
NOTE: CETTE EXPLICATION NON OFFICIELLE A ÉTÉ ÉTABLIE PAR LA
DIVISION DE L'INFORMATION ET DES RELATIONS AVEC LES MÉDIAS DU SECRÉTARIAT
DE L'OMC POUR AIDER LE PUBLIC À COMPRENDRE LES NÉGOCIATIONS SUR L'AGRICULTURE.
CE N'EST PAS UN RÉSUMÉ OFFICIEL DU TEXTE.
Voir aussi:
> Voie d’accès aux négociations
> Cadre convenu de 2004
> Déclaration ministérielle de Hong Kong 2005
> Pour en savoir plus
sur la phase des modalités
Besoin d’aide pour le téléchargement?
> L’aide se trouve ici |
En guise d'introduction
-
Pas de surprises...
Comme les projets précédents, ce texte a été élaboré avec le plus
grand soin à partir des idées abordées au cours des négociations et
des
documents
de travail. Il correspond aux réflexions les plus récentes des
négociateurs et du Président. Dans la mesure où c'est le fruit d'une
approche progressive fondée sur les positions évolutives des Membres
(approche “ascendante”), qui a nécessité quelque 150 heures de
négociation depuis septembre et 16 documents de travail, il n'y a pas
de surprises.
-
… mais de grands progrès.
Il est faux de dire que le texte ne fait apparaître aucun progrès.
Tout au long du processus, l'objectif a été de ramener les questions
non résolues à un petit nombre maîtrisable, qui puisse ensuite être
discuté sur le plan politique, et en comparaison avec d'autres sujets,
en particulier l'accès aux marchés pour les produits non agricoles (AMNA).
-
En ce sens, des progrès considérables ont été accomplis depuis
septembre, pour clarifier les questions, affiner l'approche afin
qu'elle soit plus appropriée du point de vue technique et juridique,
répondre aux questions posées par le Président dans son projet
précédent, et mettre au clair une large gamme de flexibilités — pour
plus d'un tiers des Membres de l'OMC, y compris environ 45 petites
économies vulnérables et différents groupes de “Membres ayant accédé
récemment” à l'OMC (ou MAR).
-
Le texte est désormais complet pour les trois piliers de l'agriculture
(soutien interne, accès aux marchés et subventions à
l'exportation/concurrence).
-
C'est pourquoi les chiffres des formules principales sont inchangés.
Dès le début des discussions sur le projet précédent en septembre
2007, il était clair que ces chiffres seraient abordés plus tard. Il
s'avère que le rôle des formules a quelque peu changé.
-
Plus que des formules ...
La mise au point d'autres questions a allégé un peu la pression qui
pesait sur ces fameux chiffres.
1. Les formules demeurent inchangées, mais la marge de manœuvre est
déjà assez étroite (voir par exemple l'explication de la formule de
réduction tarifaire). Pour les subventions à l'exportation, qui seront
éliminées, la question encore en suspens concernant la “formule” ne
porte que sur les tranches annuelles pour réduire les quantités
subventionnées afin de parvenir à zéro. C'est pourquoi par exemple
certains négociateurs ont soutenu que la question majeure pour eux en
matière d'accès aux marchés n'était plus la formule, mais le choix et
le traitement des produits sensibles. Sur ce point, les négociations
ont considérablement progressé, même si des divergences persistent sur
ce sujet éminemment technique — mais dont l'impact commercial est bien
réel et concerne des produits faisant l'objet d'échanges importants.
2. Le grand nombre de nouveaux détails sur les flexibilités offertes
aux pays en développement, y compris des dispositions pour les petites
économies vulnérables et les Membres ayant accédé récemment, a aussi
nettement réduit la pression concernant la formule de réduction
tarifaire.
-
Cela dit, les formules
demeurent importantes pour les pays et les produits auxquels elles
s'appliqueront, et parce que de nombreuses flexibilités prennent la
forme d'écarts par rapport aux formules. Il va encore falloir négocier
ferme, sur les chiffres, sur les contingents tarifaires pour les
produits sensibles, sur les produits spéciaux, sur certaines
disciplines pour le soutien interne du type qui ne fausse pas les
échanges (catégorie verte), etc. Mais désormais, les options sont plus
simples, plus maîtrisables et moins confuses du fait de la complexité
technique.
|
Quelques repères
Les chiffres du projet de texte sont
généralement entre crochets (ce qui indique qu'ils doivent encore
faire l'objet de négociations) et dans certains cas le texte
propose des fourchettes (par exemple pour les tarifs) ou d'autres
formules possibles (par exemple pour le soutien interne). Les
termes employés dans cet encadré sont expliqués dans le résumé
plus long.
Soutien interne
-
Soutien interne global ayant des
effets de distorsion des échanges (catégorie orange
+ de minimis + catégorie bleue). Réduction de 75 pour cent ou 85 pour
cent pour l'UE; 66 pour cent ou 73 pour cent pour les États-Unis et le
Japon; 50 pour cent ou 60 pour cent pour le reste. “Contribution
initiale” (réduction immédiate) de 33 pour cent pour les États Unis,
l'UE et le Japon, 25 pour cent pour le reste. Réductions plus
importantes de la part des pays développés plus petits où le soutien
global représente un pourcentage plus élevé de la valeur de la
production. Réductions mises en œuvre sur cinq ans (pour les pays
développés) ou sur huit ans (pays en développement).
-
Catégorie orange (MGS).
Réduction de 70 pour cent pour l'UE; 60 pour cent pour les États Unis
et le Japon; 45 pour cent pour le reste. Réductions plus importantes
de la part des pays développés plus petits où la MGS représente un
pourcentage plus élevé de la valeur de la production. Là aussi
contribution initiale.
-
Par produit. Soutien de la
catégorie orange plafonné à la moyenne pour 1995-2000, avec quelques
variations pour les États-Unis et d'autres.
-
De minimis. Niveaux de minimis
réduits à 2,5 pour cent ou 2 pour cent de la production pour les pays
développés, et de deux tiers pour les pays en développement (pas de
réduction si le soutien concerne principalement des producteurs
pratiquant une agriculture de subsistance/dotés de ressources
limitées, etc.). (Applicable aux versements de minimis par produit et
autres que par produit.)
-
Catégorie bleue (y compris
“nouvelle” version). Limitée à 2,5 pour cent de la production, avec
des plafonds par produit.
-
Catégorie verte. Révisions et
suivi et surveillance plus rigoureux.
Accès aux marchés
-
Les tarifs seraient principalement réduits suivant une
formule, qui prescrit des
réductions plus importantes pour les tarifs plus élevés. Pour les pays
développés, les réductions vont de 48-52 pour cent pour les tarifs
inférieurs à 20 pour cent, à 66-73 pour cent pour les tarifs
supérieurs à 75 pour cent, avec un abaissement moyen minimal. (Pour
les pays en développement la fourchette va de 32-34 pour cent pour les
tarifs inférieurs à 30 pour cent, à 44-48 pour cent pour les tarifs
supérieurs à 130 pour cent, avec un abaissement moyen maximal.)
-
Certains produits feraient l'objet de réductions moins importantes
grâce à plusieurs
flexibilités conçues pour
prendre en compte différentes préoccupations: pour les
produits sensibles (pour tous
les pays), abaissement moindre compensé par des contingents tarifaires
entraînant des possibilités d'accès à des taux inférieurs; pour les
produits spéciaux (pour les
pays en développement), des options plus concrètes que dans le projet
précédent.
-
Mesures contingentes.
Élimination ou réduction de l'utilisation de l'ancienne “sauvegarde
spéciale” (pour les produits “soumis à tarification”). Les détails du
nouveau “mécanisme de sauvegarde spéciale” pour les pays en
développement sont plus étoffés dans cette nouvelle version mais
certaines questions sont encore à régler.
Concurrence à l'exportation
-
Subventions à l'exportation à
éliminer pour fin 2013. La
moitié pour fin 2010.
-
Dispositions révisées pour les
crédits et l'assurance à
l'exportation, l'aide alimentaire (avec une “catégorie sûre”
pour les situations d'urgence), et les
entreprises commerciales d'État
exportatrices.
|
Plus en détails …
Soutien interne
Explication du contexte:
une réduction du soutien interne ayant des effets de distorsion des
échanges fonctionnerait simultanément à plusieurs niveaux de
contraintes. Chaque catégorie de soutien serait réduite ou limitée:
catégorie orange (celle dont les effets de distorsion sont les
plus importants, directement liée aux prix et à la production,
officiellement mesure globale du soutien ou MGS)
de minimis (catégorie orange, mais d'un montant moins élevé ou
minime)
catégorie bleue (effets de distorsion moindres grâce aux
conditions attachées au soutien).
Deuxièmement, pour chacune de ces catégories, il y aurait aussi des
limites au soutien pour chaque produit spécifique (“soutien par
produit”).
Troisièmement, il y aurait aussi des réductions des montants permis
pour les trois catégories combinées:
(Les informations parues dans les médias concernant certains pays
auxquels il est demandé de ramener leurs niveaux de soutien à X
milliards de dollars ne font référence qu'à cette dernière discipline
“globale”.)
Dans les projets révisés de 2007 et
2008: les réductions seraient opérées suivant deux méthodes:
1. Formules étagées. Comme la formule tarifaire, les formules
pour la catégorie orange et le soutien global ayant des
effets de distorsion sont aussi exprimées sous forme d'“étages”
avec les réductions de pourcentage les plus fortes pour les mesures de
soutien de l'étage le plus élevé. Toutefois, ce ne sont pas les
produits mais les pays eux-mêmes qui se situent dans les étages,
puisque les chiffres sur le soutien sont agrégés pour l'ensemble de
l'agriculture.
2. Plafonds (ou réductions aboutissant à des plafonds). Pour le
de minimis, la catégorie bleue et le soutien par
produit.
Soutien interne global ayant des
effets de distorsion des échanges
(catégorie orange + de minimis + catégorie bleue)
(Réductions par rapport aux chiffres de la période de base 1995–2000 —
paragraphe 1)
(paragraphe 3) (Pas de changement par rapport au projet de 2007)
étage supérieur (plus de 60 milliards de dollars, c'est-à-dire, UE),
réduction de 75 pour cent ou 85 pour cent. (Le plafond actuel de l'UE
est estimé à 110,3 milliards d'euros = environ 151,93 milliards de
dollars. La réduction ramènerait ce plafond à 27,6 ou 16,5 milliards
d'euros.)
étage intermédiaire (10-60 milliards de dollars, c'est-à-dire
États-Unis, Japon), réduction de 66 pour cent ou 73 pour cent. (Le
plafond actuel des États-Unis est estimé à 48,2 milliards de dollars.
La réduction ramènerait ce plafond à 16,4 ou 13 milliards de dollars.)
(Le Japon ferait un effort additionnel car son soutien global dépasse
40 pour cent de la valeur de sa production agricole — réduction à mi
chemin entre les réductions du premier et du deuxième étage —
paragraphe 4.)
étage inférieur (moins de 10 milliards de dollars, c'est-à-dire tous
les autres), réduction de 50 pour cent ou 60 pour cent.
Nouveauté dans le projet de 2008: 33,3 pour cent de réduction dès le
début de la période de mise en œuvre (une “contribution initiale”)
pour les trois Membres qui accordent le plus de subventions (c'est à
dire UE, États-Unis et Japon); 25 pour cent pour les autres pays
développés (auparavant réduction de 20 pour cent pour tous)
(paragraphe 5).
Mise en œuvre: sur cinq ans
pour les pays développés, sur huit ans pour les pays en développement;
tranches annuelles égales (paragraphes 5, 8).
Niveau de base: le point de
départ pour les réductions en pourcentage. Nécessaire parce que le
concept de “soutien interne global ayant des effets de distorsion des
échanges” est nouveau, parce qu'il existe un nouveau type de programme
de la catégorie bleue, et parce qu'auparavant les versements de la
catégorie bleue n'étaient pas limités. Nouveauté dans ce projet: les
pays qui ne font pas de réduction doivent rester au niveau de base
(sauf les pays les moins avancés) (paragraphe 10).
Niveau de base pour les pays développés = plafond engagements
concernant la catégorie orange + plafond de minimis autre que par
produit (5 pour cent de la production pour les pays développés, 10
pour cent pour les pays en développement) + plafond total de minimis
par produit (somme totale 5 pour cent de la production pour chaque
produit pour les pays développés, 10 pour cent pour les pays en
développement) + versements de la catégorie bleue ou 5 pour cent de la
production (le plus élevé des deux). (paragraphe 1) (Pas de changement
par rapport au projet de 2007.)
(Donc, pour certains pays développés, niveau de base = engagement
concernant la catégorie orange + 15 pour cent de la production.)
Pays en développement. Pour
ceux qui ont des engagements concernant la catégorie orange: réduction
de deux tiers de la réduction fondée sur la formule. (paragraphe 7)
Ceux qui n'ont pas d'engagements concernant la catégorie orange et les
pays importateurs nets de produits alimentaires n'opéreraient pas de
réduction. (paragraphe 6) (inchangé)
Membres ayant accédé récemment.
Les nouveaux Membres ayant accédé très récemment (Arabie saoudite,
ex-République yougoslave de Macédoine, Viet Nam) et ceux à faible
revenu en transition (Albanie, Arménie, Géorgie, République kirghize,
Moldova) n'opéreraient pas de réduction. Les autres opéreraient une
réduction de deux tiers de la réduction normale. (paragraphe 9) (Plus
de détails. Réduction de deux tiers nouveauté.)
Catégorie orange (c'est-à-dire
MGS totale consolidée finale)
(paragraphe 13) (inchangé)
-
étage supérieur (plus de 40 milliards de
dollars, c'est-à-dire, UE), réduction de 70 pour cent. (Le plafond
actuel de l'UE est de 67,16 milliards d'euros = environ 92,5
milliards de dollars. La réduction ramènerait ce plafond à 20,1
milliards d'euros.)
-
étage intermédiaire (15-40 milliards de
dollars, c'est-à-dire États-Unis, Japon), réduction de 60 pour cent.
(Le plafond actuel des États-Unis est de 19,1 milliards de dollars;
il serait ramené à 7,6 milliards de dollars après réduction.)
-
étage inférieur (moins de 15 milliards de
dollars, c'est-à-dire tous les autres), réduction de 45 pour cent.
Le Japon ferait la réduction de l'étage supérieur, se situant ainsi en
pratique dans l'étage supérieur. Les autres pays développés où le
soutien de la catégorie orange dépasse 40 pour cent de la valeur de la
production agricole feraient aussi une réduction additionnelle, égale
à la moitié de la différence entre leur étage et l'étage au dessus.
(paragraphe 14) (également inchangé)
Contribution initiale.
Nouveauté: les trois Membres qui accordent le plus de subventions
(c'est-à-dire UE, États-Unis et Japon) doivent opérer une réduction de
25 pour cent dès le début. (paragraphe 15) inchangé: toutes les autres
réductions se font par tranches annuelles égales sur cinq ans (huit
pour les pays en développement). (paragraphe 15)
Plusieurs pays en développement
opéreraient une réduction de deux tiers de la réduction normale ou
seraient exemptés de réduction, et continueraient de se voir autoriser
certains types de soutien. (paragraphes 16–18) (inchangés)
Membres ayant accédé récemment.
Les nouveaux Membres ayant accédé très récemment (Arabie saoudite,
ex-République yougoslave de Macédoine, Viet Nam) et ceux à faible
revenu en transition (Albanie, Arménie, Géorgie, République kirghize,
Moldova) n'opéreraient pas de réduction. Certains seraient autorisés à
exclure les subventions à l'investissement du calcul de la catégorie
orange. Certains opéreraient une réduction de deux tiers de la
réduction normale. (paragraphe 19) (Plus de détails. Réduction de deux
tiers nouveauté.)
Soutien de la catégorie orange par
produit. Serait limité à la moyenne des montants effectivement
fournis en 1995–2000 (avec quelques variations pour les pays en
développement). Le calcul pour les États-Unis serait basé sur le
soutien total de la catégorie orange pour cette période, mais réparti
entre les différents produits suivant la part moyenne de chacun
pendant la période 1995–2004. Certains ajustements additionnels
seraient apportés pour des situations spéciales. Les pays en
développement seraient autorisés à choisir entre trois options.
(paragraphes 21–29) (inchangés dans l'ensemble, avec certains détails
révisés concernant les situations spéciales et les dispositions
juridiques)
De minimis
(Mesures de soutien de la catégorie orange de montants faibles,
minimes ou négligeables, actuellement limitées à 5 pour cent de la
production dans les pays développés, 10 pour cent dans les pays en
développement.)
-
Pays développés: réduction de 50 pour cent
ou 60 pour cent (c'est-à-dire plafond à 2,5 pour cent ou 2 pour cent
de la valeur de la production, contre 5 pour cent actuellement)
(paragraphe 30) (inchangé)
-
Pays en développement ayant des
engagements concernant la catégorie orange: réduction de deux tiers
des réductions ci-dessus (actuellement 10 pour cent de la valeur de
la production). Exemption totale: si presque tout le soutien est
consacré à des “producteurs pratiquant une agriculture de
subsistance et dotés de ressources limitées” ou si le pays est
importateur net de produits alimentaires. (paragraphes 31–32)
(inchangés)
-
Membres ayant accédé récemment: pas de
réduction pour les Membres ayant accédé très récemment et certains
Membres à faible revenu (Arabie saoudite, ex République yougoslave
de Macédoine, Viet Nam, Albanie, Arménie, Géorgie, République
kirghize, Moldova). Les autres opèrent une réduction d'au moins un
tiers de la réduction ordinaire. (paragraphe 33) (inchangé)
Catégorie bleue
Nouveau type. (La catégorie
bleue actuelle est essentiellement un soutien de la catégorie orange
mais avec des limitations de la production visant à réduire la
surproduction.) L'Accord sur l'agriculture serait modifié pour ajouter
un nouveau type de catégorie bleue basé sur des versements n'exigeant
pas qu'il y ait production mais fondés sur un niveau fixe de
production dans le passé (par exemple pour les États-Unis “versements
anticycliques”). (paragraphe 35) (inchangé).
Nouveauté dans le projet de 2008: chaque Membre devrait décider quel
type de catégorie bleue utiliser. Il utiliserait normalement un seul
type pour tous les produits et n'en changerait pas. Toute exception
devrait être approuvée maintenant (au moment où les “Listes”
d'engagements sont convenues). Dans tous les cas, tout produit ne peut
recevoir qu'un seul type de soutien de la catégorie bleue.
(paragraphes 36–37)
Limites (inchangées sauf
certains détails): 2,5 pour cent de la valeur de la production pour la
période de base (paragraphe 38). Plus pour certains pays (comme
la Norvège) qui ont actuellement beaucoup recours au soutien de la
catégorie bleue pour réformer leur soutien en diminuant
progressivement la catégorie orange qui a des effets de distorsion
plus grands — si le soutien de la catégorie bleue représente plus de
40 pour cent du soutien ayant des effets de distorsion des échanges,
il est réduit du même pourcentage que la catégorie orange, sur une
période ne dépassant pas deux ans (paragraphe 39). Pays en
développement: 5 pour cent de la valeur de la production, avec une
certaine flexibilité dans des circonstances spéciales. (paragraphes
49–51) Membres ayant accédé récemment: 5 pour cent de la valeur
de la production, avec une certaine flexibilité concernant la période
de base. (paragraphe 52)
Critères additionnels: le
texte de 2008 précise plus en détail que le soutien de la catégorie
bleue serait aussi limité par produit. De manière générale, les
limites sont la moyenne des dépenses 1995 2000, avec des ajustements
s'il n'y a pas eu de dépenses certaines années. Pour les États-Unis,
les limites sont de 10 pour cent ou 20 pour cent supérieures aux
estimations des dépenses maximales en vertu de la Loi sur
l'agriculture de 2002. Différentes dispositions traitent d'un éventail
de situations, y compris la possibilité de dépasser les limites de la
catégorie bleue par produit s'il y a une réduction correspondante des
limites de la catégorie orange pour le produit considéré. (paragraphes
40–48) (certaines nouveautés)
Catégorie verte
(Soutien qui ne fausse pas la production ou les prix ou a des effets
de distorsion minimes.) Les dispositions de l'Accord sur l'agriculture
(Annexe 2) seraient modifiées pour permettre plus de programmes de
développement par les pays en développement et pour durcir les
critères pour les pays développés (par exemple concernant le soutien
du revenu découplé). Les questions restantes comprennent la période de
base “fixe et invariable” pour le soutien du revenu, les programmes
d'ajustement structurel et d'assistance régionale, et la possible
révision des conditions pour l'acquisition de stocks de produits
alimentaires par des pays en développement à des prix supérieurs à
ceux du marché.
Afin de garantir que les programmes de la catégorie verte sont
véritablement “verts” (c'est-à-dire qu'ils ne faussent pas les
échanges), la transparence, le suivi et la surveillance seraient
renforcés. (Annexe B) (quelques changements)
Coton
Le soutien interne pour le coton ayant des effets de distorsion des
échanges serait réduit davantage que le reste du secteur. Le texte
comprend une formule à cet effet, fondée sur une formule proposée par
les pays africains du groupe “Coton-4” en 2006. (paragraphe 55)
(inchangé)
Suivant cette formule mathématique, si “Rg” est la réduction générale
de la catégorie orange d'un pays, la réduction applicable au coton en
pourcentage est égale à:
Rg + ((100-Rg)x100)/3xRg.
Par exemple, si la réduction de la catégorie orange par les États Unis
était de 60 pour cent, comme plus haut, alors la réduction de la
catégorie orange pour le coton serait de 82,2 pour cent soit
(60+(40x100/180)) pour cent. Cette disposition est inchangée et
demeure en suspens.
Le soutien de la catégorie bleue pour le coton serait plafonné à un
tiers de la limite normale. (paragraphe 56) (inchangé)
Les pays en développement qui ont des engagements concernant les
catégories orange et bleue feraient des réductions égales à deux tiers
de celles des pays développés pour le coton et sur une période plus
longue. (paragraphes 58-59) (inchangés)
Accès aux marchés
Formule de réduction tarifaire de
base
La formule de réduction étagée est la principale méthode
d'abaissement tarifaire (à partir de plafonds juridiquement consolidés
dans le cadre de l'OMC). Les produits sont classés en fonction de
l'importance du tarif initial consolidé (année 0 dans les graphiques
ci-dessous). Les produits relevant des étages supérieurs font l'objet
d'abaissements plus importants. En fin de compte, un seul pourcentage
d'abaissement sera négocié pour être appliqué à chaque étage: le
présent texte prévoit des fourchettes de pourcentages possibles (par
exemple, 66 pour cent-73 pour cent pour l'étage supérieur pour les
pays développés).
Dans le texte 2008, les chiffres restent inchangés (pour les détails,
voir les graphiques de la page suivante). Pour les pays en
développement, les abaissements appliqués en temps normal pour chaque
étage correspondraient aux deux tiers de l'abaissement équivalent pour
les pays développés. Les chiffres des formules font partie de
l'ensemble restreint de questions plus politiques qui ne seront
probablement réglées qu'après la question de l'accès aux marchés pour
les produits non agricoles et, peut-être, d'autres questions, lorsque
les négociations passeront à un niveau plus politique.
Toutefois, la formule étagée générale ne sera pas applicable à tous
les produits. Le texte ménage certaines flexibilités pour certains
produits (voir les détails ci-dessous), y compris ceux qui sont
politiquement “sensibles” et les produits “spéciaux” car ils ont une
incidence sur la sécurité alimentaire, la garantie des moyens
d'existence et le développement rural des pays pauvres.
Les pays en développement bénéficient d'exceptions additionnelles, en
particulier les plus petits et les plus vulnérables d'entre eux — le
texte établit une liste d'environ 45 petites économies vulnérables, ce
qui veut dire que plus de la moitié des pays en développement
qui ne font pas partie des pays les moins avancés pourraient être
admis à bénéficier de réductions encore plus faibles (Annexe I). Les
pays les moins avancés et certains Membres ayant accédé récemment ne
seront pas tenus d'opérer de réductions. (paragraphes 145–146)
Les graphiques (ci-dessous) servent uniquement à montrer
comment la formule fonctionne et à comparer les abaissements des pays
développés avec ceux des pays en développement. Les lignes pleines
permettent de comparer les abaissements des pays développés avec ceux
des pays en développement en partant de tarifs initiaux situés au
milieu de chacun des trois étages inférieurs des pays développés et,
de façon arbitraire, à partir d'un tarif de 100 pour cent dans leur
étage supérieur. Pour les pays en développement, les lignes
pointillées montrent des abaissements à partir du milieu de chaque
étage ou à partir d'un tarif de 150 pour cent dans leur étage
supérieur.
Ces graphiques montrent que, dans chaque cas, l'écart entre les
abaissements minimaux et les abaissements maximaux pour chaque
fourchette n'est pas très important, en particulier dans les étages
inférieurs. Par exemple, pour les pays développés, un tarif de 10 pour
cent serait ramené à 4,8 pour cent-5,2 pour cent et à 6,53 pour
cent-6,8 pour cent pour les pays en développement. Mais les
abaissements qui doivent être opérés par les pays en développement
sont clairement moindres que ceux qui doivent être concédés par les
pays développés. Par exemple, un tarif de 100 pour cent serait ramené
à 27 pour cent-34 pour cent pour un pays développé, mais seulement à
56,7 pour cent-58,7 pour cent pour un pays en développement.
Il convient de noter que le traitement spécial en faveur des pays
en développement peut parfois avoir un effet double. Non seulement
les abaissements pour chaque étage sont moins élevés, mais de nombreux
produits (comme ceux qui sont frappés d'un tarif de 100 pour cent)
passent à un étage inférieur de la formule (étage supérieur pour les
pays développés, étage intermédiaire supérieur pour les pays en
développement), ce qui signifie que l'abaissement est encore moins
élevé.
Les seuls produits qui se situent dans le même étage tant pour les
pays développés que pour les pays en développement sont ceux frappés
de tarifs supérieurs à 130 pour cent (étage supérieur), de tarifs
compris entre 30 et 50 pour cent (étage intermédiaire inférieur) et de
tarifs inférieurs à 20 pour cent (étage inférieur).
Cependant, tout ne se résume pas à la formule tarifaire … |

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COMPRENDRE LE
JARGON |
|
•
catégories: catégories de soutien interne
• catégorie orange: mesures de soutien interne
considérées comme faussant la production et les échanges — par exemple parce qu'elles soutiennent les prix ou sont
directement fonction des quantités produites — et donc
soumises à des engagements de réduction. Officiellement, “mesure globale du soutien” (MGS)
• de minimis: mesures de soutien de la catégorie
orange d'un montant faible, minime ou négligeable
(actuellement limitées à 5 pour cent de la production dans
les pays développés, 10 pour cent dans les pays en
développement). Pour simplifier ce guide des “modalités”,
le de minimis et la catégorie orange sont abordés
séparément
• catégorie bleue: mesures de soutien de la
catégorie orange, mais avec des contraintes pour la
production ou d'autres conditions conçues pour réduire la
distorsion. Actuellement non limitées
• catégorie verte: mesures de soutien interne
considérées comme ne soutenant pas les échanges ou n'ayant
qu'un effet de distorsion minimal, et donc permises sans
restriction
• distorsion: situation dans laquelle les prix sont
supérieurs ou inférieurs à la normale, et où les quantités
produites, achetées, et vendues sont aussi supérieures ou
inférieures à la normale — c'est-à-dire aux niveaux qui
existeraient normalement sur un marché concurrentiel
• formule étagée: formule qui fixe des réductions
plus fortes pour les tarifs plus élevés — les produits
soumis à des tarifs plus élevés sont placés dans une
catégorie ou à un étage plus élevé, soumis à une réduction
plus forte que les étages inférieurs. Approche aussi
utilisée pour réduire le soutien interne
• contingent tarifaire: situation où les quantités
dans le cadre d'un contingent sont soumises à des taux de
droits d'importation moins élevés que ceux imposés aux
quantités hors contingent (qui peuvent être élevés). (Les
réductions issues des formules s'appliquent aux tarifs
hors contingent.)
• concurrence à l'exportation: terme qui, dans le
cadre de ces négociations, couvre les subventions à
l'exportation et les questions “parallèles”, qui
pourraient offrir des failles permettant aux gouvernements
de subventionner les exportations
— financement à l'exportation (crédit, garanties et
assurance), entreprises commerciales d'État exportatrices,
et aide alimentaire internationale
> Mieux comprendre le
jargon:
glossaire
|
|
DE QUOI S'AGIT-IL? |
|
Qu'est-ce
que ce document? Ce n'est PAS une “proposition”
de l'Ambassadeur de la Nouvelle-Zélande (ni de l'“OMC”) au
sens où nous entendons normalement le mot “proposition”.
Autrement dit, ce n'est PAS son avis sur ce qui
serait “bon” pour le commerce mondial des produits
agricoles.
Il s'agit
plutôt d'une évaluation faite à partir des positions des
gouvernements Membres de l'OMC. C'est l'opinion du
Président sur ce dont les Membres pourraient être en
mesure de convenir — compte tenu de ce qu'ils ont proposé
et de ce dont ils ont débattu pendant plus de sept années
de négociation, et de leurs réactions aux précédents
documents présentés par le Président. Ce dernier a bien
précisé que le document n'était pas final. Il a mis sur
papier les points d'accord possibles afin que les Membres
puissent réagir et réviser le projet. Le document marque
donc le début d'une nouvelle série intensive de réunions
et de commentaires.
|
|
OÙ ET QUI? |
|
Comment
ces questions sont elles négociées?
Dans cette phase des
négociations, les discussions difficiles sur l'agriculture
ont lieu dans le cadre de réunions entre 36-37 délégations
représentatives, ce qui est plus facile à gérer que des
sessions regroupant tous les Membres. Le processus est
contrôlé par des réunions auxquelles participent tous les
Membres et il est présidé par le Président des
négociations, M. l'Ambassadeur Crawford Falconer
(Nouvelle-Zélande). Les 36-37 délégations se réunissent
dans la Salle E, à l'OMC, et les sessions sont parfois
appelées réunions de la “Salle E”. Toutes les coalitions
sont représentées pour que les discussions soient
inclusives et transparentes.
Les 37 délégations
(en janvier 2008) sont les suivantes: Argentine
(Groupe de Cairns, G-20), Australie (coordonnateur
pour le Groupe de Cairns), Bénin (Groupe “Coton 4”,
Groupe africain, pays les moins avancés, Groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique), Brésil (coordonnateur
pour le G-20, également Groupe de Cairns), Canada
(Groupe de Cairns), Chine (G-33, G-20, Membres
ayant accédé récemment), Colombie (Groupe de
Cairns, groupe des produits tropicaux), Costa Rica
(coordonnateur pour le groupe des produits tropicaux,
également Groupe de Cairns), Côte d'Ivoire
(coordonnateur pour le Groupe africain, également Groupe
ACP), Cuba (G-33, petites économies vulnérables),
Égypte (G-20, Groupe africain), Équateur
(groupe des produits tropicaux, Membres ayant accédé
récemment), États-Unis, Inde (G-33, G-20),
Indonésie (coordonnateur pour le G-33, également
G-20, Groupe de Cairns), Jamaïque (coordonnateur
pour le Groupe ACP, également G-33, petites économies
vulnérables), Japon (G-10), Kenya (G-33, Groupe
africain, Groupe ACP), Lesotho (coordonnateur pour
les pays les moins avancés, également Groupe africain,
Groupe ACP), Malaisie (Groupe de Cairns),
Maurice (G-33, Groupe ACP, Groupe africain),
Mexique (G-20), Norvège (G-10),
Nouvelle-Zélande (Groupe de Cairns), Pakistan
(Groupe de Cairns, G-20, G-33), Paraguay (Groupe de
Cairns, G-20, groupe des produits tropicaux, petites
économies vulnérables), Philippines (G-33, G-20,
Groupe de Cairns), République de Corée (G-33,
G-10), République dominicaine (coordonnateur pour
les petites économies vulnérables, également G-33),
Suisse (coordonnateur pour le G-10), Taipei chinois
(coordonnateur pour les Membres ayant accédé récemment,
également G–10), Tchad (coordonnateur pour le
Groupe Coton-4, également Groupe africain, pays les moins
avancés, Groupe ACP), Thaïlande (Groupe de Cairns,
G-20), Turquie (G-33), UE, Uruguay
(Groupe de Cairns, G-20) et Venezuela (G-33, G-20).
(Auparavant, en
2007: Ouganda en tant que coordonnateur pour le Groupe
africain; Panama en tant que coordonnateur pour les
Membres ayant accédé récemment.)
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Pour en savoir plus sur les coalitions
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Les flexibilités en bref: écarts et
exemptions par rapport à la formule de base
Pour les pays en développement, ces
flexibilités peuvent être assez importantes, et, dans certains cas, la
formule de base pouvait être l'exception plutôt que la règle, ou elle
pouvait être écartée complètement:
-
Les produits sensibles (qui
peuvent être désignés par tous les Membres) feraient l'objet
d'abaissements moindres que ne le prévoit la formule, en échange de
nouveaux contingents permettant des importations à des tarifs
inférieurs (“contingents tarifaires”) pour accorder un certain accès
aux marchés. Les écarts seraient d'un tiers, d'un demi ou de deux
tiers de la réduction, les contingents étant ajustés en fonction de
l'écart. (Voir plus de détails ci-après.)
-
Abaissement moyen maximal
(pays en développement) — 36 pour cent. Les pays en développement
pourraient opérer des abaissements moindres par rapport à la formule
pour rester dans la limite de ce niveau moyen maximal. (paragraphe 65)
(inchangé)
-
Abaissement moyen maximal moindre
(45 petites économies vulnérables)
— abaissement possible de 24 pour cent. Ce groupe de pays en
développement peut choisir d'opérer des abaissements encore moins
importants par rapport à la formule — à raison, dans tous les cas, de
10 points de pourcentage de moins par rapport à la formule normale
pour les pays en développement — afin de rester dans la limite de cet
abaissement moyen maximal moindre. Tous les produits qui s'écartent de
la formule seraient désignés comme “produits spéciaux” et certains
d'entre eux ne feraient l'objet d'aucun abaissement (voir ci-dessous).
(paragraphes 66, 124 et Annexe I) (modifié et précisé en ce qui
concernait les “produits spéciaux”)
-
Seraient exemptés de tout abaissement
tarifaire: les pays les moins avancés, les Membres ayant accédé
“très récemment” (Arabie saoudite, ex-République yougoslave de
Macédoine, Viet Nam), les petits pays ayant accédé récemment à faible
revenu (Albanie, Arménie, Géorgie, République kirghize, Moldova).
(paragraphes 67-71, 145) (révisé)
-
Abaissements moindres que ceux fondés
sur la formule (autres Membres ayant accédé récemment) — à
hauteur de 7,5 points de pourcentage de moins, et aucun abaissement
pour les tarifs de 10 pour cent ou inférieurs à 10 pour cent, un an
après la fin de la mise en œuvre de leurs accords d'accession actuels
et possibilité de prolonger de deux années supplémentaires la mise en
œuvre du nouvel accord. (paragraphes 67-71) (Le chiffre de 7,5 points
de pourcentage est nouveau, 5 points dans le texte précédent.)
-
Produits spéciaux (pays en
développement) — abaissements moindres autorisés pour 8-12 pour cent
ou 8-20 pour cent des produits dont la sélection (au-delà du
pourcentage minimal de 8 pour cent) est guidée par des indicateurs
(Annexe F). Jusqu'à 6 pour cent de ces produits pourraient faire
l'objet d'un abaissement tarifaire de 8 ou 15 pour cent, jusqu'à 6
pour cent de plus pourraient faire l'objet d'un abaissement de 12 ou
25 pour cent et un maximum de 8 pour cent des produits pourraient ne
faire l'objet d'aucun abaissement. (paragraphes 123-125) (Voir ci
dessus en ce qui concerne les petites économies vulnérables. Les
Membres ayant accédé récemment sont soumis à des conditions
différentes.)
Plafond tarifaire
Pas mentionné. Cependant, les pays
développés dont plus de 4 pour cent (5 pour cent dans le texte
précédent) des produits (qu'il s'agisse uniquement de ceux auxquels
des droits sont appliqués — “passibles de droits” — ou de tous les
produits) sont frappés de tarifs dont le niveau excède 100 pour cent
doivent concéder un accroissement des contingents tarifaires plus
important que celui qu'ils opéreraient normalement. (paragraphe 76,
dernière phrase) (modifié)
(Au cours de la conférence de presse du 17
juillet 2007, l'Ambassadeur Falconer a indiqué que cette proposition
incitait les pays à maintenir leurs tarifs dans une certaine limite.
S'ils décident de dépasser cette limite, ils en “paient” donc le prix
en accordant un accès plus important à leurs marchés. Il a également
indiqué que s'il avait élaboré un document qui prévoyait une limite
fixe ou un plafonnement des tarifs, la proposition concernant l'étage
supérieur des tarifs aurait donc été également différente.)
Produits sensibles (ensemble des pays)
Quels produits et combien? Ces
produits sont sensibles essentiellement pour des raisons politiques —
tous les Membres peuvent opérer des abaissements moindres que ceux
fondés sur la formule. Pour les pays développés, 4 ou 6 pour cent des
produits pourraient être désignés comme “sensibles” (ou 6 ou 8 pour
cent si plus de 30 pour cent des produits relèvent de l'étage
supérieur de la formule). (paragraphe 72)
Quel abaissement tarifaire?
L'abaissement tarifaire s'écarterait d'un tiers, d'un demi ou de deux
tiers de la réduction prévue par la formule. (paragraphe 74) (L'écart
d'un demi de la réduction est une nouveauté.)
Pour les pays en développement,
un tiers de plus (5,3 ou 8 pour cent) de produits (paragraphe 73)
(inchangé). L'écart serait le même que celui autorisé pour les pays
développés. (paragraphe 74) (nouveauté)
Le prix à payer — davantage d'accès à
leurs marchés, par le biais des “contingents tarifaires”
(lorsqu'un droit moins élevé ou nul est appliqué aux quantités de
produits dans les limites du contingent. Le tarif hors contingent est
le taux normal déterminé par la formule de réduction).
En échange de l'autorisation d'opérer un abaissement tarifaire
moindre, les pays développés doivent permettre l'accès d'au moins
certaines quantités de produits à leurs marchés à un tarif moins élevé
(dans les limites du contingent tarifaire qui fait l'objet d'un
accroissement s'il existe déjà). Cette nouvelle “possibilité d'accès”
serait de 4 ou 6 pour cent de la consommation intérieure dans les cas
où la totalité de l'écart de deux tiers est utilisée, 3,5 ou 5,5 pour
cent dans les cas où l'écart d'un demi est utilisé, ou 3 ou 5 pour
cent dans les cas où l'écart est d'un tiers seulement. (paragraphe 75)
(L'écart d'un demi de l'abaissement est une nouveauté.)
D'après le texte, les pays doivent accorder un accès supplémentaire à
leurs marchés dans les cas où ils ont un nombre exceptionnellement
élevé de produits sensibles, et ils devront accorder un accès encore
plus important si des tarifs excédant 100 pour cent sont appliqués à
plus de 5 pour cent des produits (voir la partie sur le “plafond
tarifaire” ci dessus); mais ils peuvent donner un accès moindre à
leurs marchés si le niveau normal des importations est relativement
important. Les accroissements de contingents doivent être accessibles
à tous les Membres sur la base de l'égalité (“nation la plus
favorisée”). (paragraphes 75-77, 79) (modifié)
Pour les pays en développement, l'accroissement des contingents est de
deux tiers du volume pour les pays développés, et la consommation
intérieure (voir ci-dessous) n'inclut pas l'autoconsommation de la
production de subsistance des agriculteurs. (paragraphe 78) (inchangé)
Questions complexes — consommation
intérieure. Au-delà de ces principes généraux se posent
certaines questions très complexes. Les efforts déployés pour
concilier différentes positions sur ces questions ont permis de
réaliser des progrès considérables.
L'une des principales questions est le niveau de désagrégation
nécessaire pour l'identification des “produits sensibles” et le calcul
des contingents tarifaires. Un produit sensible doit-il être une
catégorie générale telle que “fromage”? Ou bien peut-il s'agir de
“fromage à pâte dure”, ou de manière encore plus précise de “fromage
de type cheddar”? (On appelle “désignation partielle” l'utilisation de
sous-catégories ou de parties de catégories pour identifier des
produits sensibles.)
Cela pose problème pour deux raisons. Premièrement, la consommation
intérieure est le critère qui sera utilisé pour la mise en place de
nouveaux contingents ou l'accroissement des contingents; or, on ne
dispose généralement pas de données pour les catégories étroites de
produits. La consommation doit donc être estimée à l'aide d'“éléments
supplétifs”, ce qui fait l'objet de controverses. Deuxièmement, des
sous-catégories de produits peuvent être des produits de remplacement
(ce qui veut dire qu'elles peuvent se faire concurrence), de sorte que
les distinctions ne sont pas toujours clairement définies.
Le nouveau texte décrit le fonctionnement de cette méthode et indique
des solutions pour calculer un contingent minimal ou un accroissement
des contingents (“disposition établissant un filet de sécurité” ou
“plancher”) dans les cas où les chiffres du commerce utilisés (comme
“éléments supplétifs”) pour estimer la consommation intérieure sont
exceptionnellement faibles en raison d'obstacles au commerce. (Voir
détails à l'Annexe C du document.)
Critères additionnels et autres
questions
“Progressivité des tarifs”
(problème des tarifs appliqués aux produits transformés qui sont plus
élevés que ceux qui frappent les matières premières, ce qui entrave la
transformation pour l'exportation dans le pays producteur de matières
premières). Lorsque le tarif appliqué au produit transformé majoré est
bien supérieur à celui qui frappe le produit non transformé (à savoir,
de 5 points de pourcentage ou plus), le produit transformé se verrait
affecter l'abaissement de l'étage suivant ou, dans le cas où il relève
déjà de l'étage supérieur, un abaissement additionnel de 30 pour cent.
Les produits sensibles seraient exemptés et l'abaissement appliqué aux
produits tropicaux prévaudrait sur l'abaissement au titre de la
progressivité des tarifs s'il est plus important. (paragraphes 80-86
et Annexe D) (Révisé. Nouveauté: Annexe D — liste potentielle de
produits soumis à la progressivité des tarifs, à développer.)
Produits de base: L'objectif
est de renforcer les dispositions relatives à la progressivité des
tarifs pour les pays en développement tributaires des exportations de
produits de base. Le texte prévoit des possibilités d'élimination des
obstacles non tarifaires et de stabilisation des prix. (paragraphes 87
97)
Simplification des tarifs.
Toute cette partie est nouvelle. Un nombre minimal de tarifs (90 pour
cent peut-être) serait simplifié et aucun autre tarif ne serait
exprimé sous une forme plus complexe qu'il ne l'est déjà. Cela
pourrait signifier qu'il n'y aurait que des tarifs ad valorem
(exprimés en pourcentages du prix) ou, éventuellement, des tarifs
spécifiques (exprimés en dollars, euros, etc., par tonne, litre,
etc.). Les tarifs plus complexes doivent être simplifiés, soit sous
une forme ad valorem soit sous la forme de droits spécifiques. Le
texte expose également des solutions pour les pays qui appliquent un
grand nombre de tarifs non ad valorem, ainsi que pour des questions
plus techniques comme la méthode de conversion des tarifs en
équivalents ad valorem. (paragraphes 98 104)
Contingents tarifaires (cas où
un tarif plus élevé est appliqué aux quantités hors contingent et où
un droit moins élevé ou nul est appliqué aux quantités se trouvant
dans les limites du contingent. Le tarif hors contingent est le taux
normal déterminé par la formule de réduction). Le nouveau texte inclut
certaines nouvelles dispositions sur les tarifs contingentaires
consolidés, sur l'ampleur de l'abaissement à opérer et sur le point de
savoir si des droits contingentaires nuls devraient être appliqués aux
nouveaux contingents. Les dispositions relatives à l'administration
des contingents tarifaires sont simplifiées, et il est désormais fait
référence à l'Accord de l'OMC sur les procédures de licences
d'importation assorti de critères additionnels, au lieu de rédiger des
dispositions totalement nouvelles. (paragraphes 105-118). Une autre
nouveauté est le mécanisme proposé pour la surveillance des
contingents tarifaires et l'amélioration de l'accès aux marchés dans
les cas où les importations sont constamment en deçà du contingent
(“sous utilisation”). (Annexe E)
Produits tropicaux et produits de
diversification et préférences de longue date: de nouvelles
dispositions ont été élaborées pour accélérer la libéralisation du
commerce des produits tropicaux — selon d'autres propositions, les
importations pourraient bénéficier d'une franchise de droits si le
tarif actuel ne dépasse pas 25 pour cent ou 10 pour cent; dans les
autres cas, il est prévu une plage d'abaissements variables en
fonction de la proposition considérée. Libéralisation plus lente pour
les produits bénéficiant de préférences de longue date — d'après
d'autres propositions, les abaissements tarifaires commenceront au
terme d'un délai de dix ans ou, simplement, un délai supplémentaire de
deux ans sera accordé pour opérer ces abaissements. Lorsqu'il y a
chevauchement, les dispositions relatives aux produits tropicaux (et à
la progressivité des tarifs) pourraient prévaloir sur celles
concernant les préférences, sauf pour certains produits (qui ne sont
pas encore identifiés). (paragraphes 140-144, liste des produits
figurant aux Annexes G et H)
Sauvegardes
1.
Sauvegarde spéciale (SGS).
Éliminer ou réduire le nombre de produits admissibles au bénéfice de
la “sauvegarde spéciale” actuelle. (Cette sauvegarde peut être
utilisée pour des produits pour lesquels des droits variables, des
régimes de licences d'importation discrétionnaires, des contingents ou
des interdictions à l'importation ont été convertis en droits de
douane lors du Cycle d'Uruguay; de nombreux pays en développement ont
renoncé à leur droit d'y avoir recours car ils ont choisi de fixer des
consolidations à des taux plafonds au lieu de procéder à une
“tarification”.) (paragraphes 119-122)
2.
(Le
nouveau) mécanisme de sauvegarde spéciale (MSS). Les
pays en développement pourraient protéger temporairement leurs
producteurs en ayant recours à ce nouveau mécanisme de sauvegarde
spéciale. Il n'y avait auparavant pas de projet de texte.
Actuellement, le projet propose des formules pour ce mécanisme,
prévoit des disciplines possibles pour éviter que le mécanisme de
sauvegarde ne soit déclenché fréquemment et à la légère et soumet à
des disciplines l'augmentation des tarifs de façon à ce que les
plafonds consolidés actuels (ou “tarifs consolidés antérieurs au Cycle
de Doha”) ne soient pas dépassés. (paragraphes 126 139)
Pays les moins avancés
Les pays les moins avancés ne seraient pas
tenus de réduire leurs tarifs. Ils bénéficieraient également d'un
accès en franchise de droits et sans contingent aux marchés des pays
développés “sur une base durable … d'une manière qui assure la
stabilité, la sécurité et la prévisibilité” pour au moins 97 pour cent
des produits, et pour les produits du coton. (paragraphes 145 146)
Concurrence à l'exportation
Subventions à l'exportation
Élimination pour la fin de 2013 (pays développés), et réduction de
moitié pour la fin de 2010, et possibilités de réduction des quantités
subventionnées au cours de la période (inchangé). Nouveauté: pour les
pays en développement, la date d'élimination serait fixée à 2016.
(paragraphes 153 155)
Crédits à l'exportation, garanties de
crédit à l'exportation ou programmes d'assurance
Ces dispositifs seraient soumis à des disciplines de façon à éviter
les subventions cachées et à faire en sorte que ces programmes soient
menés selon une logique commerciale. Les conditions proposées incluent
la limitation du délai de remboursement à 180 jours, la garantie de
l'autofinancement des programmes (c'est-à-dire, ne pas générer des
pertes au cours de la période), etc. Cette révision simplifie
considérablement le texte en ce qui concerne l'autofinancement: au
lieu d'établir une liste de critères, il fait simplement référence au
fait de couvrir les frais “à un niveau commercialement viable”, sur
une période “mobile” de quatre ou cinq ans. (Annexe J)
Pour les pays en développement qui octroient des crédits, le délai de
remboursement maximal de 180 jours serait atteint en trois étapes sur
une période donnée, de probablement trois ans. Les pays les moins
avancés et les pays en développement importateurs nets de produits
alimentaires se verraient accorder un délai de remboursement de 360
jours (270 jours dans le texte précédent). Une certaine flexibilité
additionnelle, dans les cas particuliers, serait ménagée sous la
supervision du Comité de l'agriculture de l'OMC. (Annexe J)
Entreprises commerciales d'État
exportatrices de produits agricoles
Leurs activités seraient soumises à des disciplines. La question
essentielle de savoir si le pouvoir de monopole serait interdit ou
simplement soumis à des disciplines reste posée. Le nouveau texte
simplifie la définition de ces entreprises en faisant référence aux
dispositions pertinentes de l'Accord général sur les tarifs douaniers
et le commerce (article 17). Il apporte également de légères
modifications aux dispositions spéciales en faveur des pays en
développement. (Annexe K)
Aide alimentaire internationale
Comme dans le texte précédent, l'aide alimentaire d'urgence relèverait
d'une “catégorie sûre” régie par des disciplines moins strictes. Les
situations d'urgence seraient déclarées par des organisations
internationales compétentes telles que l'ONU, le Programme alimentaire
mondial, la Croix-Rouge, etc.
Les autres types d'aide alimentaire (c'est-à-dire l'aide dans les
situations autres que d'urgence) seraient soumis à des disciplines
pour empêcher l'aide de détourner les échanges commerciaux ainsi qu'à
une évaluation des besoins qui serait sous la responsabilité d'une
institution de l'ONU.
Le texte révisé clarifie un grand nombre de dispositions juridiques.
Il donne au gouvernement bénéficiaire la responsabilité de toutes les
activités au titre de l'aide alimentaire, insiste davantage sur
l'évaluation des besoins et renforce le rôle de décision de l'ONU dans
l'évaluation des besoins réalisée par les ONG. Les différentes
formules pour les disciplines régissant cette pratique traduisent le
fait que les Membres continuent de s'opposer au sujet de la
monétisation (c'est-à-dire la vente de produits provenant de dons pour
lever des fonds pour l'aide). La monétisation pourrait être autorisée
dans certaines conditions à la fois en cas d'urgence et dans d'autres
situations. (Annexe L)
Coton
Les subventions à l'exportation seraient éliminées dès le début de la
période de mise en œuvre. (paragraphes 160 161)
Prohibitions et restrictions à
l'exportation
Les disciplines seraient rendues plus
strictes afin d'introduire de nouvelles restrictions à l'exportation
et de renforcer la transparence et le suivi. (paragraphes 163 169)
Autres questions
Suivi et surveillance
Le texte inclut de nouvelles propositions
visant à établir une structure institutionnelle souple fondée sur le
Comité ordinaire de l'agriculture de l'OMC. Il précise les obligations
des gouvernements Membres de se tenir informés (par le biais de
“notifications”) des mesures qu'ils adoptent au titre de l'Accord et
d'établir des points d'information. Le mécanisme de surveillance
serait examiné tous les cinq ans. (Annexe M)
(Les points ci-après restent entre crochets
sans plus de texte, ce qui indique que les vues divergentes ne se sont
pas rapprochées.)
[Initiatives sectorielles]
(Échanges en franchise de droits dans un secteur donné)
[Taxes à l'exportation différenciées]
(Droits à l'exportation de matières premières plus élevés que ceux
appliqués à l'exportation de produits transformés — c'est-à-dire
l'inverse de la progressivité des tarifs)
[Indications géographiques]
(Noms de produits — le plus souvent alimentaires — qui sont identifiés
par leur origine et leurs caractéristiques)
Les annexes
-
Annexe A: États-Unis — Limites pour la
catégorie bleue par produit (laissé en blanc, à finaliser) (nouveau)
-
Annexe B: La catégorie verte (“L'Annexe 2
de l'Accord sur l'agriculture sera modifiée comme suit”) (modifié)
-
Annexe C: Base de calcul de
l'accroissement des contingents tarifaires (nouveau)
-
Annexe D: Liste potentielle provisoire
concernant la progressivité des tarifs (à finaliser) (nouveau)
-
Annexe E: Mécanisme en cas de
sous-utilisation des contingents tarifaires (nouveau)
-
Annexe F: Liste exemplative d'indicateurs
pour la désignation des produits spéciaux (laissé en blanc dans le
texte précédent)
-
Annexe G: Liste proposée de produits
tropicaux et de produits de remplacement et liste exemplative de
produits tropicaux utilisée lors du Cycle d'Uruguay) (nouveau)
-
Annexe H: Liste indicative proposée de
produits affectés par l'érosion des préférences (nouveau,
précédemment liste indicative analytique)
-
Annexe I: Petites économies vulnérables
(inchangé)
-
Annexe J: Nouvel article possible destiné
à remplacer l'actuel article 10:2 de l'Accord sur l'agriculture —
Crédits à l'exportation, garanties de crédit à l'exportation ou
programmes d'assurance (modifié)
-
Annexe K: Article 10bis possible de
l'Accord sur l'agriculture — Entreprises commerciales d'État
exportatrices de produits agricoles (modifié)
-
Annexe L: Accord sur l'agriculture: nouvel
article 10:4 possible pour remplacer l'article 10:4 actuel — Aide
alimentaire internationale (modifié)
-
Annexe M: Suivi et surveillance (nouveau)
|
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