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OMC: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 2005 PRESS/401 La part des pays en développement dans le commerce de marchandises fait un bond: jamais elle n'a été aussi élevée ces 50 dernières années A la faveur de la hausse des prix du pétrole et des produits de base, et de la croissance vigoureuse du commerce mondial, caractérisée entre autres choses par la reprise du commerce de matériel de bureau et de télécommunication, les pays en développement ont vue leur part des échanges mondiaux de marchandises s'accroître fortement en 2004 pour atteindre 31%, son niveau le plus élevé depuis 1950, d'après les chiffres publiés par l'OMC le 14 avril 2005. |
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Communiqué de presse de l'an dernier (5 avril 2004) >
Recherches et analyses économiques de l'OMC
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“Comme le commerce joue un rôle sans cesse accru dans l'activité économique, il est de plus en plus important pour le développement et la réduction de la pauvreté. Un nombre toujours plus grand de pays développent leur commerce tout en participant plus activement à l'élaboration des règles commerciales”, a déclaré le Directeur général, M. Supachai Panitchpakdi. “Les exportations de l'Afrique, par exemple, ont connu l'an dernier une croissance impressionnante de 30 pour cent, après avoir fortement augmenté en 2003. Cette croissance des exportations africaines, attribuable dans une large mesure à la hausse des prix des produits de base, est la plus élevée jamais enregistrée depuis 1980. Elle est allée de pair avec une nouvelle expansion de la production qui, en 2004, s'est chiffrée, pour l'ensemble du continent, à plus de 4 pour cent. Les experts prévoient un taux de croissance comparable pour 2005”, a ajouté le Directeur général. “C'est grâce au commerce
que les pays peuvent se frayer un chemin vers le développement durable
et la progression du niveau de vie. Si la tendance actuelle est
encourageante, l'expansion du commerce est encore entravée par des
obstacles, qui doivent être démantelés. Ces obstacles existent dans tous
les pays Membres de l'OMC et constituent un frein à la croissance
économique. Le meilleur moyen de les réduire et de mettre en place des
règles commerciales plus équitables pour toutes les nations est
d'achever le cycle de négociations commerciales prévu par le Programme
de Doha pour le développement”, a dit M. Supachai. Faits saillants: les principales tendances du commerce en 2004 En 2004, l'économie mondiale, étonnamment vigoureuse, a stimulé la croissance du commerce mondial des marchandises en termes réels, malgré les niveaux records atteints par le cours du pétrole brut. Le taux d'expansion du commerce approchait les 10 pour cent au milieu de l'année mais il a fléchi au second semestre, parallèlement à la croissance du PIB mondial. La croissance du commerce des marchandises en termes nominaux (21 pour cent) n'a jamais été aussi forte ces 25 dernières années, ce qui s'explique à la fois par la vigueur de la croissance du commerce en termes réels (9 pour cent) et une hausse brutale des prix en dollars (11 pour cent). En 2004, la valeur en dollars du commerce mondial des services commerciaux s'est accrue de 16 pour cent. L'expansion du commerce des services a été favorisée par une nette reprise des services de transport et de voyage. Les prix des produits de base ont à nouveau augmenté plus vite que ceux des produits manufacturés en 2004. Les prix des combustibles et des métaux se sont accrus de plus de 30 pour cent, d'après l'indice des prix des produits de base du FMI. Les prix des boissons et des fibres textiles, en revanche, ont beaucoup moins progressé, leur hausse n'ayant été que marginale en 2004. L'évolution des prix a déterminé dans une large mesure la croissance en valeur du commerce des marchandises par région. Les régions/pays où les combustibles représentent une part importante des exportations de marchandises ont enregistré en 2004 une croissance de leurs exportations supérieure à la moyenne — c'est le cas du Moyen-Orient, de l'Afrique et de la Communauté d'États indépendants. Pour ce qui est de la CEI, une très forte croissance économique a également contribué à une reprise du commerce à l'intérieur de ce groupe de pays. En Asie, la croissance du commerce des marchandises a bénéficié de la forte demande d'importation des États-Unis et les échanges entre pays de la région ont été dynamisés par la reprise du commerce des produits électroniques. En 2004, la Chine est devenue la première nation commerçante d'Asie pour le commerce des marchandises et le troisième exportateur mondial de marchandises. Elle était déjà le troisième importateur en 2003. Toutes régions confondues, c'est en Amérique du Nord que la croissance des exportations et des importations de marchandises a été la plus faible en termes nominaux. C'est aussi la seule des sept grandes régions couvertes par ce rapport qui ait enregistré un déficit commercial sur une base f.a.b-f.a.b en 2004. À eux seuls, les États-Unis avaient un déficit du commerce des marchandises de 618 milliards de dollars (f.a.b.-f.a.b.), équivalant au chiffre record de 6 pour cent de leur PIB et aussi à 7 pour cent du commerce mondial des marchandises. L'élargissement de l'Union européenne à 25 pays en mai 2004 a stimulé les échanges entre les nouveaux et les anciens membres. Si l'on inclut le commerce intracommunautaire, l'Union européenne élargie a assuré 42 pour cent des exportations mondiales de marchandises et 52 pour cent des exportations mondiales de services commerciaux en 2004. L'Europe a été la seule région où la croissance de la valeur en dollars du commerce des marchandises et des services n'a pas dépassé le niveau de l'année précédente, mais cela s'explique entièrement par l'évolution des taux de change. Mesurées en euros, les exportations (et importations) européennes de marchandises et de services commerciaux se sont accrues plus vite en 2004 qu'en 2003. La hausse des prix du pétrole a entraîné une
amélioration des termes de l'échange des pays en développement en tant
que groupe, en particulier ceux des régions en développement du Moyen-Orient,
d'Afrique et d'Amérique latine. La bonne tenue des prix des produits de base et
la reprise du commerce du matériel de bureau et de télécommunication se sont
traduites par une forte augmentation des exportations de marchandises des pays
en développement. La part des économies en développement dans les exportations
mondiales de marchandises a été de 31 pour cent en 2004 — son niveau le plus
élevé depuis 1950. Commerce et production: en 2004, l'expansion a été supérieure à la croissance enregistrée sur le long terme En 2004, l'économie mondiale a progressé de 4 pour cent, taux annuel qui n'avait pas été atteint depuis plus d'une décennie. Le PIB mondial avait en outre une plus large assise régionale que pendant les trois années précédentes, ce qui assurait une base solide pour une accélération de la croissance du commerce mondial. Le commerce mondial des marchandises a augmenté de 9 pour cent en valeur réelle, ce qui est le meilleur résultat annuel depuis 2000 et correspond à plus du double de l'accroissement de la production mondiale (PIB mesuré aux prix du marché). En 2004, l'expansion du commerce a été elle aussi nettement supérieure à la moyenne de la dernière décennie (voir le graphique 1 ci-dessous et le tableau 1).
Graphique 1
Source: OMC Avec des taux de 7 et 8 pour cent respectivement, l'Asie en développement et les pays de la CEI sont des régions qui ont de nouveau enregistré la plus forte croissance du PIB. En Amérique du Sud, le PIB a augmenté de 6 pour cent, ce qui représentait non seulement l'amélioration la plus nette par rapport à l'année précédente au niveau régional, mais aussi le taux de croissance le plus élevé depuis 1986. En Afrique et au Moyen-Orient, le PIB a progressé d'environ 4 pour cent en 2004, soit plus rapidement que dans les années 90 et à peu près autant que l'économie mondiale. En Amérique du Nord, la croissance s'est accélérée pour atteindre 4,3 pour cent, chiffre supérieur à celui des deux dernières décennies qui se situait en moyenne un peu au dessus de 3 pour cent. En Europe et au Japon, l'activité économique a repris, mais la croissance s'est limitée à 2,3 et 2,6 pour cent respectivement en 2004, résultat bien inférieur à celui de toutes les autres régions. La croissance européenne a surtout manqué de vigueur dans la zone euro, où le PIB n'a augmenté que de 2 pour cent. (1). L'augmentation du revenu par habitant ne signifie pas nécessairement une baisse du chômage ni une réduction de la pauvreté. Toutefois, en 2004, grâce à la vigueur de l'expansion économique la situation de l'emploi s'est améliorée en Amérique du Nord et du Sud, dans la Communauté d'États indépendants (CEI) et en Asie. Parmi les principaux pays développés, le chômage a reculé dans les pays anglophones — Australie, Royaume-Uni et États Unis — ainsi qu'au Japon, mais il est demeuré très élevé dans la zone euro (2). D'après la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), le chômage urbain a diminué dans l'ensemble en Amérique latine car les taux élevés du chômage qui prédominaient en Argentine, au Brésil, en Colombie et au Venezuela ont été sensiblement abaissés en 2004 (3).
Sources: OMC, FMI, Perspectives de l'économie mondiale. Les politiques monétaires et budgétaires ont continué d'accompagner la reprise dans la plupart des régions. Les taux d'intérêt réels sont restés très bas et les déficits publics relativement importants dans les principales économies. En revanche, les déficits budgétaires ne se sont pas davantage creusés en 2004. Les marchés boursiers se sont remarquablement redressés au cours de l'année (4). Le léger accroissement des flux mondiaux
d'investissements étrangers directs (IED) en 2004, qui fait suite à un repli
très marqué pendant trois ans, donne également à penser que la confiance des
milieux d'affaires dans la situation économique mondiale s'améliore (5).
Les États Unis, un certain nombre de pays en développement d'Asie ainsi que
quelques pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont été les principaux
bénéficiaires de l'accroissement des flux d'IED dans le monde. Malgré cette
récente remontée, en 2004, ces flux ont atteint quelque 600 milliards de dollars
seulement, soit moins de la moitié de leur niveau record de 2000 et moins
également qu'en 1998. L'un des éléments nouveaux a été l'entrée en scène de la
Chine comme investisseur dans les ressources naturelles d'un certain nombre de
pays en développement (6). Le
montant total des flux de capitaux à destination des marchés en développement
émergents hors Europe a augmenté en 2004, d'après les estimations de l'Institute
of International Finance (7).
L'accroissement des flux entrants nets d'IED et des prêts du secteur privé,
conjugué à une diminution des sorties nettes de capitaux publics, a contribué à
augmenter sensiblement les réserves de change de ces économies.
Note: Le prix réel est obtenu en ajustant le prix nominal au comptant du pétrole brut (FMI) en fonction de l'indice OMC de la valeur unitaire des exportations mondiales (2000=100). Les prix des matières premières agricoles et des boissons n'ont cependant augmenté que de 3 à 6 pour cent alors que ceux des denrées alimentaires faisaient un bond de 14 pour cent. Ceux des produits manufacturés auraient, selon les estimations, progressé en moyenne de 8,5 pour cent en 2004. Il y a eu des différences notables dans l'évolution des prix des produits manufacturés, non seulement selon les régions mais aussi selon les catégories de produits. En dollars, les prix à l'exportation des produits manufacturés ont beaucoup plus augmenté dans les pays dont la monnaie s'appréciait que dans ceux dont le taux de change demeurait stable par rapport au dollar EU. Quant à l'évolution des prix relatifs des différents groupes de produits, on peut observer une envolée des prix des produits sidérurgiques alors que ceux du matériel informatique et du matériel de télécommunication diminuaient. S'agissant des produits sidérurgiques, cette envolée est due à une forte demande mondiale des secteurs de la construction et des biens d'équipement, conjuguée à une montée spectaculaire des prix des minerais utilisés comme intrants. Dans le cas du matériel informatique et du matériel de télécommunication, les gains de productivité et l'expansion des capacités ont plus que compensé l'augmentation de la demande. Les prix à l'exportation des produits chimiques, en particulier les produits chimiques organiques et les matières plastiques, ont accusé une plus forte hausse que ceux de tous les produits manufacturés. Les prix, les taux de change et l'évolution de la
demande ont tous influé sur les courants d'échanges mondiaux exprimés en
dollars. La hausse des cours du pétrole et des métaux a entraîné une forte
augmentation de la part des combustibles, des métaux ainsi que du fer et de
l'acier dans les exportations mondiales de marchandises, part qui a atteint un
nouveau record cyclique. Le Moyen Orient, l'Afrique et les pays membres de la
CEI sont de gros exportateurs nets de combustibles et de métaux, et leur part
dans le commerce mondial des marchandises a encore regagné du terrain en 2004,
en grande partie grâce à cette évolution des prix. Comme les exportations de
marchandises des pays en développement d'Asie et d'Amérique du Sud se sont elles
aussi accrues de plus de 25 pour cent en 2004, la part des pays en développement
dans le commerce mondial a atteint 31 pour cent, son plus haut niveau depuis
1950.
(a) Paniers de monnaies pondérés en fonction de la valeur des échanges. Les monnaies d'Europe sont celles de la zone euro, du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Suède, de la Norvège, de la Bulgarie, de la République tchèque, de l'Estonie, de la Hongrie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Roumanie et de la République slovaque. Les monnaies d'Asie sont celles du Japon, de la Chine, de la République de Corée, du Taipei chinois, de Singapour et de Hong Kong, Chine. Source: OMC En 2004, l'évolution des taux de change a encore largement contribué à la croissance du commerce en valeur nominale en Europe, mais moins qu'en 2003. La dépréciation moyenne annuelle du dollar EU par rapport à un panier de monnaies européennes a été de 9 pour cent en 2004, ce qui est beaucoup plus que la dépréciation constatée par rapport à un panier de monnaies asiatiques (voir le graphique 3 ci-dessus). C'est en Asie que le volume des exportations de marchandises a enregistré la plus forte croissance réelle en 2004, avec une progression de 14,5 pour cent. En Chine, en République de Corée et à Singapour, l'augmentation a dépassé les 20 pour cent. Au Japon, les exportations réelles de marchandises ont progressé en volume de 11 pour cent, soit un peu plus que le commerce mondial. Les importations de marchandises en Asie se sont accrues de 14,5 pour cent en 2004, soit plus que l'année précédente. Au niveau régional, l'accroissement des importations de marchandises s'est accéléré et a atteint un rythme comparable à celui de l'expansion des exportations mais, dans un cas comme dans l'autre, on constate de grandes différences d'un pays à l'autre. Le Japon et la République de Corée font état d'une croissance réelle des exportations nettement plus forte que celle des importations en 2004 alors que, dans toutes les autres économies d'Asie considérées ensemble, les importations à prix constants ont plus augmenté que les exportations. Avec la reprise de l'activité économique, le commerce réel des marchandises de l'Amérique du Sud a vigoureusement rebondi en 2004. C'est dans cette région que les importations ont le plus augmenté en termes réels. Cela dit, un certain nombre d'économies de l'Amérique centrale et des Caraïbes n'ont pas participé à cette remarquable expansion du commerce, qui a été largement façonnée par les principales entités commerçantes de la région. En Amérique du Sud, les importations de marchandises se sont accrues de 18,5 pour cent en termes réels, soit deux fois plus que le commerce mondial, pendant l'année considérée. Les importations de l'Argentine et du Venezuela ont amorcé une remontée spectaculaire, progressant d'au moins 50 pour cent, tandis que celles du Brésil et du Chili augmentaient de 20 pour cent. Les exportations de la région ont progressé plus lentement que les importations, pour beaucoup en raison du manque de dynamisme du commerce d'exportation de grandes entités commerçantes comme l'Argentine et la Colombie, et du fait que les expéditions du Venezuela n'ont pas complètement repris. L'expansion du commerce des marchandises dans les petites économies de l'Amérique centrale et des Caraïbes est demeurée bien en deçà de la moyenne régionale, qu'il s'agisse des exportations ou des importations. Le commerce de l'Afrique a progressé avec vigueur en 2004. Les exportations se sont accrues d'environ 6 pour cent et les importations d'environ 11 pour cent en termes réels. La croissance des exportations en termes réels a été à peu près la même qu'en 2003 et beaucoup plus forte qu'en 2001 et 2002. S'agissant des importations, la croissance en termes réels a été considérablement plus dynamique en 2004 qu'au cours des années qui ont précédé. L'accélération spectaculaire de la croissance des exportations africaines en termes nominaux par rapport aux années précédentes s'explique, bien entendu, par la hausse du cours du pétrole. Les exportations et les importations de marchandises de la CEI ont poursuivi leur progression en termes réels, à un rythme beaucoup plus rapide que celui du commerce mondial. Grâce aux cours nettement plus élevés des combustibles et des métaux sur les marchés mondiaux, qui ont favorisé une envolée des recettes d'exportation, les importations de la CEI ont continué à augmenter en termes réels, plus rapidement que le commerce mondial pour la quatrième année de suite. Les exportations de la région se seraient elles aussi accrues plus vite que le commerce mondial en termes réels, quoiqu'un peu moins que l'année précédente. La reprise des exportations de l'Amérique du Nord, qui s'était amorcée en 2003, s'est accélérée en 2004. En progression de 7,5 pour cent, les exportations de la région ont encore dépassé leur niveau particulièrement élevé de 2000. La croissance des importations s'est accélérée, progressant de 10 pour cent, rythme de nouveau supérieur à celui des exportations de la région. Au Mexique, l'accroissement des importations a repris avec vigueur et a presque égalé la moyenne régionale alors que les exportations ne reprenaient que modestement, restant en dessous de leur niveau de 2000. Au Canada, le commerce n'a pas évolué comme aux États-Unis et au Mexique car les exportations ont plus augmenté que les importations en 2004. La reprise du commerce des marchandises en Europe a largement contribué à celle du commerce mondial des marchandises étant donné que la région contribue pour environ 46 pour cent aux échanges mondiaux (total des exportations et des importations de marchandises et de services commerciaux). Pourtant, c'est dans cette région que la croissance réelle des importations de marchandises a été la plus faible, signe que la demande avait peu progressé. Les exportations ont plus augmenté que les importations régionales, mais beaucoup moins que le commerce mondial (voir le graphique 4).
Source: OMC Les résultats commerciaux ont accusé des variations
considérables d'un pays européen à l'autre, mais il est possible de discerner un
ensemble de traits qui caractérisent l'évolution du commerce en Europe en 2004.
Les pays situés à la frontière orientale de la région ont fait état de la
croissance la plus dynamique des exportations et des importations, croissance
qui a même dépassé la moyenne mondiale. Dans les pays du centre de la région, la
croissance du commerce a dépassé la moyenne régionale (exportations et
importations combinées); par contre, elle lui a été inférieure dans les pays
situés à la frontière occidentale de l'Europe. En 2004, le commerce mondial des marchandises a progressé de 21 pour cent en valeur, atteignant 8,88 billions de dollars, et celui des services commerciaux de 16 pour cent, pour s'établir à 2,10 billions de dollars (14). Dans l'un et l'autre cas, cela représentait une accélération de la croissance pour la troisième année de suite, et la plus forte progression depuis 2000. La croissance du commerce en valeur nominale en 2004 s'est distinguée par le fait que l'un des principaux produits — les combustibles — et l'une des principales catégories de services — les transports — ont enregistré des résultats supérieurs à la moyenne en 2004. Ces deux secteurs accusaient un net retard par rapport à la croissance globale du commerce depuis une vingtaine d'années. Dans les deux cas, la fermeté relative des prix a largement contribué à ces bons résultats (voir le tableau 2 ci-dessous). La reprise du tourisme international, particulièrement nette en Asie, a entraîné une forte augmentation des recettes mondiales au titre des voyages (15).
Source: OMC L'évolution des prix explique dans une large mesure
les différences dans l'évolution du commerce des marchandises par région en
2004. Les produits primaires et les combustibles occupent une place de premier
plan dans les exportations de marchandises de l'Afrique, de la Communauté
d'États indépendants (CEI), du Moyen Orient et de l'Amérique du Sud. La vigueur
de la demande mondiale de combustibles et de métaux, associée à des hausses de
prix substantielles, a stimulé les exportations de marchandises de ces régions,
qui ont augmenté sur l'année de 26 (Moyen Orient) à 35 pour cent (CEI). Malgré
cette augmentation exceptionnelle, la part combinée de ces quatre régions dans
le commerce mondial des marchandises n'a été que de 13 pour cent en 2004. Les
quatre régions sont des exportateurs nets de combustibles, ce qui explique en
partie que leurs exportations de marchandises aient augmenté plus vite que leurs
importations de marchandises et que leur excédent commercial pour les
marchandises se soit encore accru en 2004.
(a) Y compris les Caraïbes Au niveau des pays, on relève qu'un grand nombre de
ceux qui exportent surtout des combustibles et autres produits des industries
extractives ont vu leurs exportations augmenter d'un tiers à la moitié environ —
par exemple le Chili (52 pour cent), le Kazakhstan (54 pour cent) et le Nigéria
(57 pour cent) — et que quelques pays seulement ont enregistré une diminution de
leurs exportations de marchandises; celle-ci était imputable à une instabilité
politique (en Côte d'Ivoire par exemple) ou à des catastrophes naturelles (les
pays des Caraïbes touchés par des ouragans).
ILes informations disponibles (quoique incomplètes) sur le commerce des services commerciaux par pays en 2004 font apparaître qu'il s'est développé plus vite en Asie qu'en Amérique du Nord ou en Europe. Les États Unis, dont les exportations et importations de services ont un peu moins progressé que le commerce mondial des services, n'en sont pas moins demeurés le premier exportateur et importateur mondial de services commerciaux. En partie à cause d'une révision de ses statistiques de la balance des paiements en 2003, le Japon est devenu le cinquième exportateur mondial de services commerciaux, avant l'Italie et l'Espagne. Même si ses importations de services commerciaux ont plus progressé que le commerce mondial des services en 2004, il est resté au quatrième rang des importateurs. La République de Corée a gagné deux places dans le classement des exportateurs et importateurs de services commerciaux en 2004. Parmi les principales nations commerçantes d'Europe, c'est le Royaume Uni qui a connu la plus forte croissance des exportations, confirmant ainsi sa position de premier exportateur européen de services. L'Allemagne, dont les exportations et importations de services se sont développées moins vite que le commerce mondial des services, n'en a pas moins conservé son rang de deuxième importateur et troisième exportateur mondial de services en 2004 (voir le tableau 5 de l'Appendice). La croissance du commerce mondial a commencé à
s'essouffler dans la seconde moitié de 2004. Au deuxième trimestre, le commerce
des marchandises et des services dans les pays de l'OCDE augmentait à un taux
annuel de 12 pour cent, mais la progression n'était plus que de 6 pour cent au
troisième trimestre et de 4 pour cent au quatrième trimestre (voir le
graphique 6). Au cours des six derniers mois de 2004, la
croissance économique s'est nettement ralentie en Europe et au Japon, alors
qu'aux États-Unis et dans un certain nombre de grandes économies en
développement (Chine et Brésil par exemple), la croissance du PIB est restée
vigoureuse. À l'échelle mondiale, ces tendances divergentes ont entraîné un
fléchissement de l'activité économique. Les projections pour 2005 font
apparaître une croissance plus modérée de l'économie mondiale, qui se situerait
entre 3 et 3,5 pour cent environ. Pour la zone euro et le Japon, on prévoit que
la croissance se ralentira encore, en partie à cause de la réduction projetée de
l'excédent du commerce extérieur. Pour les États-Unis et la Chine, les
projections indiquent qu'une décélération de la croissance des investissements
contribuera pour beaucoup à une baisse modérée de la croissance du PIB.
Source: OCDE, Olisnet. La nette appréciation effective réelle du yen et de nombreuses monnaies européennes depuis 2002 risque de peser sur les résultats à l'exportation du Japon et d'une partie de l'Europe en 2005. Malgré la dépréciation du dollar EU vis-à-vis du yen, du dollar canadien, de l'euro et d'autres monnaies européennes, les importations des États-Unis ont continué de croître plus vite que les exportations jusqu'au quatrième trimestre de 2004. Toutefois, pour 2005, il est projeté que la forte dépréciation effective réelle cumulée du dollar EU freinera la croissance des importations et favorisera celle des exportations. Sous l'effet conjugué de ces divers facteurs, la croissance du commerce mondial des marchandises devrait se ralentir, de 9 pour cent en 2004 à 6,5 pour cent en 2005.
(a) Y compris les Caraïbes. Source: OMC.
(a) Y compris les Caraïbes.
Source: OMC Appendice: Tableau 3
(a) Les importations définitives
s'entendent des importations moins les réexportations.
(a) Les importations définitives
s'entendent des importations moins les réexportations.
(a) Estimations du Secrétariat.
Notes: |
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