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COMMUNIQUÉ DE PRESSE 2002 PRESS/300 |
> Les négociations sur les services offrent de réelles possibilités à tous les Membres de l'OMC et surtout aux pays en développement (format Word, 13 pages, 437 Ko) > Le directeur général de l'OMC et le président des négociations sur les services menées à l'OMC nient que, comme certains le prétendent, les services publics soient menacés
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Les négociations de l'OMC sur le commerce des services sont parvenues à une étape cruciale, celle où les gouvernements Membres présentent à leurs partenaires commerciaux des demandes de libéralisation. Dans les semaines à venir, il y aura d'importantes réunions sur les services qui feront encore progresser les négociations. Les gouvernements, qui représentent des pays se trouvant à tous les niveaux de développement, attachent beaucoup d'importance à ces négociations car les services jouent un rôle essentiel, de plus en plus grand, dans l'économie mondiale et parce que tous les pays peuvent retirer des avantages économiques considérables de la croissance du commerce des services. D'après les résultats de nombreuses études, ce sont les pays en développement qui ont le plus à gagner de la libéralisation du commerce des services. Ces négociations ont parfois été décrites de manière inexacte comme visant à encourager la libéralisation ou la privatisation de services publics parmi lesquels la santé, la distribution d'eau et l'éducation. Cela est faux. En réalité, ces secteurs font rarement l'objet de négociations, qui portent principalement sur d'autres secteurs de services. La note d'information ci-dessous présente des statistiques sur l'importance des services pour l'économie mondiale et l'état des négociations sur les services ainsi que des prévisions des avantages économiques que procurerait une plus grande libéralisation. Statistiques sur la libéralisation du commerce des services haut de page
De nombreuses études ont été effectuées sur les répercussions de la libéralisation du commerce des services. Bien que chacune d'entre elles utilise un scénario différent pour évaluer les avantages de la libéralisation, elles montrent toutes que les avantages économiques pouvant être retirés de la libéralisation des services sont largement supérieurs à ceux de la libéralisation du commerce des marchandises. De plus, toutes les études prouvent que les pays en développement seraient les principaux bénéficiaires d'une telle libéralisation. Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé: “Perspectives économiques mondiales et pays en développement” (2001)
Selon l'Université du Michigan (1)
D'après le rapport de la Banque mondiale intitulé “Perspectives économiques mondiales et pays en développement” (2001) La libéralisation des services pourrait procurer des avantages importants à la Tunisie, avec des gains de bien-être équivalant à 7 pour cent du PIB, soit le double des gains attendus de l'accord préférentiel passé avec l'UE. Les principaux avantages proviennent de la libéralisation de l'investissement étranger dans les services financiers, les communications et les transports. La libéralisation tire la croissance économique grâce à une concurrence internationale accrue qui élimine les dysfonctionnements. Non seulement on pourrait obtenir des services meilleur marché, mais le choix serait plus large en raison du plus grand nombre de sociétés qui opéreraient en Tunisie. Des services financiers, des communications et des transports plus efficaces sont également susceptibles d'attirer en Tunisie des entreprises étrangères opérant dans d'autres secteurs d'activité.
D'après OMC, Examen de la politique commerciale de l'Inde (2002) En 2000/01, le secteur indien des services représentait 49 pour cent du PIB environ et employait quelque 19 pour cent de la population active totale (en 1999/2000), ce qui semble indiquer que la productivité du travail y est peut-être considérablement plus élevée que la moyenne nationale. Les autres services d'infrastructure, tels que l'électricité, le gaz et l'eau, comptaient pour 2,5 pour cent du PIB. Du fait qu'il contribue de manière importante et croissante à l'économie, il est essentiel pour la croissance économique que le secteur des services soit efficient. Conscient de ce fait, le Conseil économique consultatif du Premier Ministre (EAC), a déclaré dans un récent rapport que la qualité des services d'infrastructure, tels que l'énergie, les télécommunications et les transports, n'était pas aussi satisfaisante qu'on pourrait s'y attendre. L'inefficacité des services de transport, notamment des routes, des services maritimes et des ports, faisait obstacle aux échanges et faisait augmenter les coûts généraux du commerce. Par ailleurs, le sous-secteur de l'énergie était devenu un goulet d'étranglement important de l'activité économique. Le Conseil a aussi relevé que l'infrastructure de l'Inde nécessitait à la fois une hausse massive de l'investissement et une amélioration de son efficience pour qu'elle puisse appuyer la croissance économique. La réforme de l'infrastructure et des autres services est engagée depuis le début des années 90 et elle a été plus ou moins couronnée de succès. Dans plusieurs sous-secteurs de services, dont les services bancaires et l'électricité, la libéralisation a commencé au début des années 90. Les autorités ont indiqué que même si la décision d'inviter le secteur privé à investir s'accompagnait souvent de réformes réglementaires, il était difficile d'attirer l'investissement privé en raison de problèmes initiaux. Dans le cas de l'électricité, par exemple, le secteur privé avait été encouragé à y investir depuis le début des années 90, mais on a constaté que le fait qu'aucune modification n'avait en même temps été apportée à la réglementation, notamment pour restructurer les offices de l'électricité des États et pour modifier la méthode de fixation des tarifs de l'électricité, posait un problème majeur. C'est en partie pour cette raison que l'investissement privé dans le secteur n'a pas été aussi élevé qu'on s'y attendait. Comparativement, dans le secteur des télécommunications, les progrès se sont accélérés ces dernières années et ils se sont accompagnés d'une plus grande ouverture à l'investissement étranger. En conséquence, l'infrastructure des télécommunications a été grandement étendue et les tarifs ont été considérablement réduits. La réforme des autres grands services d'infrastructure, dont l'aviation civile, les services maritimes et les ports, a progressé plus lentement, quoique des mesures aient été prises ces dernières années pour autoriser l'investissement privé dans les ports afin d'en développer la capacité et d'en améliorer l'efficience. Dans l'ensemble, l'efficacité de ces sous-secteurs demeure toutefois faible et elle n'est pas à la hauteur des besoins en infrastructure de l'Inde. Par ailleurs, alors que les considérations d'ordre budgétaire restreignent de plus en plus l'investissement public en infrastructure, le besoin de créer un environnement concurrentiel et réglementaire au sein duquel peut s'effectuer l'investissement privé devient de plus en plus pressant. D'après le rapport annuel de l'OMC (2001) En Inde, le taux de croissance des services commerciaux était de 14,5 pour cent dans les années 90, plus du double de celui du commerce mondial (6,4 pour cent).
D'après OMC, Examen de la politique commerciale de la Barbade (2002) La Barbade a su employer le commerce extérieur et l'investissement étranger pour obtenir un niveau de vie nettement supérieur à celui de la plupart des pays en développement. Sa politique en matière de commerce et d'investissement a favorisé l'apparition de fournisseurs d'envergure internationale dans quelques domaines et en particulier dans ceux du tourisme et des services financiers. Exploitant la richesse des ressources naturelles du pays et les activités spécialisées encouragées par la politique gouvernementale, ces services sont devenus le pilier de l'économie et la principale source de devises. Toutefois, en raison de cette spécialisation et de l'exiguïté de l'économie, la base de production est étroite et la Barbade est donc vulnérable en cas de chocs extérieurs .Le secteur des services a été le principal moteur de la croissance. Sa part du PIB était déjà supérieure à 67 pour cent en 1981, et elle a atteint 71 pour cent en 2000. L'expansion économique la plus marquée était celle des services financiers et des services aux entreprises. Ces activités ont enregistré une valeur ajoutée en termes courants de 770 millions de dollars de la Barbade (335 millions de dollars EU) en 2000, soit 18 pour cent du PIB.
Selon les statistiques établies par le FMI sur la balance des paiements, les exportations totales de services ont atteint 995 millions de dollars EU, soit plus de 3 500 dollars EU par habitant, ce qui représentait 75 pour cent de la valeur ajoutée du secteur des services enregistrée cette année. L'essentiel de ces exportations étaient des voyages (712 millions de dollars EU), ce qui traduit l'importance des activités dans le secteur du tourisme. Les exportations de services financiers ont atteint 64 millions de dollars EU en 2000; elles comprenaient notamment des services financiers fournis par des sociétés “internationales”, auxquelles la législation interdit de commercialiser leurs services à la Barbade. Les importations de services se sont élevées à 487 millions de dollars EU en 2000, alors qu'elles n'étaient que de 409 millions de dollars en 1998; elles se composaient pour la plupart de services de transport (163 millions de dollars EU), de services d'assurance et de services de voyage.
D'après OMC, Examen de la politique commerciale de l'Ouganda (2001) Le secteur des services, qui contribue pour près de 40 pour cent au PIB, semble prometteur. Sa croissance a été plus lente que celle du secteur industriel, mais supérieure à celle de l'agriculture. En 1999/2000, il a progressé de 6,2 pour cent, contre 9,9 pour cent pour l'industrie et 1,6 pour cent pour l'agriculture. L'Ouganda est traditionnellement l'un des premiers fournisseurs de services sociaux de qualité dans l'est de l'Afrique. Durant les années 60, il offrait des services d'enseignement tertiaire renommés dans toute l'Afrique de l'Est. Des établissements tels que l'Université Makerere et l'hôpital Mulago dispensaient une formation aux futurs professionnels de la région.
L'Ouganda n'a pas d'objectif général en ce qui concerne le secteur des services. Toutefois, la stratégie de croissance concentrée est destinée à promouvoir, sous l'égide de l'Office de l'investissement ougandais, certains sous-secteurs, dont plusieurs font partie du secteur des services. L'objectif général de cette stratégie est de transformer l'Ouganda, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde, en un prestataire de services de classe mondiale, avec un large impact sur le niveau de vie général, ainsi qu'en un fournisseur de produits agro-industriels de grande qualité. La stratégie est axée sur huit sous-secteurs dans lesquels l'Ouganda pourrait avoir un avantage concurrentiel et dont la plupart sont des services: services d'éducation, services médicaux, technologies de l'information et de la communication, impression et édition, services financiers et logistique de fret aérien et port intérieur. Elle met l'accent sur la rationalisation de l'administration publique, de manière à encourager la croissance du secteur privé en favorisant la confiance des investisseurs dans ces sous-secteurs, et sur d'autres actions. |
Note: (1) Brown, D., A. Deardorff and R. Stern (2001), “CGE Modeling and Analysis of Multilateral and Regional Negotiating Options”, R. Stern (ed.), Issues and Options for U.S. - Japan Trade Policies, Presses de l'Université du Michigan, Ann Arbor. retour au texte
Graphiques: Graphique
1:
Exportations de services
commerciaux des pays développés, des pays en développement et des
pays les moins avancés, 1999-2000 Tableaux: Tableau
1: Croissance
de la valeur des échanges mondiaux par région, 1990-2001 |
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Graphique
1 Exportations de services commerciaux des pays développés, des pays
en développement et des pays les moins avancés, 1999-2000
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