
Voir aussi:
> Communiqué
de presse: Maintenir l'ouverture est essentiel en période
d'incertitude économique
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Ce neuvième examen de la politique commerciale des États Unis nous a
permis d'avoir une discussion franche au sujet des politiques et
pratiques commerciales des États Unis, en nous concentrant sur les
changements survenus depuis le dernier examen, en mars 2006. Les débats
ont été facilités par la pleine participation de la délégation des États
Unis, conduite par M. l'Ambassadeur Allgeier, par les contributions
constructives du présentateur, M. l'Ambassadeur Uribe, et par les
observations des Membres.
Les Membres ont relevé que les États Unis étaient la plus grande
économie et la principale nation commerçante au monde et reconnu
l'efficacité qui la caractérise. Ils se sont toutefois dits préoccupés
par le ralentissement de l'activité économique des États Unis. Ces
derniers ont indiqué que les exportations avaient contribué à atténuer
ce ralentissement, et que les mesures de relance adoptées en 2008
aideraient au maintien de la croissance économique pour les prochains
trimestres, avec une accélération de la croissance vers la fin de
l'année 2008.
Les Membres se réjouissaient de l'affirmation réitérée par les États
Unis selon laquelle le système commercial multilatéral restait au cœur
de leur politique commerciale. Ils considéraient qu'il était primordial
que les États Unis continuent de jouer un rôle moteur pour parvenir à
une conclusion positive des négociations dans le cadre du PDD, et la
délégation des États Unis a souligné le large soutien du Congrès
américain pour un résultat ambitieux de ces négociations. Tout en
faisant observer que, dans l'ensemble, les États Unis s'étaient
conformés aux obligations de notification dans le cadre de l'OMC et aux
décisions de l'ORD, les Membres ont signalé que certaines notifications
avaient du retard et que la mise en œuvre intégrale de certaines
décisions était toujours en attente. Ils ont également évoqué plusieurs
aspects d'initiatives commerciales préférentielles des États Unis et les
ont remerciés de leur contribution à l'Aide pour le commerce.
Les Membres ont reconnu l'ouverture générale du régime commercial des
États Unis, mais se sont dits inquiets des crêtes tarifaires et d'autres
mesures spécifiques relatives au commerce. Ils considéraient que
certains règlements techniques et mesures SPS restreignaient indûment
les échanges. Ils ont également souligné la persistance de certaines
restrictions concernant l'accès aux marchés au niveau des marchés
publics. Les États Unis ont répondu à de nombreuses questions posées par
les Membres au sujet de leur régime de protection des DPI.
L'utilisation de mesures antidumping par les États Unis a également
suscité des préoccupations, en particulier concernant l'augmentation du
nombre d'enquêtes ouvertes en 2007, la longueur excessive de
l'application des mesures, la poursuite des versements au titre de
l'Amendement Byrd, qui avait été abrogé, et certains aspects
méthodologiques des enquêtes, y compris la réduction à zéro.
Les Membres se sont également dits préoccupés par la Loi sur
l'agriculture de 2008 adoptée récemment, considérant qu'il s'agissait
d'une occasion manquée d'améliorer l'orientation vers le marché du
secteur agricole des États Unis. Ils ont fait observer que cette
nouvelle loi pourrait entraîner un accroissement du soutien ayant des
effets de distorsion des échanges, et se sont interrogés sur sa
compatibilité avec les objectifs du PDD. Les autorités américaines ont
indiqué que les règlements d'application de la Loi sur l'agriculture de
2008 n'étaient pas encore parus et que tout nouvel engagement pris par
les États Unis dans le cadre du PPD ferait l'objet d'une législation
d'application supplémentaire. Dans le contexte de la hausse des prix des
produits alimentaires, plusieurs Membres ont exhorté les États Unis à
reconsidérer leurs aides aux biocarburants. Les États Unis ont répondu
que le fait qu'ils transforment plus de céréales en biocarburants ne
constituait que l'un des nombreux facteurs contribuant à la hausse des
prix de ces produits de base.
La sécurité et les mesures à la frontière ont été l'un des autres thèmes
principaux de cet examen. Alors que des Membres ont dit qu'ils
comprenaient les efforts des États Unis pour renforcer la sécurité, la
plupart ont souligné que certaines mesures, telles que l'obligation de
scanner 100 pour cent des marchandises entrantes, imposaient des coûts
supplémentaires aux échanges internationaux. Ils encourageaient donc les
États Unis à faire en sorte que les initiatives en rapport avec la
sécurité soient aussi peu restrictives que possible pour les échanges.
Certains Membres ont aussi signalé que les réformes législatives
récentes des modalités de réexamen des IED sous l'angle de leur
incidence en matière de sécurité nationale pourraient engendrer des
incertitudes pour les investisseurs étrangers.
Au sujet des services, les Membres ont surtout fait part de leurs
préoccupations concernant la Loi Jones relative au transport maritime,
les limitations à la participation étrangère pour le transport aérien,
l'absence d'un marché de l'assurance unifié, et les restrictions à la
fourniture de services selon le mode 4.
Je souhaiterais conclure en soulignant le fait que cet examen a eu lieu
à un moment particulièrement difficile pour le système commercial
multilatéral et l'économie mondiale. Les Membres ont reconnu que les
États Unis maintenaient un régime commercial largement ouvert mais ont
par ailleurs exprimé leurs préoccupations quant à un certain nombre de
mesures et politiques spécifiques. À cet égard, je crois comprendre
qu'ils ont été rassurés que les États Unis déclarent qu'ils continuaient
à croire fermement à l'importance de l'ouverture des marchés et de l'OMC,
et que le résultat positif du PDD restait leur première priorité dans
les négociations commerciales. Cette dernière déclaration était
particulièrement importante car le renforcement du système commercial
multilatéral serait bénéfique à la fois à l'économie américaine et à
l'économie mondiale.
Pour conclure, j'aimerais remercier à nouveau la délégation des États
Unis pour les réponses qu'elle a fournies oralement et par écrit pendant
la réunion; nous attendons tous avec intérêt de recevoir les réponses
aux questions en suspens dans un délai d'un mois.
Ainsi s'achève le 9ème examen de la politique commerciale des États
Unis. Cependant, avant de clore la séance, je souhaite, à titre
personnel, signaler que M. David Walters, chargé des affaires
économiques de l'USTR, a participé à l'effort des États Unis lors de
chacun de ces neuf examens. Celui-ci était le dernier auquel il prenait
part. Je vous remercie, M. Walters, pour tout le travail que vous avez
accompli et nous vous présentons nos meilleurs vœux pour l'avenir. Je
remercie également les interprètes qui ont durement travaillé.
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