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DES POLITIQUES COMMERCIALES: DEUXIEME
COMMUNIQUE DE PRESSE, ET CONCLUSIONS DU PRESIDENT Argentine:
janvier 1999 ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: ARGENTINE Les Membres ont félicité lArgentine pour ses résultats économiques depuis le dernier examen de sa politique commerciale, résultats attribuables à la discipline macroéconomique appliquée par lArgentine et aux ajustements structurels de grande envergure réalisés dans le cadre du Plan de convertibilité. Le PIB par habitant avait doublé, linflation avait considérablement diminué et lArgentine était devenue une importante destination pour linvestissement étranger direct, mais le chômage demeurait élevé. |
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L'examen s'appuie sur deux rapports établis, l'un par le Secrétariat de l'OMC, l'autre par le gouvernement intéressé, qui portent sur tous les aspects de la politique commerciale du pays, y compris les lois et réglementations nationales, le cadre institutionnel, les accords bilatéraux et régionaux et les autres accords préférentiels, les besoins généraux de l'économie et l'environnement extérieur. Un compte rendu des débats et les conclusions exposées par le Président formeront avec ces deux rapports l'examen complet de la politique commerciale de l'Argentine qui sera publié en temps voulu et pourra être obtenu auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21. Depuis décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994 et 1998), Autriche (1992), Bangladesh (1992), Bénin (1997), Bolivie (1993), Botswana (1998), Brésil (1992 et 1996), Cameroun (1995), Canada (1990, 1992, 1994, 1996 et 1998), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996), Communautés européennes (1991, 1993, 1995 et 1997), Corée, Rép. de (1992 et 1996), Costa Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992), El Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992, 1994 et 1996), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana (1992), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et 1998), Iles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998), Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande (1994), Israël (1994), Japon (1990, 1992, 1995 et 1998), Kenya (1993), Lesotho (1998), Macao (1994), Malaisie (1993 et 1997), Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995), Mexique (1993 et 1997), Namibie (1998), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991 et 1996), Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995), Paraguay (1997), Pérou (1994), Philippines (1993), Pologne (1993), République dominicaine (1996), République slovaque (1995), République tchèque (1996), Roumanie (1992), Sénégal (1994), Singapour (1992 et 1996), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991 et 1996), Swaziland (1998), Thaïlande (1991 et 1995), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996), Zambie (1996) et Zimbabwe (1994). ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: ARGENTINE Le deuxième examen de la politique commerciale de lArgentine a été effectué par lOrgane dexamen des politiques commerciales les 20 et 22 janvier 1999. Les remarques suivantes, faites sous ma seule responsabilité, visent à résumer les points essentiels du débat et ne sauraient constituer un rapport complet, lequel figurera dans le compte rendu de la réunion. La discussion a porté sur trois thèmes principaux: i) le contexte économique; ii) les mesures commerciales; et iii) la politique et les mesures par secteur. Contexte économique Les Membres ont félicité lArgentine pour ses résultats économiques depuis le dernier examen de sa politique commerciale, résultats attribuables à la discipline macroéconomique appliquée par lArgentine et aux ajustements structurels de grande envergure réalisés dans le cadre du Plan de convertibilité. Le PIB par habitant avait doublé, linflation avait considérablement diminué et lArgentine était devenue une importante destination pour linvestissement étranger direct, mais le chômage demeurait élevé. Grâce à ses bases solides, lArgentine avait bien traversé la période de la crise financière asiatique. Étant donné que le Brésil était la principale destination des exportations de lArgentine, des questions se posaient quant aux effets possibles de la récente dépréciation du réal brésilien, notamment sur les plans du régime de caisse démission, des comptes dopérations avec létranger et de la poursuite de la libéralisation du marché du MERCOSUR. Les participants ont félicité lArgentine pour sa participation active et son appui à lOMC; ils ont également reconnu limportance du processus du MERCOSUR. Des questions ont été posées concernant les liens entre les objectifs commerciaux multilatéraux et régionaux, le détournement des échanges et létat davancement des régimes communs pour le sucre et les automobiles. En réponse, le représentant de lArgentine sest dit convaincu que léconomie de lArgentine était solide et que le pays pourrait faire face aux répercussions possibles de lévolution récente de la situation économique au Brésil, répercussions qui seraient gérées dans le cadre du MERCOSUR et dune manière parfaitement compatible avec les règles de lOMC. Le chômage était en baisse, se situant à environ 12 pour cent, et la poursuite dune gestion prudente du budget et de la dette, laugmentation des niveaux dinvestissement, de même que la diversification de léconomie et des exportations devraient favoriser une autre baisse du taux de chômage; dans ce contexte, les droits de douane sur les importations de biens déquipement en provenance de pays hors MERCOSUR avaient été abaissés la veille, passant de 14 pour cent à 6 pour cent. Lintervenant a souligné que le MERCOSUR sappuyait sur le principe du régionalisme ouvert et était compatible avec le processus de libéralisation multilatérale, cette dernière faisant lobjet dune promotion active. Aucun détournement apparent des échanges ne sétait produit et autant le commerce intrarégional que le commerce extrarégional sétaient accrus à un rythme rapide; ces tendances étaient aussi le fruit de la réforme structurelle profonde effectuée par les partenaires régionaux au cours des dernières années. À compter du 1er janvier 2006, le tarif extérieur commun couvrirait toutes les lignes tarifaires; actuellement, les droits de douane ne visaient quun très petit volume déchanges infrarégionaux. Le MERCOSUR visait à établir dici 2005 un marché commun, incluant la libre circulation des facteurs de production et lharmonisation des normes nationales. Mesures commerciales Les Membres ont vivement félicité lArgentine pour ses réformes commerciales, qui avaient fait du pays un marché nettement plus ouvert sur lextérieur et plus sûr. Les droits de douane avaient été consolidés et les taux plafonds avaient été considérablement réduits; des progrès marqués avaient été faits au chapitre de la réduction des mesures non tarifaires; et les procédures commerciales avaient été simplifiées. L'Argentine a été encouragée à notifier ses mesures à l'OMC en temps opportun. Des questions ont été posées concernant un certain nombre de points, notamment linspection avant expédition, les fourchettes de prix pour les fins des douanes, les règles dorigine non préférentielles, laugmentation temporaire de trois points de pourcentage des droits de douane, la mise en uvre de mesures antidumping, de mesures compensatoires et de mesures de sauvegarde, les mesures à connotation budgétaire visant la production et les échanges, et les projets délimination des deux derniers régimes daide à lexportation. Signalant limportance des marchés publics, un certain nombre de Membres ont incité lArgentine à accéder à lAccord sur les marchés publics; ils ont demandé des éclaircissements, en particulier, sur les procédures de passation des marchés et sur la participation des entreprises étrangères. Les efforts faits pour harmoniser les normes au sein du MERCOSUR ont retenu lattention, de même que dautres points comme les accords relatifs à la certification et les accords de reconnaissance mutuelle. Des questions ont également été posées au sujet du cadre juridique de la politique de la concurrence. En ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle, létablissement dun régime commun pour le MERCOSUR a intéressé un certain nombre de Membres, et des questions ont été posées au sujet de plusieurs aspects, notamment les brevets, le droit dauteur et les moyens de faire respecter les droits. En réponse, le représentant de lArgentine a affirmé que son pays attachait beaucoup dimportance aux prescriptions de lOMC en matière de notification et que ces obligations étaient périodiquement rappelées aux autorités concernées. Linspection avant expédition visait à régler un certain nombre de problèmes, notamment la fraude fiscale et les pratiques commerciales déloyales, et à assurer un meilleur respect des normes; le régime dinspection avant expédition était appliqué de façon temporaire. Les certificats dorigine étaient utilisés essentiellement dans le cas de marchandises faisant lobjet de mesures de défense commerciale. Les fourchettes de prix servant aux fins des douanes permettaient de comparer les prix des marchandises provenant de sources diverses. Laugmentation de trois points de pourcentage du tarif extérieur commun prendra fin le 31 décembre 2000. Dans le cas dun petit nombre de produits, les taux imposés dépassaient les taux consolidés; leur liste a été soumise à lOMC pour fins de négociations. Le nombre de mesures antidumping avait augmenté uniquement par rapport au nombre réduit des mesures en vigueur auparavant lorsque le régime dimportation était moins ouvert. La durée des enquêtes effectuées récemment navait pas dépassé la limite de 18 mois. Un régime antidumping commun aux pays du MERCOSUR serait étudié avant la fin de lan 2000. LArgentine avait notifié ses régimes dincitations à lexportation en 1998: les avantages consentis au titre du régime de spécialisation industrielle, qui avaient été suspendus en 1996, prendraient fin le 31 décembre 1999. Pour ce qui est des marchés publics, lArgentine avait le statut dobservateur auprès du Comité des marchés publics, mais nenvisageait pas d'accéder à lAccord; elle participait aux initiatives régionales entreprises dans le cadre du MERCOSUR et de la Zone de libre-échange des Amériques. Lintervenant a expliqué les caractéristiques des marchés publics argentins. LArgentine a cherché à améliorer la coopération internationale dans le domaine des mesures sanitaires et phytosanitaires et, à cet effet, elle a conclu des accords bilatéraux avec un certain nombre de partenaires. Un projet de loi portant modification de la Loi sur la concurrence a été présenté au Congrès à la fin de 1998 pour en étendre la portée. Au chapitre de la propriété intellectuelle, pour les brevets dont la demande a été déposée après le 1er janvier 1995, la durée de la protection était de 20 ans; les problèmes étaient traités par le système judiciaire. La propriété des logiciels était protégée par la Loi sur le droit dauteur depuis 1998. Lintervenant a donné des explications détaillées sur les liens entre les permis de commercialisation et les brevets, sur les droits exclusifs de commercialisation, sur la Loi relative à la confidentialité et sur la protection des variétés végétales. Le MERCOSUR travaillait à lélaboration de divers protocoles régionaux visant à protéger les droits de propriété intellectuelle. Politique et mesures par secteur Les Membres se sont réjouis de ce que la politique commerciale de lArgentine était largement exempte déléments faussant les échanges et de ce que laffectation des ressources était essentiellement dictée par le marché. Dans ce contexte, lArgentine a été invitée à répondre à des questions portant sur les objectifs de sa politique sectorielle. La vigueur, la viabilité et lefficience de lagriculture argentine ont été relevées de même que l'indication selon laquelle une libéralisation plus poussée du commerce multilatéral améliorerait les perspectives sectorielles. Les Membres ont reconnu que lArgentine avait fait des progrès quant au respect des normes sanitaires internationales, ce qui lui avait ouvert des marchés dexportation pour sa viande de buf. Des questions ont été posées concernant les prélèvements variables à limportation pour le sucre, le soutien des prix du tabac et les taxes à lexportation visant les oléagineux et les peaux. Pour ce qui est des industries manufacturières, le secteur automobile a fait lobjet de quelques questions, notamment pour ce qui est des prescriptions relatives à la teneur en produits nationaux. Il y a également eu des questions sur les mesures de protection visant les jouets, les textiles et les vêtements, notamment les chaussures. LArgentine a été encouragée à participer à lAccord sur les technologies de linformation. Les Membres ont pris note et se sont félicité de louverture du secteur argentin des services. Ils ont demandé des précisions concernant la privatisation des banques ainsi que les critères relatifs à linvestissement étranger direct dans le domaine des services financiers. Pour ce qui est des télécommunications, il a été noté que les engagements relatifs à la libéralisation des services de base seraient mis en uvre en novembre 2000 et des questions ont été posées au sujet des services de téléphonie mobile et des systèmes de communications personnelles. Les services de transport maritime et aérien ont particulièrement intéressé un certain nombre de Membres, notamment la répartition des cargaisons et les droits du transporteur national. Des Membres ont demandé à lArgentine de donner des précisions sur ses exemptions des obligations NPF au titre de lAccord général sur le commerce des services et sur les négociations relatives aux services tenues dans le cadre du MERCOSUR. En réponse, lintervenant a dit que lArgentine navait pas mis en uvre de politique sectorielle, sauf dans le secteur automobile. Il a expliqué le fonctionnement du prélèvement à limportation pour le sucre et il a précisé que la taxe à lexportation visant les oléagineux compensait la progressivité des droits de douane touchant les produits en aval; il a confirmé que des taxes à lexportation visaient les peaux. Pour ce qui est du secteur automobile, lintervenant a rappelé que les modifications apportées au régime en 1996 avaient été notifiées au Comité des mesures concernant les investissements et liées au commerce; ce régime était transitoire et devait être remplacé en lan 2000 par une politique commune applicable aux pays du MERCOSUR favorisant le libre-échange entre les pays membres du MERCOSUR et par lapplication dun tarif extérieur commun et de politiques communes pour la promotion des exportations. Les mesures touchant les chaussures avaient fait lobjet de demandes de règlement de différends et toute prescription visant les jouets respecterait les règles de lOMC. En ce qui concerne les services financiers, le règlement restreignant laccès au marché dans le secteur de lassurance avait été éliminé en octobre 1998; cependant, lArgentine nenvisageait pas de modifier sa liste dengagements dans le cadre de lOMC. La libéralisation des services de télécommunication de base se déroulait conformément au calendrier établi; lArgentine avait satisfait à ses engagements spécifiques concernant la téléphonie mobile. Il ny avait pas de restrictions visant la fourniture de services de transport maritime, mais lArgentine avait signé des accords bilatéraux comportant des dispositions relatives à la répartition des cargaisons. Dans le cadre du MERCOSUR, des négociations avaient été entreprises pour définir des engagements par secteur. Conclusion En conclusion, je dirai que lOrgane dexamen des politiques commerciales a bien accueilli les solides résultats macro-économiques et les réformes structurelles de lArgentine, notamment ses efforts constants au chapitre de la libéralisation des échanges; non seulement le PIB par habitant sétait accru de façon marquée, mais parce quelle sétait donné des bases solides, lArgentine avait pu faire face à une série de chocs extérieurs. Cela semble indiquer que lArgentine est en mesure de faire face également aux répercussions de la récente dépréciation du réal brésilien. Jai constaté que les délégations ont apprécié la participation et lattachement de lArgentine au système commercial multilatéral, et quelles espéraient que lArgentine allait jouer un rôle constructif dans la préparation des prochaines négociations. Les Membres ont incité lArgentine à poursuivre la libéralisation de son économie en se basant sur les principes de lOMC et à prendre des mesures pour corriger les distorsions touchant laffectation des ressources, notamment dans les branches dactivité sensibles du secteur manufacturier. Jai également constaté que les Membres avaient reconnu limportance de la poursuite de la libéralisation du commerce au sein du MERCOSUR pour contribuer au renforcement du système commercial multilatéral. |
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