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Pascal Lamy
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Rapport sur le commerce mondial
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“Les
économistes de l'OMC ont soigneusement analysé les diverses formes de
soutien auxquelles les pouvoirs publics ont recours et leur incidence
dans un certain nombre de secteurs. Si certaines subventions peuvent
être profitables à la société et compenser les externalités négatives de
l'activité économique, d'autres types de soutiens publics sont
manifestement beaucoup plus controversés et peuvent avoir des effets
préjudiciables. Une partie importante des négociations du Cycle de Doha
vise à réduire les subventions qui faussent les échanges tout en
encourageant les pouvoirs publics à utiliser d'autres formes de soutien
qui peuvent faciliter le développement et la protection de
l'environnement. Réorienter ainsi le soutien est politiquement difficile
et exige détermination et courage, mais il est évident que de telles
réformes peuvent favoriser l'application de règles uniformes et
s'accompagner d'avantages réels dans tous les domaines” a dit le
Directeur général, Pascal Lamy.
L'incidence des subventions a fait l'objet d'un nombre beaucoup trop
limité de recherches. De nombreux gouvernements maintiennent de vastes
programmes de subventions aux niveaux national et infranational, et
justifient ces programmes par une multitude d'objectifs. Comme les
subventions peuvent fausser les échanges, les gouvernements Membres de
l'OMC doivent notifier à l'Organisation toute forme de soutien de ce
type. Pourtant, peu respectent pleinement leurs obligations en matière
de notification dans le cadre de l'OMC, ce qui fait que les
renseignements sur l'utilisation et l'effet des subventions font
gravement défaut, et que la transparence dans ce domaine laisse à
désirer. Le manque de renseignements systématiques est aggravé par le
fait qu'il n'existe pas de définition commune des pratiques de
subventionnement. Le rapport passe d'abord en revue les efforts faits
pour définir les subventions. Il examine ensuite ce que la théorie
économique nous apprend des effets des subventions, aidant ainsi à
déterminer si tel ou tel type de programmes de subventions est
souhaitable ou non. Les auteurs du rapport analysent les raisons que les
gouvernements avancent pour recourir aux subventions et évaluent
l'incidence que celles-ci ont dans diverses branches d'activité et
divers secteurs. Enfin, le rapport examine les règles de l'OMC sur les
subventions. On trouvera récapitulées ci-après quelques-unes des
principales conclusions du rapport:
-
Les pouvoirs publics accordent des subventions
pour mettre en place des infrastructures, aider les industries en
difficulté ou favoriser la création de nouvelles branches d'activité,
promouvoir la recherche et acquérir de nouvelles connaissances, protéger
l'environnement, redistribuer les revenus et aider les consommateurs
pauvres.
-
La théorie économique nous montre que certains
de ces objectifs, mais pas tous, peuvent être atteints de la manière la
plus efficiente à l'aide de subventions. La théorie nous apprend
également que les subventions peuvent fausser les échanges en conférant
un avantage concurrentiel artificiel aux exportateurs ou aux branches
d'activité exposées à la concurrence des importations, et que cela peut
être une source de tension entre partenaires commerciaux.
-
Il y a un rapport direct entre
l'intensification des préoccupations des partenaires commerciaux
concernant les subventions et l'ampleur des effets directs sur le
commerce que les pratiques de subventionnement ont dans un segment
étroit de l'activité économique. Si les effets des subventions sont
perçus sur le marché comme étant trop graves, ils risquent de susciter
une réaction qui annulera tout avantage pouvant découler de leur octroi.
-
D'après les estimations du rapport, 21 pays
développés ont dépensé près de 250 milliards de dollars à titre de
subventions et, au niveau mondial, le chiffre a été supérieur à 300
milliards. En moyenne arithmétique, le ratio des subventions au PIB est
plus faible dans les pays en développement que dans les pays développés,
mais on peut observer à l'intérieur des deux groupes de grandes
variations. À partir d'un échantillon de 31 pays en développement, on a
constaté que le ratio moyen des subventions au PIB était de 0,6 pour
cent, alors que le chiffre comparable pour un échantillon de 22 pays
développés était de 1,4 pour cent.
-
Les subventions à l'agriculture dans les pays
de l'OCDE — qu'il s'agisse de subventions internes ou de subventions à
l'exportation — enregistrent une tendance à la baisse. Les
renseignements disponibles donnent à penser que les principaux
bénéficiaires des subventions à l'industrie sont les industries minière,
charbonnière et sidérurgique, la sylviculture, la pêche, la construction
navale et l'industrie automobile. Il n'existe pas de données comparables
sur l'incidence des subventions dans les secteurs de services. Les
renseignements incomplets disponibles semblent indiquer que les mesures
de soutien sont concentrées dans les secteurs des transports, du
tourisme, des services bancaires, des télécommunications et de
l'audiovisuel.
-
Les renseignements disponibles ne sont pas
suffisamment fiables pour permettre de conclure qu'il y aurait une
tendance à la baisse systématique des subventions accordées à
l'industrie et aux services. Dans certains cas toutefois, on observerait
une réorientation des subventions vers des objectifs “horizontaux”.
D'une manière générale, les effets de distorsion des subventions s'en
trouveront réduits.
-
Les règles sur les subventions du GATT/de l'OMC
ont considérablement évolué au fil des années, et sont devenues plus
précises et plus détaillées. Les avis divergent quant au point de savoir
si les règles sont suffisamment rigoureuses pour limiter les subventions
qui ont des effets de distorsion des échanges ou suffisamment souples
pour permettre aux gouvernements de poursuivre leurs objectifs
légitimes, y compris le développement.
Le rapport traite également de l'évolution des
échanges en 2005 et comprend quatre essais: tendances du commerce des
textiles et des vêtements, flux des recettes internationales, tendances
du commerce des pays les moins avancés et incidence des catastrophes
naturelles et des actes terroristes sur les courants d'échanges.
-
Le rapport relève que, bien que la croissance
du commerce se soit ralentie en 2005 (6,5 pour cent) par rapport à
l'année précédente (9 pour cent), elle restait supérieure à la moyenne
des dix dernières années. Un élément qui a marqué le commerce en 2005 a
été la hausse des prix des produits de base, et en particulier du
pétrole. Bien que le renchérissement des produits de base ait affecté
les pays de manière très différente, il n'en explique pas moins en
partie que la part des pays en développement dans le commerce mondial a
atteint son niveau le plus élevé de ces cinquante dernières années. (Les
données sur le commerce figurant dans ce rapport correspondent à celles
qui ont été publiées le 11 avril 2006 dans le communiqué de presse de l'OMC
Press/437).
-
Si l'élimination des contingents sur les
textiles et les vêtements au début de 2005 a eu un effet limité pendant
l'année sur la demande et la situation du marché dans les principaux
pays importateurs, on a observé des modifications importantes dans les
parts relatives des pays exportateurs.
-
Les pays développés continuent d'occuper une
position dominante dans les recettes et paiements internationaux au
titre des redevances et droits de licences, bien que la part d'un
certain nombre de pays en développement d'Asie soit à la hausse. Ces
transactions peuvent être considérées comme un indicateur assez
imparfait de l'investissement et de la production dans le domaine des
technologies de pointe.
-
Les pays les moins avancés (PMA) ont accru
leur part du commerce mondial, en grande partie sous l'effet de
l'augmentation des prix des produits de base. Les résultats commerciaux
des différents PMA sont très variables et environ 35 pour cent du
commerce total des PMA n'est le fait que de deux pays, alors que 13
autres représentent moins de 1 pour cent du total.
-
Les catastrophes naturelles et les actes
terroristes peuvent faire un nombre terrible de victimes mais leurs
effets sur le commerce ont tendance à être peu importants et
généralement de courte durée. Ces effets sont souvent concentrés dans
des branches d'activité données, mais les conséquences sur les coûts des
mesures de sécurité additionnelles visant à prévenir les actes
terroristes sont de plus vaste portée.
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> Rapport
complet
(306 pages; 3278Ko)
> Avant-propos du DG
(3 pages; 51Ko)
> Résumé analytique et
documentation connexe
(39 pages; 288Ko)
I- Évolution récente du commerce et quelques tendances observées en la
matière
>
A. Tendances récentes du
commerce international
(13 pages; 278Ko)
>
B.
Quelques tendances et questions commerciales (32 pages;
673Ko)
II- Les subventions, le commerce
et l'OMC
>
A. Introduction (1 page;
67Ko)
>
B.
Définition des subventions (9 pages; 143Ko)
>
C. L’économie des subventions (12 pages;
213Ko)
>
D. Quelques objectifs
déclarés des subventions publiques (51 pages;
492Ko)
>
E. Incidence des subventions (89 pages;
1013Ko)
>
F. Les subventions et l’OMC (25 pages; 262Ko)
> Bibliographie (13 pages;
167Ko)
>
Notes techniques (4 pages;
95Ko)
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