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EXAMENS DES POLITIQUES COMMERCIALES:

Remarques finales du Président


Voir aussi:
Communiqué de presse: Les réformes menées, y compris la libéralisation des échanges, ont soutenu une forte croissance en Chine mais des difficultés subsistent.
  


Ce deuxième examen de la politique commerciale de la République populaire de Chine a été une excellente occasion d'améliorer la transparence et de permettre ainsi une meilleure compréhension de la politique commerciale et des politiques connexes de la Chine. Je remercie Mme Qiu Hong, Ministre adjointe, et sa délégation ainsi que le présentateur, M. l'Ambassadeur Noor Yacob (Malaisie), et les membres de l'Organe d'examen des politiques commerciales pour leurs contributions à nos échanges de vues. Le fait que la Chine a répondu à un grand nombre de questions est également très apprécié. Je m'associe aux messages de sympathie adressés par les Membres aux victimes et à tous ceux qui souffrent à la suite du séisme qui s'est récemment produit dans la province chinoise du Sichuan.

Les Membres ont félicité la Chine pour son profond attachement à l'OMC et pour son soutien au Programme de Doha pour le développement. De nombreux Membres ont également accueilli avec satisfaction l'assistance apportée par la Chine aux PMA. S'agissant de ses accords commerciaux bilatéraux et/ou régionaux (ACR), qu'elle considère comme un complément nécessaire à la libéralisation des échanges multilatéraux, les Membres ont exprimé le souhait que ces accords n'affaiblissent pas l'engagement de la Chine envers le système commercial multilatéral.

Les Membres ont félicité la Chine pour ses réformes continues, y compris la libéralisation des échanges, lesquelles avaient contribué à une croissance économique réelle supérieure à 10 pour cent par an depuis l'examen précédent, ce qui s'était traduit par une augmentation rapide du revenu par habitant et par le recul de la pauvreté. De nombreux Membres ont fait observer que la croissance de la Chine offrait un exemple impressionnant de la façon dont un pays pouvait promouvoir le développement. La Chine a également continué de faire partie des plus importants destinataires de l'investissement étranger direct entrant. À l'évidence, le système commercial multilatéral, dont la Chine est membre depuis plus de six ans, a lui aussi contribué à la croissance économique du pays en maintenant les marchés étrangers ouverts aux exportations chinoises. Toutefois, la Chine est confrontée à un certain nombre de difficultés. Celles-ci comprennent la nécessité de stimuler la consommation intérieure sans favoriser l'inflation, l'inégalité grandissante des revenus entre zones urbaines et zones rurales, une croissance inégale selon les différents secteurs de l'économie ainsi que des préoccupations touchant à la protection sociale et à l'environnement. Certains Membres ont préconisé une plus grande souplesse dans la politique monétaire et/ou de change de la Chine, ce qui serait facilité par un fonctionnement plus harmonieux de son marché financier.

Les Membres ont également fait remarquer que toutes les lignes tarifaires de la Chine étaient consolidées et que les taux NPF appliqués, d'un niveau relativement bas, étaient proches des taux NPF consolidés, ce qui rendait le régime tarifaire chinois très prévisible. Toutefois, les Membres ont fait part de leurs préoccupations au sujet des obstacles réglementaires et d'autres obstacles au commerce et à l'investissement encore en place, en particulier les procédures douanières, les restrictions à l'importation, les mesures antidumping, les normes, les règlements techniques et les mesures SPS, ainsi que les restrictions imposées à l'investissement étranger. Des préoccupations ont également été exprimées au sujet du régime d'exportation chinois, qui était devenu plus restrictif et qui pouvait fausser les marchés de produits. Les Membres ont apprécié les efforts déployés par la Chine pour accroître la transparence, mais certains aspects de son régime de politiques générales, y compris les normes et les réglementations intérieures, demeuraient complexes et opaques; les Membres attendaient avec intérêt des améliorations dans ce domaine. De nombreux Membres se sont félicités de la demande d'accession à l'Accord sur les marchés publics présentée par la Chine en décembre 2007.

Les Membres ont accueilli favorablement l'initiative de la Chine visant à adopter une nouvelle législation en matière de concurrence et de droits de propriété. Toutefois, ils ont jugé préoccupant le fait que des politiques industrielles entraînant l'intervention des pouvoirs publics soient toujours appliquées dans certains secteurs, en particulier dans le secteur manufacturier, y compris la sidérurgie. De l'avis de nombreux Membres, en dépit des efforts continus de la Chine, les moyens de faire respecter les droits de propriété intellectuelle demeuraient insuffisants, en partie du fait de l'absence d'infrastructures appropriées et d'une pénurie de main-d'œuvre. Les Membres ont exhorté la Chine à poursuivre ses efforts pour remédier à ce problème.

La réforme agricole a été saluée par les Membres, bien que certains d'entre eux soient préoccupés par les obstacles tarifaires et non tarifaires ainsi que par la réintroduction de mesures de contrôle des prix de certains produits agricoles. Les Membres ont relevé que, en Chine, la productivité de la main-d'œuvre dans l'agriculture n'était que le cinquième de ce qu'elle était dans le reste de l'économie. Les Membres ont préconisé une fixation des prix de l'énergie qui soit davantage axée sur le marché.

En ce qui concerne les services, de nombreux Membres ont fait observer que les engagements contractés par la Chine étaient plus importants que ceux de la plupart des autres pays en développement. Toutefois, la libéralisation des services avait été plus lente que dans d'autres domaines et les secteurs des services demeuraient pour la plupart soumis à la fois à un niveau élevé de contrôle étatique et à des restrictions importantes visant les investissements étrangers et les activités du secteur privé. Les Membres ont encouragé la Chine à continuer d'accélérer la libéralisation des services.

La Chine ayant désormais accédé au rang de troisième économie et nation commerçante du monde, les Membres attendaient d'elle qu'elle assume un rôle directeur plus important dans la définition du système commercial multilatéral. Ils l'ont instamment priée de continuer de participer activement aux négociations en cours et d'œuvrer au succès du Programme de Doha pour le développement.

Cet examen a été très utile pour nous permettre de faire le point des politiques et des pratiques commerciales de la Chine. Je souhaiterais une fois encore remercier la délégation chinoise des efforts qu'elle a déployés, le présentateur pour ses observations intéressantes et judicieuses et les Membres pour leur contribution à ces deux journées de discussions très approfondies et riches d'enseignements. Nous attendons avec intérêt de recevoir les réponses aux questions restantes au cours du prochain mois.


  

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