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 Introduction
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Le
Protocole portant amendement de l'Accord sur les ADPIC, adopté par le Conseil général de l'OMC en 2005, est le premier amendement à un traité dont les Membres de l'OMC sont convenus depuis l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, en 1995. Il confirme une
décision que les Membres ont prise en 2003 afin d'établir le système prévu au paragraphe 6, qui prévoit des flexibilités additionnelles pour faciliter l'accès aux médicaments au titre de l'Accord sur les ADPIC.
De nombreuses délégations ont cherché à
obtenir des renseignements pratiques sur la procédure à suivre pour
accepter le Protocole. Des questions sont également souvent
soulevées à ce sujet durant les activités de renforcement des
capacités portant sur les ADPIC et la santé publique.
La présente note répond à quelques-unes des
questions fréquemment posées concernant la procédure d'acceptation et
présente un modèle d'instrument d'acceptation. Vu l'intérêt
exprimé lors de l'examen annuel du fonctionnement du système prévu au
paragraphe 6, à la réunion du Conseil des ADPIC des 26 et 27 octobre
2010, le Secrétariat de l'OMC a réuni les renseignements généraux qui
suivent afin d'aider les Membres à établir leur propre instrument
d'acceptation du Protocole.
Les délégations qui le souhaitent peuvent
également soumettre leurs questions à la Division des affaires
juridiques ou à la Division de la propriété intellectuelle.
Questions fréquemment
posées
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Comment
le Protocole devrait-il être accepté?
Conformément à l'article X:7 de l'Accord sur l'OMC, chaque Membre
acceptant le Protocole doit déposer un “instrument d'acceptation”
auprès du Directeur général.
Que doit contenir l'instrument
d'acceptation?
Il n'existe pas d'instrument d'acceptation officiel. Les
pratiques en matière d'acceptation des traités internationaux et de
leurs amendements varient d'un Membre à l'autre. Toutefois,
comme l'exige la pratique internationale, l'instrument d'acceptation
doit indiquer de façon claire et sans équivoque que le Membre
concerné a l'intention d'être lié par le Protocole et qu'il y
consent.
En particulier, l'instrument d'acceptation doit:
-
identifier clairement le
Protocole en précisant son titre ainsi que le lieu et la
date de son adoption, c'est-à-dire “le Protocole portant
amendement de l'Accord sur les ADPIC, fait à Genève le 6
décembre 2005” ou, à défaut, reproduire le Protocole;
-
indiquer que le Membre concerné accepte formellement le
Protocole;
-
indiquer la date et le lieu de l'adoption de
l'instrument d'acceptation;
-
être signé; et
-
indiquer le nom et le titre du signataire de
l'instrument.
Qui peut
signer l'instrument d'acceptation?
Suivant la pratique reconnue, l'instrument d'acceptation doit être
adopté et signé par le chef de l'État, le chef du gouvernement ou le
Ministre des affaires étrangères (les “Trois grands”). Il peut
également être signé par un autre haut fonctionnaire, comme le
représentant permanent auprès de l'OMC, à la condition que celui-ci
présente un document attestant que l'un des “Trois grands” l'a autorisé
à signer.
Les instruments non signés, sous la forme de notes verbales, ne
suffiraient donc pas pour accepter le Protocole, même s'ils portaient le
sceau du ministère ou de la présidence.
Quand l'instrument d'acceptation
doit-il être déposé?
Pour qu'un instrument d'acceptation soit valable, il doit être déposé
dans le délai d'acceptation. L'échéance initiale, indiquée au
paragraphe 2 de la Décision du Conseil général du 6 décembre 2005 et au
paragraphe 3 du Protocole, était le 1er décembre 2007. Ces mêmes
dispositions prévoient toutefois la possibilité de proroger le délai
d'acceptation.
Le Conseil général a prorogé ce délai à trois reprises, en 2007, 2009 et 2011. L'échéance actuelle pour le dépôt des acceptations est le 31
décembre 2013. Pour qu'un instrument d'acceptation soit valable,
il devra donc être déposé à cette date.
Un Membre peut-il accepter le
Protocole sans mettre en œuvre le système prévu au paragraphe 6?
Les cadres juridiques nationaux des Membres font une distinction claire
entre l'acceptation du Protocole et la
mise en œuvre du système prévu au
paragraphe 6. Autrement dit, le Protocole peut être accepté sans
que la législation nationale d'application ne soit adoptée.
Accepter le Protocole constitue un acte juridique par lequel un Membre
indique qu'il consent à être lié par le Protocole sur le plan
international ou, en d'autres termes, qu'il consent à ce que tous les
Membres de l'OMC soient en droit — c'est-à-dire autorisés, mais non
tenus – d'utiliser le système prévu au paragraphe 6, intégré à l'Accord
sur les ADPIC au moyen de l'amendement convenu. Ce processus
d'acceptation doit respecter les prescriptions constitutionnelles du
Membre concerné ainsi que les prescriptions en matière de teneur
susmentionnées. Si un Membre de l'OMC souhaite se prévaloir des
flexibilités additionnelles prévues dans le Protocole, il lui faudra
peut-être adopter des lois ou règlements d'application en suivant ses
propres procédures législatives et réglementaires.
L'acte juridique portant acceptation du droit de tous les Membres de
l'OMC d'utiliser le système n'est pas subordonné et donc pas lié à la
mise en œuvre du système dans le Membre acceptant le Protocole dans le
cas où celui-ci décide lui-même de s'en prévaloir.
Ces deux processus sont donc totalement distincts et les Membres peuvent
choisir de les mener en même temps ou séparément. Un Membre peut
ainsi choisir de déposer un instrument d'acceptation du Protocole sans
avoir adopté de législation nationale portant application du système
prévu au paragraphe 6, parce qu'il souhaite uniquement s'engager à
accepter que les flexibilités additionnelles ménagées à tous les Membres
de l'OMC fassent partie intégrante de l'Accord sur les ADPIC.
Pour le moment, les flexibilités peuvent être utilisées en vertu des dérogations prévues dans la Décision de 2003 sur la mise en œuvre du paragraphe 6 de la Déclaration de Doha sur l'Accord sur les ADPIC et la santé publique.
Ces dérogations restent en vigueur jusqu'à ce que l'amendement à
l'Accord sur les ADPIC prenne effet pour un Membre (explication
ici). Un Membre peut donc aussi choisir d'adopter une
législation nationale d'application avant de déposer son instrument
d'acceptation.
Modèle d'instrument d'acceptation
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du Protocole portant amendement de l'Accord sur les ADPIC, fait à Genève le 6 décembre 2005
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[Membre]
INSTRUMENT D'ACCEPTATION DU PROTOCOLE
PORTANT AMENDEMENT DE L'ACCORD SUR LES ADPIC
Considérant que
le Protocole portant amendement de l'Accord sur les ADPIC (le
“Protocole”) a été fait à Genève le 6 décembre 2005,
Considérant que
le 30 novembre 2011, conformément au paragraphe 3 du Protocole,
le Conseil général de l'OMC a prorogé le délai d'acceptation du
Protocole jusqu'au 31 décembre 2013,
Considérant que,
conformément au paragraphe 4 du Protocole, celui-ci entrera en
vigueur conformément à l'article X:3 de l'Accord sur l'OMC,
[nom du
signataire], [chef de l'État, chef du gouvernement ou Ministre
des affaires étrangères] de [Membre], déclare
formellement que le gouvernement de [Membre] accepte le
Protocole portant amendement de l'Accord sur les ADPIC.
En foi de quoi,
[nom et titre, y compris du Membre], signe le présent instrument
d'acceptation ce [jour] [mois] [année].
[signature, titre et sceau]
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