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DOHA
WTO MINISTERIAL 2001:
NOTES D'INFORMATION
COMMERCE ET POLITIQUE DE LA CONCURRENCE |
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Lettre de M. Mike Moore |
Environ 80 à 100 pays Membres de l'OMC, dont 50 à 60 pays en développement et en transition, ont adopté des législations sur la concurrence, aussi appelées législations “antitrust” ou “antimonopole”. Habituellement, ces législations prévoient des mesures correctives pour remédier à une série de pratiques anticoncurrentielles, y compris les ententes sur les prix et autres arrangements cartellaires, les abus de position dominante ou la constitution de monopoles, les fusions ayant pour effet de limiter la concurrence, et les accords entre fournisseurs et distributeurs (“accords verticaux”) qui empêchent l'entrée de nouveaux concurrents sur le marché. La notion de “politique” de la concurrence englobe les législations sur la concurrence et d'autres mesures visant à promouvoir la concurrence dans l'économie nationale, telles que les réglementations sectorielles et les politiques de privatisation. Le Groupe de travail de l'interaction du commerce et de la politique de la concurrence de l'OMC a été établi à la Conférence ministérielle de Singapour en décembre 1996 afin d'examiner les questions soulevées par les Membres au sujet de l'interaction de ces deux domaines. Depuis sa première réunion en juillet 1997, le Groupe a examiné un grand nombre de questions relatives à ce mandat. Les quelque 180 communications qu'il a reçues des Membres à ce jour témoignent du vif intérêt que ceux-ci portent à ce sujet. Conformément à une décision du Conseil général de l'OMC, le Groupe de travail examine, depuis 1999, les trois questions suivantes, en plus de la Liste de questions:
En 2001, dans le contexte de la décision du Conseil général susmentionnée, le Groupe de travail a également accordé son attention aux points suivants, comme cela a été suggéré par les délégations au cours de consultations avec le Président:
Un certain nombre de Membres ont affirmé que les principes de l'OMC étaient pertinents pour la politique de la concurrence et que les Membres devaient coopérer plus étroitement pour remédier aux pratiques anticoncurrentielles, mais il existait des divergences de vues quant à la nécessité d'agir au niveau de l'OMC afin de renforcer la pertinence de la politique de la concurrence pour le système commercial multilatéral. En particulier, si certains Membres ont prôné l'élaboration à l'OMC d'un cadre multilatéral sur la politique de la concurrence afin de favoriser la mise en œuvre de politiques efficaces par les pays Membres et de réduire les possibilités de conflits à cet égard, d'autres ont contesté l'utilité d'un tel cadre, préférant des approches bilatérales et/ou régionales de la coopération dans ce domaine. La question de savoir s'il est souhaitable d'élaborer un cadre multilatéral sur la politique de la concurrence est maintenant examinée dans le cadre des préparations pour la Conférence ministérielle de Doha. Au cours de ce processus, plusieurs Membres ont de nouveau préconisé l'élaboration à l'OMC d'un cadre destiné à favoriser la mise en œuvre, par les Membres, de politiques nationales efficaces en matière de concurrence et à améliorer la contribution globale de la politique de la concurrence au système commercial multilatéral, mais d'autres Membres ont continué à s'opposer à la tenue de négociations sur cette question. Reflétant ces points de vue divergents, le projet de Déclaration ministérielle publié le 26 septembre 2001 laisse le choix entre deux volets possibles pour une décision à prendre à Doha sur la nature des travaux futurs sur la politique de la concurrence à l'OMC:
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