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Des
politiques macro-économiques saines et la diversification
ont
contribué aux bons résultats économiques de Maurice
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De saines
politiques macro-économiques ont contribué à maintenir de bons
résultats économiques à Maurice depuis deux décennies, avec une
croissance annuelle moyenne de près de 6 pour cent. Dans le
même temps, Maurice a réussi à diversifier son économie pour
qu'elle ne soit plus tributaire de la seule industrie sucrière. Les
textiles et les vêtements, le tourisme, les services financiers et le
sucre sont dorénavant les quatre piliers de l'économie mauricienne,
d'après un rapport de l'OMC sur les politiques et pratiques
commerciales de Maurice.
Le
rapport indique que la part de l'agriculture dans le PIB réel a
diminué, tombant de quelque 12 pour cent en 1990 à 6 pour cent
environ aujourd'hui. Le secteur des services, dominé par le tourisme
et les services financiers, est le plus important de l'économie,
comptant pour 74 pour cent environ du PIB réel. Les exportations de
services rapportent plus d'un tiers des recettes totales en devises,
la part du tourisme à cet égard étant la plus importante, et en
augmentation. L'industrie manufacturière est à l'origine de quelque
75 pour cent des exportations de marchandises; elle contribue à un
cinquième environ du PIB réel, les textiles et vêtements
représentant plus de 40 pour cent de la production manufacturière.
Le
rapport note que Maurice est néanmoins confrontée à des défis. Son
économie est à certains égards marquée par la dualité: les
sociétés dont la production est écoulée sur le marché intérieur
sont plutôt bien protégées, cependant que les entreprises tournées
vers l'exportation bénéficient d'incitations au titre de divers
programmes, dont celui des Zones de transformation pour l'exportation.
Il en a résulté des tensions dans l'affectation des ressources entre
les entreprises exportatrices et celles qui travaillent pour le
marché intérieur, ce qui témoigne de la nécessité de transformer
l'économie pour qu'elle soit non plus tournée vers l'exportation
mais vers l'extérieur. Maurice est aussi devenue un producteur à “coûts élevés”, les salaires réels ayant progressé plus
vite que la productivité. Par ailleurs, elle est confrontée à
l'évolution de l'environnement international, notamment à la
diminution des préférences pour certaines de ses exportations, et à
l'intensification consécutive de la concurrence. À ces facteurs
s'ajoute la rareté des terres arables et de la main-d'œuvre qualifiée.
Face à ces difficultés, Maurice a encouragé (surtout au moyen
d'incitations) la production nationale de biens à forte intensité de
capital et à plus grande valeur ajoutée, et a favorisé la
diversification géographique de ses débouchés à l'exportation. Il
y a également eu une certaine délocalisation des activités à
faible valeur ajoutée et à forte intensité de main-d'œuvre vers
des pays voisins.
Depuis
le dernier examen de sa politique commerciale, en 1995, Maurice a
continué de mettre en œuvre des réformes liées aux échanges
commerciaux, quoique la protection à la frontière demeure
relativement élevée dans certains domaines. Maurice applique
toujours des droits de douane qui diffèrent selon la provenance des
importations. L'abaissement des taux de droits maximums et
l'augmentation du nombre de lignes tarifaires exemptes de droits ont
permis de ramener la moyenne simple des taux de droits NPF à
20 pour cent environ, ce qui est plutôt élevé, en particulier
lorsque l'on considère que plus de 50 pour cent des lignes
tarifaires font l'objet d'un taux nul. La quasi-totalité des taux de
droits sont des taux ad valorem; ils peuvent atteindre 80 pour
cent et leur dispersion est élevée. Des droits spécifiques sont
perçus pour deux lignes tarifaires, les équivalents ad valorem les
plus élevés étant de l'ordre de 360 pour cent. Depuis 1995,
les fourchettes tarifaires sont toujours au nombre de onze, y compris
le taux nul et les équivalents ad valorem des deux droits
spécifiques. Si l'on prend la définition de l'OMC, la moyenne simple
des taux des droits d'importation est de 20,5 pour cent pour les
produits agricoles, et de 19,8 pour cent pour les produits non
agricoles.
Maurice
a consolidé près de 15 pour cent de ses lignes tarifaires. Les
taux de droits sont consolidés à un plafond de 65 pour cent
dans le cas de 1,6 pour cent environ des lignes tarifaires
applicables aux produits non agricoles; toutes les lignes tarifaires
visant les produits agricoles (définition de l'OMC) sont consolidées
à des taux plafonds de l'ordre de 37 à 122 pour cent. Les
autres droits et impositions frappant tous ces produits sont
consolidés à des taux de zéro ou de 17 pour cent.
L'élargissement du champ des consolidations et la réduction de
l'écart entre les taux consolidés et les taux effectivement
appliqués permettraient cependant d'améliorer la prévisibilité du
régime tarifaire mauricien.
Le
rapport indique aussi que les initiatives de libéralisation n'ont pas
réussi à réduire davantage le nombre de mesures non tarifaires
maintenues pour diverses raisons. Le nombre de produits dont
l'importation est interdite ou contrôlée au moyen de permis a
augmenté. Les importations de pommes de terre de table et de sel sont
toujours assujetties à des contingents. Plusieurs organes
paraétatiques, dont la Société commerciale d'État et l'Office de
commercialisation des produits agricoles, achètent, importent et
entreposent des produits dits “stratégiques” (notamment la
farine, le riz de consommation courante, les produits pétroliers, le
ciment, les pommes de terre de table, les oignons et l'ail). Des
mesures de contrôle des prix, consistant en un régime de prix
maximaux imposés (pour les importations et les produits de
fabrication locale) et en un système de marges bénéficiaires
maximales en pourcentage (pour les importations seulement),
s'appliquent également à certains des produits stratégiques; ces
mesures de contrôle doivent être progressivement abolies après la
promulgation de la législation en matière de concurrence, dont un
projet est analysé actuellement par le Bureau du Procureur général.
Un permis est requis pour l'exportation des produits
d'“importance stratégique” et des biens admis à
bénéficier d'un traitement contingentaire préférentiel dans les
pays importateurs. Maurice ne perçoit aucun droit, taxe ou imposition
sur ses exportations.
Des
incitations (dont des concessions tarifaires et des allégements
fiscaux) sont offertes au titre de divers programmes à des
producteurs locaux, surtout des fabricants, et à des exportateurs,
dans le but d'encourager l'investissement et d'améliorer la
compétitivité des produits mauriciens sur les marchés
internationaux. Par ailleurs, des remboursements partiels des frais de
transport aérien sont accordés aux exportateurs de certains produits
agricoles. Les incitations, ainsi que la suppression/réduction des
droits sur les intrants, contribuent à accroître le niveau de
protection effective dont bénéficient les industries de
transformation nationales.
La
participation de Maurice au système commercial multilatéral et à
divers accords régionaux témoigne de ses intérêts en tant que
petite économie à vocation exportatrice ne jouissant d'avantages que
pour quelques produits, en particulier le sucre, les textiles et les
vêtements. Comme une partie de sa réussite économique est
attribuable à l'accès préférentiel aux marchés que lui octroient
d'importants partenaires commerciaux, Maurice prend des mesures pour
s'adapter à l'évolution de cet environnement international.
Les
mesures d'ajustement doivent mettre l'accent sur la simplification et
la rationalisation des incitations existantes de manière à atténuer
les aspects dualistes de l'économie et à améliorer l'allocation des
ressources. La réduction/élimination des avantages tarifaires et
fiscaux en découlant pourrait contribuer à faire baisser le déficit
public et à faciliter les autres réformes tarifaires, auxquelles
font actuellement obstacle des préoccupations d'ordre budgétaire,
puisque les droits de douane représentent environ 50 pour cent
des recettes fiscales.
L'élimination
des obstacles non tarifaires et des écarts entre les droits de douane
(selon la source) permettrait d'améliorer la transparence du régime
commercial mauricien. Un tel régime pourrait aussi contribuer
davantage à attirer l'investissement à mesure que des mesures sont
prises pour augmenter le nombre de taux de droits consolidés,
réduire l'écart entre les taux de droits effectivement appliqués et
les taux de droits consolidés, et étoffer les listes d'engagement
annexées à l'AGCS, y compris peut-être avec l'introduction d'une
plus grande concurrence dans certains sous-secteurs de services tels
que les télécommunications. Dans l'ensemble, de tels ajustements
permettront éventuellement à Maurice de mieux exploiter ses
avantages comparatifs, et d'opérer plus facilement sa transformation
d'une économie à vocation exportatrice en une économie axée sur
l'extérieur.
Notes à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l'OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font aussi l'objet d'un
suivi. Pour chaque examen, deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale présentée par le gouvernement
du Membre soumis à examen et un rapport détaillé rédigé de
manière indépendante par le Secrétariat de l'OMC. Ces deux
documents sont ensuite examinés par l'ensemble des Membres de l'OMC
dans le cadre de l'Organe d'examen des politiques commerciales (OEPC).
Ces documents et les comptes rendus des réunions de l'OEPC sont
publiés peu de temps après. Depuis 1995, c'est-à-dire depuis
l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, les services et les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC et une
déclaration de politique générale élaborée par le gouvernement de
Maurice seront examinés par l'Organe d'examen des politiques
commerciales les 2 et 5 novembre 2001. Le rapport du Secrétariat
concerne l'évolution de tous les aspects de la politique commerciale
de Maurice depuis l'examen précédent, y compris les lois et
réglementations intérieures, le cadre institutionnel et la politique
commerciale par mesure, ainsi que l'évolution de certains secteurs.
Au
présent communiqué de presse sont jointes une vue d'ensemble du
rapport du Secrétariat et certaines parties de la déclaration de
politique générale du gouvernement. Le rapport du Secrétariat et la
déclaration de politique générale du gouvernement sont à la
disposition des journalistes à la rubrique des nouvelles du site
Internet de l'OMC (www.wto.org). Ces deux documents, le compte rendu
des débats de l'OEPC et les remarques finales formulées par le
Président seront regroupés en temps opportun dans une publication
brochée qui pourra être obtenue auprès du Secrétariat de l'OMC,
Centre William Rappard, 154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992,
1996 et 2000), Brunéi Darussalam (2001), Burkina Faso (1998),
Cameroun (1995 et 2001), Canada (1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et
2000), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et 2000), Corée,
Rép. de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica (1995 et 2001),
Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El Salvador
(1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996, 1999 et 2001), Fidji
(1997), Finlande (1992), Gabon (2001), Ghana (1992 et 2001),
Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et
1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998), Indonésie (1991,
1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël (1994 et 1999),
Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya (1993
et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994 et 2001), Madagascar (2001),
Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice
(1995 et 2001), Mexique (1993 et 1997), Mozambique (2001), Namibie
(1998), Nicaragua (1999), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991,
1996 et 2000), Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), OECO (2001), Ouganda
(1995), Pakistan (1995), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay
(1997), Pérou (1994 et 2000), Philippines (1993 et 1999), Pologne
(1993 et 2000), République dominicaine (1996), République slovaque
(1995), République tchèque (1996 et 2001), Roumanie (1992 et 1999),
Sénégal (1994), Singapour (1992, 1996 et 2000), Sri Lanka (1995),
Suède (1990 et 1994), Suisse (1991, 1996 et 2000 (conjointement avec
le Liechtenstein)), Swaziland (1998), Tanzanie (2000), Thaïlande
(1991, 1995 et 1999), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie
(1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela
(1996), Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MAURICE
Rapport du Secrétariat — Observations récapitulatives
De
saines politiques macro-économiques ont contribué à maintenir une
croissance vigoureuse à Maurice pendant deux décennies; l'économie
a progressé en moyenne à un rythme annuel de près de 6 pour
cent. Dans le même temps, Maurice a réussi à diversifier son
économie pour qu'elle ne soit plus tributaire de la seule industrie
sucrière. Les textiles et vêtements, le tourisme, les services
financiers et le sucre sont dorénavant les quatre piliers de
l'économie mauricienne. En conséquence, la part de l'agriculture
dans le PIB réel a diminué, tombant de quelque 12 pour cent en
1990 à 6 pour cent environ maintenant. Les services, dominés
par le tourisme et les services financiers, sont le secteur le plus
important de l'économie, puisqu'ils comptent pour 74 pour cent
environ du PIB réel. Les exportations de services rapportent plus
d'un tiers des recettes totales en devises, le tourisme y contribuant
le plus et ce, de façon croissante. L'industrie manufacturière est
à l'origine de quelque 75 pour cent des exportations de
marchandises; elle contribue à un cinquième environ du PIB réel,
les textiles et vêtements représentant plus de 40 pour cent de
la production manufacturière.
Il
n'empêche que Maurice est confrontée à des défis. Son économie
est à certains égards marquée par la dualité: les sociétés dont
la production est écoulée sur le marché intérieur sont plutôt
bien protégées, cependant que les entreprises tournées vers
l'exportation bénéficient d'incitations au titre de divers
programmes, dont celui des Zones de transformation pour l'exportation.
Il en a résulté des tensions dans l'affectation des ressources entre
les entreprises exportatrices et celles qui travaillent pour le
marché intérieur, ce qui témoigne de la nécessité de transformer
l'économie pour qu'elle soit non plus tournée vers l'exportation
mais vers l'extérieur. Maurice est aussi devenue un producteur à “coûts élevés”, les salaires réels ayant progressé plus
vite que la productivité. Par ailleurs, elle est confrontée à
l'évolution de l'environnement international, notamment à la
diminution des préférences pour certaines de ses exportations, et à
l'intensification consécutive de la concurrence. À ces facteurs
s'ajoute la rareté des terres arables et de la main-d'œuvre qualifiée.
Face à ces défis, Maurice a encouragé (surtout par le biais
d'incitations) la production nationale de biens à forte intensité de
capital et à plus grande valeur ajoutée, et favorisé la
diversification géographique de ses débouchés à l'exportation. Il
y a également eu une certaine délocalisation des activités à
faible valeur ajoutée et à forte intensité de main-d'œuvre vers
des pays voisins.
Le
ratio élevé du commerce des marchandises au PIB (de l'ordre de
90 pour cent en moyenne depuis 1995) témoigne de l'importance du
commerce extérieur pour Maurice. Celle-ci accuse normalement des
déficits commerciaux, qui sont parfois compensés par les excédents
traditionnels de la balance des services. La majeure partie de la
production nationale est exportée, les vêtements assurant quelque
60 pour cent des recettes totales en devises que procure
l'exportation de marchandises, suivis par le sucre (22 pour
cent). Les principales importations de Maurice sont notamment les
machines et le matériel de transport, les textiles et les produits
alimentaires.
L'Union
européenne (UE) est le principal partenaire commercial de Maurice:
elle représente le débouché de la majeure partie de sa production
sucrière et d'une grande part de ses exportations de textiles et
vêtements et elle fournit environ un tiers de ses importations. Les
principales destinations des exportations mauriciennes sont notamment
le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. La délocalisation de
certaines activités manufacturières (conjuguée à leur intégration
verticale) vers des pays voisins a contribué à promouvoir les
échanges commerciaux avec des pays tels que Madagascar, vers laquelle
Maurice exporte des produits semi-finis et des filés. Les sources des
importations sont plus diversifiées, la France étant le seul pays à
fournir plus de 9 pour cent de la valeur totale des importations
mauriciennes de marchandises.
Cadre institutionnel
La
République de Maurice est une démocratie parlementaire multipartite.
La Constitution est la loi suprême, et elle est suivie dans la
hiérarchie législative par les lois, règlements et règles. Les
traités internationaux, dont les Accords de l'OMC, doivent être
transposés dans la législation nationale pour être valables devant
les tribunaux du pays. Le Ministère de l'industrie, du commerce et du
commerce international est responsable de la formulation, de l'examen
et de l'évaluation de la politique commerciale. Le Comité de
coordination permanent de l'OMC, qui est présidé par le Ministre de
l'industrie, du commerce et du commerce international, et formé de
représentants des secteurs public et privé, est chargé de la mise
en œuvre, du suivi et de la coordination des questions de politique
commerciale relevant des Accords de l'OMC. Maurice étant membre de
plusieurs groupements régionaux, un Conseil de coopération
régionale, présidé par le Ministre des affaires étrangères, a
été créé pour forger une stratégie régionale cohérente pour le
pays.
Le
Conseil des investissements (guichet unique) a débuté ses activités
le 15 mars 2001 sous l'autorité du Ministre des finances. Il vise à
faire la promotion de Maurice en tant que centre international
d'investissement, d'affaires et de services. À l'exception de
certaines activités spécifiques dans le sous-secteur du tourisme, de
l'acquisition de biens immobiliers, et des activités dont l'État a
toujours le monopole, les étrangers sont libres d'investir dans la
plupart des secteurs ouverts aux Mauriciens.
Maurice
est un Membre originel de l'OMC et elle est signataire de l'ATI. Elle
accorde au moins le traitement NPF à tous ses partenaires commerciaux.
À titre de petit pays insulaire en développement aux ressources
naturelles limitées, Maurice dépend du commerce international, et
elle participe activement au système commercial multilatéral et à
divers groupements régionaux pour, entre autres, obtenir et
améliorer l'accès aux marchés pour ses produits. Elle estime que
les préférences commerciales non réciproques sont toujours
importantes pour son économie et qu'elles devraient être
améliorées et consolidées. Elle est également d'avis que dans
toutes négociations commerciales multilatérales futures, la
priorité devrait aller aux questions de mise en œuvre et aux
difficultés auxquelles sont confrontées les “petites économies
vulnérables”.
Maurice
est notamment membre du Marché commun de l'Afrique de l'Est et de
l'Afrique australe (COMESA), de la Communauté de développement de
l'Afrique australe (SADC), de la Commission de l'océan Indien (COI)
et du Forum de facilitation de l'intégration Régionale (RIFF). Elle
estime que sa participation à des accords régionaux est une étape
qui lui permettra de se doter de la capacité d'adaptation nécessaire
à sa pleine intégration à l'économie mondiale. Il est cependant
difficile de gérer l'appartenance à plusieurs accords régionaux
différents de par leur portée géographique, leur programme de
libéralisation des échanges, leurs dispositions en matière de
règles d'origine et leurs objectifs.
Instruments de la politique commerciale
Depuis
le dernier examen de sa politique commerciale, en 1995, Maurice a
continué de mettre en œuvre des réformes liées aux échanges
commerciaux, quoique la protection à la frontière demeure
relativement élevée dans certains domaines. L'abaissement des taux
de droits maximums et l'augmentation du nombre de lignes tarifaires
bénéficiant de l'admission en franchise ont permis de ramener la
moyenne simple des taux de droits NPF à 20 pour cent
environ, ce qui est plutôt élevé, en particulier lorsque l'on
considère que plus de 50 pour cent des lignes tarifaires font
l'objet d'un taux nul. La quasi-totalité des taux de droits sont des
taux ad valorem; ils peuvent atteindre 80 pour cent et leur
dispersion est élevée. Des droits spécifiques sont perçus pour
deux lignes tarifaires, les équivalents ad valorem les plus élevés
étant de l'ordre de 360 pour cent. Depuis 1995, les fourchettes
tarifaires sont toujours au nombre de onze, y compris le taux nul et
les équivalents ad valorem des deux droits spécifiques. Si l'on
prend la définition de l'OMC, la moyenne simple des taux des droits
d'importation est de 20,5 pour cent pour les produits agricoles,
et de 19,8 pour cent pour les produits non agricoles.
Maurice
a consolidé près de 15 pour cent de ses lignes tarifaires. Les
taux de droits sont consolidés à un plafond de 65 pour cent
dans le cas de 1,6 pour cent environ des lignes tarifaires
applicables à des produits non agricoles; toutes les lignes
tarifaires visant des produits agricoles (définition de l'OMC) sont
consolidées à des taux plafonds de l'ordre de 37 à 122 pour
cent. Les autres droits et impositions frappant tous ces produits sont
consolidés à des taux de zéro ou de 17 pour cent.
L'élargissement du champ des consolidations et la réduction de
l'écart entre les taux consolidés et les taux effectivement
appliqués permettraient cependant d'améliorer la prévisibilité du
régime tarifaire mauricien.
Maurice
a pris des mesures pour harmoniser les droits de douane qui diffèrent
selon la source (à savoir ceux applicables aux territoires “déclarés”,
c'est-à-dire les pays du Commonwealth et certains grands partenaires
commerciaux, et ceux applicables aux territoires "non déclarés",
c'est-à-dire les autres pays). Depuis le budget de 2000/01,
l'écart entre ces taux de droits a été ramené de 20 à
10 points de pourcentage et cette réduction ne s'applique qu'à
une seule fourchette: pour les produits passibles du taux de droit NPF
de 65 pour cent, un taux plus faible de 55 pour cent est
appliqué lorsqu'ils sont importés des territoires déclarés. En
outre, les importations et les produits de fabrication locale font
l'objet de droits d'accise différents. En septembre 1998, une
taxe sur la valeur ajoutée de 10 pour cent a remplacé la taxe
sur les ventes; elle s'applique aux importations et aux produits de
fabrication locale. Les droits de douane et les taxes représentent
50 pour cent environ des recettes fiscales totales. Depuis le
1er janvier 2000, Maurice met en œuvre les dispositions de
l'Accord sur l'évaluation en douane de l'OMC.
Les
initiatives de libéralisation n'ont pas réussi à réduire davantage
le nombre de mesures non tarifaires maintenues pour diverses raisons.
Le nombre de produits dont l'importation est interdite ou contrôlée
par le biais de permis a augmenté. Les importations de pommes de
terre de table et de sel sont toujours assujetties à des contingents.
Plusieurs agences paraétatiques, dont la Société commerciale
d'État et l'Office de commercialisation des produits agricoles,
achètent, importent et entreposent des produits dits “stratégiques”
(notamment la farine, le riz de consommation courante, les produits
pétroliers, le ciment, les pommes de terre de table, les oignons et
l'ail). Des mesures de contrôle des prix, consistant en un régime de
prix maximaux imposés (pour les importations et les produits de
fabrication locale) et en un système de marges bénéficiaires
maximales en pourcentage (pour les importations seulement),
s'appliquent également à certains des produits dits “stratégiques”;
ces mesures de contrôle doivent être progressivement abolies après
la promulgation de la législation en matière de concurrence, dont un
projet est analysé actuellement par le Bureau du Procureur général.
Un permis est requis pour l'exportation des produits
d'“importance stratégique” et des biens admis à
bénéficier d'un traitement contingentaire préférentiel dans les
pays importateurs. Maurice ne perçoit aucun droit, taxe ou imposition
sur ses exportations.
Des
incitations (dont des avantages tarifaires et fiscaux) sont offertes
au titre de divers programmes à des producteurs locaux, surtout des
fabricants, et à des exportateurs, dans le but d'encourager
l'investissement et d'améliorer la compétitivité des produits
mauriciens sur les marchés internationaux. Par ailleurs, des
remboursements partiels des frais de transport aérien sont accordés
aux exportateurs de certains produits agricoles. Les incitations,
ainsi que la suppression/réduction des taux de droits sur les
intrants, contribuent à accroître le niveau de protection effective
dont bénéficient les industries de transformation nationales.
Maurice
ne maintient aucune législation concernant les mesures commerciales
correctives contingentes; elle n'a appliqué aucune mesure
antidumping, mesure compensatoire ou mesure de sauvegarde. La
législation relative aux marchés publics a été révisée à
plusieurs reprises ces dernières années; un comité de haut niveau
procède actuellement à son examen, afin de s'assurer qu'elle est
conforme aux normes et pratiques internationales. Douze normes
obligatoires (contre sept en 1995) s'appliquent à la fois aux
importations et aux produits de fabrication locale.
Maurice
a révisé sa Loi sur le droit d'auteur. En outre, dans le but de
s'acquitter des obligations lui incombant au titre de l'Accord sur les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce (ADPIC) de l'OMC, elle met aussi la dernière main à une
nouvelle législation sur les brevets et les marques de fabrique ou de
commerce, et élabore un projet de loi sur les dessins et modèles
industriels, les indications géographiques et les schémas de
configuration de circuits intégrés. La contrefaçon touche surtout
le droit d'auteur et les marques de fabrique ou de commerce.
Politiques commerciales — Analyse par
secteur
Bien
que sa part diminue, l'agriculture demeure un secteur important de
l'économie mauricienne. La stratégie axée sur l'exportation mise en
œuvre par Maurice et l'accès préférentiel aux marchés accordé
par les pays développés ont contribué à la diversification de
l'économie tant au sein qu'à l'extérieur de l'industrie sucrière.
La Loi de 1988 sur la rentabilité de l'industrie sucrière a
aussi joué un rôle à cet égard en assurant la promotion des
activités agricoles sucrières et non sucrières; elle prévoit
l'imposition d'une taxe à la reconversion des terres agricoles
utilisées à d'autres fins, ainsi que l'octroi de dégrèvements
fiscaux pour la culture d'autres produits que la canne à sucre. Les
autres incitations offertes aux producteurs agricoles sont notamment
le Programme de développement de l'agriculture et le Programme de
diffusion des technologies. Le Programme de réduction des frais de
transport des marchandises s'adresse aux exportateurs de certains
produits agricoles.
À
des fins de sécurité alimentaire, des mesures de contrôle des
importations, des exportations et des prix de certains produits
agricoles sont en vigueur, et des stocks de réserves stratégiques
doivent être constitués pour ces produits. Les entreprises publiques,
y compris les offices de commercialisation, détiennent toujours le
monopole de l'importation de certains produits alimentaires, dont la
farine et certaines variétés de riz. Les taux des droits de douane
frappant les importations de produits agricoles vont de zéro à
80 pour cent; le taux de 80 pour cent s'applique entre
autres au sucre de canne ou de betterave, à la saccharose
chimiquement pure (sous forme solide), et aux mélasses résultant de
l'extraction ou du raffinage du sucre. Les importations de certains
produits sont prohibées, notamment les confiseries à base de sucre
et de chocolat; les importations de pommes de terre et les
exportations de poissons réfrigérés sont soumises à des
contingents.
Les
entreprises opérant dans les Zones de transformation pour
l'exportation assurent la majeure partie des activités
manufacturières, qui sont dominées par les textiles et vêtements.
Par suite de l'évolution de l'environnement international (par
exemple le démantèlement de l'Accord multifibres et les Accords
postérieurs à la Convention de Lomé entre les pays ACP et l'UE)
et de la hausse des coûts de production, la politique mauricienne
relative à l'industrie manufacturière a mis l'accent sur la
diversification des marchés et des produits (avec, par exemple,
l'intégration sectorielle et la concentration sur les produits à
forte valeur ajoutée, la délocalisation des activités à faible
coût vers des pays voisins), et sur l'amélioration de la
compétitivité (grâce notamment à divers programmes d'incitations
et à l'élimination ou l'abaissement des droits de douane frappant
les intrants et le matériel). Certains produits manufacturés sont
assujettis à des contrôles à l'importation et à l'exportation, au
plafonnement des marges bénéficiaires (dans le cadre des mesures de
contrôle des prix) et à des normes d'application obligatoire. Les
taux des droits de douane applicables aux produits manufacturés
varient entre zéro et 80 pour cent, les taux les plus élevés
touchant les textiles, les vêtements et les produits en cuir, ainsi
que les meubles et accessoires métalliques et non métalliques.
L'équivalent ad valorem le plus élevé des deux taux de droits
spécifiques visant les produits manufacturés (de l'ordre de
360 pour cent) s'applique aux lanières des sandales de type
tong.
Maurice
est un exportateur net de services. Les engagements qu'elle a
contractés au titre de l'AGCS témoignent en grande partie de l'état
actuel de la libéralisation du secteur; les monopoles ou les droits
exclusifs détenus par les entreprises publiques restreignent la
concurrence dans certaines activités (télécommunications, services
postaux et services de transport) et contribuent au niveau élevé des
coûts de production. Les mesures affectant la présence des personnes
physiques ne sont pas consolidées. Maurice maintient des exemptions
de l'obligation de traitement NPF pour les services financiers au
titre de l'article II de l'AGCS.
Politique commerciale et partenaires commerciaux
La
participation de Maurice au système commercial multilatéral et à
divers accords régionaux témoigne de ses intérêts en tant que
petite économie à vocation exportatrice ne jouissant d'avantages que
pour quelques produits, en particulier le sucre, les textiles et les
vêtements. Comme une partie de sa réussite économique est
attribuable à l'accès préférentiel aux marchés que lui octroient
d'importants partenaires commerciaux, Maurice prend des mesures pour
s'adapter à l'évolution de cet environnement international.
Les
mesures d'ajustement doivent mettre l'accent sur la simplification et
la rationalisation des incitations en vigueur de manière à atténuer
les aspects dualistes de l'économie et à améliorer l'allocation des
ressources. La réduction/élimination des avantages tarifaires et
fiscaux en découlant pourrait contribuer à faire baisser le déficit
public et à faciliter les autres réformes tarifaires, auxquelles
font actuellement obstacle des préoccupations d'ordre budgétaire,
puisque que les droits de douane représentent environ 50 pour
cent des recettes fiscales.
L'élimination
des obstacles non tarifaires et des écarts entre les droits de douane
(selon la source) permettrait d'améliorer la transparence du régime
commercial mauricien. Ce dernier pourrait aussi contribuer davantage
à attirer l'investissement si des mesures étaient prises pour
augmenter le nombre de taux de droits consolidés, réduire l'écart
entre les taux de droits effectivement appliqués et les taux de
droits consolidés, et étoffer les listes d'engagement annexées à
l'AGCS, y compris peut-être avec l'introduction d'une plus grande
concurrence dans certains sous-secteurs de services tels que les
télécommunications. Dans l'ensemble, de tels ajustements
permettraient à Maurice de mieux exploiter ses avantages comparatifs,
et d'opérer plus facilement sa transformation d'une économie à
vocation exportatrice en une économie axée sur l'extérieur.
Rapport
du gouvernement haut
de page
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MAURICE
Rapport du gouvernement
Introduction et développement économique, 1995-2000
Maurice
est un petit État densément peuplé (1,19 million d'habitants
en 2000) occupant une superficie de quelque 1 865 kilomètres
carrés et situé dans l'océan Indien entre le 19ème degré
50 minutes et le 20ème degré 30 minutes de latitude
sud et entre le 57ème degré 18 minutes et
le 57ème degré 46 minutes de longitude est, loin de ses
principaux marchés et fournisseurs de matières premières. Jusqu'en
1970, Maurice avait une économie de monoculture, avec le sucre comme
unique exportation, économie qu'elle a diversifiée par la suite bien
qu'elle reste toujours lourdement tributaire du commerce pour soutenir
son développement économique et social. Les quatre principaux
piliers de son économie sont l'industrie manufacturière, le tourisme,
le secteur sucrier et le secteur des services financiers.
Le
pays fait face à un certain nombre de défis attribuables en
particulier aux changements qui interviennent sur la scène
internationale. Le processus de libéralisation des échanges
multilatéraux provoqué par la création de l'Organisation mondiale
du commerce a provoqué le déclin des marges préférentielles dont
bénéficiait Maurice sur ses marchés traditionnels et a exposé son
économie à la concurrence mondiale.
En
plus d'un environnement économique externe plus exigeant, la
petitesse de son territoire et sa vulnérabilité inhérente ajoutent
aux difficultés de Maurice. En sa qualité de petit État insulaire
en développement, Maurice voit son développement économique
entravé par un certain nombre de facteurs caractéristiques de ce
type de pays, et notamment:
-
son éloignement et son caractère insulaire — Maurice est située
loin de ses principaux marchés;
-
sa vulnérabilité aux catastrophes naturelles — l'île est
située dans une région fréquemment touchée par de mauvaises
conditions climatiques telles que des cyclones et des sécheresses;
-
son potentiel limité de diversification découlant de l'extrême
étroitesse de sa base de ressources et de la petitesse de son
marché intérieur — les bases de production et d'exportation du
pays sont fortement concentrées autour d'un nombre limité de
produits;
-
l'accès aux capitaux extérieurs — la petitesse du marché
intérieur et la hausse des coûts de production, caractéristiques
des petits États insulaires, entravent les flux de capitaux et de
ce fait limitent les perspectives de croissance.
Les
perspectives de développement économique du pays dépendront de sa
capacité de s'ajuster au contexte économique en évolution, grâce
à la modernisation, à l'innovation technologique et à la
diversification économique. Toutefois, si son accès préférentiel
aux marchés n'est pas confirmé et renforcé, et si elle ne
bénéficie pas d'une assistance pour faire face aux coûts
d'ajustement et d'amélioration de sa capacité de concurrence,
Maurice aura de la difficulté à relever les défis de la
mondialisation.
Développement économique de Maurice, 1995-2000
De 5,6 pour cent qu'il était en 1995, le taux de
croissance annuel réel du produit intérieur brut (PIB) aux prix de
base est monté à 6,2 pour cent en 1996 puis a reculé à
5,6 pour cent en 1997. La croissance du PIB a atteint
5,8 pour cent en 1998, a fléchi à 2,1 pour cent en 1999 et
a grimpé à 8,9 pour cent en 2000. La faiblesse du taux de
croissance de 1999 était essentiellement imputable aux effets d'une
grave sécheresse et d'un cyclone qui ont ravagé le pays.
Au cours de la période 1995-2000, le taux de
croissance annuel moyen a été de 5,7 pour cent. Tous les
secteurs ont enregistré un déclin à l'exception du secteur
manufacturier et de celui de la construction. En 2000, les secteurs
qui ont connu le meilleur taux de croissance annuel ont été
l'agriculture avec 28,4 pour cent, suivie de l'hôtellerie et de
la restauration avec 11 pour cent et du secteur manufacturier
avec 8,3 pour cent. Les secteurs de la construction, de
l'électricité, du gaz et de l'eau ont affiché des taux de
croissance de 8 pour cent.
La valeur totale des échanges internationaux
(importations et exportations) a connu une hausse, passant de
61,7 milliards de roupies en 1995 à 89,8 milliards
en 1998 et à 95,8 milliards en 2000. De 1995 à 2000,
le commerce extérieur a affiché un taux de croissance nominal moyen
de 9,5 pour cent. Le déficit commercial s'est aggravé, passant
de 7,0 milliards de roupies en 1995 à 9,7 milliards en
1998, soit une augmentation de presque 3 milliards.
En 1997, la forte augmentation du déficit
commercial (12,4 milliards de roupies) était essentiellement
imputable aux importations de machines et de matériel de transport,
plus particulièrement les importations d'aéronefs et de bateaux,
dont la valeur a atteint 3,7 milliards de roupies. Le déficit
commercial de 1998 a été inférieur à celui de 1997 en raison d'une
hausse de presque 19 pour cent de la valeur des exportations
contre une hausse d'environ 8 pour cent de celle des
importations. En 1999, le déficit commercial s'est aggravé, passant
à 16,6 milliards de roupies, étant donné que les exportations
ont connu une croissance négative alors que les importations
augmentaient de 13,8 pour cent. En 2000, le déficit commercial
s'est établi à 13,7 milliards de roupies.
En 2000, l'effectif total de la main-d'œuvre
était estimé à 542 000 personnes, soit 527 400 Mauriciens
et 14 600 étrangers. Ces travailleurs représentaient la
population économiquement active du pays dans la production de biens
et de services. Les étrangers représentaient environ 2,7 pour
cent de la population active de Maurice. En 2000, plus de
54,8 pour cent de la main-d'œuvre travaillait dans de grands
établissements, y compris la fonction publique centrale et locale,
contre 37,4 pour cent dans les petits établissements, catégorie
comprenant les travailleurs autonomes. Le taux de chômage est passé
de 5,1 pour cent en 1995 à 5,5 pour cent en 1996 avant
d'atteindre 5,9 pour cent en 1997. Il s'est stabilisé à
5,9 pour cent en 1998 puis a recommencé à augmenter, passant à
6,7 pour cent en 1999 et à 8,0 pour cent en 2000.
Au cours des cinq dernières années, Maurice a
poursuivi sa réforme structurelle et son effort de répartition
efficace des ressources en privilégiant les exportations de produits
manufacturés, la réduction de la dépendance à l'égard du sucre et
les mesures visant à stimuler le secteur des services.
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