Directeur général de l’OMC: Roberto Azevêdo

Roberto Azevêdo est le sixième Directeur général de l’OMC. Sa nomination a pris effet le 1er septembre 2013, et ce, pour un mandat de quatre ans.

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Cher visiteur,

Bienvenue sur notre site.

Après le succès de la Conférence ministérielle de Bali qui a eu lieu en décembre, 2014 sera, à coup sûr, une année chargée et passionnante pour l’OMC. La Conférence a marqué un moment historique pour notre Organisation, démontrant au monde entier que nous pouvons obtenir des accords commerciaux négociés qui profitent à tous.

Le paquet de Bali a permis d’obtenir des résultats dans plusieurs domaines importants: simplification des procédures douanières à l’échelle mondiale, progrès concernant les disciplines et les engagements pour certaines questions relatives à l’agriculture, établissement de nouveaux mécanismes de soutien et création de nouvelles possibilités pour les plus pauvres de nos Membres. Le succès du paquet est précisément lié au fait que les résultats obtenus concernaient tout le monde. Il a d’ailleurs reçu un ferme soutien de la part de tous les Membres, qu’il s’agisse de pays les moins avancés, de pays en développement ou de pays développés.

Les avantages du paquet sont tout aussi variés. Selon les prévisions des économistes, le paquet de Bali donnera un véritable élan à l’économie mondiale en apportant la croissance et les emplois dont elle a cruellement besoin. Les estimations sont variables, mais sa contribution à l’économie mondiale pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars EU par an - créant ainsi jusqu’à 21 millions d’emplois tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Il offrira de nouvelles possibilités de participer au commerce mondial tant pour les entrepreneurs des pays les moins avancés que pour les nombreuses petites et moyennes entreprises du monde entier qui hésitaient auparavant à commercer de peur de se retrouver enlisées dans les formalités administratives. En outre, le commerce des produits agricoles sera désormais un peu plus transparent et prévisible pour de nombreux produits et sur de nombreux marchés, et les gouvernements sont convenus de faire en sorte de limiter les subventions à l’exportation de produits agricoles.

Ces résultats ne reflètent toutefois pas la totalité des réalisations de la Conférence de Bali; l’enjeu était beaucoup plus important. J’ai indiqué, au début de la Conférence, qu’il s’agissait en fait de l’avenir du système commercial multilatéral lui-même. Les Ministres ont réagi positivement, en faisant preuve de la flexibilité et de la volonté politique nécessaires pour franchir la ligne d’arrivée, et démontrant ainsi l’importance qu’ils attachaient à l’OMC.

Le système commercial multilatéral, qui est incarné par l’OMC, a constitué la base de relations commerciales internationales non discriminatoires, inclusives, transparentes et prévisibles depuis sa création en 1948. Depuis lors, le chiffre du commerce mondial est passé de 59 milliards à plus de 18 000 milliards de dollars EU, le revenu mondial a augmenté, beaucoup de pays ont progressé sur la voie du développement et des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté. Le commerce, soutenu par le système commercial multilatéral, a été un puissant moteur de croissance et de développement.

Cependant, le commerce et l’économie internationale sont tous deux en pleine évolution. Le dernier rapport de l’OMC sur les mesures commerciales du G-20, publié en décembre, a montré que les mesures restrictives pour le commerce étaient en hausse, 116 nouvelles mesures de ce type ayant été identifiées au cours des 6 mois précédents. Le système multilatéral est le seul système en mesure de répondre véritablement et de façon adaptée aux défis qui se posent sur plusieurs fronts.

C’est pourquoi il est si important d’aborder cette nouvelle année avec un élan nouveau. Bali n’est qu’un début; nous devons maintenant redoubler d’efforts pour faire avancer et achever le Programme de Doha pour le développement lancé par l’OMC en 2001.

Il nous a été donné pour instruction dans la Déclaration ministérielle de Bali de préparer, pour la fin de 2014, un programme de travail clairement défini sur les questions restantes relevant du Programme de Doha pour le développement. Le défi à relever est de taille, mais avec l’impulsion donnée à Bali, qui nous a également permis d’adopter une approche plus inclusive pour nos travaux, selon laquelle tous les pays ont leur mot à dire, l’ensemble des Membres a meilleur espoir de pouvoir y parvenir.

Nous devons aborder les questions de Doha sous un angle nouveau. À Bali, j’ai écouté attentivement les Membres expliquer comment ils envisageaient de faire avancer les discussions. Les Ministres ont exprimé des vues très différentes sur la voie à suivre.

Alors que nous définissons l’orientation future de ces négociations, il serait imprudent de préjuger des résultats des délibérations des Membres. Il convient en effet d’accorder la même considération et le même respect à toutes les propositions. En adoptant une attitude constructive et en faisant preuve d’une volonté politique suffisante et d’une bonne dose de souplesse, je suis intimement convaincu que nous pouvons remettre le Cycle de Doha sur les rails.

Nos travaux ne se limiteront bien entendu pas à ce seul domaine en 2014. Au cours des 2 dernières années, 47 différends ont été portés devant l’Organe de règlement des différends. Cela témoigne à la fois de la confiance qu’ont les Membres dans la capacité du système à régler les litiges commerciaux, mais aussi de l’importance des tensions commerciales qui existent actuellement dans le monde. À l’évidence, cette année sera, encore une fois, très chargée pour l’Organe de règlement des différends

Il y aura 15 examens des politiques commerciales des Membres de l’OMC cette année, qui permettront à ces Membres de mieux comprendre les politiques de leurs partenaires commerciaux. Nos économistes suivront aussi de près l’évolution du système commercial. Ces examens jouent un rôle clé pour assurer le bon fonctionnement de l’Organisation car ils apportent aux Membres la transparence qui est une composante essentielle d’un système commercial fondé sur des règles.

Nos programmes d’assistance technique et de formation continueront à fournir à nos Membres en développement et les moins avancés les outils dont ils ont besoin pour renforcer leur capacité à participer efficacement au système commercial. Nous poursuivrons et nous consoliderons également nos efforts de sensibilisation de façon à pouvoir mieux expliquer nos objectifs au public, aux médias et à la société civile.

L’Accord révisé sur les marchés publics entrera en vigueur au premier trimestre de 2014, et nous espérons et comptons bien que de nouveaux signataires viennent s’ajouter aux 43 Membres de l’OMC qui sont déjà parties à cet accord. En outre, faisant fond sur la décision formelle ayant approuvé le Protocole d’accession du Yémen à la Conférence de Bali, nous continuerons à coopérer avec les pays qui souhaitent accéder à l’OMC, ce qui contribuera à renforcer davantage le système multilatéral.

L’année 2013 a été une année historique pour l’OMC. Je suis convaincu que, si nos Membres font preuve du même dévouement et du même engagement que l’an dernier, nous continuerons à accomplir des progrès importants en 2014.

Je suis certain de pouvoir compter sur votre intérêt et votre appui en faveur de l’Organisation.

 

Roberto Azevêdo
Directeur général

Janvier 2014

 


Suivez le Directeur général Azevêdo sur Twitter @WTODGAZEVEDO

  

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