OMC: COMMUNIQUÉ DE PRESSE 2013

PRESS/692

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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POUR EN SAVOIR PLUS:
Communiqués de presse 2013

    

“La transformation du commerce mondial est en cours depuis un certain temps” a dit le Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy. “Elle se manifeste principalement par l’élargissement de la participation géographique aux échanges et par l’essor de la production dans le cadre des chaînes d’approvisionnement internationales. Le rapport met clairement en évidence l’importance du commerce pour le développement. Les prévisions et les réflexions qu’il contient ne laissent entrevoir aucune inversion de la mondialisation, mais il ne faut pas oublier que les gains qu’elle procure pourraient être anéantis ou amoindris si les pressions à court terme l’emportent sur les intérêts à long terme, et si l’on ne tient pas compte de ses conséquences sociales en termes de répartition inégale des avantages qui en découlent. C’est pourquoi il faut redoubler d’efforts pour redynamiser le système commercial mondial.”

La technologie est l’un des principaux moteurs du changement. Si notre monde a été transformé par la révolution des transports et des communications, il le sera encore par des innovations comme l’impression 3D et par la diffusion continue des technologies de l’information. Le commerce et l’investissement étranger direct, conjugués à l’extension géographique de la croissance des revenus et des possibilités dans ce domaine, favoriseront l’intégration d’un plus grand nombre de pays dans un échange international plus large. L’augmentation des revenus et la croissance démographique exerceront de nouvelles pressions sur les ressources renouvelables et non renouvelables, ce qui rendra encore plus nécessaire de gérer les ressources avec prudence. Il faut aussi redoubler d’efforts pour remédier aux problèmes environnementaux.

Les institutions économiques et politiques, ainsi que l’interaction des cultures nationales, continueront à jouer un rôle important dans l’évolution de la coopération internationale, notamment dans le domaine du commerce. Les mesures non tarifaires prendront de l’importance et la convergence réglementaire sera probablement le plus grand défi pour le système commercial dans l’avenir. L’avenir du commerce sera aussi influencé par l’efficacité avec laquelle la politique et les politiques répondront aux problèmes sociaux qui suscitent des préoccupations de plus en plus vives, telles que l’emploi et les inégalités de revenu persistantes, et aux problèmes environnementaux, affirment les auteurs duRapport sur le commerce mondial 2013.

 

Principaux points du Rapport

Tendances du commerce international

  • La forte baisse des coûts de transport et de communication est le facteur qui a façonné le système commercial mondial actuel. La géopolitique a aussi joué un rôle décisif en renforçant ces tendances structurelles.
  • Au cours des 30 dernières années, le commerce des marchandises et des services commerciaux a augmenté d’environ 7% par an en moyenne, pour atteindre en 2011 un niveau record de 18 000 milliards de dollars EU et 4 000 milliards de dollars EU, respectivement. Si on mesure le commerce en termes de valeur ajoutée, les services occupent une place plus importante.
  • Entre 1980 et 2011, la part des économies en développement dans les exportations mondiales est passée de 34% à 47% et leur part dans les importations mondiales de 29% à 42%. L’Asie joue un rôle croissant dans le commerce mondial.
  • Depuis plusieurs décennies, le commerce mondial augmente en moyenne presque deux fois plus vite que la production mondiale. Cela s’explique par l’importance croissante des chaînes d’approvisionnement internationales, d’où l’importance de la mesure du commerce en valeur ajoutée.
  • Des simulations ont montré que, dans un contexte économique dynamique caractérisé par l’ouverture des échanges, les pays en développement ont des chances de devancer les pays développés avec une croissance deux à trois fois plus élevée des exportations et du PIB au cours des prochaines décennies. Par contre, dans un scénario économique pessimiste et protectionniste, leur PIB augmenterait deux fois moins vite et la croissance des exportations serait plus faible que dans les pays développés.

Facteurs économiques fondamentaux influençant le commerce international

  • L’évolution démographique influe sur le commerce par son impact sur l’avantage comparatif des pays et sur la demande d’importations. Le vieillissement de la population, les migrations, l’amélioration de l’éducation et la participation des femmes à la vie active seront des facteurs importants dans les années à venir, tout comme l’émergence d’une classe moyenne mondiale.
  • L’investissement dans l’infrastructure physique peut faciliter l’intégration de nouveaux acteurs dans les chaînes d’approvisionnement internationales. L’accumulation de capital et le développement des connaissances et des technologies lié à l’investissement, en particulier à l’investissement étranger direct, peuvent aussi permettre aux pays de monter dans la chaîne de valeur en modifiant leur avantage comparatif.
  • De nouveaux acteurs sont apparus parmi les pays qui sont les moteurs du progrès technologique. En 1999, des pays représentant 20% de la population mondiale étaient à l’origine de près de 70% des dépenses de recherche‑développement, contre seulement 40% environ en 2010. Les retombées technologiques ont essentiellement une dimension régionale et sont plus importantes entre les pays liés par des réseaux de production. Outre les secteurs manufacturiers qui ont traditionnellement une forte intensité de R‑D, les services aux entreprises à forte intensité de connaissances sont en train de devenir des moteurs de l’accumulation de connaissances.
  • La révolution du gaz de schiste laisse présager de profonds changements dans la production et le commerce de l’énergie, l’Amérique du Nord devenant autosuffisante en énergie. La rareté croissante de l’eau dans une grande partie du monde en développement pourrait stopper ou même inverser la tendance à la baisse à long terme de la part des produits alimentaires et agricoles dans le commerce international.
  • Les gouvernements ont de nombreuses possibilités d’agir, aux niveaux national et multilatéral, pour réduire les coûts de transport et compenser l’effet de la hausse des prix du carburant dans l’avenir, notamment en améliorant la quantité et la qualité des infrastructures de transport, en menant à bien les négociations sur la facilitation des échanges dans le cadre du Cycle de Doha, en renforçant la concurrence sur les routes de transport et en encourageant l’innovation.
  • L’amélioration de la qualité des institutions, notamment pour ce qui est de l’exécution des contrats, peut réduire les coûts du commerce. Les institutions sont aussi une source d’avantage comparatif; le commerce et les institutions ont une forte influence mutuelle.

L’ouverture des échanges et le contexte socioéconomique plus large

  • L’intégration réussie dans les marchés mondiaux exige des individus et des sociétés qu’ils s’adaptent constamment à l’évolution de l’environnement compétitif. Ces ajustements peuvent créer des tensions sur le marché du travail et peuvent influencer les attitudes à l’égard de l’ouverture du commerce. Les pertes d’emplois à court terme pourraient pousser les gouvernements à ériger des obstacles au commerce. Au bout du compte, ce sont les économies qui ont une main‑d’œuvre bien formée et un environnement favorable aux entreprises qui seront les mieux à même de s’adapter au changement.
  • Pour que les sociétés empruntent le chemin du développement durable, il faut gérer avec soin les multiples aspects de la relation entre le commerce et l’environnement, afin de maximiser les bénéfices environnementaux de l’ouverture du commerce. Les problèmes de compétitivité pourraient amener les gouvernements à incorporer dans les politiques environnementales des mesures non tarifaires restrictives pour le commerce à titre de compensation pour les entreprises et les secteurs touchés. Ces incitations vertes pourraient affaiblir l’efficacité environnementale et accentuer les effets potentiellement négatifs sur le commerce.
  • L’expansion du commerce doit être soutenue par un système financier et monétaire stable, garantissant un financement suffisant du commerce à un coût abordable, en particulier pour les pays en développement, et par des politiques macroéconomiques favorisant la stabilité des taux de change.

Perspectives pour la coopération commerciale multilatérale

  • Parmi les principales tendances qui affecteront le commerce mondial dans les prochaines décennies, on citera l’émergence des chaînes de valeur internationales, l’apparition de nouvelles formes de régionalisme, la croissance du commerce des services, l’importance accrue des mesures non tarifaires, la hausse et la plus grande volatilité des prix des produits de base, la montée des économies émergentes et l’évolution de la perception du lien entre le commerce, l’emploi et l’environnement.
  • Ces tendances créeront un certain nombre de défis pour l’OMC. L’ouverture des échanges a lieu en dehors de l’OMC, en particulier dans le contexte des mesures non tarifaires qui échappent aux disciplines de l’OMC. Il faudra donc mettre davantage l’accent sur la convergence réglementaire. L’interdépendance du commerce des marchandises et du commerce des services est de plus en plus grande. Les tensions sur les marchés des ressources naturelles mettent en évidence certaines lacunes dans la réglementation. L’émergence de nouveaux acteurs influe sur la gouvernance commerciale mondiale de plusieurs manières qu’il est nécessaire de mieux comprendre. La cohérence entre les règles de l’OMC et les réglementations non commerciales établies dans d’autres enceintes multilatérales doit être maintenue.
  • Pour relever ces défis, il faudra revoir et peut‑être élargir le programme de travail de l’OMC. Les questions traditionnelles d’accès aux marchés resteront importantes, mais de nouvelles questions sont en train de voir le jour concernant, en particulier, les mesures non tarifaires. Il faudra peut‑être se pencher sur les questions de gouvernance interne et sur le rôle de l’OMC dans la gouvernance mondiale. Il sera important d’examiner comment “multilatéraliser” les gains tirés des accords commerciaux préférentiels et d’assurer la convergence des réglementations.

 

 

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 Rapport sur le commerce mondial 2013

 

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