NOUVELLES: ALLOCUTIONS — DG ROBERTO AZEVÊDO

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POUR EN SAVOIR PLUS:
Allocutions: Roberto Azevêdo

Lancement d’une publication:
> Se connecter aux marchés mondiaux — Défis et possibilités: études de cas présentées par des titulaires de chaires de l’OMC

  

C’est un plaisir d’assister au lancement de la publication intitulée Se connecter aux marchés mondiaux.

Je dois vous avouer que la lecture de cet ouvrage, qui met en lumière différents pays et différentes expériences, m’a tenu éveillé une partie de la nuit dernière.

J’aimerais féliciter tous les titulaires des chaires de l’OMC qui ont contribué à cette publication qui représente, à mon avis, un travail intellectuel considérable et difficile. C’est pourquoi j’espère qu’elle sera lue par un large public. Il ne fait aucun doute que j’y consacrerai moi-même davantage de temps.

Le Programme de chaires de l’OMC a pour but de renforcer les capacités universitaires des pays en développement afin d’améliorer l’élaboration des politiques commerciales, en particulier concernant les questions relatives à l’OMC.

Depuis quatre ans, il soutient l’élaboration des programmes d’enseignement, la recherche et les activités de communication au niveau des universités et des établissements de recherche.

Je trouve donc que cet ouvrage constitue une conclusion parfaite de la première phase du Programme.

Cette publication repose sur un postulat important, à savoir que dans une économie plus mondialisée, dans laquelle les pays en développement sont devenus (ou redevenus) de grandes puissances commerciales et dans laquelle de nouveaux modes d’organisation de la production se sont généralisés, les pays capables de se connecter à ce nouveau système commercial suivront plus rapidement et plus efficacement le chemin de la croissance et du développement économique.

Les auteurs, à savoir les titulaires des chaires de l’OMC, sont parvenus à identifier clairement certains des principaux défis que leurs pays devaient relever pour réussir cette connexion.

Et ce qui est intéressant, c’est la grande diversité de ces défis:

  • diversification des exportations,
  • progression dans les chaînes de valeur mondiales,
  • capacité des PME à participer à ces chaînes de valeur,
  • et problèmes relatifs aux mesures non tarifaires.

Cet ouvrage rend ainsi compte de la diversité des pays en développement et de leurs intérêts et capacités en matière de commerce. La désignation "pays en développement" ne recouvre qu’une partie de la réalité. En montrant cette diversité, cet ouvrage laisse entendre que, s’agissant du commerce, l’ancienne idée de clivage Nord-Sud est de moins en moins pertinente et la réalité beaucoup plus complexe: nous devons procéder à un examen plus approfondi si nous voulons comprendre la situation réelle.

En revanche, à d’autres égards, on constate que certaines idées anciennes restent valables, c’est le cas, par exemple, de la relation positive existant entre les règles économiques internationales et le développement économique. Plusieurs études sur certains pays menées par les titulaires des chaires montrent que le système fondé sur des règles permet d’adopter plus rapidement de bonnes politiques commerciales.

Cet ouvrage souligne aussi l’importance d’initiatives telles que le programme Aide pour le commerce pour tirer parti des avantages offerts.

Mais le message qui ressort peut-être le plus clairement de cette publication est l’ampleur de la contribution des universitaires à l’élaboration des politiques dans les pays en développement.

En effet, les universitaires sont en mesure d’analyser les problèmes de façon complète et approfondie, ce qui n’est tout simplement pas faisable pour de nombreux autres acteurs, tels que les responsables politiques par exemple.

Les universitaires ont le recul nécessaire pour examiner l’évolution de l’économie mondiale de façon à pouvoir identifier non seulement les défis et possibilités actuels, mais aussi ceux de demain. Ils ne sont pas contraints par les responsabilités spécifiques et cloisonnées qui peuvent exister au gouvernement, ce qui leur permet d’avoir une vue plus globale des questions générales telles que le bien-être économique.

Étant donné qu’ils n’ont pas à s’occuper de l’élaboration des politiques au jour le jour, ils sont mieux placés que beaucoup d’autres pour avoir une vision à long terme, qui est une qualité essentielle pour ceux qui travaillent dans le domaine du développement économique, qui, comme nous le savons tous, ne s’obtient pas du jour au lendemain.

Ils peuvent en outre venir en aide aux responsables politiques en utilisant, ou en élaborant, des méthodes plus précises pour mesurer les effets des politiques et des programmes de ces derniers.

Pour paraphraser Lord Kelvin, qui a apporté de précieuses contributions dans de nombreux domaines scientifiques: "On ne peut pas améliorer ce que l’on ne peut pas mesurer."

En montrant la contribution que les milieux universitaires peuvent apporter à l’élaboration des politiques, cet ouvrage prouve clairement l’importance du Programme de chaires de l’OMC. Il montre qu’il est utile de renforcer ces capacités universitaires dans les pays en développement, où elles peuvent parfois manquer.

Il convient de remercier les titulaires actuels des chaires de l’OMC ainsi que les membres du Conseil consultatif pour le succès du Programme depuis son lancement en 2010. Je suis heureux que nous reconduisions le Programme pour quatre années supplémentaires. Nous serons également heureux d’apporter notre soutien à une nouvelle génération de titulaires de chaires de l’OMC et je suis convaincu que leurs recherches et leurs éclairages nous seront à nouveau très utiles, comme c’est le cas actuellement.

Je pense que ces travaux sont particulièrement bienvenus et particulièrement pertinents à ce stade de l’histoire de l’OMC.

Comme vous le savez, en décembre, les Membres sont parvenus à conclure un accord multilatéral pour la première fois depuis la création de l’Organisation en 1995.

Le paquet de Bali permettra de stimuler, de manière considérable, le commerce et le développement dans le monde entier.

Nous faisons enfin ce que nous sommes censés faire: nous menons des négociations sur des questions essentielles et élaborons de nouvelles règles, qui permettront d’obtenir des résultats profitables à tous.

Il est donc essentiel que l’ensemble des Membres participent pleinement aux discussions.

Bali fut un moment historique pour plusieurs raisons, mais, de façon déterminante, la Conférence a remis en cause l’idée selon laquelle les négociations commerciales déboucheraient inévitablement sur un clivage Nord-Sud. Je me réjouis de constater que c’est également le cas dans cet ouvrage.

Bali a changé la donne. Les pays en développement se sont battus aussi vigoureusement que les autres pays pour obtenir des résultats. Les quelques voix ayant exprimé des réserves sur l’équilibre général de l’accord et proposé son rejet n’ont pas trouvé d’écho notable dans le monde en développement.

Mais les travaux ne sont évidemment pas terminés. Le succès de Bali nous a donné le droit de travailler encore plus dur pour régler les questions plus importantes.

Il nous reste deux tâches extrêmement importantes à accomplir.

En tout premier lieu, nous devons mettre en œuvre les décisions et les accords convenus à Bali.

Ensuite, la Déclaration de Bali nous donne pour instruction de préparer, pour la fin de 2014, un programme de travail bien défini sur les questions restantes relevant du Programme de Doha pour le développement.

Nos travaux actuels détermineront l’avenir de l’OMC. Il est donc essentiel que tous les Membres aient la capacité et le soutien dont ils ont besoin pour participer pleinement aux discussions.

Comme lors des négociations qui ont précédé la Conférence de Bali, je ferai tout mon possible pour faire en sorte que le processus soit transparent et inclusif.

Il est vital pour la croissance et le développement des pays en développement et des pays les moins avancés qu’ils participent davantage et s’intègrent mieux au système commercial multilatéral, mais je pense également que c’est un test décisif pour savoir si le système fonctionne.

Pour moi, les initiatives comme le Programme des chaires sont des étapes essentielles si nous voulons réussir ce test.

Merci encore d’être venus. Félicitations aux titulaires des chaires de l’OMC et à tous ceux qui ont participé au Programme. Faisons en sorte de le renforcer encore davantage.

Merci beaucoup.

 

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