COMMERCE ET LE DÉVELOPPEMENT

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L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a présenté son dernier rapport concernant l'impact des catastrophes naturelles sur l'agriculture et la sécurité alimentaire. Elle y indiquait que les effets sur l'agriculture ont été sous-estimés, principalement à cause du manque de données. La FAO a souligné qu'il fallait améliorer la collecte d'informations aux niveaux national et international pour développer les échanges de connaissances et soutenir le renforcement des capacités.

Le Centre du commerce international (ITC) a souligné la nécessité de renforcer la résilience et de soutenir les mesures d'atténuation dans les petites économies vulnérables. Les données de l'ITC tirées des enquêtes sur la compétitivité des PME montrent que les entreprises résilientes avaient cinq fois moins de risques de licencier des employés pendant la pandémie de COVID-19 et qu'elles avaient davantage de chances de maintenir la stabilité des ventes. Elles ont illustré l'importance de renforcer la résilience des petites entreprises pour leur permettre de résister aux chocs et de préserver les emplois. L'ITC a également indiqué que son plan de relance verte mettait l'accent sur le fait de donner aux petites entreprises les moyens de se relever de la pandémie.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a noté que les pays en développement, en particulier les petites économies des régions tropicales, étaient les plus touchés par le changement climatique. Elle a présenté des projections faisant état d'une forte probabilité de sécheresses au cours des dix années à venir. La CNUCED a souligné que si les pays mettaient en œuvre des mesures énergiques d'atténuation du changement climatique, ils pourraient réduire la fréquence et l'intensité de ces dangers.

Le Secrétariat de l'OMC a présenté l' étude de l'OMC sur les catastrophes naturelles et le commerce, qui met en lumière six Membres touchés par des catastrophes: les Fidji, la Dominique, le Népal, Saint-Lucie, les Tonga et le Vanuatu. Cette étude montre qu'il est probable, une année donnée, que ces pays soient frappés par une catastrophe naturelle majeure, ou qu'ils soient en train de s'en relever. Les Accords de l'OMC, y compris ceux portant sur l'agriculture et les subventions, prévoient la possibilité de prendre des mesures pour faciliter la résilience et l'entrée des marchandises et des services de secours, a précisé le Secrétariat.

Les Membres du Groupe des petites économies vulnérables ont fait part de leurs expériences nationales. L'Équateur a mis en évidence les vulnérabilités de son économie face au changement climatique et a cité les politiques qu'il a adoptées en réponse.

Keisal Peters, la Ministre d'Etat des affaires étrangères et du commerce de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a dit que son gouvernement estimait que 15% de la dette accumulée entre 2010 et 2017 étaient directement imputables à la reconstruction après des catastrophes et au renforcement de la résilience face aux catastrophes. Elle a appelé les Membres à appuyer ce qui pourrait constituer un élément livrable pour la douzième Conférence ministérielle (CM12) de l'OMC, prévue plus tard au cours de l'année, c'est-à-dire une décision ministérielle sur un programme de travail en faveur des petites économies mettant en évidence les besoins des pays exposés aux catastrophes naturelles.

Sri Lanka a demandé la tenue d'une discussion approfondie sur les répercussions économiques et commerciales significatives auxquelles doivent faire face les petites économies vulnérables après des catastrophes naturelles, et sur les éventuelles réponses de politique commerciale qui pourraient aider ces pays à se redresser et à renforcer leur résilience. La Trinité-et-Tobaggo a dit que le fait d'être classée dans la catégorie des pays à revenu élevé restreignait ses capacités d'accès au financement à des conditions favorables, à l'assistance technique et au renforcement des capacités, qui sont tous des instruments essentiels pour surmonter les conséquences des catastrophes naturelles.

La Chine a indiqué qu'elle estimait nécessaire de prendre des mesures concrètes dans le cadre de l'OMC pour aider les petites économies à renforcer leur résilience. Elle a aussi encouragé des discussions plus vastes sur la sécurité alimentaire.

Les États-Unis ont dit que, dans le cadre des programmes et du financement de l'USAID, ils s'étaient engagés à renforcer la résilience des pays et des secteurs exposés aux répercussions des catastrophes naturelles et des crises climatiques. L'USAID a aidé 49 pays à faire face à 66 catastrophes, apportant une assistance de près de 7,2 milliards de dollars EU, dont plus de 385 millions de dollars EU destinés à la résilience et à la sécurité alimentaire, ont déclaré les États-Unis.

Le Président du Comité, M. l'Ambassadeur Muhammad Mujtaba Piracha (Pakistan), a indiqué que le coordonnateur du Groupe des petites économies vulnérables consulterait les Membres pour présenter une proposition de décision ministérielle concernant un programme de travail à examiner à la session spécifique suivante.

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