OMC: NOUVELLES 2016

COMMERCE ET ENVIRONNEMENT


POUR EN SAVOIR PLUS:

  

Au cours de l’événement, les intervenants ont discuté de la manière dont le commerce peut contribuer à apporter des solutions en termes de technologies climatiques là où elles sont les plus nécessaires, et ainsi aider des pays dans le monde entier à parvenir au développement durable.

“Il est extrêmement important que la communauté du commerce s’engage avec des climatologues et des décideurs politiques sur les mesures à prendre”, a dit Mme Joanna Haigh, Co-directrice du Grantham Institute, dans son discours d’orientation.

Mme Haigh a examiné l’augmentation des concentrations en dioxyde de carbone dans l’atmosphère, son lieu avec le réchauffement de la planète et les dommages que pourrait entraîner une hausse des températures dans le futur. Des actions destinées à aider les populations à juste s’adapter aux changements climatiques ne sont pas suffisantes, et il en va de même pour les engagements pris par les pays sous la forme de contributions déterminées au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris pour une action sur le climat, a-t-elle dit. (Présentation)

En fait, il faut prendre plus de mesures pour réduire les émissions de carbone, a-t-elle dit.

Un groupe d’intervenants a présenté des solutions technologiques pour une énergie propre, ainsi que les obstacles en termes de politiques qui affectent la généralisation de leur utilisation.

Ouvrant la discussion du groupe, le Directeur de la Division du commerce et de l’environnement de l’OMC, M. Aik Hoe Lim, a noté à quel point les obstacles tarifaires et non tarifaires, comme des normes de produits divergentes, influent sur le déploiement rentable de ces technologies ainsi que sur la participation des petites et moyennes entreprises. Il a également appelé l’attention sur le lien entre les investissements et les services, ainsi que sur la manière dont les restrictions au commerce des services peuvent poser problème pour le déploiement de technologies liées à une énergie propre.

Mme Laila Read, chef de projet au Grantham Institute, a évoqué la compétitivité et le potentiel croissants des technologies liées à l’énergie solaire, éolienne et au stockage de l’énergie, ainsi que les avantages et les obstacles concernant le captage et le stockage du carbone. Des cadres de politiques prévisibles et à long terme favoriseraient le déploiement de ces technologies. D’autres actions qui amèneront à leur mise en place comprennent un accroissement de la compétitivité des chaînes d’assemblage, la réalisation d’économies d’échelle et des politiques visant à faciliter les connexions avec les réseaux énergétiques existants. (Présentation)

M. Stefaan Simons, le Doyen du College of Engineering, Design and Physical Sciences à la Brunel University, a appelé les participants à envisager une suppression des restrictions qui entravent le commerce et l’utilisation de systèmes énergétiques efficients en termes de ressources. (Présentation)

M. Assaad Razzouk, Directeur général de Sindicatum Sustainable Resources, a apporté à la discussion un point de vue du secteur privé. L’énergie propre, a-t-il dit, se heurte à des difficultés que sont de la concurrence des énergies fossiles subventionnées et les “enchevêtrements administratifs” qui freinent l’investissement.

S’agissant des considérations liées à la propriété intellectuelle qui pourraient affecter l’accès des pays en développement aux technologies de l’énergie propre, Mme Jayashree Watal Conseillère spécialiste de la propriété intellectuelle à l’OMC, a noté que plusieurs pays en développement comptaient parmi les principaux propriétaires et utilisateurs de technologies d’énergie propre brevetées, et que l’Accord de Paris encourageait des approches collaboratives avec les pays développés dans le domaine des technologies. (Présentation)

L’Ambassadeur du Pakistan, M. Syed Tauqir Shah, a mis en avant la situation des pays en développement, indiquant que les approches concernant l’énergie propre devraient aussi prendre en compte les besoins des pays plus pauvres en termes de consommation d’énergie et leurs objectifs de croissance et de développement. (Présentation)

“Nous devons aligner les accords commerciaux et les accords climatiques, de sorte que le commerce devienne un moteur pour la croissance à faibles émissions de carbone, et éviter que le carbone ne devienne une source de conflits commerciaux”, a-t-il dit. “Notre approche concernant le commerce et la question des changements climatiques ne devrait pas émousser la compétitivité des pays en développement”, a-t-il ajouté. Il a conclu avec un appel à la collaboration: “Les institutions multilatérales doivent joindre leurs forces pour soutenir les efforts collectifs visant à faire face aux changements climatiques.”

Lorsqu’il a clôt l’événement, M. Lim, a dit ce qui suit: “Ce que nous avons entendu, aujourd’hui, c’est que le commerce œuvre déjà au déploiement des technologies liées à l’énergie propre. Toutefois, nous avons aussi entendu que la politique commerciale, dans certains cas, peut faire plus.”

Photos 
Galerie de photos

 

Mme Joanna Haigh
Co-directrice du Grantham Institute, Imperial College London
Présentation

Mme Laila Read
Grantham Institute
Présentation

M. Syed Tauqir Shah
Ambassadeur du Pakistan
Présentation

M. Stefaan Simons
Brunel University, Londres
Présentation

Mme Jayashree Watal
Division de la propriété intellectuelle, OMC
Présentation

 

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