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Le Dialogue régional se tient à un moment où la situation s'améliore sur le continent africain, en particulier dans la Corne de l'Afrique. Le continent a écrit une page d'histoire avec la signature officielle de l'Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTASession extraordinaire de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine, le 21 mars 2018 à Kigali (République du Rwanda). Quarante-quatre des 55 États membres de l'Union africaine, y compris les 9 États africains accédants, ont signé le texte consolidé de l'AfCFTA.

En outre, la Corne de l'Afrique a vu la fin d'hostilités vieilles de plusieurs décennies et le rétablissement de relations diplomatiques autrefois rompues entre des États de la région, notamment entre l'Érythrée et l'Éthiopie ainsi qu'entre l'Érythrée et Djibouti. Les perspectives de paix sont également une réalité pour le Soudan du Sud, après la signature, en septembre, d'un accord de paix historique entre le gouvernement et les principales factions rebelles. Enfin, les sanctions économiques qui avaient été imposées à l'Érythrée par le Conseil de sécurité de l'ONU il y a près de dix ans ont été levées.

Le Dialogue régional a été ouvert par M. Abdoulkader Kamil Mohamed, Premier Ministre de Djibouti, M. Alan Wm. Wolff, Directeur général adjoint de l'OMC, Mme Maika Oshikawa, Directrice de la Division des accessions de l'OMC, et M. Rajesh Aggarwal, chef de la section Facilitation des échanges et politiques pour l'entreprise de l'ITC. Le programme du Dialogue régional est disponible ici (en anglais).

Dans ses observations liminaires, le Premier Ministre djiboutien a déclaré que l'Initiative intitulée "Le commerce au service de la paix" servirait de cadre à des discussions enrichissantes et "[offrirait] aux gouvernements [des] pays respectifs des bases solides de développement économique fondées sur une stabilité durable, une intégration régionale et l'élargissement de l'espace [des] marchés respectifs". Le texte complet du discours est disponible ici.

Le Directeur général adjoint, M. Wolff, a fait observer ce qui suit: "Des PMA ayant accédé récemment, par exemple l'Afghanistan, le Libéria et le Yémen, ont utilisé le rigoureux processus d'accession pour établir des systèmes économiques et juridiques crédibles afin de promouvoir la transparence, la primauté du droit et la bonne gouvernance. Leur expérience peut grandement profiter à l'ensemble des gouvernements accédants actuels, dont beaucoup se heurtent à des difficultés spécifiques liées à la fragilité et aux conflits. C'est pour cette raison que des plates-formes telles que le présent Dialogue régional restent extrêmement précieuses. En offrant des possibilités d'interaction entre les négociateurs chargés de l'accession le Dialogue régional vise à créer un environnement porteur qui favorise les discussions, enrichit les débats et encourage l'échange d'informations utiles." Le texte complet du discours est disponible ici (en anglais).

Mme Oshikawa a ajouté: "Le Dialogue régional offre un cadre de discussion pour des questions très diverses en lien avec l'accession, et il est effectivement l'occasion pour les gouvernements accédants de la région de se réunir une fois par an pour échanger des données d'expérience. La présente rencontre est le fruit du premier Dialogue régional, qui a été lancé et organisé par le gouvernement kenyan en août 2017."

Plus de 80 participants prennent part au Dialogue régional, parmi lesquels des ministres de gouvernements accédants africains, des représentants du gouvernement djiboutien, des présidents des groupes de travail des accessions, des représentants des Membres de l'OMC relevant de l'article XII et des participants du secteur privé des gouvernements accédants.

Plusieurs partenaires de développement participent également à la rencontre, y compris des représentants de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), du Fonds monétaire international (FMI), de TradeMark East Africa (TMEA), du Trade Policy Training Centre in Africa (TRAPCA), de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et du Groupe de la Banque mondiale (GBM). Le Dialogue régional sera suivi d'une formation spécialisée, d'une durée d'une journée, dispensée par l'ITC et intitulée: "Lancement d'une marque nationale".

Découvrez le fonctionnement du processus d'accession à l'OMC en cliquant ici.

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