EXAMEN GLOBAL DE L’AIDE POUR LE COMMERCE DE 2019

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Lors de la séance plénière de l'après-midi du 4 juillet, les intervenants ont mis l'accent sur la manière de gérer la transition pour les pays qui perdent le statut de PMA et de continuer à soutenir leurs efforts de développement.  Les représentants de certains des "pays reclassés" les plus vulnérables, y compris les pays sans littoral et les petits États insulaires, ont souligné qu'il était important d'assurer une transition sans heurt alors que ces pays étaient confrontés à de nouveaux défis en matière de développement, notamment compte tenu du changement climatique et de la dégradation de l'environnement.  

Quarante-sept pays sont actuellement classés parmi les pays les moins avancés sur la base de certains indicateurs économiques établis par l'Organisation des Nations Unies, une désignation également reconnue par l'OMC. Seuls 5 pays sont sortis de la catégorie des PMA depuis 1971, mais 12 devraient en sortir dans les années à venir, l'Angola, le Bhoutan, Sao Tomé-et-Principe, les Îles Salomon et le Vanuatu figurant en tête de liste.  Bien que la perte du statut de PMA soit une évolution positive et la reconnaissance d'une importance économique accrue, elle peut aussi compliquer l'accès de ces pays à l'aide au développement et au financement et entraîner, dans le cadre de l'OMC, la perte des flexibilités réservées aux PMA Membres.

Fekitamoeloa Katoa Utoikamanu, Haute-Représentante des Nations Unies pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, a décrit la perte du statut de PMA comme un "pas de géant sur un long chemin". Le principal défi consiste à faire en sorte que la transition soit durable et que les gains durement acquis ne soient pas perdus.  Il conviendrait d'établir des plans de transition nationaux pour éliminer progressivement les mesures internationales de soutien tout en faisant face aux difficultés qui se posent dans un contexte en rapide évolution. 

Atarake Nataara, Ministre du commerce de Kiribati, a évoqué la dépendance de son pays à l'égard des exportations de noix de coco et des licences de pêche comme sources de revenus, deux activités vulnérables sur les plans économique et environnemental.  Un soutien continu au titre d'initiatives telles que le Cadre intégré renforcé sera nécessaire pour atténuer les risques découlant de ces chocs potentiels.  Kedar Bahadur Adhikari, secrétaire du Ministère népalais de l'industrie, du commerce et des approvisionnements, a indiqué que la sortie de son pays de la catégorie des PMA avait été reportée par suite du tremblement de terre dévastateur qui avait frappé le pays en avril 2015 et qui avait entravé la croissance économique. Le maintien du soutien au cours du processus de reclassement sera nécessaire pour permettre une transition sans heurt et un ajustement compte tenu des avantages perdus, a-t-il dit. 

Mme Utoikamanu a indiqué qu'après réflexion, les partenaires de développement avaient réalisé qu'il n'était pas judicieux d'interrompre brutalement l'aide fournie aux pays qui sortaient de la catégorie des PMA et qu'ils faisaient de leur mieux pour continuer à soutenir ces pays.  Elle a ajouté que, dans le même temps, l'ONU réexaminerait les critères de reclassement au cours des prochaines années afin de mieux prendre en compte les questions émergentes.

L'Aide pour le commerce et l'environnement

Plusieurs séances ont porté sur la question de savoir comment les initiatives au titre de l'Aide pour le commerce pouvaient favoriser la durabilité dans la conduite des échanges commerciaux. Lors la séance intitulée "L'Aide pour le commerce: un moyen de renforcer la résilience climatique", les intervenants ont insisté sur la manière de canaliser l'aide afin d'aider les économies vulnérables à continuer de faire du commercer malgré les risques liés au changement climatique.

Par exemple, comme l'a dit Mme l'Ambassadrice Mere Falemaka de la délégation permanente du Forum des îles du Pacifique auprès de l'OMC, la fréquence croissante des catastrophes naturelles menace d'affaiblir encore la capacité des petits États insulaires d'assurer leur compétitivité commerciale. Les initiatives de recherche agricole axées sur l'adaptation au changement climatique, ainsi que le financement de sources d'énergie plus propres pour la production de coton, figurent parmi les efforts prometteurs déjà déployés sur le terrain, a dit M. l'Ambassadeur Eloi Laourou (Bénin), qui a fait part de l'expérience de son pays concernant les programmes d'Aide pour le commerce. Madelaine Tuininga, chef de l'unité Commerce et développement durable à la Direction générale du commerce de la Commission européenne, a souligné qu'en plus d'être compatibles, le renforcement de la croissance économique et l'action pour le climat se renforçaient mutuellement.

Au cours de la séance intitulée "Promouvoir des énergies abordables et renouvelables pour tous", les intervenants ont demandé des financements au titre l'Aide pour le commerce afin de pouvoir exploiter des sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement. Il existe un solide argument commercial en faveur des énergies renouvelables, car les coûts de l'énergie solaire et de l'énergie éolienne terrestre ont déjà chuté de 77% et 35%, respectivement, entre 2010 et 2018, a dit Francisco Boshell de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables. Un projet mis en œuvre au Nigéria grâce à l'aide fournie a permis d'installer des lampes solaires, des panneaux solaires et des cuisinières qui émettent moins de dioxyde de carbone au profit des habitants et des petites entreprises de communautés reculées, a dit Safiya Aliyu, Directrice générale de Sosai Renewable Energies Company.

Lors de la séance intitulée "Autonomisation des femmes sur le plan du commerce, de l'innovation et de l'économie verte", les intervenants ont indiqué que les initiatives commerciales axées sur la protection de l'environnement avaient aussi pour effet d'accroître la participation des femmes à l'économie mondiale. Un tiers des technologies respectueuses de l'environnement envisagées aux fins de la réduction des droits de douane dans le cadre de l'Accord sur les biens environnementaux sont associées à des secteurs affichant des taux d'emploi et de participation des femmes élevés, comme l'électronique, a dit Yihong Li de la délégation de la Chine auprès de l'OMC.

Plusieurs projets menés au Mali, en Indonésie, au Costa Rica et au Vanuatu ont permis d'associer avec succès des objectifs en matière d'environnement et d'égalité hommes-femmes dans la production de beurre de karité et dans les secteurs de la crevette et du tourisme, a dit Anoush der Boghossian, coordonnatrice "Commerce et égalité hommes-femmes" de l'OMC. L'OMC et, de fait, l'Aide pour le commerce peuvent faire plus en élargissant l'accès aux marchés, en renforçant les capacités et en encourageant le dialogue sur cette question, a dit Ludivine Tamiotti, conseillère à la Division du commerce et de l'environnement de l'OMC.

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