DIRECTRICE GÉNÉRALE NGOZI OKONJO-IWEALA

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La réunion a été convoquée par le Président du Conseil général, l'Ambassadeur Dacio Castillo (Honduras), afin d'engager un processus de consultations sur la nature du futur document final pour la douzième Conférence ministérielle (CM12), qui se tiendra à Genève pendant la semaine du 29 novembre.

Le Président a décrit les options dont disposaient les Membres, sur la base des documents issus des précédentes Conférences ministérielles: une Déclaration ministérielle consensuelle, un résumé établi sous la propre responsabilité du Président de la Conférence et un document “hybride” contenant des éléments des deux.

Les Membres “voudront peut-être commencer à réfléchir au type de document final que nous pourrions envisager de manière réaliste pour la douzième Conférence ministérielle, y compris sa structure et ses éléments,” a ajouté le Président du Conseil général, en annonçant qu'il entamerait des consultations sur ces questions avec les délégations intéressées. Le Président a mis en garde contre le fait que ce processus ne devrait pas détourner l'attention des négociations de fond en cours.

Alors qu'il reste seulement sept mois de travail jusqu'à la douzième Conférence ministérielle, la Directrice générale, Mme Okonjo-Iweala, a appelé les Membres à “créer sur le champ la recette du succès”, “en commençant par ”deux ou trois ou quatre éléments livrables concrets” dans des domaines tels que la pêche, et à convenir de programmes de travail pour d'autres éléments pour lesquels des divergences subsistent”.

Elle a noté que la douzième Conférence ministérielle se tiendrait à la fin d'une série de discussions sur les politiques internationales visant à “examiner les enseignements de cette pandémie et à essayer de mettre en place un cadre pour faire face à la suivante.” Si les Ministres du commerce se présentent à la fin de l'année “sans accord, sans aucune contribution aux questions importantes auxquelles le monde est confronté aujourd'hui, sans rien à ajouter en termes de cadre pour lutter contre la prochaine pandémie, cela n'enverra pas un bon signal”.

“Je souhaite que tous les Ambassadeurs, Ministres et dirigeants chargés du commerce sortent de la douzième Conférence ministérielle avec une bonne image. Avoir une bonne image aux yeux du monde, cela signifie avoir obtenu des résultats pour répondre aux problèmes qui se posent aujourd'hui”, a-t-elle dit.

La Directrice générale, Mme Okonjo-Iweala, a dit qu'elle prévoyait d'organiser une rencontre à la mi-avril pour discuter de la façon d'accélérer la production de vaccins contre la COVID-19 et de la manière dont l'OMC pouvait contribuer à une distribution plus rapide et plus équitable des vaccins. 

La rencontre, qui devrait se dérouler selon les règles de la Chatham House, réunira tous les groupes régionaux de Membres, des représentants des fabricants de vaccins des pays en développement et des pays développés, des groupes de la société civile travaillant sur l'accès aux médicaments et d'autres parties prenantes pertinentes.

“L'idée est d'avancer dans la quête que nous menons en vue de remédier à ce problème d'accès inéquitable des pays pauvres aux vaccins, qui est inacceptable”, a-t-elle dit. ”Le fond du problème, c'est qu'il y a une rareté très marquée de l'offre. Pour le résoudre, il faut réfléchir à la manière d'accroître la production de toutes les manières possibles.” 

La Directrice générale a souligné que cette rencontre contribuerait à faire avancer les discussions à l'échelle mondiale sur l'accès aux vaccins. Elle a exprimé l'espoir à la fois d'une augmentation de la production de vaccins à court et moyen termes et d'un accord-cadre à plus long terme qui prévoirait l'accès automatique aux vaccins et autres médicaments pour les pays en développement lors de futures crises sanitaires, y compris un moyen d'avancer sur la proposition de dérogation à l'Accord sur les ADPIC, qu'un grand nombre d'entre eux soutiennent.

“Nous devons aussi nous tourner vers l'avenir et convenir d'un cadre dans lequel les pays n'ont pas besoin d'attendre leur tour pour avoir accès à des vaccins, des traitements et des outils de diagnostic capables de sauver des vies”, a-t-elle dit, en soulignant que cela pouvait être fait tout en encourageant la recherche et le développement.

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Président du Conseil général, Ambassadeur Dacio Castillo (Honduras)

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