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Une
amélioration des engagements multilatéraux de Madagascar
renforcerait la confiance dans les réformes économiques entreprises
haut
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Le
nouveau rapport du Secrétariat de l'OMC et la déclaration de
politique générale du gouvernement malgache serviront de base à
l'examen de la politique commerciale de Madagascar par l'Organe
d'examen des politiques commerciales de l'OMC, les 19 et 21 février
2001.
Le
rapport relève que l'agriculture (y compris la pêche, l'élevage et
la foresterie) contribue pour environ 30 pour cent au PIB de
Madagascar et compte pour environ 40 pour cent dans la valeur de ses
exportations de marchandises. Le secteur manufacturier, où
prédominent les industries légères (industrie alimentaire,
textiles, vêtements, chaussures et boissons), représente environ 12
pour cent du PIB et près de 60 pour cent en valeur des exportations
de marchandises (essentiellement des textiles et des vêtements). Le
développement du secteur est entravé par l'insuffisance de
l'infrastructure et le niveau élevé des coûts de transport, entre
autres facteurs. Le secteur des industries extractives, axé sur la
production de chrome et de graphite, est encore peu développé
malgré son potentiel. Le secteur des services représente environ 52
pour cent du PIB et il existe un important potentiel encore
inexploité dans le sous-secteur du tourisme. Le pays est importateur
net de services.
Outre
le fait qu'elle a accédé à l'OMC, Madagascar a participé de plus
en plus activement à des accords commerciaux régionaux. Ses
principaux partenaires commerciaux sont l'Union européenne, les
États-Unis et le Japon. Elle exporte principalement des produits
agricoles primaires, notamment des crevettes, du café, de la vanille,
des clous de girofle et de l'essence de girofle. Elle importe
principalement des machines, du matériel de transport, des produits
alimentaires, des combustibles et des produits chimiques. Les
importations de produits alimentaires ont augmenté au cours des
dernières années, en raison de la baisse de la production agricole
due en grande partie aux aléas climatiques.
Le
rapport relève également que Madagascar a fait des efforts
considérables pour créer un environnement favorable à
l'investissement privé, tant intérieur qu'étranger. Désormais, les
investisseurs étrangers peuvent détenir 100 pour cent du capital des
entreprises, sauf dans certains secteurs (comme l'immobilier et les
secteurs encore contrôlés par l'État).
Comme
le rapport le souligne, Madagascar a considérablement libéralisé
son régime de commerce extérieur ces dernières années. Les droits
de douane sont actuellement le principal instrument de sa politique
commerciale. La structure des droits NPF a été modifiée et ne
comporte plus que quatre fourchettes de taux, compris entre zéro et
30 pour cent. La moyenne simple des droits NPF effectivement
appliqués est de 16,2 pour cent (y compris la taxe à l'importation
dont le taux maximal est aussi de 30 pour cent); la moyenne simple des
tarifs est de 17,7 pour cent pour l'agriculture, y compris la
pêche, l'élevage et la foresterie, et de 16,2 pour cent pour le
secteur manufacturier. La progressivité des droits dans certains
secteurs assure des taux de protection effective nettement plus
élevés pour de nombreux produits transformés. Les restrictions à
l'exportation et le contrôle des changes ont été supprimés.
Les
droits de douane et les autres droits et impositions sur les produits
agricoles et sur les produits chimiques ont été consolidés,
respectivement, aux taux de 30 pour cent et de 250 pour cent. Les
restrictions quantitatives à l'importation ont toutes été
supprimées, à l'exception de certaines prohibitions ou obligations
d'autorisation préalable imposées en vertu de conventions
internationales, pour des raisons sanitaires, phytosanitaires ou de
sécurité, ou pour des produits considérés comme stratégiques par
le gouvernement (vanilline, pierres précieuses). Madagascar n'a pas
de législation antidumping ni de législation en matière de mesures
compensatoires ou de sauvegardes. Madagascar n'est pas signataire de
l'Accord plurilatéral de l'OMC sur les marchés publics et n'a pas le
statut d'observateur dans le cadre de cet accord.
Plusieurs
entreprises publiques ont été privatisées ou liquidées dans le
cadre d'un programme lancé en 1996. Dans le secteur agricole, la
plupart des offices de commercialisation ont été supprimés et le
contrôle des prix a été aboli pour la quasi-totalité des produits.
Les monopoles ou droits exclusifs détenus par les entreprises d'État
opérant encore dans ce secteur ont pour ainsi dire été abolis. Des
entreprises comme HASYMA pour le coton et SIRAMA pour le sucre doivent
être privatisées avant la fin de 2001. Néanmoins, la suppression
des offices de commercialisation a laissé un vide qui n'a pas été
comblé, ce qui a limité l'effet bénéfique des réformes sur la
production agricole.
Le
rapport précise que la mise en œuvre du programme de privatisation a
permis une libéralisation importante dans le secteur des services. La
compagnie aérienne nationale (Air Madagascar), l'autorité
aéroportuaire (ADEMA) et Telma (fournisseur de services de
télécommunication de base détenu à 66 pour cent par l'État)
sont parmi les entreprises qui doivent être privatisées avant la fin
de 2001. Les engagements pris par Madagascar dans le cadre de l'AGCS,
qui sont limités à certains services fournis aux entreprises, ne
reflètent pas les efforts de libéralisation entrepris dans le
secteur des services. Toujours d'après le rapport, des mesures ont
été prises pour développer le secteur des industries extractives
et, à cette fin, une nouvelle législation a été adoptée.
Le
rapport conclut en disant que, dans l'ensemble, les réformes n'ont
pas permis de réduire la pauvreté à Madagascar. Une fois achevé,
le programme de privatisation contribuera à la libéralisation plus
complète de l'économie, notamment du secteur des services, et à une
meilleure répartition des ressources.
Notes
à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l'OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font aussi l'objet d'un
suivi. Pour chaque examen, deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale présentée par le gouvernement
du Membre soumis à examen et un rapport détaillé rédigé de
manière indépendante par le Secrétariat de l'OMC. Ces deux
documents sont ensuite examinés par l'ensemble des Membres de l'OMC
dans le cadre de l'Organe d'examen des politiques commerciales (OEPC).
Ces documents et les comptes rendus des réunions de l'OEPC sont
publiés peu de temps après. Depuis 1995, c'est-à-dire depuis
l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, les services et les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC et la
déclaration de politique générale élaborée par Madagascar seront
examinés par l'Organe d'examen des politiques commerciales les 19 et
21 février 2001. Le rapport du Secrétariat concerne l'évolution de
tous les aspects de la politique commerciale de Madagascar, y compris
les lois et réglementations intérieures, le cadre institutionnel et
la politique commerciale par mesure et par secteur.
Au
présent communiqué de presse sont joints un résumé des
observations contenues dans le rapport du Secrétariat et certaines
parties des déclarations de politique générale du gouvernement. Le
rapport du Secrétariat et les déclarations de politique générale
du gouvernement sont à la disposition des journalistes à la salle de
presse du site Internet de l'OMC (www.wto.org). Ces trois documents,
le compte rendu des débats de l'OEPC et les remarques finales
formulées par le Président seront regroupés en temps opportun dans
une publication brochée qui pourra être obtenue auprès du
Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de Lausanne,
1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants:
Afrique du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie
(1989, 1994 et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh
(1992 et 2000), Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana
(1998), Brésil (1992, 1996 et 2000), Burkina Faso (1998), Cameroun
(1995), Canada (1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et 2000), Chili (1991 et
1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996), Communautés
européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et 2000), Corée, Rép. de
(1992, 1996 et 2000), Costa Rica (1995), Côte d'Ivoire (1995),
Égypte (1992 et 1999), El Salvador (1996), États-Unis (1989,
1992, 1994, 1996 et 1999), Fidji (1997), Finlande (1992), Ghana
(1992), Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991
et 1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998), Indonésie
(1991, 1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël (1994 et 1999),
Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya (1993
et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994), Madagascar (2001), Malaisie
(1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995),
Mexique (1993 et 1997), Namibie (1998), Nicaragua (1999), Nigéria
(1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et 2000), Nouvelle-Zélande (1990
et 1996), Ouganda (1995), Pakistan (1995), Papouasie-Nouvelle-Guinée
(1999), Paraguay (1997), Pérou (1994 et 2000), Philippines (1993),
Pologne (1993), République dominicaine (1996), République slovaque
(1995), République tchèque (1996), Roumanie (1992 et 1999),
Sénégal (1994), Singapour (1992, 1996 et 2000), Sri Lanka (1995),
Suède (1990 et 1994), Suisse (1991, 1996 et 2000 (conjointement avec
le Liechtenstein)), Swaziland (1998), Tanzanie (2000), Thaïlande
(1991, 1995 et 1999), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie
(1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela
(1996), Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MADAGASCAR
Rapport du Secrétariat — Observations récapitulatives
Environnement
économique
La
République de Madagascar est une île située dans l'océan Indien,
à l'est de l'Afrique. Avec un PNB par habitant de
260 dollars EU en 1998, elle fait partie des pays les moins
avancés. Après avoir recouvré l'indépendance en 1960, Madagascar a
adopté un modèle de développement économique de type socialiste.
L'échec de cette stratégie l'a amenée à entreprendre, en 1982, une
série de réformes économiques (soutenues par les institutions
financières internationales), dont le rythme s'est accéléré à
partir de 1998.
Sous
l'effet des réformes, le PIB a augmenté de plus de 3,5 pour
cent par an au cours des dernières années et on table sur une
accélération de la croissance jusqu'en 2001. Le taux
d'inflation a été ramené de 45 pour cent en 1995 à
7,6 pour cent en 1999 mais la situation du compte courant
reste précaire, le déficit atteignant près de 200 millions de
DTS par an depuis 1995. Le pays est lourdement endetté et le
service de la dette limite les ressources pouvant être consacrées au
développement. Madagascar peut s'attendre à bénéficier d'un
allègement de sa dette dans le cadre de l'Initiative du FMI et de la
Banque mondiale en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
L'agriculture
(y compris la pêche, l'élevage et la foresterie) contribue pour
environ 30 pour cent au PIB de Madagascar et compte pour environ
40 pour cent dans la valeur de ses exportations de marchandises.
Les aléas climatiques ont entraîné de très fortes fluctuations de
la production agricole, ce qui a provoqué des variations des recettes
d'exportation et de graves pénuries alimentaires au cours des
dernières années. Le secteur manufacturier, où prédominent les
industries légères (industrie alimentaire, textiles, vêtements,
chaussures et boissons), représente environ 12 pour cent du PIB
et près de 60 pour cent des exportations de marchandises en
valeur (les principaux produits exportés étant les textiles et les
vêtements). Le développement du secteur est entravé, entre autres,
par l'insuffisance de l'infrastructure et le niveau élevé des coûts
de transport. Le secteur minier, axé sur la production de chrome et
de graphite, est encore peu développé malgré son fort potentiel. Le
secteur des services représente environ 52 pour cent du PIB et
il existe un important potentiel encore inexploité dans le
sous-secteur du tourisme. Le pays est importateur net de services.
Les
principaux partenaires commerciaux de Madagascar sont l'Union
européenne, les États-Unis et le Japon. Madagascar exporte
principalement des produits agricoles primaires, notamment des
crevettes, du café, de la vanille, des clous de girofle et de
l'essence de girofle. Elle importe principalement des machines, du
matériel de transport, des produits alimentaires, des combustibles et
des produits chimiques. Les importations de produits alimentaires ont
augmenté au cours des dernières années, en raison de la baisse de
la production agricole due en grande partie aux aléas climatiques.
Cadre
institutionnel
La
Constitution de la République de Madagascar, adoptée en 1998,
instaure un régime parlementaire et prévoit la séparation des
pouvoirs entre l'exécutif et le législatif. Le Président et les
membres de l'Assemblée nationale sont élus au suffrage universel
direct. Le mandat du Président est de cinq ans, et peut être
renouvelé une fois et celui des députés est de quatre ans. Le
Président est le Chef de l'État; il désigne le Premier Ministre qui
nomme, avec son accord, les membres du Cabinet. Le Premier Ministre et
le Cabinet constituent le Conseil de gouvernement qui est responsable
de l'élaboration de la politique gouvernementale. Le pouvoir
législatif est exercé par l'Assemblée nationale. Le Sénat n'a pas
encore été mis en place.
Madagascar
a adopté un ensemble de lois régissant les procédures d'importation,
les droits de douane, l'investissement étranger, les licences
commerciales, la propriété intellectuelle, la politique de la
concurrence et d'autres questions connexes. Le pays a fait des efforts
considérables pour créer un environnement favorable à
l'investissement privé, tant intérieur qu'étranger. Les
investissements étrangers directs ont été libéralisés
en 1995. Désormais, les investisseurs étrangers peuvent
détenir 100 pour cent du capital des entreprises, sauf dans
certains secteurs (comme l'immobilier et les secteurs encore
contrôlés par l'État). Des incitations à l'investissement ont
été mises en place, principalement dans les secteurs tournés vers
l'exportation.
Madagascar
a accédé à l'OMC le 17 novembre 1995 après avoir signé
l'Acte final du Cycle d'Uruguay et l'Accord de Marrakech, le 15 avril 1994.
Elle accorde le traitement NPF ou un traitement plus favorable à
tous ses partenaires commerciaux. Comme les autres Membres de l'OMC,
elle a adopté intégralement les résultats du Cycle d'Uruguay.
Étant classée parmi les pays les moins avancés, Madagascar
bénéficie du traitement spécial et différencié accordé aux pays
en développement sous la forme d'exemptions ou de l'application
différée de certaines dispositions. Madagascar n'est actuellement
partie à aucune procédure de règlement des différends dans le
cadre de l'OMC.
Madagascar
a participé au processus du Cadre intégré pour l'assistance
technique liée au commerce en faveur des pays les moins avancés en
faisant une évaluation de ses besoins en la matière. Elle a déjà
reçu une assistance technique de certaines organisations
internationales, dont l'OMC. Mais elle a encore besoin d'une
assistance importante dans de nombreux domaines liés au commerce.
Madagascar
est membre du Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique
australe (COMESA), de l'Initiative transfrontières (ITF) et de la
Commission de l'océan indien (COI). Aux termes de l'Accord de Cotonou
(qui a remplacé la Convention de Lomé), de nombreux produits qu'elle
exporte vers l'Union européenne bénéficient d'un traitement
préférentiel non réciproque sous la forme d'une exemption des
droits d'importation. Ses produits bénéficient aussi d'un accès
préférentiel non réciproque aux marchés d'autres pays développés
dans le cadre du système généralisé de préférences. Comme ses
capacités d'exportation sont limitées, les avantages qu'elle retire
de ces arrangements préférentiels sont minimes.
Instruments
de politique commerciale
Madagascar
a considérablement libéralisé son régime de commerce extérieur au
cours des dernières années. Les droits de douane sont actuellement
le principal instrument de sa politique commerciale. Les restrictions
à l'exportation et le contrôle des changes ont été supprimés. Le
gouvernement a mis l'accent sur la promotion des exportations, mais,
comme les capacités d'exportation sont limitées, la croissance n'a
pas été véritablement tirée par les exportations.
La
structure des droits NPF a été modifiée et ne comporte plus que
quatre taux, compris entre zéro et 30 pour cent. Elle présente
une certaine progressivité (dans certaines branches), le taux
effectif de protection allant en augmentant avec le degré d'ouvraison
pour de nombreux produits transformés. La moyenne simple des droits NPF
effectivement appliqués est de 16,2 pour cent (y compris la
taxe à l'importation dont le taux maximal est aussi de 30 pour
cent). Une taxe statistique de 2 pour cent et un droit de timbre
douanier de 1 pour cent sont également appliqués à
l'importation. Un droit d'accise pouvant dépasser 100 pour cent
est perçu sur le pétrole, les boissons alcooliques et non
alcooliques et les tabacs. Une taxe sur la valeur ajoutée de
20 pour cent est également perçue. Les recettes provenant des
droits de douane et des taxes à l'importation constituent toujours
une part importante des recettes publiques.
Les
droits de douane et les autres droits et impositions sur les produits
agricoles (tels qu'ils sont définis dans l'Accord de l'OMC) et sur
les produits chimiques (chapitres 28 et 29 du SH) ont été
consolidés, respectivement, aux taux de 30 pour cent et de
250 pour cent. Les autorités malgaches ont conclu avec le Bureau
Veritas un contrat d'inspection avant expédition (qui arrivera à
expiration en avril 2001). Le Bureau Veritas est chargé d'inspecter
toutes les importations d'une valeur de 1 000 dollars EU
ou plus. Madagascar applique toujours la Définition de la valeur de
Bruxelles (DVB), mais elle envisage d'adopter prochainement la
méthode d'évaluation en douane fondée sur la valeur
transactionnelle.
Les
restrictions quantitatives à l'importation ont toutes été
supprimées, à l'exception de certaines prohibitions ou obligations
d'autorisation préalable imposées en vertu de conventions
internationales, pour des raisons sanitaires, phytosanitaires ou de
sécurité, ou pour des produits considérés comme stratégiques (vanilline,
pierres précieuses). Madagascar a établi 63 normes de produit
officielles, dont la plupart sont facultatives et reposent sur des
normes européennes ou internationales. Le Bureau des normes de
Madagascar (BNM) est chargé des questions de normalisation. Le
Ministère du commerce élabore les normes nationales applicables aux
produits d'exportation, avec le concours des partenaires économiques
de Madagascar et en collaboration avec les comités techniques
nationaux relevant du Bureau des normes.
Madagascar
n'a pas de législation antidumping ni de législation en matière de
mesures compensatoires ou de sauvegardes. Deux projets de lois vont
être adoptés pour réviser la législation sur la concurrence, qui
date des années 70. Madagascar n'est pas signataire de l'Accord
plurilatéral de l'OMC sur les marchés publics et n'a pas le statut
d'observateur dans le cadre de cet accord. Les ministères sont
responsables des marchés les concernant, conformément aux
règlements établis par le Ministère de l'économie et des finances.
En général, les procédures d'appel d'offres sont ouvertes ou
sélectives; des marchés de gré à gré ne peuvent être passés que
dans des situations d'urgence. Une marge de préférence peut être
accordée aux fournisseurs locaux dans le cadre d'accords de crédit
conclus avec certains bailleurs de fonds.
Plusieurs
entreprises publiques ont été privatisées ou liquidées dans le
cadre d'un programme lancé en 1996. Certaines entreprises fournissant
des services (transport aérien et télécommunications, notamment) ou
opérant dans le secteur agricole doivent être privatisées avant la
fin de 2001. La plupart des secteurs de l'économie sont visés par ce
programme.
La
protection des droits de propriété intellectuelle relève à la fois
de l'Office malgache du droit d'auteur (OMDA) et de l'Office malgache
de la propriété industrielle (OMAPI). Madagascar est membre de
l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), et
est signataire de plusieurs conventions internationales sur la
propriété intellectuelle. Elle est en train de réviser sa
législation pour s'acquitter, d'ici à 2006, des obligations qui lui
incombent dans le cadre de l'Accord de l'OMC sur les aspects des
droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC).
Évolution
de la politique commerciale par secteur
Depuis
le milieu des années 90, le gouvernement malgache a libéralisé
la plupart des secteurs de l'économie. Dans le secteur agricole, la
plupart des offices de commercialisation ont été supprimés et le
contrôle des prix a été aboli pour pratiquement tous les produits.
Les entreprises d'État opérant encore dans ce secteur ont
pratiquement perdu le monopole ou les droits exclusifs qu'elles
détenaient. Ces entreprises (l'HASYMA pour le coton et la SIRAMA pour
le sucre) doivent être privatisées avant la fin de 2001. Néanmoins,
la suppression des offices de commercialisation a laissé un vide qui
n'a pas été comblé, ce qui a limité l'effet bénéfique des
réformes sur la production agricole. Le taux de protection tarifaire
dans le secteur agricole (y compris la pêche, l'élevage et la
foresterie) est de 17,7 pour cent en moyenne.
Dans
le secteur manufacturier, la politique du gouvernement repose
principalement sur l'octroi d'incitations dans le cadre du régime de
zones franches industrielles, et vise ainsi à encourager les
activités tournées vers l'exportation. La moyenne des droits
d'importation sur les produits manufacturés est de 16,2 pour
cent et les droits sont progressifs dans les principales branches,
notamment les textiles et les articles en cuir.
Des
mesures ont été prises pour développer le secteur minier et, à
cette fin, une nouvelle législation a été adoptée. La mise en
œuvre du programme de privatisation a permis une libéralisation
importante dans le secteur des services. La compagnie aérienne
nationale (Air Madagascar), l'autorité aéroportuaire (ADEMA) et
Telma (fournisseur de services de télécommunication de base détenu
à 66 pour cent par l'État) sont parmi les entreprises qui
doivent être privatisées avant la fin de 2001. Les engagements pris
par Madagascar dans le cadre de l'AGCS, qui sont limités à certains
services fournis aux entreprises, ne reflètent pas les efforts de
libéralisation entrepris dans le secteur des services.
Politique
commerciale et partenaires commerciaux
La
libéralisation des échanges est au centre des réformes économiques
que Madagascar met en œuvre depuis 1982, ce qui témoigne de sa
confiance dans des marchés concurrentiels. Outre son accession à
l'OMC, Madagascar a participé plus activement à certains accords
commerciaux régionaux afin d'accroître ses échanges et de mieux
tirer parti de ses avantages comparatifs. Dans l'ensemble, les
réformes n'ont pas permis de réduire la pauvreté.
Une
fois achevé, le programme de privatisation contribuera à la
libéralisation plus complète de l'économie, notamment du secteur
des services, à une meilleure répartition des ressources et au
renforcement de la compétitivité internationale des produits
malgaches. Il faudra peut-être adapter la politique de la concurrence
au nouvel environnement économique en adoptant les deux projets de
lois en suspens depuis plusieurs années, pour faire en sorte que la
privatisation ne se solde pas par le remplacement des monopoles
d'État par des monopoles privés.
En
relevant le niveau de ses engagements multilatéraux, en particulier
dans le cadre de l'AGCS, Madagascar donnerait confiance dans
l'irréversibilité des réformes en les rendant plus crédibles et
respecterait plus rigoureusement les principes de l'OMC. Madagascar
souhaiterait recevoir une assistance technique pour mieux faire
connaître les règles de l'OMC aux acteurs nationaux.
Rapport
du gouvernement haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MADAGASCAR
Rapport du gouvernement Partie II
Objectifs
généraux de politique économique et commerciale
1 Objectifs généraux de la
politique économique
Dans
le cadre de son programme d'ajustement structurel, Madagascar a
appliqué une politique budgétaire contrôlée (réduction du
déficit budgétaire), une politique financière prudente (maîtrise
de l'inflation et de l'expansion de la masse monétaire) et des
réformes sectorielles (privatisation, libéralisation, indépendance
de la Banque centrale) qui ont conduit à l'augmentation de l'épargne
privée et du crédit à l'économie et, par voie de conséquence, à
l'accroissement de l'investissement. À Madagascar, le taux
d'intérêt est un instrument de la politique monétaire entre les
mains de la Banque centrale, donc il est flexible.
En
1997, la croissance économique a dépassé la croissance
démographique qui était de 2,8 pour cent et en 1998, ce taux a
atteint 4 pour cent grâce à une hausse des investissements dans
l'immobilier, une forte croissance dans le commerce, dans les secteurs
des services tels que les télécommunications et le tourisme ainsi
que dans les zones franches industrielles.
L'État
s'est désengagé du secteur de la production et de la distribution
pour se consacrer davantage à son rôle d'encadreur accordant ainsi
plus d'importance au domaine social en mettant en place les
infrastructures nécessaires au développement du secteur privé.
À
cet effet, il continuera à soutenir les plates-formes de concertation
État-secteur privé et il instaurera un climat favorable à
l'investissement et au commerce.
Le
gouvernement, par l'intermédiaire du Comité technique de la réforme
du secteur public (CTRP), a réformé la fonction publique et a
entamé des efforts pour améliorer la qualité du secteur public.
Pour
améliorer la qualité de la main-d'œuvre locale, l'État a mis en
place un ministère chargé de la formation professionnelle et de
l'enseignement technique.
L'État
a éliminé toute entrave à la mise en place d'un environnement
concurrentiel sain et loyal. Il veillera à ce qu'il y ait égalité
de chance à tous les acteurs de la vie économique et mettra en place
une structure pour régler les litiges dans le domaine du commerce.
Une politique foncière plus libérale est également mise en place.
Enfin, la sécurisation des biens et des personnes constitue une des
priorités de l'État.
Pour
améliorer les recettes fiscales et diminuer progressivement les
dépendances vis-à-vis des recettes de portes, l'administration a
pris un certain nombre de mesures telles que l'élargissement de
l'assiette de la TVA tout en maîtrisant l'inflation, l'instauration
du droit d'accise, la restriction des exonérations, l'augmentation
des contrôles dans l'attribution de régimes fiscaux et douaniers
spéciaux et la réorganisation de l'administration fiscale et
douanière pour pouvoir augmenter la pression fiscale de 3 points
de pourcentage du PIB.
Après
une forte dépréciation du franc Malagasy suite au flottement de la
monnaie en 1994, une relative stabilité du taux de change s'est
établie depuis 1995. Ce taux est déterminé librement sur le marché
(Marché interbancaire de devises MID). La Banque centrale peut
intervenir sur ce marché dans le seul but d'atténuer les
éventuelles fluctuations du franc Malagasy. Toutes les restrictions
de change et des transactions extérieures courantes ont été
supprimées. L'ouverture des comptes en devises et les prêts en
devises sont autorisés.
Le
libre flottement de la monnaie Malagasy a engendré une croissance de
l'exportation et une maîtrise de l'importation. Ce qui a pour effet
une amélioration du déficit du compte courant extérieur. Pour
soutenir l'exportation, l'installation des zones industrielles et des
zones franches a été encouragée. À cela s'ajoute la
libéralisation du transport aérien.
2
Objectifs généraux de la politique commerciale
Les
nouvelles orientations de la politique commerciale de Madagascar sont
axées vers la mise en œuvre de la politique libérale adoptée par
le gouvernement.
Dans
ce contexte, les objectifs sont les suivants:
-
-
la mise en place d'une concurrence saine et loyale;
-
-
la protection des consommateurs;
-
-
la promotion des échanges commerciaux internationaux avec un
accent particulier sur les activités d'exportation du “Made in
Madagascar” par une diversification des produits et marchés
d'exportation;
-
-
l'exploitation des possibilités offertes par les organisations
régionales et internationales;
-
-
l'élargissement des bases de la plate-forme de concertation
permanente avec le secteur privé; et
-
-
la professionnalisation des activités commerciales.
D'une
manière générale, l'objectif principal de la politique commerciale
de la République de Madagascar vise à contribuer à la lutte pour la
réduction de la pauvreté: permettre au secteur commercial et au
secteur privé de jouer le rôle de moteur de la croissance
économique.
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