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Une
assistance internationale accrue aiderait la Mauritanie à tirer
davantage profit de ses efforts de libéralisation des échanges haut de page
La
Mauritanie a besoin d'un soutien au niveau international et d'un
programme cohérent d'assistance technique intégrée pour pouvoir
participer de manière plus efficace au système commercial
multilatéral et pour tirer profit des efforts de libéralisation
qu'elle a déployés jusqu'à présent, d'après un rapport du
Secrétariat de l'OMC sur la politique et les pratiques commerciales
de la Mauritanie.
Depuis
la fin des années 80, et surtout depuis le début des années 90, la
Mauritanie a engagé des réformes économiques visant à libéraliser
son économie et le commerce extérieur et à renforcer le cadre
législatif. Les principales réformes ont été axées sur les
aspects suivants: libéralisation des prix et élimination des
obstacles au commerce international; libéralisation des changes;
assainissement du secteur financier; privatisation progressive des
entreprises publiques; et réformes fiscale, douanière et judiciaire.
Les réformes structurelles ont établi les bases pour un
développement économique soutenu et ont nettement amélioré le
climat d'affaires dans le pays.
Ces
réformes, ainsi que des politiques macroéconomiques prudentes et le
soutien extérieur, ont permis à la Mauritanie d'enregistrer une
croissance régulière du PIB, une inflation modérée et une nette
amélioration des finances publiques et de la balance des paiements.
Depuis 1993, le PIB a progressé à un taux annuel moyen de 4,5 pour
cent, soutenu principalement par les investissements publics (souvent
financés par des fonds extérieurs) et dans une moindre mesure par
les exportations. Le PIB réel par habitant est en nette progression
depuis 1992
D'après
le rapport, la Mauritanie reste un pays très pauvre malgré les
progrès accomplis; elle est classée parmi les pays les moins
développés (PMA). De plus, le niveau de sa dette extérieure reste
élevé (environ 2,5 milliards de dollars EU en 1999), ce qui
représente plus de 260 pour cent du PIB. L'économie du pays demeure
très vulnérable aux chocs extérieurs à cause de l'étroitesse de
la base de production et d'exportation. En raison surtout de son
climat aride, la Mauritanie est tributaire des importations de
produits alimentaires.
Au
cours des dernières années, le régime de commerce de la Mauritanie
a fait l'objet de réformes visant à supprimer les obstacles au
commerce international et à accroître la compétitivité des
exportations du pays. Les procédures douanières ont été
simplifiées et la majeure partie des droits de douane rationalisés,
tandis que la plupart des mesures non tarifaires ont été éliminées.
La moyenne simple des droits NPF (compte non tenu d'une taxe
statistique de 3 pour cent) est de 10,6 pour cent.
Une
étude réalisée par la Banque mondiale en 2001 montre qu'en dépit
d'une croissance soutenue de l'économie et des réformes commerciales
importantes, la Mauritanie n'est toujours pas bien intégrée dans
l'économie mondiale. Parmi les principaux obstacles à l'expansion du
commerce mauritanien on peut citer les contraintes de l'offre (en
particulier le nombre très limité de produits exportables),
l'insuffisance des infrastructures portuaires et routières, et le
manque de ressources humaines et institutionnelles pour participer
plus activement au système multilatéral, notamment aux négociations.
Pour faire face à ces limitations, un programme cohérent
d'assistance technique intégrée est nécessaire. La Mauritanie est
l'un des trois premiers pays pilotes pour la mise en œuvre du Cadre
intégré pour l'assistance technique liée au commerce en faveur des
pays les moins avancés.
Quelques-unes
des autres constatations figurant dans le rapport:
- Le
commerce extérieur mauritanien se caractérise toujours par une
forte concentration, surtout en termes de produits. Le fer et les
produits halieutiques représentent la quasi-totalité des
exportations.
- La
réduction de l'écart entre taux consolidés et taux appliqués,
le degré d'ouverture actuel du marché étant maintenu,
accroîtrait la prévisibilité du régime tarifaire mauritanien.
- Le
régime des exportations a également été libéralisé. La
Mauritanie n'impose aucune interdiction ou restriction
quantitative sur les exportations; elle n'exige pas de licences à
l'exportation.
- Dans
le passé, le gouvernement mauritanien a poursuivi une politique
d'autosuffisance alimentaire, mais actuellement, le secteur
agricole est libéralisé. L'un des principaux éléments de la
réforme a été le développement du crédit agricole,
initialement réservé à la production de riz et par la suite mis
à la disposition d'autres activités.
- La
pêche est l'un des secteurs essentiels de l'économie
mauritanienne. La politique du gouvernement dans ce secteur est
surtout axée sur la protection des ressources, l'amélioration
des résultats, et le désengagement de l'État des activités de
production et de commercialisation.
- Le
secteur minier est considéré comme offrant un grand potentiel
pour le pays. C'est également l'un des secteurs clés; les
exportations de minerais de fer représentent environ 60 pour cent
des exportations totales du pays.
- Le
secteur manufacturier est relativement peu développé. Il
contribue pour environ 4,2 pour cent au PIB, compte non tenu de la
transformation des produits halieutiques (8,4 pour cent si
celle-ci est incluse).
- Le
secteur du tourisme est largement ouvert à la participation
étrangère et, depuis l'adoption d'une nouvelle loi en 1996, les
investissements dans le secteur ont augmenté.
- La
libéralisation et la privatisation des services tels que les
services financiers ou services d'assurance ont commencé à la
fin des années 80. Presque toutes les banques ont été
privatisées.
- La
libéralisation des services de transport aérien et services de
télécommunications de base a commencé au début des années 90.
Air Mauritanie et Mauritel ont été privatisées en 1999 et 2001,
respectivement.
Note
à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l’OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font également l’objet
d’un suivi. Pour chaque examen, deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale du gouvernement du Membre soumis
à examen et un rapport détaillé rédigé de manière indépendante
par le Secrétariat de l’OMC. Ces deux documents sont ensuite
examinés par l’ensemble des Membres de l’OMC dans le cadre de l’Organe
d’examen des politiques commerciales (ŒPC). Ces documents et les
comptes rendus des réunions de l’ŒPC sont publiés peu de temps
après. Depuis 1995, soit depuis l’entrée en vigueur de l’Accord
sur l’OMC, les services et les aspects des droits de propriété
intellectuelle qui touchent au commerce sont également traités.
S’agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l’OMC et une
déclaration de politique générale élaborée par le gouvernement
mauritanien seront examinés par l’Organe d’examen des politiques
commerciales les 11 et 13 septembre 2002. Le rapport du Secrétariat
concerne l’évolution de tous les aspects de la politique
commerciale de la Mauritanie, y compris les lois et réglementations
nationales, le cadre institutionnel et la politique et les pratiques
commerciales par mesure, ainsi que l’évolution de certains secteurs.
Au
présent communiqué de presse sont jointes les observations
récapitulatives du rapport du Secrétariat et certaines parties de la
déclaration de politique générale du gouvernement mauritanien. Les
rapports du Secrétariat et du gouvernement peuvent être consultés,
sous le nom du pays, dans la liste
complète des rapports sur l’examen des politiques commerciales.
Ces deux documents, le compte rendu des débats de l’ŒPC et les
remarques finales formulées par le Président seront regroupés en
temps opportun dans une publication brochée qui pourra être obtenue
auprès du Secrétariat de l’OMC, Centre William Rappard, 154 rue de
Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Barbade (2002), Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana
(1998), Brésil (1992, 1996 et 2000), Brunéi Darussalam (2001),
Burkina Faso (1998), Cameroun (1995 et 2001), Canada (1990, 1992,
1994, 1996, 1998 et 2000), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997),
Colombie (1990 et 1996), Communautés européennes (1991, 1993, 1995,
1997, 2000 et 2002), Corée, Rép. de (1992, 1996 et 2001),
Costa Rica (1995 et 2001), Côte d’Ivoire (1995), Égypte
(1992 et 1999), El Salvador (1996), États-Unis (1989, 1992,
1994, 1996, 1999 et 2001), Fidji (1997), Finlande (1992), Gabon
(2001), Ghana (1992 et 2001), Guatemala (2002), Guinée (1999),
Haïti (2002), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et
1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993, 1998 et 2002), Indonésie
(1991, 1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël (1994 et
1999), Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya
(1993 et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994 et 2001), Madagascar
(2001), Malaisie (1993, 1997 et 2001), Malawi (2002), Mali (1998),
Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995 et 2001), Mauritanie (2002),
Mexique (1993, 1997 et 2002), Mozambique (2001), Namibie (1998),
Nicaragua (1999), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et
2000), Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), ŒCO (2001), Ouganda (1995 et
2001), Pakistan (1995 et 2002), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999),
Paraguay (1997), Pérou (1994 et 2000), Philippines (1993 et 1999),
Pologne (1993 et 2000), République dominicaine (1996), République
slovaque (1995 et 2001), République tchèque (1996 et 2001), Roumanie
(1992 et 1999), Sénégal (1994), Singapour (1992, 1996 et 2000),
Slovénie (2002), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse
(1991, 1996 et 2000 (conjointement avec le Liechtenstein)), Swaziland
(1998), Tanzanie (2000), Thaïlande (1991, 1995 et 1999), Togo (1999),
Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie (1994 et 1998),
Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996), Zambie (1996) et Zimbabwe
(1994).
Rapport
du Secrétariat haut de page
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MAURITANIE
Rapport du Secrétariat — Observations récapitulatives
Depuis
la fin des années 1980, et surtout depuis la fin de la période du
pouvoir militaire d'exception en 1992, la Mauritanie s'est engagée
sur la voie des réformes économiques, destinées à libéraliser son
économie et le commerce extérieur, et à renforcer le cadre
législatif. Les principales réformes ont été axées sur: la
libéralisation des prix et l'élimination des entraves au commerce
international; la libéralisation des changes; l'assainissement du
secteur financier; la privatisation progressive des entreprises
publiques; et les réformes fiscale, douanière et judiciaire. Les
réformes structurelles ont établi les bases pour un développement
économique soutenu et ont nettement amélioré le climat d'affaires
dans le pays.
Les
réformes, des politiques macroéconomiques prudentes et le soutien
extérieur ont permis à l'économie mauritanienne de faire des
progrès importants, qui se sont concrétisés notamment par une
croissance régulière de l'économie, une inflation modérée et une
nette amélioration des finances publiques et de la balance des
paiements. Depuis 1993, le PIB mauritanien a crû à un taux annuel
moyen de 4,5 pour cent, soutenu principalement par les investissements
publics (souvent financés par des fonds extérieurs) et dans une
moindre mesure par les exportations. Le PIB réel par habitant est en
nette progression depuis 1992. Malgré ces avancées, le niveau de
pauvreté en Mauritanie continue d'être élevé, et le pays est
classé parmi les pays les moins avancés (PMA).
Le
niveau de la dette extérieure mauritanienne continue à être élevé
(environ 2,5 milliards de dollars EU en 1999) représentant plus de
260 pour cent du PIB. Le service de la dette est relativement élevé;
il a néanmoins connu une amélioration en passant de 24 pour cent des
exportations en 2000 à 15,5 pour cent en 2001. La Mauritanie a été
admise à bénéficier d'un allégement de sa dette au titre de
l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).
En plus du poids de la dette, l'économie mauritanienne demeure très
vulnérable aux chocs extérieurs en raison de l'étroitesse de la
base de production et d'exportation. Les conditions climatiques arides
contribuent à rendre la Mauritanie dépendante d'importations
alimentaires.
L'économie
mauritanienne est traditionnellement basée sur le commerce et
l'agriculture, prédominée par l'élevage, auxquels se sont ajoutés
avec le temps les secteurs minier et de la pêche. Les secteurs les
plus importants en matière de contribution au PIB sont: les services
(avec une part d'environ 50 pour cent), et l'agriculture (environ 18
pour cent). Néanmoins, ce sont les secteurs de la pêche et minier
qui, ensemble, couvrent la quasi-totalité des exportations de
marchandises, malgré leur contribution relativement modeste au PIB
(environ 5 et 13 pour cent respectivement). Le secteur manufacturier
reste peu développé.
Le
commerce international joue un rôle important dans l'économie
mauritanienne. Les parts des importations et des exportations dans le
PIB sont d'environ 50 et 40 pour cent respectivement. Le commerce
extérieur mauritanien reste très concentré, particulièrement en
termes de produits. Les produits de base dominent le commerce de
marchandises, surtout les exportations (le fer et les produits
halieutiques). La part des produits alimentaires de base dans les
importations est restée relativement stable (environ 36 pour
cent du total); les produits pétroliers représentent environ 16 pour
cent des importations totales.
L'Union
européenne (UE) est le principal partenaire commercial de la
Mauritanie. Selon les années, elle a absorbé entre deux tiers et
trois quarts des exportations de la Mauritanie; sa part se situait à
71 pour cent en 2000. La part de l'Asie a diminué à partir de 1994
passant de près de 29 pour cent à moins de 14 pour cent en 2000. En
ce qui concerne les importations de la Mauritanie, l'UE est aussi le
premier fournisseur du pays, avec une part de marché oscillant entre
55 et 64 pour cent dans les années 1990. Si la part de l'Amérique et
celle de l'Afrique sont généralement restées stables au cours des
dernières années, celle de l'Asie n'a cessé de diminuer, en
particulier depuis 1995. Le commerce régional (à l'exception des
produits pétroliers en provenance de l'Algérie) reste relativement
insignifiant. La Mauritanie est importatrice nette de services,
notamment de services des transport.
Cadre
institutionnel et politique commerciale
En
1991, la Mauritanie a introduit dans sa nouvelle Constitution le
multipartisme, le principe de la séparation des pouvoirs et la
consécration des libertés individuelles et collectives. Le système
politique actuel est constitué d'un pouvoir exécutif, exercé par le
Président de la République et le gouvernement qu'il nomme, d'un
pouvoir législatif, exercé par le Parlement composé de deux
chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat, d'un pouvoir judiciaire,
et des institutions consultatives telles que le Haut Conseil islamique
et le Conseil économique et social.
La
responsabilité principale relative à l'élaboration et à la mise en
œuvre de la politique commerciale incombe au ministère du Commerce,
de l'Artisanat et du Tourisme. D'autres ministères ont une
responsabilité directe dans leurs domaines respectifs: le ministère
des Affaires étrangères et de Coopération, le ministère des
Affaires économiques et du Développement, le ministère des
Finances, le ministère des Pêches et de l'Économie maritime, le
ministère du Développement rural et de l'Environnement, le
ministère de l'Intérieur, des Postes et Télécommunications, le
ministère des Mines et de l'Industrie, le ministère de l'Équipement
et des Transports, et le ministère de l'Hydraulique et de l'Énergie.
Une coordination plus approfondie entre tous ces ministères
permettrait à la Mauritanie d'améliorer la cohérence de sa
politique commerciale. Un cadre formel de consultation avec le secteur
privé a été institué en 1996; cette consultation est devenue une
pratique régulière depuis 1998, et semble être très appréciée
par le secteur privé mauritanien.
La
lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie
de la population demeurent les objectifs principaux des politiques du
gouvernement. Les objectifs généraux de la stratégie de réduction
de la pauvreté visent à ramener la proportion des mauritaniens
vivant au-dessous du seuil de pauvreté à moins de 17 pour cent en
2015, et à atteindre les objectifs de développement social définis
en matière d'éducation, de santé, d'accès à l'eau potable, et
d'habitat. Les autorités considèrent le commerce international comme
un instrument essentiel dans le développement économique, et par
conséquent dans la lutte contre la pauvreté.
La
Mauritanie a revu et amendé ces dernières années un grand nombre de
lois et réglementations touchant au commerce afin d'améliorer
l'environnement commercial et celui des investissements en
libéralisant l'économie, et d'actualiser la législation pour tenir
compte de ses obligations dans le cadre du système commercial
multilatéral. Ces modifications ont concerné des domaines variés
tels que l'évaluation en douane, les investissements, les marchés
publics, et la concurrence. Parmi les textes modifiés récemment (en
2002) figurent: le Code des douanes, le Code des investissements, et
la loi relative aux marchés publics. La législation relative à la
concurrence, qui consacre la liberté du commerce, des prix et de la
concurrence, a été intégrée en 2000 dans le nouveau Code de
commerce. D'autres textes adoptés récemment sont le Code d'arbitrage,
le Code des obligations et des contrats, et les textes relatifs à
l'organisation du pouvoir judiciaire.
Les
efforts mauritaniens d'intégration à l'économie mondiale sont
reflétés dans sa participation au système commercial multilatéral,
et dans les initiatives régionales et bilatérales. La Mauritanie est
un Membre originel de l'OMC et accorde au moins le traitement NPF à
tous ses partenaires commerciaux. La Mauritanie n'est pas signataire,
ni observatrice, des Accords plurilatéraux de l'OMC. À l'issue du
Cycle d'Uruguay, la Mauritanie a consolidé 833 de ses 5 533 lignes
tarifaires, soit environ 15 pour cent du total (l'agriculture
incluse); 100 pour cent des lignes tarifaires concernant les
produits agricoles ont été consolidés. Cependant, des confusions
persistent du fait que les engagements mauritaniens d'avant (les
listes de Genève, Annecy et Torquay) n'ont pas été transposés au
système harmonisé. D'après une reclassification préliminaire
effectuée par le Secrétariat de l'OMC, les consolidations tarifaires
de la Mauritanie représentent environ 41 pour cent du total des
lignes tarifaires.
La
Mauritanie a également présenté une liste d'engagements pour les
services. Sa liste ne comprend pas de limitations horizontales, ni
d'exemptions de l'obligation du traitement NPF. Elle a pris des
engagements spécifiques dans le secteur du tourisme. Lors de la IVe
Réunion ministérielle de l’OMC à Doha, la Mauritanie a souligné
l'importance du commerce international comme instrument de lutte
contre la pauvreté et a appuyé le lancement du nouveau cycle de
négociations multilatérales. Pour ce qui est du mécanisme de
règlement des différends de l'OMC, la Mauritanie n'a été partie
prenante dans aucune affaire. Pour la plupart des notifications
annuelles à présenter au titre des Accords de l'OMC, la Mauritanie
n'a pas encore fait le nécessaire.
Une
étude réalisée par la Banque mondiale en 2001 montre qu'en dépit
d'une croissance soutenue de l'économie, et des réformes
commerciales importantes, la Mauritanie n'est toujours pas bien
intégrée dans l'économie mondiale. Parmi les principaux obstacles
à l'expansion du commerce mauritanien peuvent être cités les
contraintes de l'offre (en particulier le nombre très limité de
produits exportables), l'insuffisance des infrastructures portuaires
et routières, la faiblesse des infrastructures et l'insuffisance des
équipements dans le domaine touristique, et le manque de moyens
humains ou institutionnels pour participer plus activement au système
multilatéral, notamment aux négociations. Pour faire face à ces
limitations, un programme cohérent d'assistance technique intégrée
est nécessaire.
Les
domaines liés au commerce dans lesquels la Mauritanie a le plus
besoin d'assistance sont respectivement: la connaissance des domaines
touchant au système multilatéral, notamment dans l'enseignement
universitaire, le secteur privé, ou encore parmi les fonctionnaires
chargés de mettre en œuvre les instruments de politique commerciale;
les notifications; la mise en œuvre des Accords de l'OMC; et la
formation aux capacités de négociation. La Mauritanie est un des
trois premiers pays pilotes pour la mise en œuvre du Cadre intégré
pour l'assistance technique liée au commerce en faveur des pays les
moins avancés.
La
Mauritanie a conclu divers accords liés au commerce avec des pays
tels que l'Algérie, l'Égypte, la Gambie, le Mali, le Maroc, le
Sénégal, et la Tunisie. Il n'a pas été possible de déterminer
avec certitude le niveau des préférences tarifaires prévues sous
ces accords bilatéraux. La Mauritanie fait partie de l'Union du
Maghreb arabe (l'UMA), qui semble ne pas être opérationnelle pour
l'instant. Elle faisait aussi partie de la CEDEAO jusqu'à la fin de
1999, quand elle s'est retirée pour des raisons politiques et
économiques.
La
Mauritanie bénéficie des systèmes préférentiels des pays
industrialisés. Les produits mauritaniens bénéficient d'un
traitement préférentiel non réciproque sur le marché de l'Union
européenne en vertu de l'Accord de Cotonou et du programme “Tout
sauf les armes” destiné aux PMA. Des préférences sont aussi
accordées aux produits mauritaniens sur le marché des États-Unis en
vertu de la Loi sur la croissance et les potentialités de l'Afrique,
et sur les marchés d'autres pays développés en vertu du Système
généralisé de préférences (SGP).
Instruments
de politique commerciale
Le
régime commercial de la Mauritanie a été libéralisé aux cours des
dernières années. La réforme commerciale a visé à éliminer les
barrières au commerce international, et à améliorer la
compétitivité de son secteur extérieur. Les procédures douanières
ont été simplifiées, les taux des droits de douane rationalisés,
et la plupart des mesures non tarifaires éliminées.
En
juin 2002, la Mauritanie a changé de législation concernant
l'évaluation en douane et utilise dorénavant la valeur
transactionnelle comme base pour l'évaluation des produits importés.
Cependant, il semble que la valeur minimale à l'importation continue
à être utilisée pour les voitures d'occasion.
Le
droit de douane est l'instrument principal de la politique commerciale
mauritanienne à la frontière. Une taxe statistique de 3 pour cent
est également appliquée à la plupart des produits importés. Tous
les droits de douane appliqués sont des droits ad valorem, ce qui
renforce la transparence du système tarifaire mauritanien. Des droits
saisonniers sont appliqués à un nombre réduit de produits agricoles.
Les taux NPF ont été réduits et rationalisés au courant des
dernières années (le nombre des taux a été réduit de 13 en 1997
à 4 en 2000), et le taux maximal est passé de 30 à 20 pour cent
pendant la même période. En 2002, la moyenne simple des taux NPF
appliqués (sans la taxe statistique) est de 10,6 pour cent, avec une
moyenne de 10,3 pour cent pour les produits manufacturés et de 12
pour cent pour les produits agricoles (définition de l'OMC). Le
niveau de consolidation des droits NPF reste plus élevé. Les droits
NPF sur les produits agricoles ont été consolidés aux taux de 25
pour cent, 30 pour cent, 50 pour cent et 75 pour cent, selon la
catégorie de produits; et les droits sur les autres produits (notamment
le cuir, le caoutchouc, les chaussures et articles de voyage, ainsi
que le matériel de transport) au taux uniforme de 30 pour cent. La
réduction de l'écart entre taux consolidés et taux appliqués, tout
en gardant le degré d'ouverture actuel du marché, améliorerait
davantage la prévisibilité du régime tarifaire mauritanien. Une
certaine progressivité des droits NPF appliqués est observable
dans certaines branches, mais dans l'ensemble, la situation est assez
nuancée.
Globalement,
les taux appliqués aux matières premières sont légèrement
supérieurs à ceux appliqués aux produits intermédiaires, mais ils
sont inférieurs à ceux qui s'appliquent aux produits transformés,
ce qui témoigne de la protection relativement élevée accordée à
certains produits agricoles de base. En général, la progressivité
est un peu plus forte dans l'industrie que dans l'agriculture, bien
qu'il y ait de grandes disparités selon les branches d'activité.
Les
produits importés sont également soumis à une taxe sur la valeur
ajoutée (14 pour cent), et certains produits à des droits
d'accises. Les taux qui s'appliquent aux produits importés sont les
mêmes que ceux appliqués aux produits locaux.
Certains
opérateurs bénéficient d'une exonération de la fiscalité
générale à la frontière. Les exonérations et exemptions de droits
et taxes à l’importation sont classées dans les catégories
suivantes: exemptions de la Société nationale industrielle et
minière (SNIM); Code des investissements; aides et dons; franchises
diplomatiques; exemptions exceptionnelles; exonérations partielles;
et autres exemptions et exonérations. Le Code des douanes prévoit
également un régime de ristourne de droits, dans le cadre duquel les
exportateurs bénéficient du remboursement partiel ou total des
droits acquittés sur les intrants importés.
Le
régime d'importation mauritanien contient peu de barrières non
tarifaires. L'importation de la plupart des produits ne requiert pas
de licence d'importation. Les restrictions dont les importations font
l'objet sont relativement peu nombreuses et visent surtout à assurer
la sécurité, l'ordre public et la santé. Le dernier système de
contingents, qui liait l'importation de riz à l'achat de paddy local,
a été supprimé en 1999. La Mauritanie ne dispose pas de système de
normalisation et de contrôle de la qualité, ni d'infrastructures
adéquates pour les essais et la métrologie. Il semble que des normes
françaises, américaines, ou d'autres normes internationales peuvent
être appliquées et demandées lors de l'importation de produits en
Mauritanie, pour des motifs tels que la sécurité et la santé.
Le
nouveau Code des marchés publics, mis en œuvre en 2002, améliore la
transparence du régime, mais garde une possibilité d'accorder aux
entreprises mauritaniennes une marge de préférence allant jusqu'à
15 pour cent. La Mauritanie n'a pas de législation particulière
concernant l'application de mesures antidumping, de mesures
compensatoires ou de mesures de sauvegarde. Certaines dispositions
concernant des mesures antidumping figurent dans le Code des douanes,
qui confère au président le droit d'appliquer, par ordonnance, des
mesures antidumping et des mesures compensatoires, si cela est
nécessaire; cependant aucune mesure de ce genre n'a été appliquée
à ce jour.
Le
régime des exportations a également été libéralisé. La
Mauritanie n'impose pas d'interdictions ou restrictions quantitatives
sur les exportations; elle n'exige pas de licences à l'exportation.
Les taxes à l'exportation ont été éliminées, sauf celles touchant
les produits de la pêche pélagique et les produits de la pêche
artisanale. Le gouvernement n'accorde pas de subsides explicites aux
exportations.
Il
n'existe pas de mesures spécifiques d'incitations destinées aux
entreprises mauritaniennes. Certaines mesures actuellement en vigueur
donnent la possibilité aux entreprises de bénéficier des avantages
fiscaux tels que le remboursement de la TVA, l'amortissement
dégressif et différé, et le système des points francs pour les
entreprises exportatrices.
La
législation applicable à la protection de la propriété
intellectuelle a été révisée au niveau régional (dans le cadre de
l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle, OAPI). Les
obligations internationales de la Mauritanie relatives aux droits de
propriété intellectuelle sont régies par l'Accord de Bangui
révisé de 1999, entré en vigueur en 2002. D'après les autorités
mauritaniennes, la révision avait pour objectif de rendre le système
régional conforme à l'Accord sur les ADPIC. Le respect des droits de
propriété intellectuelle relève de la compétence des autorités
nationales.
Politiques
sectorielles
La
Mauritanie n'applique pas de politique commerciale spécifique aux
secteurs. Le nouveau Code des investissements, promulgué en 2002,
établit les points francs comme l'instrument principal pour
promouvoir les exportations. Il s'applique à tous les secteurs de
l'économie et, contrairement à l'ancien Code, ne définit plus des
domaines prioritaires. D'une manière générale, le nouveau Code
simplifie substantiellement les incitations financières et élimine
les régimes spéciaux (à l'exception de celui de la compagnie
nationale SNIM).
Dans
le passé, le gouvernement mauritanien a poursuivi une politique
d'autosuffisance alimentaire, mais actuellement, le secteur agricole
est libéralisé. Un des principaux éléments de la réforme a été
le développement du crédit agricole, initialement destiné à la
production du riz uniquement, et par la suite mis à la disposition
d'autres activités. Plusieurs programmes sont en cours, le plus
important étant le Programme de développement intégré de l’agriculture
irriguée en Mauritanie (PDIAIM). Ce programme vise, essentiellement,
à accroître la valeur ajoutée dans le secteur agricole, et à
augmenter l'emploi et les revenus des populations vivant dans la
vallée du fleuve Sénégal. Les principales mesures prévues sont la
mise en place d'un cadre légal et institutionnel favorable, le
développement des infrastructures de base, la diversification des
productions et l'atténuation de l'impact sur l'environnement.
La
pêche constitue l'un des secteurs essentiels de l'économie
mauritanienne. À ses débuts, dans les années 1970, la politique des
pêches était plus protectionniste et cherchait avant tout à
favoriser la création d'une flottille nationale de pêche
industrielle; en 1994 la politique des pêches a été réorientée et
axée principalement sur la protection des ressources, la
rationalisation de l'effort de pêche, l'amélioration des
performances du secteur, et la poursuite du désengagement de l'État
des activités de production et de commercialisation. Le nouveau Code
des pêches de 2000 continue à suivre ces principes et met l'accent
sur le développement maîtrisé de la pêche commerciale, l’expansion
de la pêche artisanale, et la réorganisation et modernisation de la
flotte mauritanienne, et le développement des exportations de
produits transformés. La Mauritanie a signé des accords bilatéraux
en matière de pêche avec l'Algérie, le Japon, le Maroc, la Russie,
le Sénégal, la Tunisie, et l'Union européenne. Concernant les
exportations, la Société mauritanienne de commercialisation des
pêches (SMCP) garde le monopole de commercialisation des produits
halieutiques soumis à l'obligation de débarquement (essentiellement
les céphalopodes). L'exportation des autres espèces est libre.
Le
secteur minier est considéré comme offrant un grand potentiel pour
le pays. C'est également un des secteurs principaux de l'économie
mauritanienne; les exportations des minerais de fer représentent
environ 60 pour cent des exportations totales du pays. En 1999, le
gouvernement a établi, avec l'assistance de la Banque mondiale, le
Projet de renforcement institutionnel du secteur minier (PRISM) ayant
comme objectif principal, l'amélioration de la capacité et de la
compétitivité de la Mauritanie pour attirer des investissements
privés afin de développer le secteur minier. Un nouveau code minier
a été promulgué en 1999, visant à stimuler et encourager les
investissements dans la recherche et la production minérale.
Le
secteur manufacturier mauritanien est peu développé. En excluant la
transformation des produits halieutiques, le secteur contribue pour
environ 4,2 pour cent au PIB (8,4 pour cent en l'incluant). La quasi-totalité
de la production manufacturière est consommée localement.
Le
processus de libéralisation et privatisation des services, tels que
les services financiers ou d'assurance, a commencé à la fin des
années 1980. Presque toutes les banques ont été privatisées. Pour
améliorer le financement des secteurs traditionnels, le gouvernement
a adopté en 1998 une nouvelle loi sur la micro-intermédiation
financière. Afin d'aider le financement des secteurs économiques à
fort potentiel de création d'emplois, les autorités ont favorisé la
création d'institutions spécialisées, telles que l'UNCACEM pour
l'agriculture ou l'UNCOPAM pour la pêche artisanale. La
libéralisation des services du transport aérien et des
télécommunications de base a commencé au début des années 1990.
Une nouvelle législation sur le transport aérien est en préparation
et celle des télécommunications a été établie en 1999. La
privatisation d'Air Mauritanie et de Mauritel ont été achevées en
1999 et 2001 respectivement. Le secteur du tourisme est largement
ouvert à la participation étrangère. Les investissements dans le
secteur ont augmenté depuis l'adoption d'une nouvelle loi en 1996.
Rapport
du gouvernement haut de page
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
MAURITANIE
Rapport du gouvernement Parties I et II
Avec
une population estimée à 2,6 millions d'habitants, la Mauritanie
couvre une superficie de 1.030.000 km². Elle est limitée au nord par
l'ex-Sahara Occidental et l'Algérie, à l'est par le Mali, au sud par
le Mali et le Sénégal et à l'ouest par l'Océan Atlantique.
Depuis
un peu plus d'une décennie, le gouvernement Mauritanien a engagé,
avec l'aide de ses partenaires au développement, des réformes
ambitieuses, qui ont touché l'ensemble de la vie politique,
économique et sociale du pays.
Initiée
en 1986, la décentralisation a débouché sur la mise en place de
208 communes. En 1991, une démocratie pluraliste a été
instaurée avec l'adoption d'une Constitution qui garantit les
libertés fondamentales et la séparation des pouvoirs exécutif,
législatif et judiciaire.
Les
programmes successifs de réformes économiques engagés depuis 1985
ont permis d'assainir la situation financière de l'État et des
entreprises publiques, de stabiliser le cadre macroéconomique, de
libéraliser les marchés et les prix, d'améliorer l'environnement
juridique et judiciaire des affaires, de favoriser le développement
du secteur privé, d'améliorer l'offre des infrastructures et de
recentrer l'Etat sur ses missions essentielles de régulation,
d'allocation des ressources et de développement des services sociaux
de base.
En
décembre 2000, le gouvernement a finalisé une stratégie de
réduction de la pauvreté qui a été approuvée en 2001 par
l'ensemble de ses partenaires au développement et notamment la Banque
Mondiale et le Fonds monétaire international. Cette stratégie
s'appuie sur trois objectifs:
une
croissance accélérée avec un taux de 7%;
un
ancrage de cette croissance dans la sphère des pauvres sur la base
d'une approche participative;
la
réalisation de programmes destinés aux plus pauvres et un
développement des ressources humaines, en particulier dans les
domaines de l'éducation, de la santé et de l'accès aux autres
services de base.
La
stabilité de l'environnement macroéconomique associée à la
recherche d'une efficacité accrue des dépenses publiques, la
dynamisation du secteur privé national, la mise en œuvre de mesures
attractives pour l'investissement privé étranger et le renforcement
de la compétitivité de l'économie, et en particulier des secteurs
orientés vers l'exportation, constituent les principaux axes de la
politique actuellement poursuivie par le gouvernement en vue d’atteindre
les objectifs définis dans la stratégie de réduction de la
pauvreté.
Par
ailleurs, le gouvernement a entamé une nouvelle phase de
rationalisation de la gestion publique par la mise en œuvre d'une
programmation pluriannuelle des dépenses publiques.
Ce
cadre de programmation qui vise à accroître l'efficacité et la
cohérence d'ensemble de l'allocation des ressources a été mis en
œuvre dans les secteurs de la santé et de l'éducation en 2001
tandis que les Cadres de dépense à moyen terme (CDMT) des secteurs
du développement rural, du développement urbain et des
infrastructures de transport seront introduits par la Loi de finances
2003.
Il
est également envisagé de procéder à l'informatisation totale de
la chaîne de la dépense publique, à la déconcentration des
crédits et à une décentralisation plus poussée afin de renforcer
la recherche de l'efficacité et l'efficience allocative des
ressources publiques.
Le
cadre juridique et institutionnel des affaires
Dans
le but d'améliorer l'environnement des affaires et d'attirer
l'investissement direct étranger, le gouvernement a entrepris la
réforme du système juridique et judiciaire.
Aussi,
le cadre juridique et judiciaire des affaires a été réformé et
harmonisé par la révision ou l'adoption de nouveaux textes portant
sur le droit des affaires: code du commerce, code des contrats et
obligations, code d'arbitrage, code de procédure civile, commerciale
et administrative, code des investissements, etc.
Le
Code de l'arbitrage adopté en 2000 définit les différentes formes d’arbitrage,
institue des procédures transparentes qui accordent la primauté au
droit et au respect de la volonté des parties, fixe les modalités d’exécution
de la sentence arbitrale ainsi que les voies de recours.
Le
Code des marchés publics vient d'être modifié en vue de l'adapter
à l'évolution de l'économie et de favoriser le développement des
affaires par une simplification des procédures.
Un
nouveau Code des Investissements a été adopté en janvier 2002. Les
priorités fixées par ce code portent sur l'encouragement et la
sécurisation de l'investissement privé national et étranger ainsi
que la facilitation des démarches administratives nécessaires à
l'approbation des projets d'investissement.
Pour
tenir compte des besoins d'investissement du pays et du régime
particulier de “Points Francs” définis par ce code, le niveau de
pression fiscale a été sensiblement réduit dans le cadre de la loi
de finances 2002.
La
Mauritanie est liée par des conventions de protection des
investissements avec plusieurs pays. Elle en a signé plusieurs autres
l’année passée à Bruxelles, en marge de la Troisième Conférence
des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA).
L'adhésion
à la Convention internationale de New York relative à l'exécution
et à la reconnaissance des sentences arbitrales témoigne de la
volonté de renforcer la modernisation du cadre juridique et
institutionnel des affaires et favoriser les investissements dans un
environnement sécurisé.
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