
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: AUSTRALIE
EVALUATION DE L'OEPC
Une
politique commerciale d'une transparence “réellement exemplaire”
L'examen
permet à l'OEPC d'évaluer collectivement, de manière régulière,
toute la gamme des politiques et pratiques commerciales de chacun des
pays Membres de l'OMC en vue de suivre les tendances et faits nouveaux
importants qui peuvent avoir une incidence sur le système de commerce
mondial.
L'examen
s'appuie sur deux rapports, établis l'un par le Secrétariat de l'OMC,
l'autre par le gouvernement intéressé, qui portent sur tous les
aspects de la politique commerciale du Membre, y compris les lois et
réglementations intérieures, le cadre institutionnel, les accords
bilatéraux et régionaux et les autres accords préférentiels, les
besoins généraux de l'économie et l'environnement extérieur. Un
compte rendu des débats et les remarques finales du Président
formeront avec ces deux rapports l'examen complet de la politique
commerciale de l'Australie qui sera publié en temps voulu et pourra
être obtenu auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard,
154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES: AUSTRALIE
REMARQUES FINALES DU PRÉSIDENT haut de
page
Cette
réunion a beaucoup contribué à nous faire mieux comprendre les
évolutions récentes des politiques de l'Australie dans le domaine du
commerce et les domaines voisins, dont la transparence est réellement
exemplaire. C'est cette transparence et l'interaction active entre la
délégation australienne, le présentateur et les Membres qui ont
permis le plein succès de ce quatrième examen des politiques,
pratiques et mesures commerciales de l'Australie.
Les
Membres ont félicité l'Australie des résultats impressionnants de
son économie et de l'équilibre de ses politiques macro-économiques,
qui avaient contribué à amortir la crise financière asiatique. Ils
ont relevé la forte croissance du PIB, le faible taux d'inflation et
la baisse du chômage. Ils ont pris note des changements importants
amenés par le nouveau régime fiscal, notamment par la taxe sur les
biens et services, la taxe sur les voitures de luxe et le nouvel
impôt sur les sociétés. De l'avis général, la libéralisation du
commerce, en particulier d'importantes mesures unilatérales,
conjuguées aux réformes structurelles en cours et à des politiques
macro-économiques prudentes avaient certainement contribué aux bons
résultats de l'économie australienne au cours des dix dernières
années.
Les
Membres ont félicité l'Australie de l'orientation globale de sa
politique et de son rôle actif à l'OMC, notamment de son soutien à
la mise en route du Cycle de Doha. Ils ont noté son ferme attachement
au système commercial multilatéral et se sont interrogés sur sa
position à l'égard des accords commerciaux régionaux et bilatéraux
ainsi que sur la mise en œuvre de l'engagement pris en 2001
d'accorder l'accès en franchise de droits et de contingents aux pays
les moins avancés.
Les
Membres ont noté le faible niveau de protection tarifaire appliqué
par l'Australie et ses plans en vue d'abaisser unilatéralement, d'ici
à 2005, les crêtes tarifaires dans des secteurs sensibles comme
les véhicules à moteur pour le transport de personnes, les textiles,
les vêtements et les chaussures. Ils ont encouragé l'Australie à
limiter la progressivité des droits et réduire l'écart entre les
taux de droits appliqués et consolidés. Malgré un recul récent du
recours à des mesures contingentes, l'Australie était encore grande
utilisatrice de procédures antidumping. Les marchés publics
demeuraient un instrument majeur de la politique industrielle,
l'Australie étant le seul grand pays industrialisé à n'avoir pas
signé l'Accord de l'OMC sur les marchés publics. Certains Membres
ont demandé des éclaircissements sur la libéralisation des
importations parallèles et plaidé pour le renforcement de la
protection des droits de propriété intellectuelle.
Malgré
le faible niveau des taux de droits appliqués, les aides à la
production intérieure de biens et services sous la forme
d'incitations fiscales, de subventions et de prêts bonifiés
restaient largement répandues. Les Membres ont demandé s'il était
prévu de réduire ces mesures de soutien, notamment en faveur du
secteur automobile. Les Membres ont relevé les changements intervenus
dans les prescriptions SPS de l'Australie et se sont déclarés
préoccupés de leur caractère restrictif et de la lenteur des
procédures y relatives. Ils ont noté les dispositifs de guichet
unique mis en place pour promouvoir les exportations de certains
produits agricoles qui étaient apparemment concurrentiels sur les
marchés internationaux. Ils ont aussi observé que plusieurs
programmes de soutien sectoriel avaient été maintenus. Les
conditions d'accès aux marchés dans le secteur financier et dans
celui des télécommunications ainsi que les dispositions relatives
aux apports d'origine nationale et d'autres formes d'intervention dans
les secteurs de la radio et de la télévision, de la publicité et du
cinéma ont également été évoquées.
Les
Membres ont en outre demandé des éclaircissements sur plusieurs
points précis, à savoir:
- l'incidence
du ralentissement économique sur les prix des produits et la
balance des opérations courantes;
- les
procédures d'examen des investissements étrangers directs;
- les
allégements de droits de douane et d'impôt;
- l'évaluation
en douane et le dédouanement;
- le
régime des licences d'importation;
- la
politique de la concurrence;
- les
restrictions en matière de transport maritime;
- la
modulation du prix des services éducatifs en fonction de la
nationalité;
- les
services professionnels; et
- le
commerce électronique.
Les
Membres ont exprimé leur satisfaction des réponses et explications
orales et écrites apportées par la délégation australienne; ils
attendraient avec intérêt les réponses écrites aux questions
demeurées en suspens.
Cela
nous amène au terme de notre examen. Les nombreuses questions posées
à l'avance, le grand nombre d'interventions et de participants à la
réunion attestent du rôle important que tient l'Australie à l'OMC.
Dans ce contexte, j'engagerais l'Australie à persévérer dans le
ferme soutien qu'elle apporte au système commercial multilatéral.
J'espère aussi que l'Australie aura à cœur de répondre aux
préoccupations exprimées par de nombreux Membres, notamment au sujet
des mesures SPS et des crêtes tarifaires, sachant par ailleurs que
les Membres ont apprécié à sa juste valeur le caractère
fondamentalement ouvert et transparent de son régime commercial.
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