EXAMENS DES POLITIQUES COMMERCIALES: RWANDA
28 et 30 septembre 2004

Remarques finales de la Présidente


Voir aussi:
Communiqué de presse: La poursuite des réformes et l'assistance technique devraient aider le Rwanda dans ses efforts pour dynamiser son économie


Le présent examen a permis aux Membres de mieux comprendre la situation économique du Rwanda, les efforts de reconstruction qu'il a entrepris depuis le génocide de 1994, les énormes difficultés auxquelles il est toujours confronté et son programme de réforme. Ils ont été grandement aidés en cela par la délégation rwandaise, conduite par M. Paul Manasseh NSHUTI, Ministre du commerce, de l'industrie, de la promotion des investissements, du tourisme et des coopératives, et par le présentateur, M. Neil McMillan.

Les Membres ont félicité le Rwanda pour ses efforts en matière de réforme macro-économique, qui avaient favorisé la croissance économique que le pays avait enregistrée ces dix dernières années. Ils ont noté que le Rwanda était tributaire du thé et du café et ont souligné qu'il devait s'attaquer au problème des coûts de production élevés, dus à l'insuffisance des infrastructures, aux pénuries d'énergie et aux frais de transport élevés liés à son enclavement, afin d'améliorer ses capacités sur le plan de l'offre et de diversifier son économie. À cet effet, les Membres ont accueilli avec satisfaction le programme économique intitulé “Rwanda Vision 2020” mis en place par le gouvernement. Un allégement de la dette dans le cadre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés et un accroissement de l'investissement étranger direct devraient aussi aider.

Les Membres ont félicité le Rwanda pour sa contribution au progrès du Programme de Doha pour le développement et ont approuvé son intention d'établir un comité national sur les questions de l'OMC. Ils ont aussi salué la participation du pays à la zone de libre-échange du COMESA et se sont dits satisfaits de l'accroissement de ses échanges avec les autres membres. Toutefois, les Membres ont mis en garde contre une participation active à plusieurs régimes commerciaux se chevauchant, et contre les difficultés qui en découlaient. Ils ont aussi souligné les gains que le Rwanda pourrait tirer d'une amélioration de l'accès aux marchés qui résulterait de l'achèvement des négociations menées dans le cadre du Programme de Doha pour le développement, en particulier dans l'agriculture. Cependant, certains se sont dits préoccupés par les difficultés que le Rwanda rencontrait pour s'acquitter de ses obligations.

Les Membres ont souligné que de nouvelles réformes macro-économiques et structurelles permettraient au Rwanda d'accroître les avantages qu'il tirait du système commercial multilatéral, et ils ont invité le pays à renforcer encore la transparence et la prévisibilité de son régime commercial. Les Membres ont constaté avec satisfaction que le Rwanda participait au Cadre intégré (CI) et ils ont appuyé la demande du gouvernement visant à ce que l'Étude diagnostique sur l'intégration du commerce (EDIC) soit achevée dès que possible. Ils ont estimé que le CI pourrait contribuer à répondre aux besoins prioritaires du Rwanda en matière d'assistance technique et à intégrer les réformes commerciales dans sa stratégie globale de réduction de la pauvreté.

Des précisions ont été demandées sur les points suivants: le secteur informel; la promulgation de la nouvelle loi sur les marchés publics; la législation existante sur les droits de propriété intellectuelle; le cadre institutionnel; la réforme du système judiciaire; le régime d'investissement; la stratégie de promotion des exportations; les privatisations; la politique de la concurrence; les services; les mesures sanitaires et phytosanitaires; les autres droits et impositions; et les mesures de contrôle des prix.

Les Membres ont accueilli avec satisfaction les réponses fournies par la délégation rwandaise.

Je crois que cette réunion a permis de réfléchir de manière approfondie à l'assistance dont le Rwanda avait besoin pour reconstruire son économie. Elle a mis en lumière la détermination du Rwanda à poursuivre les réformes économiques, ainsi que les domaines dans lesquels les réformes pourraient être encore intensifiées. Je ne doute pas que les principaux éléments pris en considération au cours de cet examen seront inclus dans le processus du Cadre intégré afin de renforcer les liens entre la politique commerciale et la stratégie de réduction de la pauvreté. J'exhorte tous les Membres à soutenir le Rwanda dans les efforts qu'il déploie pour relever les défis auxquels il est confronté, et à être réceptifs à ses demandes d'assistance technique.