EXAMENS DES POLITIQUES COMMERCIALES:

Remarques finales du Président


POUR EN SAVOIR PLUS:
Examen des politiques commerciales: Pakistan
  

Le quatrième examen de la politique commerciale du Pakistan nous a donné l'occasion d'examiner les politiques du pays en matière de commerce, d'économie et d'investissement depuis le dernier examen effectué en 2008. Les multiples questions présentées avant la réunion et les nombreuses délégations qui les ont posées et sont intervenues lors de nos deux journées de discussions ont mis en évidence l'importance accordée à la politique commerciale et d'investissement du Pakistan et au rôle de ce pays dans le système commercial multilatéral. Nos discussions ont aussi été nourries par la déclaration du chef de la délégation pakistanaise, M. Shehzad Arbab, Secrétaire du Ministère du commerce et par les observations complètes et bien documentées du présentateur, M. Abdolazeez Al-Otaibi, Ambassadeur du Royaume d'Arabie saoudite auprès de l'OMC. Je tiens également à noter que le Pakistan a répondu aux questions qui lui ont été posées avant l'expiration du délai ainsi qu'à celles qui ont été présentées plus tard, et nous attendons avec intérêt de recevoir les réponses aux éventuelles questions en suspens dans un délai d'un mois à compter de cette réunion.

Les Membres ont mis en exergue la résistance de l'économie pakistanaise et rappelé que, malgré une multitude de circonstances défavorables et de nombreuses difficultés, le pays avait réussi à enregistrer une croissance positive au cours de la période à l'examen. Il a également été souligné que l'économie devrait continuer d'afficher une croissance positive pendant l'année en cours. Les Membres ont rappelé qu'il y avait encore à faire pour assainir les finances publiques, ainsi que pour remédier aux insuffisances des infrastructures, comme les graves pénuries d'énergie.

Les Membres ont accueilli avec satisfaction le programme de réforme que le Pakistan avait lancé dans le cadre de la Vision 2025 et du cadre stratégique de la politique commerciale. Ils ont dit espérer que le Pakistan soit en mesure de poursuivre les réformes entreprises et d'atteindre les objectifs qu'il s'était fixés et ont pris acte du succès de la transition démocratique ainsi que de la décentralisation des pouvoirs résultant de la 18ème révision constitutionnelle.

Les Membres ont salué l'approche constructive du Pakistan à l'égard des négociations dans le cadre du PDD, ainsi que son rôle positif dans l'élaboration du paquet de Bali et dans la poursuite du programme de travail de l'après-Bali. Les Membres ont également constaté avec satisfaction que le Pakistan avait présenté ses engagements de la catégorie A au titre de l'Accord sur la facilitation des échanges et était devenu observateur dans le cadre de l'Accord sur les marchés publics, signe important de l'engagement du pays en faveur d'une plus grande transparence.

Les Membres ont salué le fait que, en vue de faciliter les échanges et l'investissement, le Pakistan a mis en œuvre plusieurs réformes consistant, entre autres choses, à libéraliser davantage le régime d'investissement étranger, à créer des zones économiques spéciales, à améliorer la politique de la concurrence, à moderniser l'infrastructure portuaire et à mettre en place un système national de guichet unique.

Plusieurs Membres ont accueilli avec satisfaction la légère réduction des droits NPF appliqués opérée depuis 2008 mais se sont dits préoccupés par la différence importante entre les droits appliqués et les droits consolidés. Des réserves similaires ont également été formulées au sujet de la suppression des lignes en franchise de droits. Un certain nombre de Membres ont évoqué le problème du niveau élevé de protection tarifaire générale qui favorise selon eux le remplacement des importations. Ils ont aussi mentionné le recours continu à des instruments de politique commerciale ad hoc, comme les décrets réglementaires spéciaux, qui nuit à la prévisibilité du régime commercial. Dans ce contexte, les Membres se réjouissaient de l'engagement pris par le Pakistan de supprimer progressivement les décrets réglementaires spéciaux sur les questions fiscales et commerciales, tel qu'indiqué dans l'intervention du Pakistan. Plusieurs Membres se sont aussi dits préoccupés par le niveau élevé de protection accordé à l'industrie automobile nationale.

Certains Membres ont formulé des préoccupations concernant les subventions accordées sous diverses formes, y compris pour la promotion des exportations, la construction d'usines de transformation, l'octroi à certaines industries d'un accès préférentiel à tels ou tels services collectifs et l'application de taux préférentiels pour le financement des exportations afin de promouvoir certains produits. Plusieurs Membres ont rappelé la nécessité de réduire les subventions et les prohibitions à l'exportation.

Les autres préoccupations soulevées par des Membres portaient notamment sur le prix de soutien du blé, la fixation des prix dans l'industrie pharmaceutique, les procédures en matière de licences d'importation, les mécanismes de sauvegarde, ainsi que le nombre élevé d'enquêtes antidumping. Quant à l'interdiction d'importer des produits d'origine bovine, du bétail et de la volaille, les Membres espéraient que le Pakistan envisagerait de les lever.

L'absence de notifications, en particulier s'agissant de l'agriculture et du soutien interne, a également été mentionnée.

Je tiens à souligner une fois de plus que, malgré les nombreuses difficultés auxquelles le pays est confronté, l'économie pakistanaise s'est montrée résistante et plusieurs des politiques adoptées depuis le dernier examen ont démontré la volonté du Pakistan d'aller vers plus de transparence et de prévisibilité. Je juge encourageants les progrès que ce pays continue de faire dans sa quête d'un avenir plus prospère. Le Pakistan dispose d'un vaste éventail de ressources naturelles, d'une situation géographique stratégique, ainsi que d'une main-d'œuvre jeune, motivée et nombreuse. Le défi consiste pour ce pays à exploiter ce potentiel grâce à des politiques et des réformes appropriées visant notamment à améliorer les conditions de l'activité des entreprises, libéraliser davantage le régime commercial et en assurer la prévisibilité, réduire l'intervention de l'État dans l'économie, fournir des infrastructures adéquates, en particulier dans le secteur de l'énergie, et améliorer la situation budgétaire en élargissant la base d'imposition. Les Membres ont reconnu l'existence de ces difficultés de taille et ont exprimé des préoccupations concernant des secteurs et des questions qui sont importants pour eux. C'est pourquoi j'encourage le Pakistan à se pencher sur les observations formulées et sur les débats tenus au cours des deux derniers jours et à inclure dans son programme de réforme et de politique générale certaines des recommandations formulées.

En conclusion, je tiens à remercier le Secrétaire Arbab et le reste de la délégation pakistanaise, l'ensemble des délégations, le présentateur et le Secrétariat pour ce quatrième examen très réussi de la politique commerciale du Pakistan.

 

 

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