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La
libéralisation des échanges et la réforme économique
ont donné des signes notables de succès au Mozambique
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D'après
un nouveau rapport de l'OMC sur la politique commerciale
du Mozambique, la libéralisation des échanges et la
réforme économique ont donné des signes notables de
succès au Mozambique depuis la fin des années 80 et se
sont accélérées après la fin de la guerre civile en
1992. Depuis 1996, selon le rapport, le pays enregistre
l'un des taux de croissance du PIB les plus élevés du
monde avec une croissance économique de plus de 10 pour
cent par an enregistrée ces dernières années, une
croissance rapide étant prévue en 2002.
Cela
étant, le rapport indique également que le pays doit
poursuivre la réforme pour renforcer sa compétitivité
sur le plan international.
Le
nouveau rapport du Secrétariat de l'OMC et la
déclaration de politique générale du gouvernement
mozambicain serviront de base à l'examen de la politique
commerciale du Mozambique par l'Organe d'examen des
politiques commerciales de l'OMC, les 24 et 26 janvier
2001.
Le
rapport indique que le programme de réforme économique
du Mozambique, lancé à la fin des années 80, accorde
une attention particulière à la stabilisation
macro-économique avec le soutien d'institutions
financières internationales.
Il
est dit dans le rapport que, malgré une croissance
économique élevée de plus de 10 pour cent par an
enregistrée ces dernières années, le Mozambique est
encore l'un des pays les moins avancés du monde, avec en
1998 un PNB par habitant de 210 dollars des États-Unis.
C'est l'un des pays les plus lourdement endettés du
monde et le considérable fardeau de la dette y constitue
un obstacle au développement économique vu que le coût
du service de la dette empêche l'affectation de
ressources qui pourraient permettre d'améliorer les
capacités économiques et la compétitivité, et
d'accroître les investissements.
Le
rapport souligne que l'économie du Mozambique repose
principalement sur l'agriculture (qui représente plus
des deux cinquièmes du PIB et la majeure partie des
exportations de marchandises); le secteur manufacturier
est modeste et contribue (avec le secteur minier) pour
quelque 19 pour cent au PIB, et le secteur minier
présente des possibilités, mais il est encore
insuffisamment développé.
Les
premiers partenaires commerciaux du Mozambique sont
l'Afrique du Sud, l'Union européenne, le Japon et le
Zimbabwe. Les principaux produits exportés sont les
produits agricoles, en particulier les produits
alimentaires. Par ailleurs, le matériel de transport,
les machines, les produits minéraux et les produits
alimentaires sont les principaux produits importés.
Le
Mozambique applique diverses lois qui régissent les
échanges et d'autres questions liées au commerce. Les
réformes économiques entreprises par le gouvernement
visent à créer un environnement commercial attrayant et
à encourager les investissements étrangers. À quelques
exceptions près (par exemple les services publics), une
participation étrangère de 100 pour cent est autorisée
dans les activités économiques.
Il
est dit dans le rapport que, en tant que pays comptant
parmi les pays les moins avancés, le Mozambique
bénéficie du traitement spécial et différencié
accordé aux pays en développement sous la forme
d'exemptions ou d'une mise en uvre différée de
certaines dispositions. Il a déjà bénéficié d'une
assistance technique des organisations internationales
qui participent au Cadre intégré, dont l'OMC. Le
Mozambique a encore besoin d'une assistance technique
substantielle dans de nombreux domaines liés au
commerce.
Le
Mozambique s'est résolument efforcé de créer un
environnement favorable aux investissements privés,
intérieurs et étrangers. Les réformes se sont
traduites par un régime commercial très libéralisé
essentiellement fondé sur l'application de droits de
douane. Le Mozambique a récemment simplifié la
structure de ses droits de douane, dont les taux
s'échelonnent actuellement entre zéro et 30 pour cent.
La structure tarifaire est légèrement progressive. La
moyenne simple des droits NPF appliqués est de 13,8 pour
cent, ce qui se situe parmi les droits d'importation les
plus bas d'Afrique australe.
En
1999, le Mozambique a instauré une taxe sur la valeur
ajoutée (TVA) de 17 pour cent. Le gouvernement escompte
que la TVA améliorera les recettes publiques, ce qui
permettra plus aisément de ramener le taux de droit
maximal à 20 pour cent dans le futur. Des droits
d'accise sont perçus sur les automobiles, les produits
de luxe, les boissons alcooliques et les produits du
tabac. À l'instar d'autres Membres de l'OMC, le
Mozambique a consolidé à un taux plafond de 100 pour
cent les droits de douane appliqués à tous les produits
agricoles. Par ailleurs, pour 17 lignes tarifaires à
huit chiffres du SH se rapportant aux produits autres
qu'agricoles, les droits ont été consolidés à des
taux plafonds de 5 ou 15 pour cent.
La
plupart des restrictions à l'exportation ont été
levées, comme l'a été le contrôle des changes. Le
gouvernement a manifesté un grand intérêt pour le
développement des exportations, notamment des produits
agricoles et des produits de la pêche, mais une
capacité d'exportation limitée a freiné la croissance
tirée par les exportations.
Il
est expliqué dans le rapport de l'OMC que, comme les
autres secteurs économiques, le secteur des services a
été substantiellement libéralisé. Toutes les banques
et compagnies d'assurance, qui appartenaient
précédemment à l'État, ont été privatisées et la
participation étrangère est fréquente. Des mesures de
privatisation sont prévues dans les secteurs des
télécommunications et des transports. Le secteur du
tourisme n'est pas à la hauteur du potentiel qu'il
représente et ne soutient pas la comparaison par rapport
aux pays voisins. Les engagements contractés par le
Mozambique dans le cadre de l'AGCS sont limités aux
services financiers (à l'exclusion des services
d'assurance).
Le
rapport conclut que la libéralisation des échanges fait
partie intégrante de la réforme économique
actuellement mise en uvre par le Mozambique, qui a
jusqu'ici donné des signes notables de succès.
Néanmoins, les engagements pris par le Mozambique dans
le cadre de l'OMC vont moins loin que ses réformes
commerciales. En effet, les consolidations aux taux
plafonds concernant les produits agricoles laissent des
marges considérables pour la modification des droits
appliqués.
Selon
le rapport de l'OMC, la poursuite de la réforme dans le
secteur des services, principalement dans des domaines
tels que les services de télécommunication et les
services de transport, contribuera à renforcer la
compétitivité des produits mozambicains en réduisant
les coûts. Ces réformes contribueront également à
l'expansion d'autres branches d'activité, dont le
tourisme. La poursuite du programme de privatisation,
surtout dans le secteur des services, conjuguée à une
amélioration des engagements du Mozambique au titre de
l'AGCS, contribuera à renforcer la confiance et
permettra d'attirer les investissements étrangers dont
le pays a besoin.
Notes
à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice,
prescrit dans les Accords de l'OMC, au cours duquel les
politiques commerciales et les politiques connexes des
pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui
peuvent avoir une incidence sur le système commercial
mondial font aussi l'objet d'un suivi. Pour chaque
examen, deux documents sont établis: une déclaration de
politique générale présentée par le gouvernement du
Membre soumis à examen et un rapport détaillé rédigé
de manière indépendante par le Secrétariat de l'OMC.
Ces deux documents sont ensuite examinés par l'ensemble
des Membres de l'OMC dans le cadre de l'Organe d'examen
des politiques commerciales (OEPC). Ces documents et les
comptes rendus des réunions de l'OEPC sont publiés peu
de temps après. Depuis 1995, c'est-à-dire depuis
l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, les services
et les aspects des droits de propriété intellectuelle
qui touchent au commerce sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC
et les déclarations de politique générale élaborées
par le gouvernement mozambicain seront examinés par
l'Organe d'examen des politiques commerciales les 24 et
26 janvier 2001. Le rapport du Secrétariat concerne
l'évolution de tous les aspects de la politique
commerciale du Mozambique, y compris les lois et
réglementations intérieures, le cadre institutionnel et
la politique commerciale par mesure et par secteur.
Au
présent communiqué de presse sont joints un résumé
des observations contenues dans le rapport du
Secrétariat et certaines parties des déclarations de
politique générale du gouvernement. Le rapport du
Secrétariat et les déclarations de politique générale
du gouvernement sont à la disposition des journalistes
à la salle de presse du site Internet de l'OMC
(www.wto.org). Ces trois documents, le compte rendu des
débats de l'OEPC et les remarques finales formulées par
le Président seront regroupés en temps opportun dans
une publication brochée qui pourra être obtenue auprès
du Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue
de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la
politique commerciale des pays ou groupes de pays
suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999),
Australie (1989, 1994 et 1998), Autriche (1992), Bahreïn
(2000), Bangladesh (1992 et 2000), Bénin (1997), Bolivie
(1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992, 1996 et
2000), Burkina Faso (1998), Cameroun (1995), Canada
(1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et 2000), Chili (1991 et
1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et
2000), Corée, Rép. de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica
(1995), Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El
Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996 et
1999), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana (1992),
Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie
(1991 et 1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et
1998), Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande (1994 et
2000), Israël (1994 et 1999), Jamaïque (1998), Japon
(1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya (1993 et 2000),
Lesotho (1998), Macao (1994), Malaisie (1993 et 1997),
Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995),
Mexique (1993 et 1997), Namibie (1998), Nicaragua (1999),
Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et 2000),
Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), Ouganda (1995),
Pakistan (1995), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999),
Paraguay (1997), Pérou (1994 et 2000), Philippines
(1993), Pologne (1993), République dominicaine (1996),
République slovaque (1995), République tchèque (1996),
Roumanie (1992 et 1999), Sénégal (1994), Singapour
(1992, 1996 et 2000), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et
1994), Suisse (1991, 1996 et 2000 (conjointement avec le
Liechtenstein)), Swaziland (1998), Tanzanie (2000),
Thaïlande (1991, 1995 et 1999), Togo (1999),
Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie (1994
et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996),
Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MOZAMBIQUE
Rapport du Secrétariat Observations
récapitulatives
Environnement
économique
Le
Mozambique est un pays côtier du sud-est de l'Afrique.
Après avoir acquis son indépendance en 1975, ce pays a
mis en uvre un modèle socialiste de développement
économique qui s'est traduit par un contrôle
centralisé de l'économie, secteurs bancaire et agricole
compris. L'échec de cette stratégie est devenu évident
avec la stagnation de l'économie et les graves revers
que celle-ci a subis. À la fin des années 80, le
Mozambique a engagé un programme de réforme
économique, mais les progrès ont été lents jusqu'à
la fin de la guerre civile en 1992. Depuis le milieu des
années 90, la réforme s'est accélérée, une attention
particulière étant accordée à la stabilisation
macro-économique et à la réforme budgétaire avec le
soutien d'institutions financières internationales.
Depuis
1996, le Mozambique enregistre l'un des taux de
croissance du PIB les plus élevés du monde avec une
croissance économique de plus de 10 pour cent par an
enregistrée ces dernières années, une croissance
rapide étant prévue en 2002. Cela étant, le Mozambique
est encore l'un des pays les moins avancés du monde,
avec en 1998 un PNB par habitant de 210 dollars EU. Le
Mozambique est l'un des pays les plus lourdement
endettés du monde. Le considérable fardeau de la dette
constitue un obstacle au développement économique vu
que le coût du service de la dette empêche
l'affectation de ressources qui pourraient permettre
d'améliorer les capacités économiques et la
compétitivité, et d'accroître les investissements. Le
Mozambique a été admis à bénéficier d'un allègement
de la dette dans le cadre de l'Initiative du FMI et de la
Banque mondiale en faveur des pays pauvres très
endettés.
L'économie
repose principalement sur l'agriculture (qui représente
plus des deux cinquièmes du PIB et la majeure partie des
exportations de marchandises). Les produits d'exportation
traditionnels sont les fruits de mer, la canne à sucre,
la noix de cajou, le tabac et le coton. Le secteur
manufacturier est modeste et contribue (avec le secteur
minier) pour quelque 19 pour cent au PIB; les principales
branches manufacturières sont les suivantes:
transformation des produits alimentaires, tabacs,
boissons, textiles et chaussures. Le secteur minier
présente des possibilités, mais il est encore
insuffisamment développé. Le Mozambique est importateur
net de services. Les activités dominantes du secteur des
services sont la construction, le tourisme, les
transports et les communications.
Les
premiers partenaires commerciaux du Mozambique sont
l'Afrique du Sud, l'Union européenne, le Japon et le
Zimbabwe. Les principaux produits exportés sont les
produits agricoles, en particulier les produits
alimentaires tels que les crustacés non congelés et les
fruits à coque frais ou secs. Le matériel de transport,
les machines, les produits minéraux et les produits
alimentaires sont les principaux produits importés. À
cause des conditions climatiques, la production agricole
a diminué au cours de ces dernières années, d'où une
forte progression des importations de produits
alimentaires.
Cadre
institutionnel
La
Constitution de la République du Mozambique a été
adoptée en 1990. Un système multipartite a été
institué en 1994. La Constitution impose un régime
parlementaire caractérisé par la séparation des
pouvoirs entre les organes exécutifs, législatifs et
judiciaires.
Le
Président du Mozambique et les membres de l'Assemblée
de la République sont élus au suffrage direct par le
peuple pour un mandat de cinq ans; ils ne peuvent exercer
leurs fonctions que pendant deux mandats consécutifs. Le
Président est le Chef de l'État et nomme le Premier
Ministre. Il désigne les membres du Cabinet sur avis du
Premier Ministre. Le Cabinet est chargé de planifier et
d'élaborer la politique gouvernementale. L'Assemblée de
la République, unicamérale, exerce le pouvoir
législatif.
Le
Mozambique applique diverses lois qui régissent les
importations, les droits de douane, les investissements,
les industries extractives (pétrole et ressources
minérales), le régime de licences d'exploitation, la
propriété intellectuelle, les exportations et d'autres
questions liées au commerce. Les réformes économiques
entreprises par le gouvernement visent à créer un
environnement commercial attrayant et à encourager les
investissements étrangers. À quelques exceptions près
(par exemple les services publics), une participation
étrangère de 100 pour cent est autorisée dans les
activités économiques.
Le
Mozambique est devenu Membre de l'OMC le 26 août 1996 et
a signé l'Acte final issu du Cycle d'Uruguay ainsi que
l'Accord de Marrakech le 15 avril 1994. Il accorde au
moins le traitement NPF à tous ses partenaires
commerciaux. À l'instar des autres Membres de l'OMC, il
a adopté dans leur intégralité les résultats du Cycle
d'Uruguay. En tant que pays comptant parmi les pays les
moins avancés, le Mozambique bénéficie du traitement
spécial et différencié accordé aux pays en
développement sous la forme d'exemptions ou d'une mise
en uvre différée de certaines dispositions. Il
n'intervient actuellement dans aucune procédure de
règlement des différends de l'OMC.
Le
Mozambique a pris part au Cadre intégré pour
l'assistance technique liée au commerce en faveur des
pays les moins avancés en établissant une évaluation
de ses besoins en matière d'assistance technique liée
au commerce. À cet égard, il a déjà bénéficié
d'une assistance technique des organisations
internationales qui participent au Cadre intégré, dont
l'OMC. Le Mozambique a encore besoin d'une assistance
technique substantielle dans de nombreux domaines liés
au commerce.
Le
Mozambique est membre de la Communauté pour le
développement de l'Afrique australe (SADC) et de
l'Initiative transfrontières (CBI). En vertu de l'Accord
de Cotonou (accord faisant suite à la Convention de
Lomé), il bénéficie de l'aide offerte aux pays ACP par
l'Union européenne sous la forme d'un traitement
préférentiel non réciproque se traduisant par une
exonération des droits d'importation sur certains
produits. De même, les exportations du Mozambique
bénéficient d'un accès préférentiel non réciproque
aux marchés d'autres pays développés au titre du
Système généralisé de préférences. À cause de sa
capacité d'exportation limitée, le Mozambique n'a pas
tiré un grand profit de ces arrangements
préférentiels.
Instruments
de la politique commerciale
Le
Mozambique a engagé d'importantes réformes depuis 1987
qui se sont accélérées au cours des dernières
années. Les réformes se sont traduites par un régime
commercial très libéralisé essentiellement fondé sur
l'application de droits de douane. La plupart des
restrictions à l'exportation ont été levées, comme
l'a été le contrôle des changes. Le Mozambique s'est
résolument efforcé de créer un environnement favorable
aux investissements privés, intérieurs et étrangers.
Le gouvernement a manifesté un grand intérêt pour le
développement des exportations, notamment des produits
agricoles et des produits de la pêche, mais une
capacité d'exportation limitée a freiné la croissance
tirée par les exportations.
Le
Mozambique a récemment simplifié la structure de ses
droits de douane, dont les taux s'échelonnent
actuellement entre zéro et 30 pour cent. La structure
tarifaire est légèrement progressive. La moyenne simple
des droits NPF appliqués est de 13,8 pour cent, ce qui
se situe parmi les droits d'importation les plus bas
d'Afrique australe. En 1999, le Mozambique a instauré
une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 17 pour cent. Le
gouvernement escompte que la TVA améliorera les recettes
publiques, ce qui permettra plus aisément de ramener le
taux de droit maximal à 20 pour cent dans le futur. Des
droits d'accise sont perçus sur les automobiles, les
produits de luxe, les boissons alcooliques et les
produits du tabac. À l'instar d'autres Membres de l'OMC,
le Mozambique a consolidé à un taux plafond de 100 pour
cent les droits de douane appliqués à tous les produits
agricoles. Par ailleurs, pour 17 lignes tarifaires à
huit chiffres du SH se rapportant aux produits autres
qu'agricoles, les droits ont été consolidés à des
taux plafonds de 5 ou 15 pour cent.
En
janvier 1997, les autorités ont signé avec la société
Crown Agents un contrat concernant la gestion du service
des douanes. Le gouvernement a également passé un
accord avec la société Intertek Testing Services, qui
est chargée de l'inspection avant expédition, ainsi que
de l'inspection après expédition pour les marchandises
non assujetties à l'inspection avant expédition. Le
Mozambique applique encore la définition de la valeur en
douane de Bruxelles. Il n'a pas notifié à l'OMC le
report de l'application de l'Accord de l'OMC sur la mise
en uvre de l'article VII du GATT de 1994. Il
n'existe pas de législation nationale en matière de
droits antidumping, de droits compensateurs ou de mesures
de sauvegarde.
L'Institut
national de la normalisation et de la qualité (INNOQ)
est chargé d'administrer les normes. Il élabore
également de nouvelles normes inspirées de normes
étrangères ou internationales: le processus est au
stade final pour 17 normes et en cours pour 25 normes. Le
Mozambique applique certains contrôles à des fins
sanitaires et phytosanitaires. Les règlements connexes
sont du ressort du Ministère de l'agriculture et des
ressources naturelles.
Le
Mozambique n'a pas signé l'Accord plurilatéral de l'OMC
sur les marchés publics et n'a pas le statut
d'observateur concernant cet accord. Le Ministère de la
planification et des finances supervise toutes les
activités se rapportant aux marchés publics et ses
lignes directrices régissent l'ensemble des marchés
publics, à l'exception des grands projets faisant
intervenir un financement international. Dans ces cas, ce
sont les règles de l'organisme donateur en matière de
marchés publics qui sont appliquées. Des marges
préférentielles de 10 pour cent sont accordées pour
les produits nationaux (produits transformés
sur place). Seules les sociétés enregistrées au
Mozambique sont autorisées à soumissionner pour les
marchés d'une valeur inférieure à 750 000 dollars EU.
Le
gouvernement du Mozambique a mis en uvre un
programme de privatisation pour la période 1989-1999. La
grande majorité des entreprises d'État ont été
privatisées. Toutefois, l'État maintient son contrôle
sur les entreprises considérées comme
particulièrement importantes, principalement
les services publics, y compris les télécommunications,
les ports et les voies ferrées, secteurs pour lesquels
une politique gouvernementale n'a pas encore été
formulée (bien qu'elle doive être annoncée
prochainement) et certaines entreprises minières.
Deux
départements se partagent la responsabilité en ce qui
concerne le domaine de la propriété intellectuelle, le
premier étant responsable des brevets et d'autres
questions relatives au domaine "industriel" et
le second s'occupant du droit d'auteur. La première loi
nationale sur la protection de la propriété
industrielle n'est entrée en vigueur qu'en 1999. Il
n'existe encore aucune loi sur le droit d'auteur. La
législation actuelle sur la propriété intellectuelle
est très peu mise en uvre.
Évolution
de la politique commerciale sectorielle
Le
secteur agricole est substantiellement libéralisé
depuis 1997. Sauf dans les secteurs du sucre et de la
noix de cajou, les pouvoirs publics n'interviennent plus
directement dans les activités de production, de
transformation et de commercialisation, ne jouant encore
un rôle que dans l'élaboration des politiques. Divers
facteurs ont entraîné une hausse du prix des engrais,
d'où un recul de leur utilisation. En conséquence, le
gouvernement a désigné le secteur de la production
d'engrais comme secteur ayant un besoin pressant
d'investissements étrangers. Une surtaxe variable est
perçue sur les importations de sucre et une taxe à
l'exportation est appliquée aux noix de cajou brutes. Le
taux NPF moyen appliqué dans le secteur agricole (y
compris pour les produits de la chasse, de la
sylviculture et de la pêche) est de 16,8 pour cent.
Le
secteur minier est peu développé mais devrait
connaître une expansion rapide au cours des prochaines
années. Il existe un potentiel important, notamment pour
le titane, le charbon et le gaz naturel. Il est probable
que le gaz naturel sera en partie utilisé pour
développer la production de l'énergie électrique, qui
est déjà un important produit d'exportation. En 2001,
le gouvernement doit promulguer une nouvelle loi pour
promouvoir davantage les investissements privés dans le
secteur. Les ressources naturelles, notamment les
minéraux, sont la propriété de l'État. Les activités
minières sont soumises à cinq types de licence. En
outre, une licence est requise pour le commerce de
pierres précieuses, d'or et d'autres métaux précieux.
La production étant en grande partie exportée,
l'admissibilité des entreprises minières au régime des
zones de transformation pour l'exportation rend encore
plus attrayants les systèmes d'incitation déjà offerts
aux investisseurs dans le secteur.
Le
gouvernement a baissé les droits de douane sur les
intrants industriels et a privatisé la quasi-totalité
des entreprises manufacturières d'État. Une stratégie
industrielle a été élaborée en 1997 afin de
promouvoir, entre autres, la transformation sur place des
ressources naturelles et le développement des activités
manufacturières axées sur l'exportation et à forte
composante de main-d'uvre. Le régime des zones de
transformation pour l'exportation et le corridor
Maputo-Johannesburg mis en place depuis peu doivent
contribuer à la réalisation de ces objectifs. Le droit
NPF appliqué dans le secteur manufacturier s'élève en
moyenne à 13,8 pour cent.
Comme
les autres secteurs économiques, le secteur des services
a été substantiellement libéralisé, mais ce n'est que
depuis peu qu'il fait l'objet d'un intérêt soutenu.
Toutes les banques et compagnies d'assurance, qui
appartenaient précédemment à l'État, ont été
privatisées et la participation étrangère est
fréquente. Des mesures de privatisation sont prévues
dans les secteurs des télécommunications et des
transports. Le secteur du tourisme n'est pas à la
hauteur du potentiel qu'il représente et ne soutient pas
la comparaison par rapport aux pays voisins. Les
engagements contractés par le Mozambique dans le cadre
de l'AGCS sont limités aux services financiers (à
l'exclusion des services d'assurance).
Politique
commerciale et partenaires commerciaux
La
libéralisation des échanges fait partie intégrante de
la réforme économique actuellement mise en uvre
par le Mozambique, qui a jusqu'ici donné des signes
notables de succès. Néanmoins, les engagements pris par
le Mozambique dans le cadre de l'OMC vont moins loin que
ses réformes commerciales. En effet, les consolidations
aux taux plafonds concernant les produits agricoles
laissent des marges considérables pour la modification
des droits appliqués.
Poursuivre
la réforme dans le secteur des services, principalement
dans des domaines tels que les services de
télécommunication et les services de transport,
contribuera à renforcer la compétitivité des produits
mozambicains en réduisant les coûts. Ces réformes
contribueront également à l'expansion d'autres branches
d'activité, y compris le tourisme. La poursuite du
programme de privatisation, surtout dans le secteur des
services, conjuguée à une amélioration des engagements
du Mozambique au titre de l'AGCS contribuera à renforcer
la confiance et permettra d'attirer les investissements
étrangers dont le pays a besoin.
Le
Mozambique souhaiterait que les règles de l'OMC soient
plus largement connues dans le pays; il a besoin d'une
assistance technique qui lui permettra d'honorer
pleinement ses obligations dans le cadre de l'OMC.
Rapport
du gouvernement haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MOZAMBIQUE
Rapport du gouvernement Parties III et IV
Politique
comerciale
A. AGRICULTURE
1.
Avec, selon les estimations, 36 millions d'hectares de
terres cultivables, dont 9 millions seulement sont
actuellement exploitées, le potentiel agricole du
Mozambique est considérable. L'agriculture est le
secteur clé de l'économie mozambicaine, employant 80
pour cent de la population active et représentant 25
pour cent du PIB. Les principaux produits exportés sont
le coprah, les noix de cajou, la canne à sucre, les
fibres de coton et le thé. D'autres produits sont
également exportés: sisal, tabac, mafurra et tournesol.
Outre les vastes terres cultivables, il existe des zones
importantes convenant à l'élevage. Du fait de la
guerre, l'élevage est particulièrement
sous-développé, les besoins actuels devant être
satisfaits, en grande partie, par des importations.
2.
Il est particulièrement nécessaire d'investir dans la
production de volailles et de porcins et dans la
fourniture d'aliments pour animaux dans ces branches de
production.
3.
La remise en état des infrastructures existantes liées
à l'agriculture telles que les routes, les chemins de
fer, les ports et les systèmes d'irrigation constitue
une priorité du gouvernement. Elle devrait faciliter de
nouveaux investissements et ouvrir des perspectives de
projets viables. Les régions clés du développement de
l'agriculture commerciale sont Chokwe, Massingir et
Corumana qui disposent déjà toutes d'un réseau
d'irrigation.
B.
LE SECTEUR MANUFACTURIER
4.
Les effets d'un programme de privatisation énergique,
associé à des investissements étrangers importants, se
font sentir dans le secteur manufacturier. Longtemps
négligés, les besoins de modernisation des usines
anciennes et d'investissement dans les nouveaux secteurs
sont considérables. La croissance de l'économie est
forte, le marché non négligeable que représentent 18
millions de personnes ne bénéficie pas d'une offre
suffisante et les industries des biens de consommation
devraient prospérer.
5.
Le faible coût de l'électricité, combiné à des
salaires très compétitifs, devrait être l'un des
principaux catalyseurs de l'industrialisation. Pour
favoriser ce processus, il existe des incitations
généreuses à l'investissement et le gouvernement a
adopté une législation autorisant la création de zones
franches pour les investissements orientés vers
l'exportation. L'accès préférentiel du Mozambique aux
principaux marchés des États-Unis et de l'Union
européenne devrait avoir beaucoup d'attrait pour de
nombreuses industries à forte intensité de
main-d'uvre. Le secteur manufacturier représente
actuellement environ 10 pour cent du total mais avec le
projet d'aluminerie de Mozal, la contribution de ce
secteur augmentera sensiblement et devrait jeter les
bases d'une industrie d'aval considérable modifiant
complètement la structure de l'économie mozambicaine.
6.
Les secteurs prioritaires à développer qui ont été
identifiés sont les suivants:
i)
industries alimentaires et agroalimentaires
(degré de priorité élevé: sel, sucre, coprah,
poisson transformé, fruits transformés et noix
de cajou; degré de priorité peu élevé:
minoterie, sisal, thé, produits de la
boulangerie, pâtes alimentaires, viandes
transformées, tabac, aliments pour animaux,
produits laitiers et liqueurs);
ii)
industries des textiles et du vêtement (qui ne
sont soumises à aucune restriction
contingentaire);
iii)
savons et huiles;
iv)
industrie chimique;
v)
métallurgie (en aval de l'aluminerie de Mozal,
et autres productions);
vi)
industrie du travail des métaux (matériaux de
construction, équipements lourds, meubles,
structures, outillage et éléments);
vii)
industrie de l'emballage (cassettes en bois,
bouteilles en verre, papier ondulé, emballages
souples).
C.
MISE EN UVRE DE LA POLITIQUE COMMERCIALE
7.
C'est principalement le Ministère de l'industrie et du
commerce qui met en uvre la politique commerciale
avec l'approbation du gouvernement mozambicain.
Cependant, plusieurs services ou organismes publics
interviennent aussi dans la mise en uvre des lois
commerciales. Dans le cadre de son programme de
revitalisation de l'économie, le gouvernement est
déterminé à procéder à une vaste libéralisation, en
ce qui concerne les prix notamment, pour encourager
l'investissement.
D.
ACCORDS COMMERCIAUX MULTILATÉRAUX, RÉGIONAUX OU
PRÉFÉRENTIELS
8.
La politique du Mozambique en matière de commerce
extérieur est destinée à créer un environnement
favorable à la promotion de ses produits sur les
marchés internationaux, surtout ceux des pays
développés d'Europe, d'Amérique et d'Asie sans
préjudice de la promotion du commerce intra-africain.
Les politiques commerciales sont définies dans le but
d'accélérer le processus d'industrialisation du
Mozambique et de faciliter ainsi l'accès des produits
mozambicains aux marchés étrangers. Afin d'atteindre
ces objectifs, le Mozambique a conclu les accords
commerciaux multilatéraux, régionaux, bilatéraux et
préférentiels ci-après: Organisation mondiale du
commerce (OMC), Banque mondiale, Fonds monétaire
international (FMI), Convention de Lomé, Communauté du
développement de l'Afrique australe (SADC), Association
de coopération régionale des pays du pourtour de
l'océan Indien (IOR-ARC), Loi sur la croissance et les
perspectives économiques de l'Afrique, Systèmes
généralisés de préférences (SGP) et Accord
commercial préférentiel avec l'Afrique du Sud.
E.
ACCORDS COMMERCIAUX BILATÉRAUX
9.
Le Mozambique négocie actuellement des accords
commerciaux bilatéraux avec les pays suivants: Algérie,
Cuba, Égypte, Inde, Kenya, Malawi, Maurice, Russie,
Zambie et Zimbabwe.
10.
Dans le cadre de ces accords, le Mozambique et ses
partenaires s'accordent mutuellement le traitement de la
nation la plus favorisée (NPF) dans tous les aspects de
leurs relations commerciales bilatérales. Ces accords
servent à promouvoir les échanges et à améliorer les
relations économiques entre le Mozambique et ces pays.
Commerce
extérieur
F.
EXPORTATIONS
11.
Les recettes d'exportation continuent de provenir
principalement des ventes de produits agricoles primaires
et de produits de la mer, y compris les noix de cajou,
les crevettes, le coton, le sucre, le bois, les agrumes,
etc. Les principaux partenaires commerciaux du Mozambique
sont l'Afrique du Sud, le Portugal, l'Espagne, les
États-Unis d'Amérique et le Japon.
G.
IMPORTATIONS
12.
Les principaux produits importés sont des produits
intermédiaires et des biens d'équipement. Les
importations d'énergie, qui concernent principalement
l'électricité et les produits pétroliers, ont
représenté, de 1996 à 1999, entre 85 et 90 millions de
dollars EU par an, chiffre qui doit être normalement
supérieur en 2000 du fait de la hausse du prix du
pétrole.
13.
En 1999, la valeur de la plupart des catégories
d'importation a augmenté bien que les achats de
fournitures industrielles autres qu'alimentaires aient
été réduits les années précédentes (1998 et 1999).
Cette évolution est due principalement à:
i)
une libéralisation des échanges consistant en
la suppression du régime de licences
d'importation, des restrictions quantitatives à
l'importation et des contrôles des changes; et
à
ii)
la mise en uvre du projet d'aluminerie de
Mozal.
H.
BALANCE COMMERCIALE
14.
La balance commerciale a été relativement stable de
1995 à 1998, le déficit représentant environ 550
millions de dollars EU par an. Elle s'est détériorée
quelque peu en 1999 du fait de la construction de la
grande aluminerie de Mozal.
15.
Il convient toutefois de noter que si le volume des
importations a augmenté avec la libéralisation des
échanges, celui des exportations a également
progressé, quoique à un rythme moindre.
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