
Sur
cette page :
introduction, objectif, droits de douane/contingents, sauvegardes spéciales, soutien interne, subventions à l'exportation, pays en
développement, pays importateurs nets de produits alimentaires,
considérations autres que d'ordre commercial/multifonctionnalité,
clause de paix, pêche/sylviculture, article 20 et poursuite du processus de réforme
|

Objectifs numériques pour la
réduction du subventionnement et de la protection
Les taux
ci-après ont été convenus lors du Cycle d'Uruguay pour la réduction du
subventionnement et de la protection des produits agricoles. |
| |
Pays développés
6 ans:
1995-2000
|
Pays en développement
10 ans:
1995-2004
|
| Droits de douane |
|
|
| Réduction moyenne pour tous les
produits agricoles |
36% |
24% |
| Réduction minimale par produits |
15% |
-10% |
| Soutien interne |
|
|
| Réduction du soutien total
("MGS") pour le secteur |
20% |
13% |
| Exportations |
|
|
| Valeur des subventions (dépenses) |
36% |
24% |
| Quantités subventionnées |
21% |
14% |
| Notes: Les pays les
moins avancés ne sont pas tenus de prendre des engagements en vue de réduire les droits
de douane ou les subventions. Le niveau de base pour les réductions tarifaires est le
taux consolidé avant le 1er janvier 1995 ou, pour les droits non consolidés, le taux
effectivement appliqué en septembre 1986, au moment du début du Cycle d'Uruguay. Seuls les
chiffres correspondant à la réduction des subventions à l'exportation figurent dans
l'accord. Les autres chiffres sont les objectifs sur la base desquels les taux indiqués
dans les "listes" d'engagements juridiquement contraignantes des Membres ont
été calculés. |
Introduction back to top
Jusquen 1995,
les règles du GATT nétaient pas vraiment parvenues à soumettre le commerce des
produits agricoles à des disciplines. Les subventions à lexportation,
notamment,
avaient fini par prévaloir dans de nombreux secteurs du commerce mondial des produits
agricoles et, bien souvent, les disciplines en matière de restrictions à
limportation nétaient pas respectées. Le Cycle dUruguay, qui a duré
de 1986 à 1994, a beaucoup contribué à changer cet état de choses.
Le commerce des
produits agricoles est aujourdhui solidement ancré dans le système commercial
multilatéral. LAccord sur lagriculture et les engagements pris par les pays
à titre individuel en vue de réduire les subventions à lexportation, le soutien
interne et les obstacles à limportation des produits agricoles, constituent un
programme complet de réforme du commerce des produits agricoles.
Le programme de
réforme conciliait la libéralisation du commerce des produits agricoles et le désir des
gouvernements datteindre des objectifs légitimes de politique
agricole, en tenant
compte de considérations autres que dordre commercial (voir
ci-après). Tous les
produits agricoles (énumérés dans lAccord) étaient assujettis aux disciplines
multilatérales, y compris les consolidations tarifaires - les Membres de
lOMC sétant engagés à appliquer des droits de douane maximaux consolidés
pour la quasi-totalité des produits agricoles, ce qui nest pas le cas pour de
nombreux produits industriels.
Les Membres de
lOMC étaient également convenus (article 20 de lAccord sur
lagriculture, voir page 22) de rouvrir les négociations sur lagriculture
à la fin de cette année afin de poursuivre le programme de réforme.
Les questions
ci-après font partie de celles qui ont été soulevées dans le cadre de la préparation
de la Conférence ministérielle de Seattle et des nouvelles négociations.
Objectif: la poursuite des
réductions back to top
Il est vraisemblable
que de nouvelles réductions substantielles des droits de douane, du soutien interne et
des subventions à lexportation seront au centre des
négociations. Quelques pays
considèrent en outre que lun des objectifs importants des nouvelles négociations
devrait être de soumettre le commerce des produits agricoles aux mêmes règles et
disciplines que le commerce des autres marchandises. Dautres pays, développés pour
la plupart, sont opposés à cette idée pour un certain nombre de raisons
(Voir par
exemple la section intitulée Considérations autres que
dordre commercial et multifonctionnalité, page 17).
Accès aux marchés: tarifs et
contingents tarifaires back to top
De nos
jours, tous les
produits agricoles sont exclusivement protégés par des tarifs. Tous les obstacles non
tarifaires ont dû être supprimés, ou transformés en tarifs à la suite du Cycle
dUruguay (cest ce quon appelle la tarification). Dans
certains cas, léquivalent tarifaire calculé était trop élevé pour offrir des
possibilités dimportation réelles. Un système de contingents tarifaires avait
donc été institué pour maintenir laccès des importations au niveau dalors
et offrir des possibilités minimales daccès, des droits moins élevés étant
appliqués dans le cadre des contingents et des droits plus élevés pour les quantités
hors contingent.
Depuis
lachèvement du Cycle dUruguay, deux questions ont été au cur des
débats: le niveau élevé des tarifs hors contingent (certains pays préconisant des
réductions plus importantes des tarifs les plus élevés) et les contingents en tant que
tels - leur volume et la manière dont ils étaient administrés.
Ladministration
des contingents est une affaire technique, mais qui a des incidences réelles sur le
commerce - et sur la possibilité pour un produit exporté par un pays davoir accès
au marché dun autre pays par suite de lapplication du tarif plus faible
prévu dans le cadre du contingent.
Les méthodes
dattribution des parts de contingents sont diverses. Il y a la méthode dite du
du premier arrivé premier servi, les licences dimportation accordées
en fonction des parts de marché détenues précédemment et dautres
critères,
ladministration par lintermédiaire dentreprises commerciales
dÉtat, par voie daccords bilatéraux et par adjudication. Les exportateurs
redoutent parfois que la manière dont les contingents sont administrés nentrave
leur capacité de tirer parti des contingents tarifaires.
Chaque méthode a ses
avantages et ses inconvénients, et de nombreux Membres de lOMC reconnaissent
quil est difficile de dire catégoriquement si certaines doivent être préférées
à dautres. Plusieurs pays souhaitent que la question des contingents tarifaires
soit abordée dans les négociations, afin de déterminer sil y a lieu de les
remplacer par des tarifs moins élevés, den augmenter le volume ou déliminer
les méthodes dattribution quils jugent restrictives et dépourvues de
transparence.
Accès aux
marchés: mesures de
sauvegarde spéciales pour lagriculture back to top
Les mesures de
sauvegarde sont des restrictions durgence appliquées aux importations à titre
temporaire pour faire face à des circonstances spéciales, comme une augmentation
soudaine des importations. Elles relèvent normalement de lAccord sur les
sauvegardes, mais lAccord sur lagriculture contient des dispositions
spéciales en la matière (article 5).
Les dispositions
spéciales relatives aux mesures de sauvegarde concernant lagriculture diffèrent de
celles qui sappliquent aux mesures de sauvegarde normales (pour plus de détails
voir Un commerce ouvert sur lavenir, pages 31-32). Dans le domaine de
lagriculture, contrairement à ce qui se passe pour les sauvegardes
normales:
- lapplication de
droits de sauvegarde plus élevés peut être automatiquement déclenchée lorsque le
volume des importations excède un certain niveau ou que les prix tombent en deçà
dun certain niveau; et
- il nest pas
nécessaire de démontrer quun dommage grave est causé à la branche de production
nationale.
La clause de
sauvegarde spéciale pour lagriculture peut être invoquée uniquement pour des
produits pour lesquels il a été procédé à une tarification, et non pour des
importations entrant dans le cadre de contingents tarifaires, et à condition que le
gouvernement se soit réservé le droit de le faire dans sa liste dengagements
relatifs à lagriculture.
Les propositions
concernant les négociations vont du maintien de la disposition dans son libellé actuel
à sa suppression pure et simple, en passant par sa révision afin dempêcher
quelle puisse être invoquée à légard de produits en provenance de pays en
développement. Toutefois, le droit dinvoquer la clause de sauvegarde spéciale pour
lagriculture deviendra caduc si les négociations engagées après la Conférence de
Seattle ne permettent pas darriver à un accord sur la poursuite du processus
de réforme lancé dans le cadre du Cycle dUruguay. |
|
| Soutien interne back
to top
Selon la terminologie
de lOMC, les subventions sont généralement classées en catégories,
désignées par une couleur à limage des feux de la circulation: subventions de la
catégorie verte (autorisées), orange (ralentir - cest-à-dire opérer des
réductions), rouge (interdites). Dans le domaine de lagriculture les choses
sont,
comme toujours, plus compliquées. Dans lAccord sur lagriculture il ny a
pas de catégorie rouge, mais une catégorie bleue qui concerne certains types de
subventions, et des exemptions en faveur des pays en développement (que lon appelle
parfois la catégorie traitement spécial et différencié).
La
catégorie orange
En ce qui concerne
lagriculture, toutes les subventions et autres mesures de soutien interne réputées
avoir des effets de distorsion de la production et des échanges (à quelques exceptions
près) entrent dans la catégorie orange. La valeur totale de ces mesures doit être
réduite.
La
catégorie verte
Pour quune
subvention entre dans la catégorie verte, ses effets de distorsion des
échanges doivent être nuls ou, au plus, minimes. Elle doit être financée par des fonds
publics (et non en imposant au consommateur des prix plus élevés) et ne pas comporter un
soutien des prix. Il sagit généralement de programmes qui ne sont pas axés sur
des produits particuliers et qui comportent un soutien direct du revenu des agriculteurs
sans lien avec la production (découplé). Les subventions dites de la
catégorie verte sont donc autorisées sans restrictions, à condition
quelles répondent aux critères pertinents (pour plus de
précisions, voir
larticle 6 et lAnnexe 2 de lAccord sur lagriculture). ).
Certains pays
aimeraient que lon revoie la liste des subventions intérieures de la catégorie
verte car ils estiment que certaines pourraient avoir, dans certains
cas, des incidences
sur la production ou sur les prix. Dautres, dont certains grands pays qui
préconisent une libéralisation densemble du commerce des produits
agricoles,
considèrent quil ne faut pas toucher à la catégorie verte parce quelle est
satisfaisante.
La
catégorie bleue
La catégorie bleue
constitue une exception à la règle générale qui veut que toutes les subventions liées
à la production soient réduites ou maintenues à des niveaux minimaux bien précis
(de minimis). Elle comprend les versements directement liés à la superficie
ou au nombre de têtes de bétail, mais au titre de programmes qui ont pour effet de
limiter également la production en imposant des quotas en la matière ou la mise hors
culture dune partie des terres. Les pays qui recourent à ce genre de subventions
considèrent quelles ont moins deffets de distorsion des échanges que
dautres subventions de la catégorie orange.
Les subventions de la
catégorie bleue sont visées par une disposition de lAccord de caractère
permanent. Certains pays voudraient que cette disposition soit supprimée parce que les
versements ne sont découplés de la production quen partie. Dautres estiment
que cest un moyen important de soutenir et de réformer lagriculture et
datteindre certains objectifs autres que dordre commercial
(voir
page 17).
Subventions à lexportation back
to top
Certains pays
proposent lélimination complète des subventions à lexportation.
Dautres sont contre. Certains voudraient encore que lon examine les règles
afin dempêcher les gouvernements déluder (contourner) leurs
engagements - y compris par lintermédiaire des entreprises commerciales
dÉtat et loctroi de crédits à lexportation
subventionnés. |
Qui peut se permettre de subventionner
les exportations?
Vingt-cinq
Membres de l'OMC ont contracté des engagements de réduction des subventions à
l'exportation. Ceux qui ne l'ont pas fait n'ont pas les moyens de subventionner les
exportations de produits agricoles. Certains de ceux qui ont contracté des engagements
ont décidé de réduire considérablement les subventions qu'ils accordaient ou de les
éliminer entièrement. Afrique du Sud, Australie,
Brésil, Bulgarie, Canada, Chypre, Colombie, États-Unis, Hongrie, Indonésie, Islande,
Israël, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Panama, Pologne, République slovaque,
République tchèque, Roumanie, Suisse, Turquie, Union européenne, Uruguay, Venezuela
L'Accord prévoit des
exemptions temporaires en faveur des pays en développement en ce qui concerne certaines
subventions (article 9.4). |
|
| Pays en développement back
to top
Dans le débat sur
lagriculture, les pays en développement représentent des intérêts divers, entre
lesquels il nest pas toujours facile de faire une distinction.
La plupart des membres
du Groupe de Cairns, qui préconisent une libéralisation beaucoup plus grande du commerce
des produits agricoles, sont des pays en développement. Mais, comme la plupart des
Membres de lOMC, ils voudraient aussi que lon accorde aux pays en
développement un traitement spécial et différencié pour tenir compte de
leurs besoins.
Certains pays
considèrent que les arrangements de lOMC devraient être plus souples pour
permettre aux pays en développement de soutenir et de protéger le développement
agricole et rural et dassurer la subsistance de la population agricole nombreuse
quils abritent.
Ils soutiennent par
exemple que les subventions et des mesures de protection sont nécessaires pour garantir
la sécurité alimentaire, soutenir les petits agriculteurs, compenser le manque de
capitaux ou éviter les migrations des pauvres des régions rurales vers des villes déjà
surpeuplées.
Par
ailleurs, quelques
pays en développement font une nette distinction entre leurs besoins et ce quils
interprètent comme étant le désir de pays beaucoup plus riches dinvestir de
grosses sommes dans le subventionnement de lagriculture au dépens des pays plus
pauvres.
De nombreux pays en
développement se plaignent de ce que leurs exportations continuent de se heurter à des
droits de douane élevés et à dautres obstacles sur les marchés des pays
développés et de ce que la progressivité des droits (application de droits à
limportation plus élevés sur les produits transformés que sur les matières
premières) compromet les efforts quils déploient pour créer des industries de
transformation. Ils demandent des réductions substantielles de ces obstacles.
Les statistiques de
lOMC montrent que les exportations de produits agricoles de lensemble des pays
en développement ont augmenté dans des proportions importantes. La valeur des échanges
de produits agricoles sest accrue globalement de près de 100 milliards de dollars
entre 1993 et 1998. Celle des exportations des pays en développement a progressé
denviron 47 milliards de dollars pendant cette période, passant de 120 à 167
milliards de dollars. La part de ces pays dans les exportations mondiales de produits
agricoles est passée de 40,1 à 42,4 pour cent. Mais, à lintérieur du
groupe,
certains ont vu la situation de la balance des échanges de produits agricoles se
détériorer et, les importations augmentant à un rythme plus rapide que les
exportations. |
Le Groupe de Cairns
Membres
actuels: Afrique du Sud, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Fidji,
Indonésie, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Philippines, Thaïlande, Uruguay. |
|
| Décision sur les pays en
développement importateurs nets de produits alimentaires back to top
Un certain nombre de
pays en développement qui sont tributaires des importations pour lapprovisionnement
en produits alimentaires sont également inquiets des risques daugmentation des prix
mondiaux des produits alimentaires que pourrait entraîner la réduction des subventions
des pays riches. Sils reconnaissent que des prix plus élevés peuvent profiter aux
agriculteurs et stimuler la production nationale, ils pensent que leurs préoccupations au
sujet des importations de produits alimentaires doivent être prises en compte de manière
plus efficace.
Les Accords de
lOMC comprennent une Décision sur les mesures concernant les effets négatifs
possibles du programme de réforme sur les pays les moins avancés et les pays en
développement importateurs nets de produits alimentaires. À la suite de cette
décision,
la Convention relative à laide alimentaire a fait lobjet, au Conseil
international des céréales, de renégociations achevées en juillet 1999. Le Comité de
lagriculture de lOMC procède périodiquement à lexamen des mesures
prises dans le cadre de cette décision, par exemple en ce qui concerne lassistance
technique et financière accordée aux pays les moins avancés et aux pays en
développement importateurs nets de produits alimentaires pour leur permettre
daméliorer leur productivité et leur infrastructure agricoles.
Considérations
autres que dordre commercial et multifonctionnalité:
lagriculture peut servir à des fins multiples
back to top
LAccord sur
lagriculture contient des dispositions qui concernent dimportantes
considérations autres que commerciales, comme la sécurité
alimentaire,
lenvironnement, lajustement structurel (qui peut englober le développement
rural) et dautres encore.
La plupart des pays
reconnaissent que lagriculture ne se résume pas à la production de produits
alimentaires et de fibres et quelle a dautres fonctions, qui recouvrent
notamment ces objectifs autres que dordre commercial, même si certains
naiment pas le mot à la mode de multifonctionnalité. La question
débattue à lOMC est de savoir si les subventions qui ont des effets de
distorsion des échanges ou celles qui ne relèvent pas de la catégorie
verte sont nécessaires pour permettre à lagriculture dexercer ses
multiples rôles.
Certains pays estiment
que tous les objectifs peuvent et doivent être atteints plus efficacement à laide
de subventions de la catégorie verte directement axées sur ces
objectifs. Cest le cas, par exemple, des versements directs aux
producteurs, de laide à
lajustement structurel, des programmes en faveur de lenvironnement et des
programmes daide aux régions qui ne servent pas à encourager la production
agricole ou nont pas deffet sur les prix. Ces pays considèrent que cest
à ceux qui défendent les considérations autres que dordre commercial et la
multifonctionnalité de montrer que les dispositions en
vigueur, qui ont
nécessité de longues négociations dans le cadre du Cycle dUruguay, ne permettent
pas de prendre en compte ces considérations de manière ciblée et non suivie
deffets de distorsion des échanges.
Pour dautres
pays, les considérations autres que dordre commercial ont un rapport étroit avec
la production. Selon eux, des subventions axées sur la production ou liées à la
production sont nécessaires pour prendre en compte ces considérations. Cest ainsi
quil faut, par exemple, créer des rizières pour empêcher lérosion. Un
certain nombre de ces pays ont présenté des études à lappui de leurs arguments,
et ces études ont également été examinées.
De nombreux pays en
développement exportateurs voient dans la multifonctionnalité une forme de traitement
spécial et différencié en faveur des pays riches. Plusieurs vont jusquà dire que
toute activité économique - quil sagisse de lindustrie, des services -
est également multifonctionnelle et que si lOMC doit aborder la question elle doit
le faire dans tous les secteurs des négociations et pas seulement à propos de
lagriculture. Dautres disent que lagriculture est un domaine à part.
La clause de paix back
to top
Larticle 13
(modération) de lAccord sur lagriculture exempte les pays qui
accordent des subventions autorisées dans le cadre de lAccord des actions fondées
sur dautres Accords de lOMC. Sans cette clause de paix, les pays
auraient une plus grande latitude pour engager des actions contre les subventions des
autres au titre des dispositions de lAccord sur les subventions et les mesures
compensatoires, parmi dautres. La clause de paix devrait devenir caduque à la fin
de 2003.
Certains pays
voudraient la proroger afin de disposer dune certaine sécurité
juridique, qui leur donnerait lassurance quaucune action ne serait
entamée contre eux tant quils respecteraient leurs engagements dans le cadre de
lAccord sur lagriculture.
Dautres
souhaitent quelle soit supprimée, leur objectif général étant que
lagriculture soit assujettie aux disciplines générales de lOMC, mais
seraient disposés à envisager une prorogation, en fonction de ce qui sera convenu sur
dautres points des négociations relatives à lagriculture.
Pêche et sylviculture back
to top
LAccord sur
lagriculture ne sapplique pas aux produits de la pêche et de la
sylviculture.
Certains Membres de lOMC aimeraient que des disciplines spécifiques soient
négociées pour ces produits et ont présenté des propositions en vue de la Conférence
de Seattle.
Certaines propositions
portent notamment sur les subventions au secteur de la pêche (flotte de pêche et
aquaculture) et leurs incidences sur les ressources halieutiques et lenvironnement.
Les règles et disciplines proposées en ce qui concerne les produits de la sylviculture
porteraient sur lencouragement de la conservation et de la gestion des
ressources,
dautres considérations liées à lenvironnement et des disciplines concernant
laccès aux marchés et les restrictions à lexportation de
grumes.
Il est plus que
probable que ces propositions nentreraient pas dans le cadre de lAccord sur
lagriculture.
Larticle 20 et la poursuite du
processus de réforme back to top
Larticle 20 de
lAccord sur lagriculture prévoit que les Membres devront procéder à des
négociations en vue de poursuivre le programme de réforme de lagriculture.
Les Membres
saccordent généralement à reconnaître que cela devrait conduire à une
amélioration des conditions du marché, une diminution des subventions qui ont des effets
de distorsion de la production et des réductions des subventions à lexportation.
En revanche, lampleur de ces réformes (cest-à-dire la portée des
réductions des subventions et des tarifs et de lélargissement des contingents) ou
la manière dont des questions comme les considérations autres que dordre
commercial devraient être abordées, ne font pas lunanimité.
Les négociations à
venir seront difficiles mais contribueront à faire avancer la libéralisation du commerce
des produits agricoles. La libéralisation profitera aux pays qui sont mieux en mesure
dentrer en concurrence au niveau de la qualité et des prix quau niveau du
montant des subventions quils accordent. Cest le cas notamment de nombreux
pays en développement dont léconomie est tributaire dune gamme de plus en
plus étendue de produits de base et de produits agricoles transformés. |
| Article 20 de lAccord sur
lagriculture Poursuite du processus de
réforme
Reconnaissant que
lobjectif à long terme de réductions progressives substantielles du soutien et de
la protection qui aboutiraient à une réforme fondamentale est un processus
continu, les
Membres conviennent que des négociations en vue de la poursuite du processus seront
engagées un an avant la fin de la période de mise en uvre, compte
tenu:
(a) de ce quaura
donné jusque-là la mise en uvre des engagements de réduction;
(b) des effets des
engagements de réduction sur le commerce mondial des produits agricoles;
(c) des
considérations autres que dordre commercial, du traitement spécial et
différencié en faveur des pays en développement Membres et de lobjectif qui est
détablir un système de commerce des produits agricoles qui soit équitable et axé
sur le marché, et des autres objectifs et préoccupations mentionnés dans le préambule
du présent accord; et
(d) des autres
engagements qui seront nécessaires pour atteindre lobjectif à long terme
susmentionné. |
|
> Suite Partie 2 - Quelques statistiques sur le
commerce des produits agricoles
|
|
|
|