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6 L'OMC peut… aider les pays à se développer

Le système commercial de l'OMC repose sur le principe qu'un commerce plus ouvert peut stimuler la croissance économique et aider les pays à se développer.

Dans ce sens, le commerce et le développement sont bons l'un pour l'autre.

En outre, les Accords de l'OMC contiennent de nombreuses dispositions qui tiennent compte des intérêts des pays en développement.

L'OMC peut…

...réduire le coût de la vie et relever les niveaux de vie
...régler les différends et réduire les tensions commerciales
...stimuler la croissance économique et l'emploi
...réduire le coût de l'activité commerciale au niveau international
...encourager la bonne gouvernance
...aider les pays à se développer
...donner aux faibles les moyens de se faire entendre
...agir en faveur de l'environnement et de la santé
...contribuer à la paix et à la stabilité
...être efficace sans faire la une des journaux

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Plus des trois quarts des Membres de l'OMC sont des pays en développement ou font partie des pays les moins avancés.  Et tous les candidats à l'accession sont des pays en développement.  La question de savoir si les intérêts des pays en développement sont suffisamment pris en compte à l'OMC est toujours débattue.  Mais même les plus critiques des pays en développement reconnaissent que le système leur offre des avantages.

En fait, peu d'économistes contestent que le commerce, s'il se déroule convenablement, est essentiel au développement.

Tous les Accords de l'OMC contiennent des dispositions spéciales en faveur des pays en développement, prévoyant notamment des délais plus longs pour la mise en œuvre des accords et des engagements, des mesures pour accroître leurs possibilités commerciales et une assistance pour les aider à mettre en place l'infrastructure nécessaire pour les activités de l'OMC, à régler les différends et à appliquer les normes techniques.  Les pays les moins avancés bénéficient d'un traitement spécial et sont notamment dispensés d'appliquer de nombreuses dispositions.

Les besoins des pays en développement peuvent également être invoqués pour justifier des mesures qui ne seraient normalement pas autorisées en vertu des accords, comme l'octroi de certaines subventions publiques.

Les négociations et les autres activités lancées à la Conférence ministérielle de Doha en novembre 2001 portent sur de nombreuses questions qui intéressent les pays en développement.

 

75 pour cent des Membres de l'OMC sont des pays en développement.

“L'OMC ne s'occupe que de commerce”

“Bien sûr, c'est l'Organisation mondiale du commerce

“Mais qu'en est il de la pauvreté et de l'environnement?”

“Comment cela?”

“Que fait l'OMC pour aider les pauvres et protéger l'environnement? Pour moi, le commerce enrichit les riches et appauvrit les pauvres. Pire encore, l'OMC permet en fait aux pays riches de verser d'énormes subventions à leurs agriculteurs. Ainsi, les marchés des pays en développement sont inondés de tomates et de blé bon marché, au détriment des agriculteurs locaux.”

“Mais c'est ce que l'OMC essaie d'arrêter. Si on la laissait faire son travail convenablement, le commerce aiderait à nourrir les pauvres. Il comblerait même les déficits là où il y a des pénuries. Il aiderait les agriculteurs pauvres à produire et à vendre plus sans subir la concurrence de produits subventionnés bon marché. D'ailleurs, l'OMC réduit progressivement ces subventions. Sans elle, les subventions pourraient être beaucoup plus élevées..”

“Et que dire des règles de l'OMC en matière de brevets, qui permettent aux grandes sociétés pharmaceutiques de réaliser des profits colossaux en vendant leurs médicaments si cher que les pauvres ne peuvent pas les acheter?”

“Les règles de l'OMC concernant les brevets laissent aux gouvernements une grande latitude pour fournir des médicaments aux pauvres. Mais il y a aussi beaucoup obstacles à surmonter. Et il faut des incitations pour que de nouveaux médicaments soient inventés.”

“Je ne suis toujours pas convaincu.”

“Alors, imagine ce qui se passerait sans le commerce mondial. Comment les pays en développement obtiendraient ils les produits alimentaires dont ils ont besoin quand ils sont frappés par la sécheresse ou les inondations? Qu'on le veuille ou non, le monde dépend du commerce, et le travail de l'OMC est de rendre les règles aussi justes que possible pour tous.”

 

Enfin, bien que l'OMC ne soit pas un organisme d'aide, elle a un rôle à jouer, notamment comme tribune et centre d'échange d'informations sur l'aide au développement liée au commerce.

Aide pour le commerce.  La question de savoir si les pays en développement ont besoin d'aide ou de commerce n'est plus en débat.

Il est largement reconnu aujourd'hui que les pays en développement ont besoin des deux.  Mais les Accords de l'OMC ne garantissent pas l'accroissement des flux commerciaux:  ils offrent des possibilités.  Certains pays sont mieux placés que d'autres pour saisir ces possibilités.  Certains ont besoin d'aide:  l'"Aide pour le commerce" et plusieurs autres outils visent à renforcer la capacité des pays en développement de participer plus efficacement au marché mondial.

Étant chargée de coordonner le programme d'Aide pour le commerce, l'OMC réunit régulièrement les donateurs, les organismes de développement, les gouvernements bénéficiaires et le secteur privé.  Ce dialogue permet de mettre en relief ce qui est fait et ce qui est nécessaire et d'encourager l'élaboration de projets plus adaptés.

Les pays donateurs et les pays bénéficiaires ont répondu à ces efforts.  Les pays donateurs ont engagé en moyenne 40 milliards de dollars par an dans des programmes de développement liés au commerce, tandis que les pays bénéficiaires ont réussi à définir les domaines spécifiques dans lesquels une aide est nécessaire et à intégrer le commerce dans leurs stratégies de développement.

Une meilleure communication.  L'OMC a créé des centres de référence auprès de plus de 100 ministères du commerce et organisations régionales dans les capitales des pays en développement et des pays les moins avancés, en leur fournissant des ordinateurs et un accès à Internet pour permettre aux fonctionnaires des ministères de suivre les activités de l'OMC à Genève, grâce à un accès en ligne à la vaste base de données de l'OMC, qui contient des documents officiels et autres.  En outre, des efforts sont faits pour aider les pays qui n'ont pas de représentation permanente à Genève.

 


Les pays en développement ont besoin à la fois d'aide et de commerce