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ENTREPRISES COMMERCIALES D'ÉTAT: RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES Renseignements techniques sur les entreprises commerciales d'État |
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Entreprises commerciales d'État /commerçants privés haut de page Dans le domaine du commerce international, on suppose généralement que les entreprises commerciales opèrent sur la base de considérations commerciales et que, conformément aux théories de l'avantage comparatif, elles développent leurs importations et exportations pour en tirer des avantages. Toutefois, une entreprise privée qui dispose d'un pouvoir important sur un marché peut l'exercer de façon à déformer les échanges, nuisant ainsi à l'activité économique au lieu de la favoriser. En outre, les pouvoirs publics peuvent agir par des moyens indirects pour orienter le commerce mondial dans une direction non économique; ils peuvent par exemple se servir de certaines entreprises pour ériger une protection contre les importations ou favoriser les exportations, au détriment des producteurs étrangers. Aussi les rédacteurs du GATT ont-ils cherché à placer l'entreprise commerciale d'État dans la même position de concurrence — quant à l'aide ou à la protection de l'État — que l'entreprise privée. Autrement dit, ils ont cherché à ce que les entreprises commerciales d'État se comportent comme des entreprises privées compétitives et donc à supprimer le risque de distorsion des échanges que présente l'intervention de l'État dans les décisions et les activités de l'entreprise.
Grande incidence du commerce d'État haut de page Le commerce d'État est un trait commun à de nombreux pays où l'agriculture occupe une place importante dans les échanges. On trouve ainsi des entreprises commerciales d'État dans les pays développés qui ont des intérêts commerciaux importants dans l'agriculture ainsi que dans les pays en développement à base agricole. La place centrale de l'agriculture dans le commerce d'État semble indiquer que celui-ci constitue, aux yeux des pouvoirs publics, un moyen approprié d'atteindre des objectifs relevant de la politique agricole tels que le soutien des prix pour d'importants produits agricoles ou la sécurité alimentaire. Dans le domaine industriel, le commerce d'État peut apparaître comme un sous-produit de la nationalisation d'une industrie en perte de vitesse ou comme un moyen d'imposer une politique gouvernementale relative à des produits ou à des secteurs jugés stratégiques.
Absence de transparence haut de page
L'un des principaux problèmes posés par le commerce d'État dans le cadre
d'un système commercial multilatéral fondé sur des règles est le manque de
transparence quant à l'existence et aux activités des entreprises
commerciales d'État. Alors que l'obligation de notifier ces entreprises
est inscrite “dans les textes” — c'est-à-dire dans le GATT — depuis 1947
et que la première date limite pour ces notifications remonte à février 1958, cette obligation n'a été que très mal respectée jusqu'à ces derniers
temps. Cette situation, associée au fait que les relations entre les
pouvoirs publics et les entreprises commerciales d'État ainsi que les
activités de ces dernières risquent de déformer les échanges, signifie
qu'un domaine important des pratiques potentiellement incompatibles avec
les règles de l'OMC risque d'échapper à l'analyse et à la réglementation
de celle-ci.
Effets négatifs possibles sur le commerce haut de page Les entreprises commerciales d'État peuvent servir d'instrument pour mettre en œuvre des mesures commerciales incompatibles avec les dispositions de l'OMC. La plus courante est le non-respect des obligations en matière d'accès aux marchés. Ainsi, les pouvoirs publics peuvent utiliser une entreprise commerciale d'État pour protéger le marché intérieur en fixant à un très haut niveau le prix de revente d'un produit importé, ce qui revient à annuler les concessions tarifaires consolidées dans les Listes à l'OMC et à violer l'article II du GATT de 1994. L'attribution de subventions aux entreprises commerciales d'État qui font surtout de l'exportation peut aller à l'encontre des disciplines applicables aux subventions à l'exportation. Même dans les cas où les pouvoirs publics qui agissent par l'intermédiaire des entreprises commerciales d'État n'ont pas pour intention de déformer les échanges, les opérations de ces entreprises peuvent avoir un tel effet. Ainsi, la protection de la santé publique, souvent invoquée pour justifier le maintien de monopoles sur l'alcool et les boissons alcooliques, peut déformer notablement le commerce de ces produits. C'est seulement lorsqu'on peut examiner les activités des entreprises commerciales d'État qu'on est en mesure d'analyser leurs effets sur le commerce et, en fin de compte, d'élaborer des règles plus efficaces.
Qu'est-ce qu'une entreprise commerciale d'État ? Problème du manque de clarté haut de page Depuis le début de son existence, l'article XVII souffre d'une lacune importante: l'absence d'une définition claire de l'entreprise commerciale d'État ou du commerce d'État. Bon nombre de tentatives ont été faites pour élaborer une telle définition, mais aucune n'a abouti. Il va sans dire que cette situation fait gravement obstacle aux efforts déployés pour faire respecter l'obligation de transparence énoncée à l'article XVII. Comment rédiger une notification quand on ne comprend pas ce qu'il y a à notifier? Il est donc probable que de nombreuses entreprises commerciales d'État dans de nombreux pays n'ont pas été déclarées pendant des années. Et pour compliquer encore cette situation déjà insatisfaisante, très peu de parties contractantes au GATT ont respecté l'obligation de présenter une notification chaque année, même lorsqu'il n'y a pas d'entreprises commerciales d'État à déclarer.
Article XVII:1 a) haut de page
Le premier paragraphe de l'article XVII énonce la notion de base de ce
qu'est une entreprise commerciale d'État, sans que l'on ait cherché à
donner une véritable définition. Il mentionne trois types d'entreprises:
Définition donnée dans le Mémorandum d'accord de l'OMC haut de page
Parmi les résultats des négociations commerciales multilatérales du Cycle
d'Uruguay figure le Mémorandum d'accord sur l'interprétation de l'article
XVII du GATT de 1994.
Liste exemplative en cours d'élaboration haut de page Le Groupe de travail des entreprises commerciales d'État est en train d'élaborer une liste exemplative indiquant les types de relations entre les entreprises commerciales d'État et les pouvoirs publics ainsi que les types d'activités qu'exercent ces entreprises. Une telle liste aidera aussi les Membres à déterminer si une entité doit être notifiée comme entreprise commerciale d'État et contribuera donc sans doute à améliorer la transparence dans ce domaine.
Les types d'entreprises commerciales d'État Organismes officiels de commercialisation haut de page Les organismes officiels de commercialisation, également dénommés “offices de contrôle”, semblent être la forme la plus courante d'entreprise commerciale d'État dans le secteur agricole. Ils associent souvent un monopole sur le commerce extérieur à la responsabilité de gérer la production et la distribution intérieures.
Offices de commercialisation des produits exportés haut de page Les offices de commercialisation des produits exportés peuvent être en grande partie considérés comme une forme d'organisme officiel de commercialisation, le trait qui les caractérise étant qu'ils ne s'occupent que d'exportation. Ce sont généralement des organismes contrôlés par les producteurs qui cherchent à promouvoir les exportations et à obtenir des conditions de vente avantageuses sur les marchés étrangers.
Organismes de réglementation et de commercialisation haut de page Les organismes de réglementation et de commercialisation ont des fonctions similaires à celles des organismes officiels de commercialisation, tout en possédant une caractéristique distinctive: ils n'effectuent pas eux-mêmes d'opérations commerciales avec l'étranger, mais sous-traitent les opérations commerciales concrètes à des entités privées.
Monopoles fiscaux haut de page Les monopoles fiscaux sont un type d'entreprise commerciale d'État généralement créé pour assurer le commerce des produits pour lesquels la demande intérieure est assez peu élastique par rapport au prix et la demande extérieure relativement élastique par rapport au prix, et pour lesquels le gouvernement applique éventuellement une politique de protection de la santé publique. Ces monopoles portent souvent sur des produits tels que l'alcool éthylique, les boissons alcooliques, le tabac, le sel, les allumettes et les produits inflammables du même ordre.
Organismes centralisateurs haut de page Un certain nombre de pays en développement emploient l'expression d'organisme centralisateur pour désigner leurs entreprises commerciales d'État. Cette expression fait référence au rôle de canalisation ou de “centralisation” des importations et/ou des exportations par une entreprise désignée pour un produit en particulier. Ces entreprises commerciales d'État permettent dans une certaine mesure de stabiliser les prix, surtout pour les producteurs, et d'assurer un approvisionnement aux consommateurs intérieurs.
Entreprises de commerce extérieur haut de page Entreprise de commerce extérieur est l'expression employée pour désigner les entreprises commerciales d'État dans certains pays qui avaient ou ont encore une économie autre que de marché. Ces entreprises sont aussi désignées sous le nom d'organisations de commerce extérieur.
Offices ou sociétés issus du processus de nationalisation haut de page Dans certains cas, le gouvernement choisit des entreprises commerciales d'État pour prendre la responsabilité d'industries nationalisées. Dans les pays développés, cette formule est généralement destinée à réduire au minimum les perturbations sociales, c'est-à-dire le chômage dû au déclin d'un secteur.
Les règles Où sont énoncées les règles régissant le commerce d'État? haut de page Le principal article du GATT consacré aux entreprises commerciales d'État est l'article XVII. De nombreux autres articles traitent directement ou indirectement de ces entreprises, notamment certaines parties des articles II, XX et XXXVII. Dans une note interprétative aux articles XI, XII, XIII, XIV et XVIII, on indique que les expressions “restrictions à l'importation” ou “restrictions à l'exportation” visent également les restrictions appliquées par le moyen de transactions relevant du commerce d'État. (Les “notes interprétatives” sont des interprétations convenues des articles du GATT, qui font partie intégrante de celui-ci et figurent à l'annexe 1 du GATT de 1994.) L'ajout le plus récent aux règles régissant le commerce d'État est le Mémorandum d'accord sur l'interprétation de l'article XVII, qui fait juridiquement partie du GATT de 1994. Les résultats de diverses procédures de règlement de différends soulevés au GATT et qui ont trait à la question du commerce d'État aident aussi à éclaircir certaines questions complexes qui se posent dans ce domaine du commerce.
Quels sont les objectifs de ces règles? haut de page
Les règles relatives au commerce d'État visent essentiellement à faire en
sorte que les entreprises commerciales d'État:
Non-discrimination haut de page
L'article XVII:1 pose le principe du traitement non discriminatoire.
Pas de restrictions quantitatives haut de page
La note interprétative aux articles XI, XII, XIII, XIV et XVIII, qui
traitent tous en tout ou partie des restrictions quantitatives, est ainsi
conçue:
Maintien des concessions tarifaires haut de page
Les articles II:4 et XVII:3 du GATT portent sur les concessions en matière
d'accès aux marchés. L'article II du GATT de 1994, qui traite des listes
de concessions annexées au GATT, dispose (au paragraphe 4) qu'aucun
monopole à l'importation de l'un des produits repris dans une liste
annexée au GATT n'aura pour effet d'assurer une protection moyenne
supérieure à celle qui est prévue dans cette liste. Dans une note
interprétative, il est précisé que les dispositions du paragraphe 4 seront
appliquées en tenant compte des dispositions de l'article 31 de la Charte
de La Havane (qui énonce l'obligation de négocier le niveau de protection
conféré par les monopoles), en expliquant que:
Transparence haut de page L'obligation de notifier les entreprises commerciales d'État et leurs opérations figure à l'article XVII:4 a): “Les parties contractantes notifieront ... les produits qui sont importés sur leurs territoires ou qui en sont exportés par des entreprises du genre de celles qui sont définies à l'alinéa a) du paragraphe premier du présent article.” Elle constitue un élément essentiel des règles relatives au commerce d'État. Les notifications ont, entre autres, pour objet de permettre aux Membres de déterminer dans quelle mesure les entreprises commerciales d'État servent de substitut pour d'autres mesures visées par le GATT, par exemple les restrictions quantitatives, les droits de douane et les subventions. Elles doivent aussi permettre aux Membres d'évaluer dans quelle mesure les opérations des entreprises commerciales d'État notifiées risquent de déformer les échanges. Les notifications doivent être présentées sous la forme d'un questionnaire normalisé (voir l'annexe du document G/STR/N/14). Un questionnaire révisé a été adopté en avril 1998. Une notification “nouvelle et complète” (c'est-à-dire un ensemble complet de réponses au questionnaire) doit être présentée tous les trois ans, et des “notifications de mise à jour” doivent être présentées chaque année dans l'intervalle. Les notifications sont présentées au Conseil du commerce des marchandises et distribuées à tous les Membres. Un Membre qui a des raisons de croire qu'un autre n'a pas respecté comme il convient son obligation de notification peut présenter une contre-notification.
Article XX d) et article XXXVII:3 a) haut de page
Deux autres articles du GATT de 1994 portent sur le commerce d'État.
L'article XX traite des “exceptions générales” et dispose, au paragraphe d), que rien dans l'Accord n'empêchera l'adoption ou l'application par
tout Membre des mesures nécessaires pour assurer le respect des lois et
règlements relatifs au maintien en vigueur des monopoles administrés
conformément aux articles II:4 et XVII.
Le Groupe de travail Comment le Groupe de travail s'intègre-t-il dans la structure de l'OMC? haut de page Il est dit, au paragraphe 5 du Mémorandum d'accord sur l'article XVII, qu'un groupe de travail, établi au nom du Conseil du commerce des marchandises, sera chargé d'examiner les notifications et les contre-notifications relatives au commerce d'État. Ce groupe de travail se réunit quand il y a lieu, mais au moins une fois l'an, et présente un rapport au Conseil du commerce des marchandises.
Que fait le Groupe de travail? haut de page Comme l'indique le Mémorandum d'accord, le Groupe de travail examine toutes les notifications présentées au sujet du commerce d'État. Il est en outre chargé d'examiner l'adéquation du questionnaire de 1960 concernant le commerce d'État et de le réviser si nécessaire, et de dresser une liste exemplative indiquant les types de relations entre pouvoirs publics et entreprises commerciales d'État et les types d'activités auxquelles celles-ci se livrent. En avril 1998, il a remis un questionnaire révisé au Conseil du commerce des marchandises pour adoption, et ses travaux sur la liste exemplative sont presque terminés. Depuis sa création, il s'est réuni officiellement plusieurs fois par an. Le compte rendu de ses réunions figure dans les documents de la série G/STR/M/. Il a en outre tenu de nombreuses réunions informelles (auxquelles tous les Membres sont invités à participer), afin de s'acquitter des tâches de révision du questionnaire et d'élaboration de la liste exemplative. La participation au Groupe de travail est ouverte à tous les Membres.
Examen des notifications haut de page Chaque notification présentée est examinée par le Groupe de travail. C'est la première fois dans l'histoire du système commercial multilatéral régi par le GATT/l'OMC qu'il existe un organe permanent spécifiquement chargé de procéder à un examen collectif des notifications concernant le commerce d'État. Cet examen consiste généralement en une série de questions posées par les Membres au sujet de la notification, auxquelles le Membre qui a présenté la notification répond lorsqu'il le peut. Cet échange de questions et de réponses est ensuite publié dans des documents de l'OMC (à des fins de transparence). C'est seulement lorsqu'une question est finalement posée par écrit que le Membre interrogé est obligé d'y répondre — par écrit également. À la lumière de l'examen, le Groupe de travail peut présenter au Conseil du commerce des marchandises des recommandations quant à l'adéquation des notifications et à la nécessité de renseignements supplémentaires. Le Groupe de travail est aussi chargé d'examiner les contre-notifications, mais aucune n'a encore été présentée à ce jour. Toutefois, un certain nombre de questions écrites équivalent apparemment à des contre-notifications.
Élaboration d'une liste exemplative haut de page L'une des tâches importantes conférées au Groupe de travail est l'élaboration d'une liste exemplative indiquant les types de relations entre pouvoirs publics et entreprises commerciales d'État et les types d'activités auxquelles celles-ci se livrent et pouvant présenter un intérêt pour l'application de l'article XVII. Une telle liste, en donnant des exemples d'activités de commerce d'État à notifier, aidera sans aucun doute les Membres à déterminer les entreprises qui doivent être notifiées au titre de l'article XVII et du Mémorandum d'accord. Elle ne sera en aucun cas exhaustive mais, comme son nom l'indique, exemplative. Ces travaux, essentiellement menés dans un cadre informel, sont près d'aboutir.
Les Notifications Questionnaire haut de page
On expose ci-après le contenu du questionnaire révisé. Il faut noter que
les renseignements demandés dans le questionnaire révisé ne sont pas très
différents de ceux qui l'étaient dans la version de 1960, sauf sur un
point important, l'ajout d'une section intitulée “Lignes directrices”, qui
élargit considérablement le type de renseignement demandé dans les
questions de base. Produits visés
Toutes les entreprises commerciales d'État (qui relèvent de la définition
pratique énoncée au paragraphe 1 du Mémorandum d'accord) existant dans les
pays Membres doivent être notifiées, ainsi que tous les produits qui
relèvent de leur compétence. Les produits doivent être identifiés par leur
numéro dans le SH, au niveau de spécificité approprié. Ces renseignements
doivent être communiqués même si l'entreprise en question n'a pas réalisé
d'importations ni d'exportations durant la période considérée. Raison et objet
Il faut indiquer la raison et l'objet de la création et du maintien de
l'entreprise, c'est-à-dire les objectifs de politique pour lesquels
l'entreprise a été créée et continue de fonctionner. Il faut indiquer, par
exemple, si l'entreprise a pour but ou pour effet d'éviter que les prix à
la consommation ne dépassent certaines limites maximales, de protéger les
producteurs nationaux par le contrôle des importations ou l'achat de
produits indigènes à des prix supérieurs au niveau des cours mondiaux, de
faciliter les ventes à l'étranger ou de permettre d'instituer ou
d'appliquer un système de stabilisation. Il faut également indiquer, le
cas échéant, les dispositions juridiques sur la base desquelles des droits
ou privilèges exclusifs ou spéciaux sont accordés à l'entreprise,
c'est-à-dire les dispositions constitutionnelles, législatives et/ou
réglementaires pertinentes. Description du fonctionnement
Il faut exposer en détail le fonctionnement de l'entreprise, en précisant
en particulier si elle s'occupe d'importation ou d'exportation, si les
négociants privés sont autorisés à effectuer des importations ou des
exportations et à quelles conditions et si la concurrence joue librement
entre le secteur privé et l'entreprise. Il faut en outre indiquer tous les
droits ou privilèges exclusifs ou spéciaux accordés à l'entreprise, ainsi
que tout autre soutien ou aide de la part de l'État. Cet exposé doit
inclure, si possible, des références à la liste exemplative des relations
entre les pouvoirs publics et les entreprises commerciales d'État. Les
critères appliqués pour déterminer les quantités à importer et à exporter
doivent être indiqués.
Critères utilisés pour déterminer les importations/exportations et les
prix Renseignements statistiques
Dans le questionnaire, chaque Membre est invité à fournir des statistiques
exprimées en quantité et en valeur sur les importations, les exportations
et la production nationale des produits qui font l'objet de la
notification. Ces statistiques doivent être communiquées annuellement, par
année civile, exercice budgétaire ou campagne de commercialisation, et
porter sur les trois dernières années pour lesquelles il existe des
données. Elles doivent être décomposées de manière à faire apparaître le
commerce de l'entreprise et le reste du commerce (c'est-à-dire celui des
négociants privés). Lorsque des prix sont exprimés dans d'autres monnaies
que le dollar des États-Unis, il faut aussi indiquer le taux de change
applicable. Raison de l'absence de commerce Lorsque, pour un produit en cause, il n'y a pas eu de commerce avec l'étranger, il faut en donner les raisons.
Fréquence des notifications haut de page Une notification “nouvelle et complète” (c'est-à-dire une réponse complète au questionnaire) doit être présentée tous les trois ans, et des notifications de mise à jour doivent être présentées pour chacune des deux années qui suivent la notification complète. La date limite de présentation de ces notifications est le 30 juin de l'année considérée. Tout Membre de l'OMC doit présenter chaque année une notification concernant le commerce d'État, même s'il n'existe pas d'entreprises commerciales d'État.
Contre-notifications haut de page Aux termes du Mémorandum d'accord sur l'article XVII, tout Membre qui aura des raisons de croire qu'un autre Membre n'a pas satisfait de manière adéquate à son obligation de notification peut présenter une contre-notification. |
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