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NOUVELLES: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 2003

Press/337
22 avril 2003
CHIFFRES DU COMMERCE MONDIAL 2002

Le commerce a repris en 2002 mais l'incertitude persiste

D'après les derniers chiffres de l'OMC, le commerce des marchandises qui avait diminué de 1 pour cent en 2001, a augmenté de 2,5 pour cent en 2002 grâce à la fermeté de la demande aux États-Unis et dans les grandes économies d'Asie.

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Allocutions: Supachai Panitchpakdi



Toutefois, la croissance du commerce mondial, qui a été nettement supérieure à la croissance de 1,5 pour cent de la production mondiale, a été inégale, dissimulant la stagnation des échanges dans de nombreuses régions comme l'Amérique latine et l'Europe occidentale.

L'incertitude qui règne actuellement assombrit les perspectives de croissance du commerce en 2003. Il semble à première vue que la croissance du commerce en volume sera inférieure à 3 pour cent, ce qui n'est guère mieux qu'en 2002 et ce qui représente moins de la moitié du taux de croissance moyen enregistré dans les années 90 (6,7 pour cent). Le risque de voir la situation se dégrader davantage est considérable, compte tenu du marasme persistant de l'économie mondiale, du conflit en Iraq et du risque de propagation du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

Les chiffres du commerce reflètent l'incertitude économique et politique croissante dans le monde. Cette incertitude est préjudiciable à la croissance économique et au développement et peut entraîner une plus grande instabilité au niveau mondial. Les gouvernements doivent montrer qu'ils sont prêts à s'attaquer à ce problème. L'accélération des négociations menées dans le cadre du Programme de Doha pour le développement contribuerait grandement à cet effort, a déclaré le Directeur général de l'OMC, M. Supachai Panitchpakdi.

Lancé en novembre 2001 à la Conférence ministérielle tenue au Qatar, le Programme de Doha pour le développement prévoit une série de négociations sur des sujets tels que l'agriculture, les questions de développement, le commerce des services, les droits de douane sur les produits industriels, les règles de l'OMC et le commerce et l'environnement. Jusqu'à présent, les négociations ont progressé de manière inégale et, comme elles doivent être achevées le 1er janvier 2005, le Directeur général a exhorté les 146 gouvernements Membres à faire preuve du courage politique requis pour surmonter leurs divergences.

Les chiffres du commerce pour 2002 ont été calculés par l'OMC sur la base des statistiques préliminaires établies pour l'année dernière. Les exportations de marchandises ont augmenté de 4 pour cent en valeur, pour atteindre 6 240 milliards de dollars, ce qui compense pratiquement la diminution enregistrée l'année précédente. Le commerce des services commerciaux a augmenté un peu plus rapidement que celui des marchandises, atteignant le niveau record de 1 540 milliards de dollars.

La reprise du commerce a eu lieu dans un contexte caractérisé par le marasme de l'économie mondiale, la forte contraction des flux d'investissements, des variations importantes des taux de change, l'affaiblissement de la confiance des entreprises, le renforcement des restrictions aux transactions commerciales internationales pour limiter les risques liés au terrorisme et l'aggravation des tensions géopolitiques.

Le commerce des services commerciaux a augmenté malgré la crainte persistante du terrorisme et la hausse des prix des combustibles, qui ont freiné la croissance du commerce des services de voyage et de transport internationaux. Toutefois, cela a été largement compensé par l'essor toujours rapide du commerce des autres services.

La faiblesse des investissements fixes a beaucoup contribué à l'atonie de la croissance dans les pays industriels. Les investissements mondiaux dans les installations de production de matériel électronique, de logiciels informatiques et de semi-conducteurs ont encore diminué.

La reprise de l'économie mondiale a été inégale, avec des écarts de croissance importants entre les régions. Les États-Unis, les économies avancées d'Asie de l'Est, la Chine et les économies en transition ont été les moteurs de la reprise. En revanche, l'Europe occidentale et le Japon ont enregistré une stagnation, voire une diminution de la demande intérieure. En Amérique latine, la crise en Argentine et au Venezuela a contribué au fort ralentissement de l'activité.

Les résultats commerciaux ont reflété dans une large mesure l'évolution de la croissance économique. Le commerce a connu une vigoureuse expansion en Asie et dans les économies en transition. En Amérique du Nord, la reprise des importations a coïncidé avec le redressement de la demande intérieure, mais les exportations ont diminué en 2002. Le commerce a continué de stagner en Europe occidentale et au Japon, et il s'est contracté en Amérique latine par suite des turbulences économiques dans plusieurs pays de la région.

Voici une description plus détaillée de l'évolution de la situation dans certains pays ou groupes de pays:

  • Le commerce de marchandises des pays en développement d'Asie a augmenté de 12,5 pour cent environ en volume, si bien que les exportations et les importations du continent tout entier ont enregistré une croissance à deux chiffres. On a cependant observé une divergence des scénarios de croissance du Japon, qui reste la principale économie asiatique, et de la Chine et de l'Inde, qui sont les deux pays les plus peuplés du monde. Les exportations et les importations de marchandises de la Chine ont augmenté de plus de 20 pour cent en valeur et celles de l'Inde ont également enregistré une croissance à deux chiffres. La Chine est devenue la cinquième nation commerçante du monde à la place du Royaume-Uni. Les exportations de marchandises du Japon n'ont augmenté que de 3 pour cent et ses importations ont fléchi.
     
  • Le commerce des économies en transition a encore enregistré une forte croissance, le commerce de marchandises progressant d'environ 10 pour cent grâce à la croissance soutenue de la demande intérieure et à l'accroissement des investissements étrangers directs (IED) dans la région.
     
  • Les importations des États‑Unis ont augmenté de 3 pour cent en raison du niveau soutenu des dépenses de consommation et d'une politique budgétaire de plus en plus expansionniste. En revanche, les exportations ont diminué de près de 4 pour cent, ce qui a été dû en partie à la contraction de la demande de la part de certains grands partenaires commerciaux dont l'économie était proche de la stagnation, comme l'Europe occidentale et le Japon, ou en récession pure et simple, comme l'Amérique latine. Le manque de compétitivité des prix a peut‑être été un autre facteur important vu que les exportations ont diminué même à destination des régions dont les importations ont fortement augmenté.
     
  • Le commerce de l'Europe occidentale a stagné en volume, les exportations de marchandises augmentant de 0,6 pour cent seulement et les importations diminuant de 0,5 pour cent.
     
  • L'Amérique latine a connu l'une de ses pires années avec la crise en Argentine et au Venezuela et des difficultés au Brésil à l'approche des élections nationales. Les importations de marchandises de la région ont diminué de plus de 5 pour cent en 2002, alors que les exportations de marchandises ont augmenté d'environ 2 pour cent, le recul du commerce intrarégional (en particulier intra‑MERCOSUR) étant contrebalancé par l'accroissement des expéditions vers d'autres régions.
     
  • Les exportations et les importations des PMA ont progressé l'an dernier, mais cela ne change rien au fait que, globalement, leur participation au commerce mondial est marginale.
     
  • Les PMA exportateurs de pétrole ont enregistré une forte augmentation de la valeur en dollars de leurs expéditions parallèlement à l'accroissement du volume de leur production et de leur commerce. Les exportations des pays exportateurs de produits de base autres que le pétrole ont continué de croître, après avoir fortement augmenté en 2001. En revanche, les exportateurs de produits manufacturés ont connu une stagnation.

La hausse des prix du pétrole brut, de l'or et des produits agricoles en 2002 a été un stimulant important pour les pays en développement exportateurs de produits de base. Par contre, les prix des minéraux et des métaux ont continué de baisser. Ceux des produits manufacturés ont légèrement remonté, mais ils étaient encore inférieurs de 10 pour cent environ à leur niveau de 1995.

Au cours de l'année 2002, le taux de change effectif réel du dollar EU a baissé tandis que l'euro et le yen se sont appréciés. Toutefois, ces réalignements monétaires ne semblent pas avoir eu d'incidence notable sur le déficit commercial des États‑Unis, ni sur les excédents courants des pays de la zone euro, du Japon et des pays en développement d'Asie.

Les flux de capitaux internationaux, qui ont augmenté tout au long des années 90 pour culminer en 2000, ont enregistré depuis lors une forte contraction. La diminution des flux d'IED a affecté à la fois les régions développées et les régions en développement. Les seules exceptions notables sont la Chine et les pays d'Europe centrale et orientale où les apports d'IED ont continué de croître très fortement.

  
 

Évolution du commerce mondial en 2002

Situation économique mondiale en 2002

Graphique 1
Ralentissement de la croissance du commerce et de la production au quatrième trimestre de 2002
(Variation trimestrielle en pourcentage)

  
La reprise de l'économie mondiale a été inégale et s'est essoufflée au deuxième semestre de 2002, de sorte que la croissance annuelle de la production mondiale n'a été que de 1,5 pour cent. La reprise a été stimulée par le vigoureux redressement de la demande intérieure aux États‑Unis et dans les économies avancées d'Asie de l'Est. L'augmentation du PIB mondial a été soutenue aussi par la Chine et par les économies en transition qui ont encore enregistré une croissance beaucoup plus rapide que celle de l'économie mondiale. En revanche, au Japon et en Europe occidentale, la demande intérieure a continué de stagner ou de diminuer. En Amérique latine, l'économie est entrée en récession, en grande partie à cause de la crise en Argentine et au Venezuela. Le revenu par habitant dans la région a diminué pour la deuxième année consécutive.

Dans les pays industriels, les principales catégories de dépenses entrant dans le PIB ont évolué de façon très différente pendant les phases de ralentissement et de reprise cycliques. Après l'épuisement des stocks, leur reconstitution en 2002 a été le facteur le plus important dans la phase de reprise. Les variations des stocks dans les pays de l'OCDE ont eu pour effet de réduire la croissance du PIB de 0,8 pour cent en 2001 et de l'augmenter de 0,2 pour cent en 2002. La consommation publique a progressé de 3 pour cent aux États-Unis et a aussi été la composante de la demande qui a augmenté le plus rapidement dans les pays industriels. La consommation privée dans les pays de l'OCDE a encore progressé de 2 pour cent en 2002, mais l'accroissement de la demande des consommateurs aux États‑Unis a été contrebalancé par son fléchissement au Japon et en Europe occidentale. La faiblesse de la reprise a été due en grande partie à la contraction continue des investissements non résidentiels, qui a été encore plus prononcée qu'en 2001.

La menace terroriste a amené de nombreux gouvernements et de nombreuses entreprises à prendre des mesures pour accroître la sécurité et limiter les risques d'attentat, ce qui a parfois entraîné des restrictions au mouvement des personnes et des biens. Non seulement ces mesures de sécurité ont un coût direct pour les gouvernements et les entreprises qui les mettent en place, mais encore elles ont une incidence indirecte sur le commerce sous la forme de formalités plus pesantes et de retards. L'aggravation des risques et des tensions géopolitiques a aussi eu des répercussions sur le commerce international du fait de l'augmentation récente du prix du pétrole.

Le marasme économique et la surcapacité existant généralement dans le secteur manufacturier ont contribué à une nouvelle baisse des taux d'inflation (1) , qui ont légèrement diminué en Europe occidentale, en Amérique du Nord et en Asie. Les prix à la consommation ont sensiblement baissé dans les pays en transition, où l'inflation était parfois supérieure à 10 pour cent, mais ils ont augmenté en Amérique du Sud et en Amérique centrale sous l'effet des dévaluations monétaires. La croissance de l'économie mondiale étant plus faible que celle de la productivité et de la main-d'œuvre, le chômage et le sous-emploi se sont aggravés dans la plupart des régions. Les taux de chômage enregistrés ont augmenté en Amérique du Nord, en Europe occidentale et au Japon. Dans ce dernier pays, le chômage a atteint le niveau sans précédent de 5,5 pour cent, représentant plus du double du niveau enregistré au début des années 90. En Amérique latine, l'effondrement de la production a entraîné une nette détérioration de la situation de l'emploi. D'après la CEPAL, le taux de chômage urbain moyen dans la région a atteint 9,1 pour cent, ce qui correspond au taux le plus élevé observé dans les années 90.(2)

Les écarts importants entre les taux de croissance de la demande intérieure aux États-Unis, dans les pays asiatiques en développement et dans les économies en transition d'une part, et au Japon, en Europe occidentale et en Amérique latine d'autre part, se sont traduits par de fortes variations des balances commerciales et des balances courantes. Le Japon et l'Europe occidentale ont enregistré une progression de leurs exportations nettes, ce qui a entraîné une augmentation de leur excédent courant et de leur excédent commercial, représentant respectivement 1 pour cent et 0,7 pour cent du PIB. Du fait de la forte contraction des entrées de capitaux, l'Amérique latine a dû réduire ses importations, ce qui s'est traduit par un excédent commercial et par une réduction du déficit courant de la région. En revanche, le déficit courant des États-Unis s'est creusé, atteignant plus de 500 milliards de dollars, soit 5 pour cent du PIB, niveau encore jamais atteint en termes absolus et relatifs.

Après avoir augmenté tout au long des années 90 pour atteindre un sommet en 2000, les flux de capitaux internationaux ont enregistré depuis une forte contraction. Cela est illustré par l'augmentation et la diminution très marquées des investissements étrangers directs (IED). Les flux d'IED sont passés d'environ 200 milliards de dollars au début des années 90 à près de 1 200 milliards de dollars en 2000. Ils ont diminué en valeur d'environ 50 pour cent en 2001 et 25 pour cent en 2002, revenant à leur niveau d'il y a cinq ans, soit environ 500 milliards de dollars. La contraction des flux d'IED a touché à la fois les régions développées et les régions en développement. Seules la Chine et l'Europe centrale et orientale ont encore enregistré une augmentation des apports d'IED.

Pendant l'année 2002, le taux de change effectif réel du dollar EU a baissé tandis que celui de l'euro et du yen a augmenté. La dépréciation du dollar, après une hausse de près de 20 pour cent entre 1995 et 2001, pourrait contribuer à moyen terme à stopper l'accroissement continu du déficit commercial des États‑Unis. L'une des conséquences de la baisse du dollar par rapport aux monnaies des principales nations commerçantes est son effet inflationniste sur les prix du commerce mondial exprimés en dollars. En 2002, la valeur des échanges intra‑UE en euros a stagné mais leur valeur en dollars a augmenté de près de 5 pour cent. L'incidence globale de l'évolution des taux de change sur la valeur du commerce en 2002 contraste avec la tendance observée entre 1995 et 2001, période pendant laquelle l'appréciation du dollar a eu pour effet de faire baisser les prix du commerce mondial exprimés en dollars.

En conséquence, pour la première fois depuis 1995, les prix en dollars des produits agricoles et des produits manufacturés faisant l'objet d'échanges internationaux ont enregistré une augmentation annuelle. Les prix du pétrole, au plus bas au début de 2002, sont remontés pour atteindre un niveau annuel moyen en 2002 légèrement supérieur à celui de l'année précédente. Les prix des métaux ont continué de baisser, en particulier celui de l'aluminium, qui est le métal faisant l'objet des échanges les plus importants. La remontée des prix des produits alimentaires a été le résultat net de la hausse des prix de tous les types de céréales, du soja et des huiles végétales, qui l'a emporté sur la baisse des prix de la viande, des produits de la mer, du sucre et des fruits tropicaux. Les prix des céréales, en particulier du blé, ont augmenté car la sécheresse qui a sévi dans quatre des cinq régions exportatrices traditionnelles a entraîné une baisse de la production pour la deuxième année consécutive.

  
La reprise du commerce a été plus forte que celle de la production

La reprise de l'activité économique mondiale s'est accompagnée d'un redressement des flux commerciaux internationaux. D'après des estimations préliminaires, les exportations mondiales de marchandises ont augmenté en termes réels de 2,5 pour cent en 2002, après avoir fléchi l'année précédente. Bien que la reprise du commerce mondial ait été plus rapide que celle de la production, sa croissance a été inférieure de plus de moitié au taux moyen enregistré dans les années 90. Les taux de croissance annuelle moyenne masquent la forte diminution du commerce mondial en 2001 et sa reprise rapide entre le dernier trimestre de 2001 et le troisième trimestre de 2002. Au quatrième trimestre de 2002, la croissance du commerce s'est nettement ralentie tant aux États‑Unis qu'en Europe occidentale.

Le ralentissement de la croissance du commerce au dernier trimestre de 2002 a été dû en grande partie à la faiblesse persistante de l'investissement dans les grands pays développés et en Amérique latine. La diminution continue des investissements productifs en 2002 peut être attribuée aux faibles taux d'utilisation des capacités dans le secteur manufacturier, en particulier dans les secteurs des technologies de l'information et du matériel de télécommunications. Les dépenses mondiales pour l'achat de matériel électronique, de matériel informatique et de matériel de fabrication de semi-conducteurs ont encore diminué.(3) Les répercussions de la diminution des dépenses d'investissement sur les courants d'échanges sont illustrées par la contraction continue des importations de biens d'équipement des États-Unis en 2002, alors que leurs importations de tous les autres produits ont augmenté de 6 pour cent.(4)

  
Graphique 2
La reprise du commerce a été plus marquée celle de la production en 2002

(Variation annuelle en pourcentage)

  
En grande partie du fait de la faiblesse des dépenses d'investissement, la croissance du commerce (moyenne des exportations et des importations) de l'Amérique du Nord et de l'Europe occidentale a été plus faible que la croissance de leur PIB. Toutefois, en Asie et dans les économies en transition, le volume du commerce a augmenté au moins deux fois plus vite que la production, et dans les deux cas, cette augmentation a été bien supérieure à la moyenne mondiale. La vigoureuse croissance du commerce de ces régions, qui a été de l'ordre de 10 pour cent en 2002, a résulté en grande partie de la forte augmentation de la demande intérieure et intrarégionale. Les résultats de ces deux régions expliquent pourquoi la croissance du commerce mondial a été plus rapide que celle de la production en 2002. En revanche, en Amérique latine, la diminution de la production a entraîné une contraction des importations de l'ordre de 6 pour cent, tandis que les exportations ont continué de croître, malgré le recul du commerce intrarégional et grâce à l'augmentation du commerce avec des pays d'autres régions. Dans l'ensemble, le commerce et la production ont tous deux diminué en Amérique latine, mais la diminution du commerce a été plus marquée que celle de la production.

La reprise du commerce mondial l'an dernier a été due principalement à l'accroissement des importations de l'Amérique du Nord et en particulier des États‑Unis. Les importations de marchandises des États‑Unis représentent un cinquième du commerce mondial mais leur augmentation en 2002 a contribué pour moitié à la croissance du commerce mondial. L'augmentation assez soutenue de la consommation privée et publique aux États‑Unis a continué de stimuler la demande d'importations. Les pays en développement d'Asie et les économies en transition, qui sont les deux régions où la croissance du PIB a été la plus forte, ont aussi contribué largement à l'accroissement des importations. Les importations des pays en développement d'Asie ont augmenté de 12,5 pour cent, après avoir diminué l'année précédente. Cette reprise spectaculaire peut s'expliquer par deux facteurs. Premièrement, le fort accroissement des apports d'IED après l'accession de la Chine à l'OMC a entraîné une augmentation de près d'un quart des importations réelles du pays. Et deuxièmement, il y a une reprise des importations des pays en développement d'Asie de l'Est exportateurs de technologies de l'information, qui ont augmenté de près de 9 pour cent (après avoir reculé de 8,5 pour cent l'année précédente). En ce qui concerne les économies en transition, la vigueur des importations a été due pour l'essentiel à la demande en Russie, bien qu'elle ait reposé sur une large base puisque plus de la moitié des économies en transition ont enregistré une croissance à deux chiffres.

La reprise du commerce mondial a été freinée par la stagnation des importations en Europe occidentale et par leur contraction en Amérique latine. Parmi les pays d'Europe occidentale, la France, l'Allemagne, l'Espagne et la Suisse ont vu leurs importations diminuer ou stagner. En revanche, celles de plusieurs pays de la région plus petits, comme la Belgique, le Danemark, l'Irlande ou la Finlande, ont augmenté assez vigoureusement. En Amérique latine, la diminution des entrées nettes de capitaux a imposé une réduction du déficit courant, qui a résulté principalement de la diminution des importations de l'ordre de 5 pour cent et de l'augmentation des exportations extrarégionales.

  
Graphique 3
Fortes variations de la croissance du commerce en volume par région, en 2002
(Variation annuelle en pourcentage)

  
L'évolution des prix et des taux de change contribue à l'augmentation de la valeur du commerce mondial

L'accroissement du volume des échanges, conjugué à une légère hausse des prix des produits faisant l'objet d'échanges internationaux, a entraîné une augmentation de la valeur du commerce mondial. Les exportations de marchandises et de services commerciaux ont augmenté, respectivement, de 4 pour cent et de 5 pour cent en 2002. Ces taux de croissance du commerce en valeur nominale étaient cependant inférieurs aux taux moyens enregistrés dans les années 90. La croissance du commerce des marchandises en 2002 a compensé la diminution observée l'année précédente, tandis que le commerce des services commerciaux a atteint un nouveau sommet. En ce qui concerne les exportations mondiales de marchandises, les données disponibles indiquent que l'accroissement des exportations de produits manufacturés a été supérieur à la moyenne et que celui des exportations de produits des industries extractives et de produits agricoles a été inférieur à la moyenne. Parmi les différentes catégories de services commerciaux, les exportations d'autres services commerciaux, catégorie la plus importante, ont progressé à un rythme beaucoup plus rapide que les exportations de services de voyage et de transport.

  
Table 1
Exportations mondiales de marchandises et de services commerciaux, 1990-2002

(
En milliards de dollars et en pourcentage)

 

Valeur

 %

  2002 1990–2000 2001 2002
Marchandises 6 240 6 –4 4
Services commerciaux 1 540 7 –1 5

Comme les taux d'inflation et de change ont évolué de façon très différente selon les régions, l'évolution du commerce de marchandises n'a pas été la même en valeur nominale et en volume. Cela est particulièrement net dans le cas de l'Europe occidentale dont les exportations ont stagné à 0,6 pour cent en volume alors qu'elles ont augmenté de 5,5 pour cent en valeur. Cette différence peut être attribuée presque entièrement à la dépréciation de 5 pour cent du dollar par rapport à l'euro et aux autres monnaies d'Europe occidentale. L'Asie et les économies en transition sont les régions où la croissance des exportations en valeur a été la plus forte, suivies par l'Europe occidentale. L'Amérique du Nord a enregistré quant à elle la plus forte contraction des exportations, tandis que les importations ont augmenté de 1,7 pour cent. La croissance à deux chiffres des importations des économies en transition contraste avec la diminution de 6,7 pour cent des importations de l'Amérique latine, qui a été plus marquée que dans toutes les autres régions. Les exportations de l'Amérique latine ont légèrement augmenté malgré une forte contraction du commerce intrarégional, qui a été contrebalancée par une augmentation des expéditions vers d'autres régions. Les exportations et les importations de l'Afrique ont légèrement progressé. D'après les estimations, les exportations du Moyen‑Orient ont encore diminué en 2002, mais plus faiblement qu'en 2001. L'accroissement continu des importations de la région a quelque peu réduit son important excédent commercial.

  
Évolution du commerce par région

En 2002, le commerce de l'Amérique du Nord a été caractérisé par la mauvaise tenue des exportations de marchandises qui ont diminué de 4 pour cent. Cela a été dû en grande partie au fléchissement de la demande de certains des principaux partenaires commerciaux de la région, dont l'économie était en stagnation, comme l'Europe occidentale et le Japon, ou en récession pure et simple, comme l'Amérique latine. Il se peut aussi que le manque de compétitivité des prix ait été un autre facteur important dans la mesure où les exportations des États-Unis ont diminué même à destination des régions dont les importations ont fortement augmenté. Les exportations des États-Unis ont perdu des parts de marché non seulement dans les pays en développement d'Asie, dans les économies en transition, en Europe occidentale et dans la région de l'ALENA mais aussi dans les économies en développement d'Amérique latine, du Moyen-Orient et d'Afrique. Les importations ont cependant continué de croître du fait du niveau soutenu des dépenses de consommation et de la poursuite d'une politique budgétaire de plus en plus expansionniste. Les dépenses de consommation, en particulier pour l'achat de biens durables, sont restées importantes en raison de la faible inflation, de l'allégement des impôts et du dynamisme du marché immobilier, qui ont partiellement compensé les pertes sur le marché boursier. Les prix des exportations et des importations de l'Amérique du Nord ont légèrement baissé en 2002, ce qui a contribué à la faible augmentation de la valeur du commerce des marchandises. En revanche, le commerce des services commerciaux a affiché de meilleurs résultats, les exportations augmentant de 3 pour cent et les importations de 11 pour cent.(5) Une fois encore, les résultats des trois principaux secteurs de services ont été très différents. Le commerce des services de voyage et de transport a reculé tandis que les importations et les exportations des autres services ont enregistré une croissance à deux chiffres.

Le commerce intra-nord-américain a légèrement diminué tandis que les exportations vers les pays en crise d'Amérique du Sud et vers les économies en stagnation d'Europe occidentale ont reculé de plus de 10 pour cent. Toutefois, les importations en provenance de ces régions ont légèrement augmenté en 2002. L'augmentation des importations en provenance d'Asie a été due en grande partie à l'accroissement des expéditions de la Chine. Les importations des États-Unis en provenance de ce pays ont progressé de 22 pour cent alors que celles en provenance du Japon et des quatre NPI ont fléchi. La forte diminution des exportations et des importations des États-Unis à destination ou en provenance du Japon, de Hong Kong, Chine et de Singapour témoigne d'une réorientation structurelle du commerce des États-Unis avec les pays asiatiques. Pour la première fois, la Chine est devenue le principal fournisseur asiatique de marchandises des États-Unis, à la place du Japon. Bien que les exportations des États-Unis vers la Chine aient progressé rapidement, le déficit commercial bilatéral s'est considérablement creusé pour atteindre près de 103 milliards de dollars, ce qui est plus qu'avec tout autre pays.

Pour la région de l'Amérique latine, 2002 a été l'une des années les plus difficiles depuis la crise de la dette des années 80. Les entrées nettes de capitaux privés dans la région, qui s'élevaient à plus de 60 milliards de dollars en 1999 et 2000, ont servi à financer des déficits courants importants et à soutenir l'activité économique, l'investissement et les importations. Mais elles ont fortement diminué lorsque les investisseurs étrangers ont perdu confiance dans la viabilité des politiques économiques poursuivies par certains grands pays de la région. Cette diminution a été compensée d'abord par une réduction des réserves de change, puis par des dévaluations de l'ordre de 50 à 70 pour cent dans les pays les plus touchés. (Au début de janvier 2002, l'Argentine a décidé d'abandonner la parité entre le peso argentin et le dollar EU instituée dix ans plus tôt, et a dévalué le peso de 30 pour cent, ce qui a déclenché une série de dévaluations dans la région.) La faiblesse persistante des prix de nombreux produits de base en 2002 a limité les recettes d'exportations de nombreux pays de la région et le fort ralentissement de l'activité économique a considérablement freiné les importations.

La crise financière en Argentine, les répercussions économiques sur ses voisins du MERCOSUR, et les troubles civils au Venezuela sont les principaux facteurs qui ont contribué à la contraction de près de 7 pour cent des importations de marchandises de l'Amérique latine en 2002. Celles de l'Argentine se sont effondrées, chutant de 55 pour cent, ce qui est beaucoup plus que les plus fortes baisses enregistrées pendant la crise financière asiatique. Parmi les sept grandes régions examinées ici, l'Amérique latine est celle où la diminution des importations a été la plus marquée, contrastant avec ses résultats commerciaux dans les années 90, pendant lesquelles ses importations et ses exportations avaient augmenté à un rythme bien supérieur à la moyenne mondiale. Les exportations de marchandises ont légèrement progressé car le recul du commerce intrarégional a été compensé par l'augmentation des exportations vers les autres régions. Pour la première fois depuis 1991, la balance du commerce des marchandises (calculée sur une base f.a.b.) est redevenue positive. D'après les estimations, les importations de services commerciaux ont diminué de plus de 10 pour cent en 2002. À la différence des exportations de marchandises, les exportations de services commerciaux de la région ont reculé d'environ 6 pour cent.

  
Graphique 4
Évolution divergente des exportations et des importations de marchendise du MERCOSUR en 2002
(En milliards de dollars)

  
Les pays du MERCOSUR ont augmenté de 1 pour cent leurs exportations totales, car la contraction spectaculaire du commerce intrarégional, qui a diminué d'un tiers, a été compensée par une augmentation de 5 pour cent des expéditions vers toutes les autres destinations. Le Brésil, qui est le pays le moins dépendant du commerce intra-MERCOSUR, a augmenté de 4 pour cent ses exportations totales de marchandises. En 2000, le commerce intra-MERCOSUR avait représenté environ un cinquième des exportations et des importations totales. Mais en raison des énormes difficultés économiques de la région au cours des dernières années, sa part a chuté très rapidement. Sa part des exportations a été réduite de près de moitié (de 20 pour cent à 11 pour cent).

Les exportations de marchandises de l'Amérique latine ont légèrement augmenté car la contraction du commerce intrarégional a été compensée par l'augmentation des exportations vers les autres régions. La remontée des prix des produits de base pendant l'année et la reprise économique aux États-Unis ont contribué à cette progression. La plupart des pays d'Amérique latine ont vu leurs importations diminuer ou stagner, alors que celles du Costa Rica ont augmenté de 9 pour cent. Le Mexique a profité de la reprise aux États-Unis tandis qu'au Costa Rica, la reprise des expéditions de semi-conducteurs a stimulé à la fois les importations et les exportations. Malgré la faiblesse persistante des prix de nombreux produits primaires, les exportations de bon nombre des pays d'Amérique centrale et des Caraïbes se sont nettement redressées.

En Europe occidentale, l'activité économique est restée atone. En Allemagne, principale économie de la région, la demande intérieure a diminué et dans plusieurs autres pays, elle a stagné. Dans la zone euro, la consommation publique a été la catégorie de dépenses la plus dynamique tandis que la consommation privée a fléchi et l'investissement fixe des entreprises a diminué de près de 3 pour cent.

Étant donné la dépréciation d'environ 5 pour cent du dollar EU par rapport à l'euro, à la livre et à plusieurs autres monnaies européennes, les résultats commerciaux de l'Europe occidentale, exprimés en dollars, dissimulaient la stagnation du commerce en volume. Les exportations de marchandises en dollars ont augmenté de 5,5 pour cent tandis que l'accroissement des importations a été limité à 3,5 pour cent. Les importations de l'UE en provenance des pays tiers ont stagné mais le commerce intrarégional s'est accru de 4,5 pour cent. Les exportations vers les pays tiers ont été la composante la plus dynamique du commerce de l'UE, avec une augmentation d'environ 6 pour cent. Parmi les autres pays d'Europe occidentale, la Suisse a vu ses exportations de marchandises augmenter de 7 pour cent, en grande partie en raison de l'appréciation du franc suisse. Du fait de la stagnation de l'économie suisse, les importations n'ont pas changé par rapport à l'année précédente. En Turquie, les importations se sont nettement redressées en 2002, après avoir fléchi l'année précédente, et les exportations ont encore affiché une croissance à deux chiffres.

Les exportations de services commerciaux de l'Europe occidentale, qui représentent près de la moitié du commerce mondial des services, ont augmenté de près de 8 pour cent, ce qui était un peu plus que les importations. Leur augmentation, en dollars, a été due pour l'essentiel aux variations des taux de change. Les exportations de services de transport sont celles qui ont le moins progressé tandis que les exportations des autres services commerciaux sont celles qui ont affiché les meilleurs résultats en 2002.

Plus d'une décennie après la chute du mur de Berlin et la dissolution de l'URSS, les économies en transition sont encore aux prises avec leur transformation d'économie planifiée en économie de marché. Le processus de transition a été marqué en particulier par la réorientation massive des courants d'échanges de l'intérieur de la région vers l'extérieur, en particulier vers l'Europe occidentale. Cette restructuration peut être observée non seulement dans le commerce des pays d'Europe centrale et orientale et des États baltes mais aussi dans celui des pays de la Communauté d'États indépendants (CEI). Malgré une croissance économique assez vigoureuse dans la région, la part du commerce intrarégional dans les exportations et les importations de marchandises de la CEI a diminué d'un tiers et d'un cinquième, respectivement.

Le commerce de marchandises des pays en transition a été soutenu par la forte croissance de la demande intérieure, surtout de la consommation privée, et par l'accroissement des entrées d'IED en Europe centrale et orientale. Les importations de marchandises et de services commerciaux de la région ont connu une croissance à deux chiffres. La croissance des exportations a été un peu moins forte que celle des importations mais elle a quand même été deux fois plus rapide que celle du commerce mondial des marchandises et des services commerciaux.

Les exportations de marchandises des pays en transition ont progressé de 8 pour cent en 2002, atteignant le niveau record de 310 milliards de dollars. La Fédération de Russie, principale nation commerçante de la région, a vu ses exportations de marchandises augmenter de 3,5 pour cent tandis que les 14 autres pays en transition ont vu leurs importations augmenter de plus de 10 pour cent. Des données préliminaires indiquent que les exportations et les importations de services commerciaux de ces pays ont progressé respectivement d'environ 8 pour cent et 12 pour cent en 2002.

Les données préliminaires disponibles sur la production et le commerce de l'Afrique en 2002 n'indiquent aucun renversement de tendance en ce qui concerne les revenus ou la participation au commerce mondial. Les revenus moyens par habitant ont peu changé et la croissance du commerce de la région a été inférieure à celle du commerce mondial. Bien que plusieurs indicateurs de la dette se soient améliorés et que les prix des produits de base autres que le pétrole aient légèrement remonté par rapport à leurs faibles niveaux de 2001, une croissance générale de la production et du commerce n'a pas encore eu lieu.

En 2002, le commerce des marchandises et des services commerciaux de l'Afrique a augmenté moins vite que le commerce mondial.(6) Les exportations et les importations de marchandises n'ont que faiblement progressé. Les pays africains exportateurs de pétrole ont vu leurs exportations diminuer de nouveau (-3 pour cent) et leurs importations ont chuté de 5 à 10 pour cent. Les exportations et les importations de l'Afrique du Sud ont augmenté de 2 à 3 pour cent après avoir diminué l'année précédente. Il est probable que les exportations des autres pays africains non exportateurs de pétrole ont augmenté plus fortement, d'environ 6 pour cent. Cette forte croissance a résulté principalement de la vigoureuse reprise des exportations en 2002, après la baisse de l'année précédente, dans plusieurs pays (dont le Maroc, l'Égypte, la Côte d'Ivoire et le Ghana). On estime cependant que sur 53 pays africains, six seulement ont enregistré une croissance soutenue de leurs exportations pendant la période 1999-2002.(7) La croissance globale des importations de marchandises de l'Afrique a été freinée par la contraction des importations du Nigéria et de l'Égypte, qui étaient en 2001 les troisième et deuxième importateurs de marchandises de la région. Toutefois, dans au moins 15 autres pays africains, les importations ont affiché une croissance à deux chiffres.

  
Tableau 2
Croissance de la valeur du commerce des marchandises par région, 1990-2002
(En milliards de dollars et en pourcentage)

  Exportations Importations
  Valeur Variation annuelle
%
Valeur Variation annuelle
%
  2002 1990–2000 2001 2002 2002 1990–2000 2001 2002

Monde

6 240 6 –4 4 6 501 6 –4 3
 

Amérique du Nord

946 7 –7 –4 1 431 9 –6 2

États-Unis

694 7 –7 –5 1 202 9 –6 2
 

Amérique latine

351 9 -3 1 355 12 -2 -7

Mexique

161 15 -5 1 176 15 -4 0

MERCOSUR

88 6 4 1 62 12 -6 -26

Autres pays

102 6 -7 0 116 7 3 -3
 

Europe occidentale

2 648 4 0 5 2 644 4 -2 4

Union européenne (15)

2 441 4 0 5 2 438 4 -2 3

Sans le commerce intra-UE

939 5 1 6 931 5 -4 1

Commerce intra-UE

1 502 4 -1 5 1 507 4 -1 5
 

Économies en transition

309 10 5 8 297 8 11 10

Europe centrale et orientale

145 10 12 12 176 12 9 10

Fédération de Russie

107 - -2 4 60 - 20 12

 

Afrique

139 3 -6 1 133 3 2 1

 

Moyen-Orient

236 6 -7 -2 183 5 4 2

 

Asie

1 610 8 -9 8 1 457 8 -7 6

Japon

416 5 -16 3 336 5 -8 -4

Pays en développement d'Asie

1 114 11 -7 10 1 033 9 -7 9

Chine

326 15 7 22 295 16 8 21

Pays exportateurs de technologies de l'information (6) a

618 10 -13 7 561 9 -13 6

 

Pour mémoire:

1 841 9 -7 6 1 704 9 -4 4

Pays en développement

1 841 9 -7 6 1 704 9 -4 4

PMA

38 7 1 4 45 5 4 3

a Corée, Rép. de, Malaisie, Philippines, Singapour, Taipei chinois et Thaïlande.

  
En 2002, la croissance du commerce et de la production au Moyen-Orient a été freinée par la baisse de la production pétrolière de la région et par l'aggravation des tensions politiques. Comme les combustibles représentent plus des trois quarts des exportations de marchandises de la région, la diminution de la production pétrolière a des répercussions immédiates sur les recettes d'exportation. Il convient de noter que, depuis quelques années, les exportations du Moyen-Orient sont davantage orientées vers l'Asie, qui reçoit plus de la moitié des exportations de combustibles de la région.

En 2002, le commerce des marchandises et des services commerciaux du Moyen-Orient n'a pas progressé au même rythme que le commerce mondial. On estime que les exportations de marchandises de la région n'ont que légèrement diminué, malgré le recul des exportations de plusieurs grands pays exportateurs de pétrole. Cela est dû à la croissance à deux chiffres des exportations de quelques pays exportateurs plus petits. Du fait de la montée des tensions dans la région, les recettes provenant du tourisme ont baissé, ce qui a entraîné une diminution globale d'environ 4 pour cent des exportations de services commerciaux. En Israël, le niveau des exportations et des importations est resté faible.

En 2002, l'évolution du commerce en Asie a reflété les scénarios de croissance divergents du Japon, qui reste la principale économie asiatique, et de la Chine et de l'Inde, qui sont les deux pays les plus peuplés du monde. Alors que la demande intérieure a stagné au Japon, la croissance s'est poursuivie à un rythme rapide en Chine et en Inde. La croissance s'est aussi accélérée dans les pays de l'ANASE et dans les autres pays d'Asie de l'Est par rapport à l'année précédente, mais pour la plupart d'entre eux, elle a été moins forte qu'au début des années 90.

  
Tableau 3
Croissance de la valeur du commerce mondial des services commerciaux par région, 1990-2002
(En milliards de dollars et en pourcentage)

 

Exportations  Importations

 

Valeur

Variation annuelle
%

Valeur

Variation annuelle
%

 

2002

1990–2000

2001

2002

2002

1990–2000

2001

2002

monde

1538 7 –1 5 1522 6 –1 5

 

Amérique du Nord

304 7 –4 3 260 7 –5 11

États-Unis

268 7 –4 3 218 8 –5 13

 

Amérique latine

55 7 –2 –6 63 7 0 –12

Mexique

13 7 –7 0 16 5 –1 –1

MERCOSUR

13 8 –5 –13 19 10 –3 –26

Autres pays

30 7 1 –5 28 7 3 –6
 

Europe occidentale

744 5 1 7 695 5 2 6

Union européenne (15)

673 5 2 8 651 6 3 6

 

Économies en transition

58                  … 7 8 63                … 11 12

Europe centrale et orientale

33                  … 6 3 29                  … 7 12

Fédération de Russie

12                  … 10 18 21                  … 12 13
 

Afrique

29 5 1 –6 40 4 4 1
 

Moyen-Orient

32 9 –7 –4 47 4 –6 3
 

Asie

316 9 –1 5 354 7 –4 1

Japon

65 5 –7 2 105 3 –7 –2

Pays en développement d'Asie

230 11 2 6 227 11 –1 2

Chine

37 18 9 13 44 24 9 13

Hong Kong, Chine

44 8 2 6 24 8 –1 –2

Corée, Rép. de

29 13 0 –1 34 13 0 2

Singapour

27 8 –2 3 21 10 –6 1
 

Pour mémoire:

 

 

 

 

 

 

 

 

Pays en développement

346 9 0 2 377 8 –1 –1

PMA

6 6 –4 5 16 4 13 4


  
Le commerce de marchandises de l'Asie a connu une vigoureuse reprise en 2002, sans toutefois atteindre le niveau enregistré en 2000. En 2002, le commerce des services commerciaux a été moins dynamique que le commerce des marchandises; les exportations ont augmenté de 5 pour cent et les importations n'ont progressé que légèrement. Alors que la fin du boom des technologies de l'information a été la principale cause de l'effondrement des exportations de l'Asie en 2001, la modeste augmentation de la production dans ce secteur a été un facteur important de la reprise en 2002. Le redressement du secteur a profité aux six pays asiatiques dont les exportations consistent en grande partie en produits électroniques. Toutefois, la progression d'environ 6 pour cent de leurs exportations et de leurs importations n'a pas été suffisante pour compenser pleinement la forte contraction enregistrée en 2001.

En 2002, le commerce du Japon a présenté deux grandes caractéristiques. La faiblesse de la demande intérieure et la dépréciation du yen par rapport au dollar EU, en moyenne annuelle, ont favorisé la croissance des exportations plus que celle des importations et ont entraîné une baisse des prix en dollars tant à l'exportation qu'à l'importation. En conséquence, l'augmentation de la valeur en dollars des exportations de marchandises du Japon a été limitée à 3 pour cent et les importations ont encore diminué, de près de 4 pour cent. La seconde caractéristique a été la forte augmentation des échanges bilatéraux avec la Chine. Les exportations du Japon vers la Chine ont augmenté de 20 pour cent et ses importations en provenance de Chine de 7 pour cent. L'an dernier, la Chine est devenue le principal fournisseur de marchandises du Japon, à la place des États‑Unis.

La croissance des exportations et des importations de la Chine s'est nettement accélérée en 2002. Sur l'ensemble de l'année, les exportations et les importations de marchandises ont augmenté de plus de 20 pour cent et, au quatrième trimestre, la valeur du commerce était supérieure d'un tiers à celle enregistrée pendant la même période de 2001. La forte expansion du commerce de la Chine en 2002 peut être attribuée dans une large mesure aux entrées d'investissements sans précédent qui, dans le passé, étaient destinés en grande partie au secteur d'exportation. La libéralisation du commerce dans le secteur automobile a entraîné une baisse des prix intérieurs, ce qui a contribué à la forte augmentation de la demande de voitures de tourisme, à la poussée des importations de produits de l'industrie automobile (qui ont augmenté de 40 pour cent en valeur) et à l'augmentation spectaculaire de la production intérieure. Dans le secteur de l'agriculture, les exportations de produits agricoles de la Chine ont progressé de 13 pour cent (en valeur), tandis que ses importations ont augmenté de 8,5 pour cent. À bien des égards, la montée en puissance de la Chine en Asie s'est poursuivie l'an passé grâce à une croissance forte et soutenue, à l'augmentation des entrées d'IED et à l'essor remarquable de son commerce, qui a été à l'origine de plus du cinquième de l'augmentation des exportations et des importations mondiales de marchandises, l'an dernier. La Chine est devenue non seulement un fournisseur majeur, mais aussi un important marché pour de nombreux pays.(8) Elle est maintenant le cinquième exportateur et importateur mondial de marchandises, devant le Royaume-Uni.

Le commerce de l'Asie a été caractérisé aussi par l'affaiblissement relatif du dynamisme de Singapour et de Hong Kong, Chine au cours des dernières années. Ce phénomène peut être attribué à au moins deux facteurs. Premièrement, Singapour et Hong Kong, Chine sont devenus l'un et l'autre des pays à revenu élevé et ont perdu leur avantage compétitif pour bon nombre de leurs exportations traditionnelles de produits manufacturés, ce qui les a amenés à réorienter leur stratégie de développement économique vers le secteur des services. Après avoir diminué de plus de 10 pour cent en 2001, les exportations d'origine locale de Hong Kong, Chine ont reculé de 18 pour cent en 2002 tandis que celles de Singapour n'ont progressé que de 1,5 pour cent. Deuxièmement, dans le secteur des services, la position de ces économies en tant que centres régionaux de distribution et de transit est maintenant contestée par les pays voisins.

  
Perspectives pour 2003

Au moment de la rédaction de ce rapport (avril 2003), la guerre au Moyen-Orient assombrit les perspectives à court terme de l'économie mondiale. Les prévisions concernant l'évolution de la production et du commerce au niveau mondial dépendent largement du déroulement du conflit en Iraq. Dans l'hypothèse optimiste d'une guerre de courte durée, la question cruciale est de savoir si la stabilité politique pourra être rétablie rapidement en Iraq et si elle pourra être maintenue dans l'ensemble de la région. Dans ce scénario qui est le plus favorable pour l'économie mondiale, on pourrait s'attendre à une baisse du prix du pétrole par rapport à son niveau de crise actuel de 33 dollars le baril, ce qui stimulerait l'activité économique mondiale.

Le conflit militaire au Moyen-Orient pourrait aussi avoir des répercussions sur les relations internationales, qui vont bien au-delà des questions d'approvisionnement en pétrole et de stabilité régionale. Il pourrait mettre à l'épreuve l'ensemble du système d'institutions et d'accords internationaux qui a jusqu'à présent servi de base à la gouvernance mondiale, ce qui marquerait le début d'une ère plus incertaine dans les relations internationales.(9) L'érosion de la confiance dans les institutions internationales pourrait encourager la constitution de blocs entre pays ayant des intérêts communs et l'adoption de politiques introverties.

Le ralentissement de la croissance économique observé dans les pays industriels au dernier trimestre de 2002, le manque de confiance persistant des entreprises et des consommateurs dans les premiers mois de 2003, dont témoigne le marasme des marchés boursiers, et la hausse du prix du pétrole amènent à revoir à la baisse les prévisions économiques faites à la fin de 2002, qui tablaient sur une légère accélération de la croissance de la production mondiale et sur une nette augmentation du commerce mondial en moyenne annuelle. Étant donné l'évolution récente des taux de change — en particulier la forte appréciation de l'euro et du yen vis-à-vis du dollar EU — les prévisions de croissance doivent être revues à la baisse pour l'UE et le Japon et à la hausse pour les États-Unis, de sorte que l'écart prévu entre les taux de croissance de la demande dans ces économies est plus important.

D'après les prévisions, les flux commerciaux mondiaux augmenteront de moins de 3 pour cent en 2003. Dans l'hypothèse où la croissance du commerce reste faible mais positive au premier trimestre de 2003 et s'accélère légèrement ensuite — avec la reprise de l'activité économique au niveau mondial — la prévision d'une croissance annuelle du commerce serait de l'ordre de 2 à 3 pour cent. Ce taux serait inférieur au taux moyen enregistré dans les années 90.

  
Sur le site Internet de l'OMC
> Communiqué de presse de l'an dernier (2 mai 2002):
Le commerce devrait légèrement se redresser en 2002 après avoir fortement fléchi en 2001
> Communiqué de presse sur les dernières statistiques du commerce international (7 octobre 2002)
Supachai: les chiffres décevants du commerce soulignent la nécessité d'accélérer les négociations commerciales
Statistiques du commerce
> Recherches et analyses économiques de l'OMC
 


Tableau 1 de l'Appendice
Principaux exportateurs et importateurs participant au commerce mondial des marchandises, 2002
(En milliards de dollars et en pourcentage)

Rang

Exportateurs

 Valeur

Part

Variation annuelle
%

Rang

Importateurs

 Valeur

Part

Variation annuelle
%

1

États-Unis

693,5

10,8

-5

1

États-Unis

1 202,5

18,0

2

2

Allemagne

612,2

9,5

7

2

Allemagne

493,3

7,4

1

3

Japon

416,0

6,5

3

3

Royaume-Uni

339,8

5,1

2

4

France

329,5

5,1

2

4

Japon

336,4

5,0

-4

5

Chine

325,6

5,1

22

5

France

326,4

4,9

-1

6

Royaume-Uni

275,9

4,3

1

6

Chine

295,2

4,4

21

7

Canada

252,5

3,9

-3

7

Italie

241,1

3,6

4

8

Italie

252,0

3,9

5

8

Canada

227,6

3,4

0

9

Pays-Bas

243,4

3,8

5

9

Pays-Bas

217,7

3,3

4

10

Belgique

213,2

3,3

12

10

Hong Kong, Chine

208,6

3,1

3

 

 

 

 

 

 

Importations définitives a

24,7

0,4

-21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11

Hong Kong, Chine

200,6

3,1

5

11

Belgique

195,7

2,9

10

 

Exportations d'origine locale

16,7

0,3

-18

12

Mexique

176,5

2,6

0

 

 Réexportations

183,9

2,9

8

13

Espagne

153,7

2,3

-1

12

Corée, Rép. de

162,5

2,5

8

14

Corée, Rép. de

152,1

2,3

8

13

Mexique

160,8

2,5

1

15

Singapour

116,2

1,7

0

14

Taipei chinois

130,3

2,0

6

 

Importations définitives

57,7

0,9

-5

15

Singapour

125,6

2,0

3

16

Taipei chinois

112,6

1,7

5

 

Exportations d'origine locale

67,0

1,0

1

17

Suisse

83,5

1,2

-1

 

Réexportations

58,6

0,9

5

18

Malaisie

80,2

1,2

9

16

Espagne

118,9

1,9

2

19

Autriche

77,7

1,2

4

17

Féd. de Russie

106,9

1,7

4

20

Australie

72,7

1,1

14

18

Malaisie

95,7

1,5

9

 

 

 

 

 

19

Irlande

88,6

1,4

7

 

 

 

 

 

20

Suisse

87,6

1,4

7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21

Suède

80,7

1,3

7

21

Suède

65,9

1,0

4

22

Autriche

79,1

1,2

12

22

Thaïlande

64,5

1,0

4

23

Arabie saoudite

73,9

1,2

1

23

Féd. de Russie

60,0

0,9

12

24

Thaïlande

68,6

1,1

5

24

Inde

56,3

0,8

12

25

Australie

65,0

1,0

3

25

Pologne

54,8

0,8

9

26

Brésil

60,4

0,9

4

26

Irlande

51,9

0,8

3

27

Norvège

60,3

0,9

2

27

Brésil

49,5

0,7

-15

28

Danemark

56,8

0,9

10

28

Danemark

49,2

0,7

9

29

Indonésie

52,0

0,8

0

29

Turquie

48,8

0,7

18

30

Inde

50,0

0,8

15

30

Rép. tchèque b

40,6

0,6

11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Total c

5 538

86,2

-

 

Total c

5 651

84,5

-

 

Monde c

6 424

100,0

4

 

Monde c

6 685

100,0

 

a Les importations définitives s'entendent déduction faite des réexportations.
b Importations f.a.b.
c Y compris d'importantes réexportations ou importations destinées à la réexportation.


  
Tableau 2 de l'Appendice
Principaux exportateurs et importateurs participant au commerce mondial des services commerciaux, 2002
(En milliards de dollars et en pourcentage)

Rang Exportateurs Valeur Part Variation annuelle
%
Rang Importateurs Valeur Part Variation annuelle
%

1

États-Unis

267,8

17,4

3

1

États-Unis

218,4

14,3

13

2

Royaume-Uni

121,0

7,9

10

2

Allemagne

142,8

9,4

4

3

Allemagne

94,9

6,2

14

3

Japon

105,3

6,9

-2

4

France

84,0

5,5

5

4

Royaume-Uni

98,0

6,4

6

5

Japon

64,7

4,2

2

5

France

64,3

4,2

4

6

Espagne

61,1

4,0

6

6

Italie

61,7

4,0

11

7

Italie

58,7

3,8

3

7

Pays-Bas

55,9

3,7

5

8

Pays-Bas

54,7

3,6

5

8

Belgique-Luxembourg

47,9

3,1

12

9

Belgique-Luxembourg

53,3

3,5

9

9

Chine

44,2

2,9

 ...

10

Hong Kong, Chine

44,0

2,9

6

10

Canada

41,7

2,7

0

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11

Chine

37,3

2,4

 ...

11

Irlande

38,8

2,5

12

12

Canada

36,2

2,4

2

12

Espagne

36,2

2,4

9

13

Autriche

36,1

2,3

11

13

Corée, Rép. de

33,9

2,2

2

14

Corée, Rép. de

29,3

1,9

-1

14

Autriche

33,8

2,2

8

15

Suisse

27,3

1,8

5

15

Danemark

24,6

1,6

5

16

Singapour

27,0

1,8

3

16

Taipei chinois

24,4

1,6

3

17

Danemark

26,9

1,8

0

17

Hong Kong, Chine

23,9

1,6

-2

18

Irlande

26,2

1,7

31

18

Suède

23,1

1,5

1

19

Suède

22,0

1,4

1

19

Féd. de Russie

20,7

1,4

13

20

Taipei chinois

21,3

1,4

10

20

Singapour

20,6

1,4

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21

Inde

20,7

1,3

8

21

Australie

17,0

1,1

3

22

Grèce

18,9

1,2

-3

22

Norvège

16,5

1,1

8

23

Norvège

18,8

1,2

5

23

Mexique

16,4

1,1

-1

24

Australie

16,0

1,0

1

24

Thaïlande

16,3

1,1

13

25

Thaïlande

14,9

1,0

16

25

Indonésie

15,7

1,0

...

26

Turquie

14,4

0,9

-10

26

Malaisie

15,6

1,0

-5

27

Malaisie

14,1

0,9

-2

27

Inde

15,5

1,0

-14

28

Mexique

12,6

0,8

0

28

Suisse

15,3

1,0

1

29

Féd. de Russie

12,4

0,8

18

29

Brésil

13,6

0,9

-14

30

Pologne

9,8

0,6

0

30

Israël

12,5

0,8

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Total

1 345,0

87,5

6

 

Total

1 315,0

86,4

6

 

Monde

1 540,0

100,0

5

 

Monde

1 520,0

100,0

5


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Notes:
(1) Au milieu de 2002, les taux d'utilisation des capacités dans le secteur manufacturier aux États‑Unis, au Japon et dans la zone euro étaient encore bien inférieurs aux taux moyens enregistrés dans les années 90. retour au texte
(2) Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Preliminary Overview of the Economies of Latin America and the Caribbean 2002 (2003). retour au texte
(3) D'après des sources industrielles, les ventes mondiales de matériel électronique et de matériel informatique ont diminué d'environ 5 pour cent en 2002 et celles de matériel de fabrication de semi-conducteurs de plus de 20 pour cent. retour au texte
(4) Département du commerce des États-Unis, Commerce News, FT-900-12, pièce n° 11, page 16. retour au texte
(5) Cette augmentation est liée pour l'essentiel à la reprise des importations de services d'assurance aux États-Unis, qui avaient diminué en raison des paiements d'assurance effectués à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001. retour au texte
(6) Au moment de la rédaction de ce rapport (début de mars 2003), seuls quatre pays africains avaient communiqué des données sur leur commerce de marchandises pour l'ensemble de l'année. retour au texte
(7) Ces six pays sont les suivants: Guinée équatoriale, Lesotho, Mozambique, Seychelles, Sierra Leone et Tanzanie. retour au texte
(8) En 2001, la Chine a été le principal marché d'exportation de huit pays en développement et le deuxième marché de cinq autres pays. retour au texte
(9) Voir Martin Wolf, America may not like the new world it is about to create, Financial Times, 12 mars 2003. retour au texte