres en développement qui seraient affectés par la solution considérée. Secteurs pour lesquels la réduction ou l'élimination des droits serait plus importante Le texte du Président note aussi que certains Membres ont engagé des négociations en vertu desquelles des réductions tarifaires plus importantes seraient envisagées dans certains secteurs industriels. Dans le cadre de tels accords, les droits de douane pourraient être réduits à zéro dans certains pays développés, avec dans certains cas des réductions moindres dans les pays en développement participants au titre d'un “traitement spécial et différencié”. Ces négociations sont volontaires et l'initiative devrait être adoptée par une “masse critique” de pays pour être appliquée. Treize secteurs font actuellement l'objet d'une négociation: automobiles et leurs parties; bicyclettes et leurs parties; produits chimiques; produits électroniques/électriques; poisson et produits à base de poisson; produits forestiers; pierres gemmes et articles de bijouterie; matières premières; articles de sport; soins de santé, appareils pharmaceutiques et médicaux; outils à main; jouets; textiles, vêtements et chaussures. Obstacles non tarifaires Les obstacles non tarifaires, qui sont des mesures restrictives sans rapport avec les droits de douane que les gouvernements prennent (pour des raisons techniques, sanitaires et autres) font aussi partie de la négociation. Des propositions de textes juridiques ont été présentées sur certaines de ces mesures et sont regroupées dans le texte du Président. Le Président a indiqué qu'une décision sur le point de savoir si ces propositions doivent faire l'objet d'une négociation fondée sur des textes devrait être prise au moment des modalités finales.
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