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Examen des politiques commerciales: Jamaïque
Ce troisième examen de la politique commerciale de la Jamaïque a permis aux Membres d'évaluer les faits nouveaux intervenus depuis 2005 et de mieux comprendre le régime de commerce et d'investissement du pays. La participation de M. Baugh, Premier Ministre adjoint et Ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur, de M. l'Ambassadeur McCook et de leur délégation a été pour beaucoup dans le succès de cet examen. Je remercie également notre présentateur, M. l'Ambassadeur Piantini Munnigh, de la République dominicaine, pour ses observations judicieuses.
Les Membres ont relevé que, malgré plusieurs chocs extérieurs et le poids de sa dette publique, la Jamaïque avait poursuivi la réforme de son économie. Ils ont fait valoir qu'en tant que petit pays insulaire, elle n'avait pas été en mesure d'améliorer ses résultats économiques — y compris ses résultats à l'exportation — au cours de la période considérée. Ils l'ont encouragée à poursuivre ses efforts en vue de réduire ses coûts commerciaux, d'élargir sa base d'exportation limitée, d'améliorer ses infrastructures et son approvisionnement énergétique ainsi que d'accroître la compétitivité de son commerce des marchandises et des services.
Les Membres ont félicité la Jamaïque de sa participation active à l'OMC et salué ses contributions au système commercial multilatéral, concrétisées par son ferme engagement à parvenir à une conclusion positive du Cycle de négociations de Doha et ses initiatives visant à promouvoir l'application d'un traitement spécial et différencié en faveur des pays en développement. Ils ont pris note de sa participation au processus d'intégration régionale de l'Espace commercial et économique unique des Caraïbes et aux négociations de la CARICOM avec d'autres partenaires commerciaux, et de son rôle de chef de file en la matière.
Les Membres ont mis en évidence l'ouverture qui caractérisait globalement l'économie jamaïcaine et dont témoignait la part importante du commerce dans le PIB. À propos des droits de douane et des nombreux autres droits et impositions qui demeuraient le principal instrument de politique commerciale de la Jamaïque, ils se sont dits préoccupés par leur coût et le risque qu'une imposition excessive à l'importation ne bride la compétitivité du pays. L'application d'impositions non tarifaires telles que les redevances douanières et les droits de timbres additionnels visant certains produits agricoles les préoccupait. Ils ont aussi soulevé des questions concernant d'autres mesures, comme la modernisation des procédures douanières, les difficultés à satisfaire aux normes de qualité internationales, la cession des entreprises publiques, les prescriptions SPS pour l'importation de certains produits agricoles et la législation sur les DPI ainsi que les moyens de faire respecter ceux‑ci, en particulier dans le domaine des brevets. Les Membres se sont félicités du fait que la Jamaïque prévoie de supprimer ses dernières subventions à l'exportation d'ici 2015, conformément aux prescriptions de l'OMC.
Les services continuent de jouer un rôle croissant dans l'économie du point de vue de la part du PIB et de l'emploi, et leur exportation aide à compenser le déséquilibre commercial global de la Jamaïque. Les Membres ont dit avoir bon espoir que la Jamaïque puisse tirer parti de ses nombreux atouts, comme sa beauté naturelle, qui reste un puissant vecteur du développement du tourisme. Ils l'ont félicitée d'avoir libéralisé ses services financiers et ses télécommunications, mais ils ont soulevé la question de la surtaxe qu'elle prélève sur les appels internationaux. Les Membres ont relevé que la Jamaïque n'avait toujours pas ratifié le cinquième Protocole annexé à l'AGCS et l'ont encouragée à le faire.
Les Membres se sont déclarés satisfaits des réponses aux questions écrites données par la délégation de la Jamaïque et attendaient avec intérêt d'en recevoir d'autres.
En conclusion, le grand nombre des questions posées et le débat animé montrent l'importance que les Membres attachent à cet examen. Ces derniers ont salué les progrès accomplis par la Jamaïque dans la réforme de son économie, tout en reconnaissant les difficultés qu'elle rencontrait en raison des changements affectant l'économie mondiale. J'encourage la Jamaïque à prendre à cœur les préoccupations des Membres et invite parallèlement ces derniers à l'aider en adoptant les mesures appropriées, y compris dans le cadre de l'Aide pour le commerce, afin de renforcer ses capacités commerciales pour la formulation des politiques et l'amélioration des infrastructures, et en ouvrant davantage leurs marchés aux exportations jamaïcaines.
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