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L'amélioration
du contexte économique favorise la croissance et
l'investissement étranger en Slovaquie
haut
de page
La
République slovaque a considérablement progressé vers l'économie
de marché au cours des six dernières années et, après un
ralentissement entre 1990 et l'an 2000, l'activité économique a
repris. Selon un rapport de l'OMC sur les politiques et pratiques
commerciales de la République slovaque, les réformes intérieures,
notamment la restructuration de l'économie et l'accroissement des
investissements étrangers, améliorent actuellement les perspectives
économiques.
La
réforme de l'économie, y compris la libéralisation des échanges et
des investissements, s'est accélérée, surtout après la fin des
années 90. Le PIB réel par habitant atteignait
3 500 dollars EU en 2000, et les indicateurs sociaux se
sont améliorés. Cependant, le taux de chômage demeure élevé
(20 pour cent). Selon le rapport, la pauvreté des populations
rurales et le développement régional sont encore les grandes
priorités des pouvoirs publics; ce rapport souligne par ailleurs que
le secteur privé, qui représente aujourd'hui 80 pour cent du
PIB, est la principale source de croissance.
La
croissance annuelle du PIB de la Slovaquie s'est ralentie, pour se
situer à environ 2 pour cent en 1999 et 2000, les taux élevés
des années antérieures (aux environs de 6 pour cent par an en
moyenne durant la période 1995-1998) n'ayant pas pu être maintenus
car les déficits budgétaire et extérieur se sont accentués et la
politique monétaire a été resserrée pour soutenir un taux de
change fixe. Une crise monétaire a éclaté en 1998 et la confiance
dans les réformes de la Slovaquie s'est effritée.
Selon
le rapport, l'accroissement du PIB devrait reprendre en 2001, mais les
perspectives de croissance dépendent dans une large mesure du succès
des mesures de stabilisation et des réformes structurelles, ainsi que
d'une conjoncture extérieure propice. La croissance des exportations
s'est récemment accentuée et les réserves extérieures se sont
reconstituées puisqu'elles couvraient trois mois d'importations en
2001, et elles devraient encore augmenter. L'investissement étranger
a fait un bond en 2000, pour représenter 10 pour cent du PIB (contre
3,5 pour cent en 1999).
Dans
ce même domaine, le commerce extérieur est essentiel au redressement
de la Slovaquie. Une croissance tirée par les exportations a été
encouragée par l'amélioration de l'accès aux intrants importés
issue de la libéralisation des échanges. Le commerce des
marchandises a fortement augmenté, passant de 47 pour cent du
PIB en 1995 à 64 pour cent en 2000. L'Union européenne (UE) a
remplacé les pays de l'ALEEC, en particulier la République tchèque,
en tant que principal partenaire commercial de la Slovaquie. En 2000,
l'UE représentait 59 pour cent des exportations de la Slovaquie
et 49 pour cent de ses importations. Les produits finis, en
particulier les machines et le matériel de transport, ont constitué
environ les deux tiers des exportations et importations slovaques en
2000.
L'orientation
générale de la politique commerciale globale de la Slovaquie va dans
le sens d'une libéralisation accrue. Son régime commercial est
relativement ouvert, hormis pour l'agriculture, qui bénéficie d'un
traitement spécial. Son approche de la libéralisation des échanges
combine des initiatives multilatérales, régionales et bilatérales.
Le
rapport indique que les réformes commerciales et économiques de la
Slovaquie sont très fortement dominées par la nécessité pour elle
de préparer son adhésion à l'UE d'ici à 2004. Les politiques
commerciales et économiques sont de plus en plus harmonisées avec
celles de l'UE. Les négociations concernant l'adhésion à l'UE ont
débuté en février 2000; la Slovaquie voudrait les terminer d'ici à
la fin de 2002. L'examen de sa législation a été pour l'essentiel
achevé en 1999, et son troisième Programme national pour l'adoption
des acquis communautaires a été présenté en mai 2001. Au milieu de
l'année 2001, 19 des 29 chapitres ouverts avaient été
provisoirement clos, mais des domaines sensibles subsistaient, par
exemple l'agriculture. La Commission européenne considère la
Slovaquie comme une “économie de marché qui fonctionne bien”,
dans laquelle d'autres réformes macro-économiques et structurelles
sont nécessaires.
L'adhésion
à l'UE accentuera encore l'intégration européenne de la Slovaquie
et stimulera son développement économique. Elle offre de nouvelles
perspectives pour la réforme globale des échanges et de
l'investissement et les autres réformes économiques. Mais
l'adhésion à l'UE, et l'intégration régionale, ne devraient pas
entraver la libéralisation multilatérale, notamment celle de
l'agriculture, qui demeurera dans l'intérêt de l'économie slovaque.
Cette libéralisation multilatérale permettrait de limiter au minimum
tout détournement des échanges qui pourrait résulter de l'adhésion
à l'UE au cas où l'aide à l'agriculture augmenterait notablement
pour atteindre les niveaux plus élevés de l'UE, comme cela paraît
probable. Un tel détournement des échanges pourrait nuire à
l'efficience économique de la Slovaquie, surtout si les disparités
sectorielles venaient à se creuser entre les activités
manufacturières et les activités agricoles. Il pourrait aussi nuire
aux pays tiers et réduire les avantages que la Slovaquie tire de la
libéralisation des échanges, en évinçant les importations
provenant des fournisseurs les plus efficients.
La
moyenne arithmétique des droits NPF était de 6,1 pour cent en
2001, contre 8 pour cent en 1995. La dispersion des droits s'est
également réduite. En 2001, les droits préférentiels (à
l'exclusion du SGP) ont été en moyenne de 2 pour cent (le taux
moyen pour les importations en provenance de l'UE était de
2,4 pour cent). Des surtaxes tarifaires ont été appliquées
largement plusieurs fois depuis 1995 pour des raisons d'équilibre de
la balance des paiements; la dernière — introduite au milieu
de 1999 — a été dans un premier temps de 7 pour cent, mais a
progressivement été abaissée à 3 pour cent, puis éliminée
en 2001.
La
politique agricole est fortement influencée par les exigences de
l'adhésion à l'UE, la Slovaquie s'efforçant d'adopter des mesures
compatibles avec la PAC. Le soutien de l'agriculture est une grande
priorité du gouvernement dans l'optique de l'autosuffisance
alimentaire. L'aide à l'agriculture (ESP) a considérablement
diminué, tombant à 1 pour cent en 1996, pour remonter en
flèche (27 pour cent) en 1998; elle se situait à 22 pour
cent en 2000. Les transferts aux agriculteurs ont totalisé
15,6 milliards de Sk en 2000, somme financée principalement par
les contribuables et les consommateurs.
Contrairement
à l'agriculture, le secteur industriel slovaque se restructure à la
faveur de la concurrence accrue des importations résultant de la
libéralisation des échanges. Plusieurs branches de production, par
exemple celles des véhicules automobiles et des matières plastiques
primaires, ont amélioré leurs résultats grâce à de nouveaux
marchés d'exportation et à l'investissement étranger.
La
transition économique accélérée de la Slovaquie a intensifié les
préparatifs en vue de son adhésion à l'UE. Il en résultera de
nouvelles perspectives et de nouveaux avantages pour la Slovaquie et
ses partenaires commerciaux.
Néanmoins,
la Slovaquie devra continuer de concilier les exigences de son
adhésion à l'UE avec sa participation au système commercial
multilatéral. Les efforts de libéralisation offrent le maximum
d'avantages économiques à la Slovaquie et à ses partenaires
commerciaux lorsqu'ils se renforcent mutuellement et lorsque les
initiatives régionales, comme l'adhésion à l'UE, ne compromettent
pas la libéralisation NPF. Le moyen le plus efficace d'y parvenir
serait que la Slovaquie accorde des préférences régionales sur une
base non discriminatoire et qu'elle les consolide au plan
multilatéral.
La
poursuite énergique de la libéralisation multilatérale des
échanges demeurera dans l'intérêt à plus long terme de l'économie
slovaque, même après l'adhésion à l'UE, lorsque l'accroissement
probable de l'aide à l'agriculture créera peut-être des problèmes
de détournement des échanges. Les partenaires commerciaux de la
Slovaquie pourraient aussi contribuer au succès de sa transition en
lui garantissant un accès non discriminatoire à leurs marchés.
Notes à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l'OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font aussi l'objet d'un
suivi. Pour chaque examen, deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale présentée par le gouvernement
du Membre soumis à examen et un rapport détaillé rédigé de
manière indépendante par le Secrétariat de l'OMC. Ces deux
documents sont ensuite examinés par l'ensemble des Membres de l'OMC
dans le cadre de l'Organe d'examen des politiques commerciales (OEPC).
Ces documents et les comptes rendus des réunions de l'OEPC sont
publiés peu de temps après. Depuis 1995, c'est-à-dire depuis
l'entrée en vigueur de l'Accord sur l'OMC, les services et les
aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au
commerce sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC et une
déclaration de politique générale élaborée par le gouvernement de
la République slovaque seront examinés par l'Organe d'examen des
politiques commerciales les 21 et 23 novembre 2001. Le rapport du
Secrétariat concerne l'évolution de tous les aspects de la politique
commerciale de la République slovaque depuis l'examen précédent, y
compris les lois et réglementations intérieures, le cadre
institutionnel et la politique commerciale par mesure, ainsi que
l'évolution de certains secteurs.
Au
présent communiqué de presse sont jointes une vue d'ensemble du
rapport du Secrétariat et certaines parties de la déclaration de
politique générale du gouvernement. Les rapports du Secrétariat et
du gouvernement peuvent être consultés, sous le nom du pays, dans la
liste complète des rapports sur
l'examen des politiques commerciales figurant sur le site Internet
http://www.wto.org/french/tratop_f/tpr_f/tp_rep_f.htm. Ces deux
documents, le compte rendu des débats de l'OEPC et les remarques
finales formulées par le Président seront regroupés en temps
opportun dans une publication brochée qui pourra être obtenue
auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard,
154 rue de Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992,
1996 et 2000), Brunéi Darussalam (2001), Burkina Faso (1998),
Cameroun (1995 et 2001), Canada (1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et
2000), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et 2000), Corée,
Rép. de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica (1995 et 2001),
Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El Salvador
(1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996, 1999 et 2001), Fidji
(1997), Finlande (1992), Gabon (2001), Ghana (1992 et 2001),
Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998), Hongrie (1991 et
1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998), Indonésie (1991,
1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël (1994 et 1999),
Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et 2000), Kenya (1993
et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994 et 2001), Madagascar (2001),
Malaisie (1993 et 1997), Mali (1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice
(1995 et 2001), Mexique (1993 et 1997), Mozambique (2001), Namibie
(1998), Nicaragua (1999), Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991,
1996 et 2000), Nouvelle-Zélande (1990 et 1996), OECO (2001), Ouganda
(1995), Pakistan (1995), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay
(1997), Pérou (1994 et 2000), Philippines (1993 et 1999), Pologne
(1993 et 2000), République dominicaine (1996), République slovaque
(1995 et 2001), République tchèque (1996 et 2001), Roumanie (1992 et
1999), Sénégal (1994), Singapour (1992, 1996 et 2000), Sri Lanka
(1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991, 1996 et 2000 (conjointement
avec le Liechtenstein)), Swaziland (1998), Tanzanie (2000), Thaïlande
(1991, 1995 et 1999), Togo (1999), Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie
(1994), Turquie (1994 et 1998), Uruguay (1992 et 1998), Venezuela
(1996), Zambie (1996) et Zimbabwe (1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
RÉPUBLIQUE SLOVAQUE
Rapport du Secrétariat - Observations récapitulatives
La
République slovaque a considérablement progressé vers l'économie
de marché depuis le dernier examen de sa politique commerciale en
1995. La réforme de l'économie, y compris la libéralisation des
échanges et des investissements, s'est accélérée, surtout après
la fin des années 90. Le PIB réel par habitant atteignait
3 500 dollars EU en 2000, et les indicateurs sociaux se
sont améliorés. Cependant, le taux de chômage demeure élevé
(20 pour cent). La pauvreté des populations rurales et le
développement régional sont encore les grandes priorités des
pouvoirs publics.
Le
rétablissement de l'équilibre macro-économique a aussi contribué
au développement récent de la Slovaquie. Les réformes intérieures,
notamment la restructuration économique, ont amélioré les
perspectives économiques de la Slovaquie. Le secteur privé
représente aujourd'hui plus de 80 pour cent du PIB et est devenu
la principale source de croissance.
La
croissance annuelle du PIB de la Slovaquie s'est ralentie, pour se
situer à environ 2 pour cent en 1999 et 2000, les taux élevés
des années antérieures (aux environs de 6 pour cent par an en
moyenne durant la période 1995-1998), n'ayant pas pu être maintenus
car les déficits budgétaire et extérieur se sont accentués, et la
politique monétaire a été resserrée pour soutenir un taux de
change fixe. Une crise monétaire a éclaté en 1998, et la confiance
dans les réformes de la Slovaquie s'est effritée, en partie à cause
de la crise financière russe.
À
la fin de 1998, les autorités slovaques ont décidé d'instituer un
système de taux de change flottants, en resserrant la politique
budgétaire, et de mettre à nouveau l'accent sur la réforme
économique. La situation budgétaire demeure fragile, puisque le
déficit devrait être de l'ordre de 3,9 pour cent en 2001. La
politique monétaire s'attaque maintenant directement à l'inflation,
dont le taux devrait tomber à 6,9 pour cent en 2001, contre
12 pour cent en 2000.
La
reprise économique de la Slovaquie paraît aujourd'hui prometteuse.
Le taux de croissance du PIB devrait dépasser 3 pour cent en
2001, et se situer entre 4 et 5 pour cent les années suivantes.
Témoignant de l'amélioration du climat économique, les entrées
d'investissements étrangers ont connu une forte hausse. La croissance
des exportations s'est elle aussi accentuée, et les réserves
extérieures se sont reconstituées puisqu'elles couvraient trois mois
d'importations en 2001, et elles devraient augmenter encore. Cependant,
les perspectives de croissance dépendent dans une large mesure du
succès des mesures de stabilisation et des réformes structurelles,
ainsi que d'une conjoncture extérieure propice.
Le
commerce extérieur est essentiel au redressement de la Slovaquie. Une
croissance tirée par les exportations a été encouragée par
l'amélioration de l'accès aux intrants importés issue de la
libéralisation des échanges. Le commerce des marchandises a
fortement augmenté, passant de 47 pour cent du PIB en 1995 à
64 pour cent en 2000. L'Union européenne (UE) a remplacé les
pays de l'ALEEC, en particulier la République tchèque, en tant que
principal partenaire commercial de la Slovaquie. En 2000, l'UE
représentait 59 pour cent des exportations de la Slovaquie et
49 pour cent de ses importations. Les produits finis, en
particulier les machines et le matériel de transport, ont constitué
environ les deux tiers des exportations et importations slovaques en
2000.
L'orientation
générale de la politique commerciale globale de la Slovaquie va dans
le sens d'une libéralisation accrue. Son régime commercial est
relativement ouvert, hormis pour l'agriculture, qui bénéficie d'un
traitement spécial. Son approche de la libéralisation des échanges
combine des initiatives multilatérales, régionales et bilatérales.
La
Slovaquie est Membre originel de l'OMC et a le statut d'observateur
dans le cadre de l'Accord plurilatéral sur les marchés publics. Elle
accorde au minimum le traitement NPF à tous les Membres de l'OMC et
à plusieurs autres pays avec lesquels elle a conclu des accords
bilatéraux prévoyant un tel traitement. Tous les droits de douane
sont consolidés, la quasi-totalité au taux effectivement appliqué,
d'où un régime commercial plus prévisible. Au cours de la période
examinée, la Slovaquie a continué à contracter des obligations à
l'intérieur du cadre multilatéral. Les droits appliqués aux
produits visés par l'Accord sur les technologies de l'information
(ATI) seront progressivement éliminés d'ici à 2002. La Slovaquie
doit aussi éliminer peu à peu les droits (sur une période de cinq
ans à partir de 2000) relatifs aux produits visés par l'Initiative
concernant les produits pharmaceutiques. Elle a élargi ses
engagements initiaux dans le cadre de l'AGCS en participant aux
négociations de l'OMC de 1997 sur les télécommunications de base et
sur les services financiers. La Slovaquie a régulièrement notifié
à l'OMC l'évolution de sa politique commerciale.
Les
réformes commerciales et économiques de la Slovaquie sont très
fortement dominées par la nécessité pour elle de préparer son
adhésion à l'UE d'ici à 2004. Les politiques commerciales et
économiques sont de plus en plus harmonisées avec celles de l'UE.
Les négociations concernant l'adhésion à l'UE ont débuté en
février 2000; la Slovaquie voudrait les terminer d'ici à la fin de
2002. L'examen de sa législation a été pour l'essentiel achevé en
1999, et son troisième Programme national pour l'adoption des acquis
communautaires a été présenté en mai 2001. Au milieu de l'année
2001, 19 des 29 chapitres ouverts avaient été provisoirement
clos, mais des domaines sensibles subsistaient, par exemple
l'agriculture. La Commission européenne considère la Slovaquie comme
une “économie de marché qui fonctionne bien”, dans
laquelle d'autres réformes macro-économiques et structurelles sont
nécessaires.
La
libéralisation au niveau régional domine de plus en plus les mesures
commerciales adoptées par la Slovaquie. Les réductions tarifaires
préférentielles opérées dans le cadre d'arrangements régionaux
dépassent les réductions multilatérales. Les produits industriels
de l'UE sont admis en franchise de droits, et un accès préférentiel
est octroyé aux produits agricoles. L'union douanière de la
Slovaquie avec la République tchèque prévoit le libre-échange,
avec certaines exceptions concernant les produits alimentaires. La
Slovaquie a aussi conclu un accord de libre-échange avec les États
membres de l'AELE, et avec les autres parties à l'ALEEC, ainsi que
des accords bilatéraux avec les États baltes, Israël et la Turquie.
La Slovaquie s'attend à devoir adopter les accords préférentiels de
l'UE au moment de son adhésion.
En
2000, les droits préférentiels représentaient environ un tiers des
droits NPF de la Slovaquie. Les taux préférentiels varient selon les
produits et selon les partenaires commerciaux. Seule une part faible
et décroissante des importations slovaques (26 pour cent en
2000) provient exclusivement de pays non bénéficiaires de
préférences.
L'adhésion
à l'UE accentuera encore l'intégration européenne de la Slovaquie
et stimulera son développement économique. Elle offre de nouvelles
perspectives pour la réforme globale des échanges et de
l'investissement et les autres réformes économiques. Mais
l'adhésion à l'UE, et l'intégration régionale, ne devraient pas
entraver la libéralisation multilatérale, notamment celle de
l'agriculture, qui demeurera dans l'intérêt de l'économie slovaque.
Cette libéralisation multilatérale permettrait de limiter au minimum
tout détournement des échanges qui pourrait résulter de l'adhésion
à l'UE au cas où l'aide à l'agriculture augmenterait notablement
pour atteindre les niveaux plus élevés de l'UE, comme cela paraît
probable. Un tel détournement des échanges pourrait nuire à
l'efficience économique de la Slovaquie, surtout si les disparités
sectorielles venaient à se creuser entre les activités
manufacturières et les activités agricoles. Il pourrait aussi nuire
aux pays tiers et réduire les avantages que la Slovaquie tire de la
libéralisation des échanges, en évinçant les importations
provenant des fournisseurs les plus efficients.
Le
schéma SGP de la Slovaquie concernant les pays en développement
exclut de nombreux produits “sensibles”, tels que les engrais, les
tapis et la plupart des chaussures, dans une mesure qui équivaut à
plus de la moitié des positions tarifaires. Des marges réduites de
préférence (50 pour cent) s'appliquent aux produits “moins
sensibles”, qui représentent 29 pour cent des positions
tarifaires. Toutes les importations provenant des pays les moins
avancés sont admises en franchise. En moyenne, les droits SGP de la
Slovaquie sont généralement beaucoup plus élevés que les droits
préférentiels offerts à ses partenaires commerciaux régionaux. La
Slovaquie a l'intention d'adopter le schéma SGP de l'UE avant son
adhésion.
L'investissement
étranger a fait un bond en 2000 pour représenter 10 pour cent
du PIB (contre 3,5 pour cent en 1999). En tant que membre de
l'OCDE, la Slovaquie assure, sauf quelques exceptions et dispositions
transitoires, l'égalité de traitement entre investisseurs étrangers
et investisseurs nationaux. Seules les succursales étrangères du
secteur de l'énergie font l'objet de restrictions. Il n'est appliqué
aucune procédure de sélection ni aucune limite concernant la
participation étrangère, sauf dans quelques secteurs de services,
par exemple le transport aérien. La Slovaquie a progressivement
développé les mesures d'incitation, comme les exonérations fiscales,
pour attirer l'investissement étranger direct. Les changements les
plus récents ont été approuvés en mai 2001. Il est difficile de
dire si les avantages de ces incitations l'emportent sur leurs coûts.
La
moyenne arithmétique des droits NPF était de 6,1 pour cent en
2001, contre 8 pour cent en 1995. La dispersion des droits s'est
également réduite. En 2001, les droits préférentiels (à
l'exclusion du SGP) ont été en moyenne de 2 pour cent (le taux
moyen pour les importations en provenance de l'UE était de
2,4 pour cent). Des surtaxes tarifaires ont été appliquées
largement plusieurs fois depuis 1995 pour des raisons d'équilibre de
la balance des paiements; la dernière — introduite au milieu
de 1999 — a été dans un premier temps de 7 pour cent, mais a
progressivement été abaissée à 3 pour cent, puis éliminée
en 2001. Les taxes indirectes ne frappent pas de manière
discriminatoire les importations.
Il
existe une forte progressivité des droits de douane, en particulier
pour “les aliments, les boissons et le tabac” et “les textiles
et vêtements”, et des droits relativement élevés pouvant
dépasser 100 pour cent s'appliquent aux produits alimentaires.
La plupart des produits agricoles sont protégés par des droits
relativement élevés. Le droit moyen NPF sur ces produits était de
13 pour cent, soit environ trois fois le droit appliqué aux
produits non agricoles (définitions de l'OMC).
Tous
les droits sont des droits ad valorem. Cependant, la transparence
tarifaire est amoindrie par des exemptions de droits, par des taux
saisonniers plus élevés sur certaines fleurs et certains fruits et
légumes, ainsi que par l'existence d'une multitude de taux
différents, qui sont souvent des nombres fractionnaires.
La
nouvelle Loi douanière de 2001, qui aligne les procédures
douanières de la Slovaquie sur celles de l'UE, a amélioré
l'efficacité des douanes, favorisée en cela par une informatisation
accrue utilisant le système SYDONIA et par la mise en place d'un
système complet de contrôle et d'analyse des risques.
Les
obstacles non tarifaires officiels restants sont relativement peu
nombreux. Les contingents d'importation n'existent que pour certains
produits, tels les chaussures (importées de Chine) et le sucre, y
compris de la République tchèque, jusqu'à la fin de 2002. Les
contingents applicables à la bière et aux boissons non alcooliques
devraient être éliminés à la fin de 2001. Les contingents ont
également été supprimés pour le charbon, les combustibles et
autres produits. Le champ des licences d'importation automatiques a
été réduit à certains produits à des fins statistiques et à des
fins de surveillance (par exemple, produits alimentaires et produits
du tabac) ou pour des raisons de sécurité (par exemple, explosifs et
armes à feu). L'importation de voitures datant de plus de dix ans est
interdite pour des raisons sanitaires et environnementales.
Des
contingents tarifaires s'appliquent à de nombreux produits, en
particulier les produits alimentaires, les boissons et le tabac. Des
contingents tarifaires NPF globaux “premier arrivé, premier servi”
s'appliquent à 24 catégories de produits agricoles afin
d'assurer un accès “minimal et courant” au marché suite à la
tarification des mesures non tarifaires. Des taux élevés à
l'intérieur et en dehors des contingents, pouvant aller jusqu'à
70 pour cent et 125 pour cent respectivement, s'appliquent
à de nombreux produits. De nombreux contingents sont notablement
sous-utilisés; les taux moyens d'utilisation sont tombés de
45 pour cent en 1998 à 34 pour cent en 2000. Des
contingents tarifaires NPF temporaires assortis de taux nuls
s'appliquent aussi aux produits dont il est estimé qu'il y a pénurie.
Des contingents tarifaires préférentiels existent dans le cadre
d'accords commerciaux régionaux. Pour les produits relevant des deux
régimes, les contingents tarifaires agricoles NPF englobent les
importations visées par les contingents préférentiels.
De
nombreuses importations “sensibles” de produits agricoles
originaires de la République tchèque sont surveillées conjointement
en vertu des arrangements relatifs à l'union douanière. Pour les
produits alimentaires, des accords d'autolimitation existent
également entre les associations de producteurs des deux pays.
La
Slovaquie harmonise ses normes, ses règlements techniques et ses
procédures d'évaluation de la conformité avec celles de l'UE
principalement. Les procédures d'essai et de normalisation ont été
simplifiées. En 2001, les normes de la Slovaquie sont devenues
facultatives, sauf indication contraire dans un règlement technique.
À la fin de mai 2001, il y avait 23 199 normes;
62 pour cent étaient des normes nationales, 27 pour cent
des normes européennes et le reste des normes internationales,
surtout de l'ISO et de la CEI. La Slovaquie voudrait que, d'ici à
2002, 80 pour cent de ses normes soient harmonisées avec celles
de l'UE. Les prescriptions de l'UE sont appliquées lorsqu'elles
diffèrent des normes internationales. L'autocertification des
fabricants et des importateurs a été instituée. Plusieurs accords
de reconnaissance mutuelle existent, notamment avec la République
tchèque et la Pologne, et entre les pays membres de l'ALEEC.
La
Slovaquie applique des réglementations SPS rigoureuses à
l'importation des produits alimentaires. Par exemple, les importations
de pommes de terre et de fruits tels que pommes et poires font l'objet
d'une surveillance rigoureuse, fondée sur des évaluations des
risques phytosanitaires. Les importations d'aliments renfermant des
OGM et de viande traitée aux hormones de croissance sont interdites.
La
Slovaquie renforce actuellement ses lois sur la concurrence en
s'inspirant de celles de l'UE, et le Bureau antimonopole jouit
maintenant d'une plus grande indépendance. Les ententes
anticoncurrentielles, par exemple sur les prix, sont interdites, comme
l'est l'abus de position dominante par des fournisseurs non soumis à
une concurrence “substantielle”. Les fusions sont interdites si
elles confèrent à une entreprise une position dominante qui renforce
une telle position au point de réduire la concurrence.
Le
Bureau de l'aide publique a été établi en 2000 pour surveiller et
contrôler l'aide qu'accorde l'État aux entreprises manufacturières.
Les aides publiques qui restreignent la concurrence sont interdites,
exception faite de certains secteurs — sidérurgie, chantiers
navals, construction automobile, fabrication de fibres artificielles
et synthétiques et industries extractives — où elles sont
autorisées à des fins déterminées, par exemple la restructuration
industrielle, dans certaines limites. L'aide de l'État a été
estimée par le Bureau susmentionné à 15,2 milliards de Sk en
1999 (contre 6,8 milliards de Sk en 1998). Les principaux
secteurs bénéficiaires ont été les transports et les
communications.
Des
lois sur les mesures antidumping et les mesures compensatoires,
administrées respectivement par les Ministères des finances et de
l'économie, ont été adoptées au milieu de 1997. À ce jour, aucune
mesure de ce genre n'a été prise. Chaque ministère doit demander
l'avis du Bureau antimonopole concernant les effets de telles mesures
sur la concurrence. Cette procédure reconnaît expressément les
effets anticoncurrentiels des mesures antidumping et compensatoires et
peut aider à en limiter l'utilisation abusive. Cependant, le rôle
exact du Bureau en la matière est imprécis.
La
Loi sur les sauvegardes, adoptée également en 1997 et administrée
par le Ministère de l'économie, a été utilisée deux fois. Les
droits additionnels visant la viande de porc importée, appliqués en
mai 1999, ont été supprimés comme prévu dans les 200 jours.
Un contingent de quatre ans s'applique au sucre. Le Bureau
antimonopole doit communiquer un avis au Ministère, mais son rôle
précis est ambigu. Sur 17 demandes présentées, dix
concernaient des produits industriels. Aucune mesure de sauvegarde n'a
été prise à l'égard de produits industriels, même pour les
produits en fer laminés à plat originaires de Russie et d'Ukraine
pour lesquels le Bureau avait recommandé des droits additionnels.
Le
Bureau des marchés publics, organisme indépendant, a été établi
en 2000 pour administrer et superviser les marchés publics,
améliorant ainsi la transparence. Aucune préférence en matière de
prix ne s'applique aux fournisseurs nationaux. Les méthodes
d'adjudication sont prévues dans la loi. En 2000, 46 pour cent
des marchés publics ont été lancés au moyen d'appels d'offres
ouverts. Il peut être fait appel des décisions relatives à la
passation des marchés auprès du Bureau, y compris de la part des
entreprises étrangères, ainsi qu'aux tribunaux.
La
Slovaquie est dotée d'une législation complète protégeant les
droits de propriété intellectuelle, et elle est partie à tous les
grands accords multilatéraux s'y rapportant. Elle a récemment
ratifié les traités de l'OMPI concernant la protection des DPI sur
Internet et elle s'est jointe au Traité sur le droit des brevets. Une
nouvelle Loi sur le droit d'auteur, entrée en vigueur en août 2000,
vise à donner effet aux prescriptions de l'UE et prévoit une
protection accrue pour les technologies numériques et les bases de
données. Les importations parallèles ne sont pas limitées.
Les
brevets, les dessins et modèles industriels et les modèles
d'utilité sont protégés. Une nouvelle législation entrera en
vigueur à ce sujet à la fin de 2001. Les topographies de semi-conducteurs
sont protégées par une loi distincte, entrée en vigueur en juin
2000. Une nouvelle loi sur les marques de commerce entrera en vigueur
en 2002. Une protection accrue des indications géographiques,
notamment pour les boissons alcooliques, est prévue à compter de
2003. L'attribution aux autorités douanières de plus grands pouvoirs
lorsqu'il s'agit de saisir et de détruire les importations illégales
a renforcé les moyens de faire respecter les droits, moyens jugés
insuffisants par certains partenaires commerciaux.
La
Slovaquie ne perçoit pas de taxes, impositions ou autres redevances
sur ses exportations. Elle applique des contingents d'exportation
principalement sur les produits agricoles et les produits du fer et de
l'acier afin de stabiliser le marché intérieur. Des licences
d'exportation automatiques s'appliquent, à des fins statistiques et
à des fins de surveillance, à certains produits, par exemple le cuir
brut et les produits pharmaceutiques.
Les
subventions à l'exportation, en particulier pour les produits
laitiers et le malt, se sont chiffrées à 535 millions de Sk en
2000, contre 491 en 1999. Les engagements multilatéraux de la
Slovaquie en matière de subventions à l'exportation ne prévoient
qu'une restriction limitée de leur utilisation; les subventions
versées en 2000 ont représenté 65 pour cent de ses niveaux
d'engagement.
Les
exportateurs bénéficient de mécanismes de financement, d'assurance
et de garantie proposés par l'Eximbank, banque appartenant à l'État,
conformément aux règles de l'OCDE. Des “prêts verts” à des
conditions favorables aident aussi les exportateurs de produits
agricoles, comme les fruits et les légumes. Il existe plusieurs
programmes d'aide à la promotion et à la commercialisation des
exportations. Les exportateurs peuvent bénéficier de suspensions de
droits et de systèmes de ristournes des droits, ainsi que de six
zones franches.
La
politique agricole est fortement influencée par les exigences de
l'adhésion à l'UE, la Slovaquie s'efforçant d'adopter des mesures
compatibles avec la PAC. Le soutien de l'agriculture est une grande
priorité du gouvernement dans l'optique de l'autosuffisance
alimentaire. L'aide à l'agriculture (ESP) a considérablement
diminué, tombant à 1 pour cent en 1996, pour remonter en
flèche (27 pour cent) en 1998; elle se situait à 22 pour
cent en 2000. Les transferts aux agriculteurs ont totalisé
15,6 milliards de Sk en 2000, somme financée principalement par
les contribuables et les consommateurs.
L'aide
aux agriculteurs prend de plus en plus la forme de versements directs
(environ 90 pour cent en 2000), liés principalement aux intrants,
à la superficie cultivée/au nombre d'animaux ou au revenu agricole.
La Slovaquie a respecté ses niveaux d'engagement en matière de
soutien interne, mais son ESP dans ce secteur — mesuré
par l'OCDE — dépasse nettement les niveaux de sa MGS.
L'aide
à l'agriculture est fourni par le biais de droits de douane, d'un
soutien des prix, de mesures de régulation de l'offre, de subventions
au crédit et aux intrants, ainsi que de versements directs, y compris
des subventions à l'exportation. Les produits subventionnés sont le
sucre, les produits laitiers, la volaille et la viande de porc. Le
gouvernement estime que l'agriculture devrait être pleinement
intégrée dans la PAC de l'UE à des niveaux de soutien similaires.
Cependant, l'accroissement de l'aide à l'agriculture risque de
compromettre l'efficacité économique en creusant les disparités
dans la structure de l'aide accordée par la Slovaquie. Elle risque
aussi d'accroître les excédents agricoles et les exportations
subventionnées de la Slovaquie.
Contrairement
à l'agriculture, le secteur industriel slovaque se restructure à la
faveur de la concurrence accrue des importations résultant de la
libéralisation des échanges. Plusieurs branches de production, par
exemple celles des véhicules automobiles et des matières plastiques
primaires, ont amélioré leurs résultats grâce à de nouveaux
marchés d'exportation et à l'investissement étranger.
Les
privatisations demeurent un objectif essentiel pour rendre l'économie
plus compétitive, notamment dans les secteurs de services essentiels.
Depuis 1999, le programme des privatisations a été revitalisé et
rendu plus transparent. Les monopoles d'État naturels (ou
stratégiques) ne sont plus exclus des privatisations, à l'exception
de la poste, des chemins de fer, des forêts et de l'approvisionnement
en eau. La participation d'intérêts privés est limitée dans
quelques entreprises d'État, par exemple à 34 pour cent dans
les télécommunications, la banque et l'assurance. Des institutions
faibles, des réglementations commerciales déficientes et une
mauvaise gestion des sociétés ont entravé la restructuration, comme
l'ont fait les privatisations non commerciales soumises à une
ingérence politique. Une meilleure législation commerciale, y
compris une nouvelle réglementation sur les faillites et les valeurs
mobilières, permet aujourd'hui une restructuration plus efficace des
entreprises, même si les tribunaux de commerce restent surchargés.
Les
secteurs prioritaires du désengagement de l'État comprennent les
services financiers et les services de télécommunication ainsi que
les grands services publics, comme l'électricité et le gaz. Le
secteur bancaire a été restructuré, entre autres par l'injection de
18,9 milliards de Sk dans les trois plus importantes banques
d'État, et au moyen d'une prise en charge par l'État de leurs prêts
improductifs totalisant 105 milliards de Sk. La privatisation de
ces banques doit être achevée vers la fin de 2001. La surveillance
des banques par la Banque nationale a également été renforcée, et
le respect des règles amélioré.
Les
succursales de banques étrangères et, depuis avril 2000, de
compagnies d'assurance, sont autorisées. La compagnie d'assurance de
l'État sera privatisée. L'assurance responsabilité civile
automobile obligatoire sera démonopolisée à compter de 2002. Les
nouvelles compagnies d'assurance ne peuvent plus, depuis avril 2000,
offrir à la fois des polices d'assurance sur la vie et autres que sur
la vie.
Des
organismes de réglementation sont mis en place dans les principaux
secteurs de services afin de faciliter la privatisation et de
préserver la concurrence. Récemment, 51 pour cent du capital de
Slovakia Telecom a été cédé à l'étranger, et un nouvel organisme
de réglementation indépendant, l'Office des télécommunications, a
été établi en juillet 2000. Le secteur sera libéralisé
davantage à partir de 2003 lorsque le monopole d'État sur les
télécommunications de base utilisant le réseau fixe public prendra
fin. La Loi sur les télécommunications de 2000 donne aux opérateurs
agréés, à partir de 2003, un accès non discriminatoire au réseau
public dans un délai raisonnable à un prix fondé sur des coûts
justifiés. Des services universels sont également prévus.
Le
secteur des transports est lui aussi en cours de réforme. Les
subventions aux services d'autocar sur les lignes de plus de 100 kilomètres
vont disparaître. Les Chemins de fer slovaques, qui appartiennent à
l'État et qui sont fortement endettés, seront scindés en deux
entreprises en 2001. Les services de transport de marchandises et de
passagers seront privatisés d'ici à 2005. Les subventions au
transport de passagers seront progressivement réduites et
rationalisées pour les lignes déficitaires. L'idée d'établir une
compagnie de transport aérien nationale d'État a été abandonnée
en janvier 1999. Des droits de cabotage, accordés pour des motifs de
réciprocité, s'appliquent aux services de navigation en Slovaquie.
La
transition économique accélérée de la Slovaquie a intensifié les
préparatifs en vue de son adhésion à l'UE. Il en résultera de
nouvelles perspectives et de nouveaux avantages pour la Slovaquie et
ses partenaires commerciaux.
Néanmoins,
la Slovaquie devra continuer de concilier les exigences de son
adhésion à l'UE avec sa participation au système commercial
multilatéral. Les efforts de libéralisation offrent le maximum
d'avantages économiques à la Slovaquie et à ses partenaires
commerciaux lorsqu'ils se renforcent mutuellement et lorsque les
initiatives régionales, comme l'adhésion à l'UE, ne compromettent
pas la libéralisation NPF. Le moyen le plus efficace d'y parvenir
serait que la Slovaquie accorde des préférences régionales sur une
base non discriminatoire et qu'elle les consolide au plan
multilatéral.
La
poursuite énergique de la libéralisation multilatérale des
échanges demeurera dans l'intérêt à plus long terme de l'économie
slovaque, même après l'adhésion à l'UE, lorsque l'accroissement
probable de l'aide à l'agriculture créera peut-être des problèmes
de détournement des échanges. Les partenaires commerciaux de la
Slovaquie pourraient aussi contribuer au succès de sa transition en
lui garantissant un accès non discriminatoire à leurs marchés.
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du gouvernement haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
RÉPUBLIQUE SLOVAQUE
Rapport du gouvernement Partie II
Évolution
du commerce extérieur et de l'investissement étranger
L'évolution
du commerce extérieur de la République slovaque a connu plusieurs
étapes, marquées tout d'abord par le processus de transition, par la
désintégration et l'effondrement des marchés de l'Europe orientale,
ainsi que par la récession mondiale. Au cours de la période qui a
suivi, l'économie et le commerce extérieur ont connu une croissance
dynamique, qui a cependant accentué les déséquilibres macro-économiques
et aggravé le déficit commercial.
Celui-ci,
déjà présent fin 1995, a pris toute son ampleur entre 1996-1998,
période au cours de laquelle le déficit du compte courant
représentait, en moyenne, 9,4 pour cent du PIB. La pression
ainsi exercée sur la monnaie a nécessité une modification du
régime de change, ce qui a ensuite provoqué un affaiblissement du
cours de la couronne slovaque, et de fait, une dévaluation en octobre 1998.
Par conséquent, le régime de taux de change nominal fixe de la
couronne slovaque, dans une bande de fluctuation par rapport au panier
de monnaies a été aboli et remplacé par un taux variable.
Afin
de stabiliser l'économie et le taux de change de la monnaie et de
créer les conditions nécessaires au développement de la micro-économie,
le gouvernement slovaque a mis en œuvre certaines mesures visant
notamment à faire baisser le déficit de la balance commerciale et le
déficit des finances publiques. Celles-ci ont permis en 1999 de
ramener le déficit du commerce extérieur des biens et services à
34,8 pour cent du niveau qu'il atteignait en 1998. Cette tendance
s'est poursuivie en 2000. Par la suite, le déficit courant de la
balance des paiements a été sensiblement réduit, principalement
grâce à un accroissement rapide (près de 30 pour cent en 2000)
des exportations de marchandises.
Entre
1996 et 2000, l'accroissement moyen annuel était de 16,8 pour
cent pour les exportations, et de 21,4 pour cent pour les
importations. Cette augmentation résultait principalement de la mise
en œuvre de l'Accord d'association avec l'Union européenne et de
l'Accord de l'ALEEC. En 2000, près de 80 pour cent des
importations et plus de 90 pour cent des exportations étaient
effectués avec ces pays. Au cours de cette période, la part des
exportations slovaques vers le marché de l'UE s'est accrue,
atteignant 59,07 pour cent en 2000.
Soucieux
d'améliorer la qualité de l'environnement des affaires et de lever
les obstacles à l'investissement, le gouvernement a adopté, en 2000,
un document intitulé “Améliorer le cadre juridique,
réglementaire et fiscal afin de promouvoir les entreprises et les
investissements”. D'autres mesures ont également été prises
afin de définir le statut d'investisseur étranger important,
d'accorder des avantages fiscaux, de contribuer à la création
d'emplois et d'encourager les sociétés récemment créées, ainsi
que la construction de zones et de parcs industriels.
L'une
des principales raisons à la lenteur de la restructuration de
l'économie slovaque a été, pendant de nombreuses années, l'apport
très limité d'IED, nettement inférieur au niveau des pays voisins.
Il a été possible de renverser cette tendance grâce à l'adoption
d'une stratégie destinée à attirer l'IED en République slovaque,
à telle enseigne que le niveau d'IED en 2000 a dépassé le total du
volume d'IED pour la période 1996-1999. L'augmentation du volume
d'IED est essentielle pour la relance, ainsi que pour le
développement et la croissance durables à long terme de l'économie
slovaque. La mise en œuvre de la stratégie destinée à attirer
l'IED en République slovaque est supervisée par l'Agence slovaque de
promotion de l'investissement et du commerce (SARIO, S.A.).
La
promotion de l'investissement étranger est étroitement liée à la
promotion des exportations, dont a été chargé, jusqu'à la fin
2000, le Fonds de promotion du commerce extérieur, créé en
application de la Loi n° 379/1996 Coll.l. En 2001, ce Fonds a été
transformé, et ses activités reprises par SARIO, dont les principaux
actionnaires sont le Bureau du gouvernement de la République slovaque,
le Ministère de l'économie, ainsi que le Ministère des finances.
Les
capitaux étrangers, en particulier grâce à l'augmentation récente
de leur afflux, ont eu une incidence positive sur l'économie slovaque
et ont été largement réinjectés dans les transactions commerciales
avec l'étranger. Les liens tissés entre les entreprises à
participation étrangère et l'industrie locale ont contribué à
l'amélioration des résultats à l'exportation.
L'évolution
de la structure des apports de capitaux étrangers est positive,
étant donné que l'IED (76,9 pour cent) a pris le pas sur le
crédit financier, qui prédominait entre 1996 et 1998 (80 pour
cent du total des ressources à moyen et long terme).
L'arrivée
d'investisseurs étrangers dans de grandes entreprises (Slovak
Telecom, VSŽ Košice et Slovnaft) joue un rôle important dans le
cadre de l'IED. L'économie slovaque manque encore d'investisseurs
étrangers stratégiques dans des secteurs plus pointus en matière
technologique de l'industrie de transformation, ce qui contribuerait
au transfert de nouvelles technologies, à l'amélioration de la
productivité et à l'élargissement des réseaux de vente.
Le
développement accru des PME est extrêmement important. Les
programmes publics visant à encourager l'investissement dans ce
domaine sont mis en œuvre par la Banque slovaque de garantie et de développement,
ainsi que par l'Agence nationale pour le développement des petites et
moyennes entreprises. Depuis la création de la République slovaque,
le secteur des PME a connu une évolution positive, certains
indicateurs montrant en la matière des résultats comparables aux
pays de l'UE. Les PME emploient actuellement 56 pour cent à
58 pour cent de la population active par région, sont à
l'origine de plus de 56 pour cent de la valeur ajoutée créée
dans l'économie nationale, et représentent une part importante des
exportations à destination des économies de marché développés.
S'agissant
de la restructuration du secteur des entreprises, la solution de
l'endettement interentreprises, la consolidation des disciplines en
matière de paiement et la modification de la Loi sur les faillites et
les compensations ont été extrêmement importantes. L'amendement à
cette Loi, entré en vigueur en août 2000, renforce les droits des
créanciers en leur donnant davantage de moyens pour recouvrer les
créances, et crée les conditions permettant de limiter les
capacités immobilisées dans des entreprises non efficaces et de les
mettre à disposition d'entreprises compétitives, ce qui devrait
rendre l'application de la législation plus efficace.
Dans
une économie de marché, la concurrence est un mécanisme naturel qui
garantit un fonctionnement efficace des entreprises, tout en
permettant une utilisation optimale des ressources et en ayant une
incidence positive pour les consommateurs. L'encadrement juridique de
la concurrence en République slovaque vise à protéger et à
promouvoir une concurrence efficace, ainsi qu'à en encourager le
développement. Dans ce contexte, le Programme national sur la
qualité (jusqu'en 2003), adopté par le gouvernement et
élaboré conformément à l'esprit de l'UE, joue un rôle important.
Le gouvernement slovaque, afin de garantir une croissance économique
soutenue, d'améliorer encore le niveau de vie de la population, de
protéger sa santé, de garantir sa sécurité et de répondre à des
préoccupations environnementales, s'efforce de rechercher la qualité
dans le domaine de la production, du commerce et de la consommation,
en sensibilisant le grand public, en privilégiant la gestion de la
qualité, notamment dans les PME et le secteur des services, en
organisant de prestigieux concours de qualité, ainsi qu'en offrant un
système de protection de la santé publique.
En
relation avec l'article 64 de l'Accord européen, le Ministère des
finances a élaboré, en 1999, un projet de loi sur les aides
publiques. Ce projet a été adopté le 24 août 1999 par le Conseil
national de la République slovaque, devenant ainsi la Loi n°
231/1999 Coll.l. sur les aides publiques, entrée en vigueur au 1er
janvier 2000. Cette Loi vise essentiellement à interdire toute aide
publique susceptible d'empêcher, de perturber, de limiter ou de
risquer de limiter la concurrence, en accordant des avantages à
certaines entreprises, à la production de certains articles, ou à la
fourniture de certains services. En vertu de ladite Loi a été créé
le Bureau des aides publiques, organe gouvernemental chargé
d'analyser, d'évaluer et d'approuver les aides publiques, ainsi que
de contrôler et d'enregistrer les aides fournies. Avant que ne soit
accordée une aide, une demande d'approbation doit être faite auprès
du Bureau, sauf pour les aides publiques minimes, relevant du
paragraphe 3 de la Loi. Le Bureau des aides publiques est donc le
garant d'une plus grande transparence dans la fourniture des ces
aides, puisque son accord préalable est indispensable.
Un
élément important de la transformation de l'économie slovaque a
été le transfert de biens détenus par l'État à des propriétaires
privés, ce qui a été effectué de diverses façons et en plusieurs
étapes. Dans le cadre du processus de transformation et de
privatisation, les privatisations dites “petites et grandes”
ont joué un rôle essentiel. Toutefois, la transformation a
également pris la forme de restitutions et de liquidations
d'entreprises publiques. Actuellement, la poursuite de la
privatisation est l'une des priorités du gouvernement. La condition
est la transparence dans toutes les étapes de la transformation,
suivant les règles de la concurrence et dans un environnement
législatif pertinent. C'est le Ministère de l'administration et de
la privatisation des biens d'État qui est chargé d'évaluer et
d'approuver l'aspect méthodologique des projets de privatisation.
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