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Le
programme de réformes de la Slovénie a mis en place une économie
moderne, stable et tournée vers l'extérieur
haut
de page
Le rapport du
Secrétariat de l'OMC sur la politique et les pratiques commerciales
de la Slovénie indique que le programme de réformes dans lequel ce
pays s'est lancé après son indépendance, en 1991, et qui visait à
restaurer la stabilité macro-économique et à établir une
véritable économie de marché, a mis en place une économie moderne,
stable, tournée vers l'extérieur et bien intégrée à l'économie
mondiale. Ce processus a surtout été marqué par une libéralisation
des échanges et de l'investissement, qui a été stimulée par les
engagements contractés dans le cadre de l'OMC et par la préparation
de l'adhésion à l'UE.
Le
rapport note que, abstraction faite d'une courte crise en 1992, la
Slovénie a connu tout au long de la transition une solide croissance
économique de plus de 4 pour cent en moyenne par année, alimentée
par les exportations et les flux d'investissements. La poursuite
systématique de solides politiques structurelles et macro-économiques,
ainsi qu'en témoigne une décennie de budgets généralement
équilibrés, de faible endettement extérieur, d'inflation modérée
et de déficits contenus du compte des opérations courantes avec
l'étranger, a rendu l'économie slovène plus forte face aux chocs
extérieurs.
Le
processus progressif mais systématique de réformes structurelles,
avec notamment l'élimination des mesures de contrôle des prix, des
changes et des échanges, la privatisation graduelle des entreprises
du “secteur socialisé”, a contribué à la mise en place de
structures de marché dans la grande majorité des secteurs de
l'économie. À partir de 1998, le rythme des réformes structurelles
s'est accéléré, avec entre autres la libéralisation des mouvements
de capitaux. La vigueur des résultats économiques de la Slovénie a
permis des améliorations notables des indicateurs sociaux: le taux de
chômage est tombé à 7 pour cent et le revenu par habitant (de
l'ordre de 10 000 dollars EU) n'est pas disproportionné par rapport
à celui des pays de l'UE. Il n'empêche que d'importantes disparités
subsistent au niveau du développement régional.
Le
rapport souligne par ailleurs que l'économie de la Slovénie est
fortement tributaire du commerce international. Le pays a pris des
engagements de vaste portée lors de son accession à l'OMC
(consolidation de 100 pour cent de ses lignes tarifaires; élimination
des obstacles non tarifaires et engagements spécifiques pour les deux
tiers des activités couvertes par l'AGCS). Tout comme dans les autres
pays de l'Europe centrale et orientale, l'orientation des politiques
économique et commerciale de la Slovénie est en grande partie
déterminée par sa volonté d'adhérer à l'UE. Le régime de
l'investissement étranger est assez libéral et ne comporte a priori
aucune restriction générale.
Ces
dernières années, les taux des droits NPF ont été abaissés, mais
leur réduction a été moins prononcée que celle des taux
préférentiels. En 2001, la moyenne arythmétique des taux des droits
NPF effectivement appliqués atteignait près de 11 pour cent,
s'établissant à 9,5 pour cent pour les produits non agricoles et à
16 pour cent pour les produits agricoles (définition de l'OMC). Bien
que des mesures aient été prises pour réduire la dispersion des
droits, ceux-ci sont toujours caractérisés par leur progressivité,
en particulier dans les industries de l'alimentation, du bois, et des
textiles et vêtements. Un écart relativement important sépare les
taux des droits effectivement appliqués des droits consolidés. Le
rapport note que cet écart risque de nuire à la prévisibilité du
régime tarifaire de la Slovénie. Étant donné le grand nombre
d'accords préférentiels signés par le pays, 15 pour cent seulement
des importations sont assujetties à des taux exclusivement NPF.
Le
régime d'importation comporte peu d'obstacles non tarifaires. La
Slovénie maintient des prescriptions en matière de licences non
automatiques qui ont pour objet de réglementer l'importation de
certains produits affectant la sécurité et la santé publiques ainsi
que l'environnement; et d'administrer les contingents tarifaires dans
l'agriculture. Les seules véritables restrictions quantitatives qui
subsistent concernent les textiles et les vêtements et doivent être
éliminées par étapes en vertu de l'Accord sur les textiles et les
vêtements de l'OMC.
La
refonte complète de la législation intérieure dans des domaines
tels que l'investissement, la concurrence, les aides publiques et les
droits de propriété intellectuelle, à laquelle a donné lieu la
mise en œuvre des obligations contractées dans le cadre de l'OMC et
des conditions d'adhésion à l'UE, a également permis d'assouplir
les conditions d'accès au marché slovène. Les politiques
sectorielles de la Slovénie sont davantage axées sur le marché mais
le niveau du soutien public à l'agriculture a augmenté. La part de
l'agriculture dans le PIB a diminué ces dernières années (tombant
de 5 pour cent il y a une décennie à quelque 3 pour cent en 2000),
mais les crédits budgétaires alloués au secteur ont augmenté.
Depuis 1998, les politiques agricoles de la Slovénie visent à
harmoniser les systèmes de soutien avec la Politique agricole commune
de l'UE.
Le
secteur manufacturier de la Slovénie (qui représente environ le
tiers du PIB) a bien supporté la perte des marchés yougoslaves et
l'ouverture à la concurrence internationale. Grâce à la
libéralisation des échanges et à la base industrielle relativement
moderne héritée de la période socialiste, il a été en mesure de
s'intégrer aux pôles d'activités (clusters) industrielles voisins
de l'UE et de leur faire concurrence. Le secteur des services
représente plus de 50 pour cent du PIB de la Slovénie. Le
gouvernement a pris des mesures pour y réduire les interventions de
l'État et encourager l'investissement privé dans plusieurs
activités. La libéralisation des grandes activités de services,
telles que les services financiers et les télécommunications de
base, a débuté à la fin des années 90.
Note
à l'intention des journalistes
Les
examens des politiques commerciales sont un exercice, prescrit dans
les Accords de l'OMC, au cours duquel les politiques commerciales et
les politiques connexes des pays Membres sont examinées et évaluées
périodiquement. Les faits nouveaux importants qui peuvent avoir une
incidence sur le système commercial mondial font également l'objet
d'un suivi. Pour chaque examen deux documents sont établis: une
déclaration de politique générale du gouvernement du Membre soumis
à examen et un rapport détaillé rédigé de manière indépendante
par le Secrétariat de l'OMC. Ces deux documents sont ensuite
examinés par l'ensemble des Membres de l'OMC dans le cadre de
l'Organe d'examen des politiques commerciales (OEPC). Ces documents et
les comptes rendus des réunions de l'OEPC sont publiés peu de temps
après. Depuis1995, soit depuis l'entrée en vigueur de l'Accord sur
l'OMC, les services et les aspects des droits de propriété
intellectuelle qui touchent au commerce, sont également traités.
S'agissant
du présent examen, le rapport du Secrétariat de l'OMC et une
déclaration de politique générale élaborée par le gouvernement
slovène seront examinés par l'Organe d'examen des politiques
commerciales les 13 et 15 mai 2002. Le rapport du Secrétariat
concerne l'évolution de tous les aspects de la politique commerciale
de la Slovénie, y compris les lois et réglementations nationales, le
cadre institutionnel et la politique commerciale par mesure, ainsi que
l'évolution de certains secteurs.
Au
présent communiqué de presse sont jointes les observations
récapitulatives du rapport du Secrétariat et certaines parties de la
déclaration de politique générale du gouvernement. Les rapports du
Secrétariat et du gouvernement peuvent être consultés, sous le nom
du pays, dans la liste complète
des rapports sur l'examen des politiques commerciales. Ces deux
documents, le compte rendu des débats de l'OEPC et les remarques
finales formulées par le Président seront regroupés en temps
opportun dans une publication brochée qui pourra être obtenue
auprès du Secrétariat de l'OMC, Centre William Rappard, 154 rue de
Lausanne, 1211 Genève 21.
Depuis
décembre 1989, il a été procédé à l'examen de la politique
commerciale des pays ou groupes de pays suivants: Afrique
du Sud (1993 et 1998), Argentine (1992 et 1999), Australie (1989, 1994
et 1998), Autriche (1992), Bahreïn (2000), Bangladesh (1992 et 2000),
Bénin (1997), Bolivie (1993 et 1999), Botswana (1998), Brésil (1992,
1996 et 2000), Brunéi Darussalam (2001), Burkina Faso (1998),
Cameroun (1995 et 2001), Canada (1990, 1992, 1994, 1996, 1998 et
2000), Chili (1991 et 1997), Chypre (1997), Colombie (1990 et 1996),
Communautés européennes (1991, 1993, 1995, 1997 et 2000), Corée, Rép.
de (1992, 1996 et 2000), Costa Rica (1995 et 2001),
Côte d'Ivoire (1995), Égypte (1992 et 1999), El Salvador
(1996), États-Unis (1989, 1992, 1994, 1996, 1999 et 2001), Fidji
(1997), Finlande (1992), Gabon (2001), Ghana (1992 et 2001),
Guatemala (2002), Guinée (1999), Hong Kong (1990, 1994 et 1998),
Hongrie (1991 et 1998), Îles Salomon (1998), Inde (1993 et 1998),
Indonésie (1991, 1994 et 1998), Islande (1994 et 2000), Israël
(1994 et 1999), Jamaïque (1998), Japon (1990, 1992, 1995, 1998 et
2000), Kenya (1993 et 2000), Lesotho (1998), Macao (1994 et 2001),
Madagascar (2001), Malaisie (1993, 1997 et 2001), Malawi (2002), Mali
(1998), Maroc (1989 et 1996), Maurice (1995 et 2001), Mexique (1993,
1997 et 2002), Mozambique (2001), Namibie (1998), Nicaragua (1999),
Nigéria (1991 et 1998), Norvège (1991, 1996 et 2000), Nouvelle-Zélande
(1990 et 1996), OECO (2001), Ouganda (1995 et 2001), Pakistan (1995 et
2002), Papouasie-Nouvelle-Guinée (1999), Paraguay (1997), Pérou
(1994 et 2000), Philippines (1993 et 1999), Pologne (1993 et 2000),
République dominicaine (1996), République slovaque (1995 et 2001),
République tchèque (1996 et 2001), Roumanie (1992 et 1999),
Sénégal (1994), Singapour (1992, 1996 et 2000), Slovénie
(2002), Sri Lanka (1995), Suède (1990 et 1994), Suisse (1991, 1996 et
2000 (conjointement avec le Liechtenstein)), Swaziland (1998),
Tanzanie (2000), Thaïlande (1991, 1995 et 1999), Togo (1999),
Trinité-et-Tobago (1998), Tunisie (1994), Turquie (1994 et 1998),
Uruguay (1992 et 1998), Venezuela (1996), Zambie (1996) et Zimbabwe
(1994).
Rapport
du Secrétariat haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
SLOVENIE
Rapport du Secrétariat — Observations récapitulatives
Après
l'indépendance (1991), la Slovénie n'a pas tardé à se lancer dans
un programme de réformes qui visait à restaurer la stabilité macro-économique
et à établir une véritable économie de marché. Il a fallu moins
d'une décennie pour que la Slovénie atteigne en grande partie ces
objectifs et qu'elle mette en place une économie moderne, stable,
tournée vers l'extérieur, et bien intégrée à l'économie mondiale.
Ce processus a surtout été marqué par une libéralisation des
échanges et de l'investissement qui a été stimulée par les
engagements contractés dans le cadre de l'OMC et par la préparation
de l'adhésion à l'Union européenne (UE).
Si
l'on fait abstraction d'une courte crise en 1992, la Slovénie a
connu tout au long de la transition une solide croissance économique
de plus de 4 pour cent en moyenne par année, alimentée par les
exportations et les flux d'investissements. La poursuite systématique
de solides politiques structurelles et macro-économiques, ainsi qu'en
témoigne une décennie de budgets généralement équilibrés, de
faible endettement extérieur, d'inflation modérée et de déficits
contenus du compte des opérations courantes avec l'étranger, a rendu
l'économie slovène plus forte face aux chocs extérieurs. Cela a
été en particulier le cas lors de la crise financière russe de
1997-1998 et, maintenant, avec le ralentissement de l'économie
mondiale. En 2001, le PIB devrait croître de quelque
3,7 pour cent.
Le
processus progressif, mais systématique de réformes structurelles,
avec notamment l'élimination des mesures de contrôle des prix, des
changes et des échanges, la privatisation graduelle des entreprises
du “secteur socialisé”, a contribué à la mise en place de
structures de marché dans la grande majorité des secteurs de
l'économie. À partir de 1998, le rythme des réformes structurelles
s'est accéléré, avec entre autres la libéralisation des mouvements
de capitaux. La vigueur des résultats économiques de la Slovénie a
permis des améliorations notables des indicateurs sociaux: le taux de
chômage est tombé à 7 pour cent et le revenu par habitant (de
l'ordre de 10 000 dollars EU) n'est pas
disproportionné par rapport à celui des pays de l'UE. Il n'empêche
que d'importantes disparités subsistent au niveau du développement
régional.
L'économie
de la Slovénie est fortement tributaire du commerce international. Le
ratio des échanges de marchandises (importations et exportations) au
PIB est l'un des plus élevés de la région (environ 120 pour
cent). Au début des années 90, confrontée à la perte des
marchés yougoslaves et à la rupture des réseaux de transport et de
communication vers le sud-est de l'Europe, la Slovénie a dû
réorienter ses courants d'échanges vers l'UE et les pays qui y sont
associés; ceux-ci représentent maintenant plus des deux tiers de ses
échanges commerciaux. Les liens commerciaux antérieurs à la
transition n'ont toutefois pas été coupés et, en 2000, le
recul des échanges avec les pays de l'ex-Yougoslavie et la Russie
avait pris fin. La composition par produits du commerce des
marchandises, qui est toujours dominé par les produits semi-finis et
les biens intermédiaires manufacturés, se transforme progressivement.
Les parts des textiles et vêtements et de l'acier reculent
légèrement, alors que celles des produits de l'automobile, de
l'électronique et des produits pharmaceutiques gagnent en importance.
La
participation de la Slovénie à diverses initiatives commerciales
multilatérales, régionales et bilatérales témoigne des efforts
qu'elle fournit pour s'intégrer davantage à l'économie mondiale. La
Slovénie a demandé à accéder au GATT en 1992, peu après son
indépendance. Elle a été la dernière partie contractante à y
accéder en 1994, et est devenue Membre originel de l'OMC. Elle
accorde le traitement NPF à tous ses partenaires commerciaux Membres
de l'OMC. Elle a également signé des accords de libre-échange avec
l'Union européenne (l'Accord européen) et les pays associés à l'UE
(EFTA, ALEEC, pays baltes, Israël, Turquie), ainsi qu'avec la Croatie
et l'ex-République yougoslave de Macédoine.
La
Slovénie est fermement attachée au système commercial multilatéral.
Elle a pris des engagements de vaste portée lors de son accession
(consolidation de 100 pour cent de ses lignes tarifaires;
élimination des obstacles non tarifaires; et engagements spécifiques
dans les deux tiers des activités couvertes par l'AGCS), et a par la
suite adhéré à l'Accord sur les technologies de l'information et
participé aux négociations de l'OMC qui ont repris sur les services
financiers, et elle est en voie d'accéder à l'Accord sur les
marchés publics. La Slovénie n'a contracté aucun engagement
spécifique dans le cadre des négociations qui ont repris sur les
services de télécommunication, et elle maintient quelques exemptions
au traitement NPF dans le cadre de l'AGCS. Elle a en grande partie
satisfait aux prescriptions courantes de notification à l'OMC. La
Slovénie a appuyé sans réserve le lancement d'un nouveau cycle de
négociations commerciales à la quatrième Conférence ministérielle
de Doha.
Tout
comme dans les autres pays de l'Europe centrale et orientale,
l'orientation des politiques économique et commerciale de la
Slovénie est en grande partie déterminée par sa volonté d'adhérer
à l'UE. La Slovénie figure dans la première vague des pays qui
devraient adhérer à l'UE. L'harmonisation de son régime de commerce
extérieur non seulement vise à aligner le tarif de la Slovénie sur
celui de l'UE (le Tarif extérieur commun), mais elle s'étend
également aux règlements concernant les douanes, les normes, la
politique de la concurrence, les subventions, la propriété
intellectuelle et d'autres domaines liés au commerce.
Le
régime de l'investissement étranger en Slovénie est assez libéral
et ne comporte a priori aucune restriction générale. Toutes les
activités commerciales sont ouvertes aux personnes physiques et
morales nationales et étrangères. Il existe toutefois certaines
restrictions à l'investissement étranger dans quelques activités
commerciales, telles que les industries de l'approvisionnement
militaire et du jeu, et les régimes de pension et d'assurance maladie
qui sont financés par des crédits budgétaires. Dans le secteur
financier (activités bancaires et assurance), de multiples
restrictions aux transactions en capital et à l'établissement de
succursales avaient jusqu'à récemment limité l'investissement. Dans
le but de stimuler les flux d'investissements, la Slovénie a
dernièrement décidé d'offrir des incitations financières (aide
financière directe et incitations fiscales) à l'investissement,
indépendamment de son origine (nationale ou étrangère).
La
participation à l'OMC et le processus d'adhésion à l'UE servent de
fondement et de solide point d'ancrage à la poursuite de la
libéralisation des échanges en Slovénie. Les formalités
douanières ont été simplifiées. Le tarif slovène a été
rationalisé par suite de l'élimination des surtaxes, de l'inclusion
des impositions dans la liste de l'OMC, et de la concentration des
lignes tarifaires dans les tranches inférieures des taux de droits.
Des taux ad valorem s'appliquent à 96 pour cent environ des
lignes tarifaires; cependant, l'existence d'un nombre relativement
élevé d'exemptions tarifaires et l'application de droits mixtes dans
l'agriculture nuisent toujours à la transparence.
Ces
dernières années, les taux des droits NPF ont été abaissés, mais
leur réduction a été moins prononcée que celle des droits
préférentiels. En 2001, la moyenne arithmétique des taux des droits
NPF effectivement appliqués atteignait près de 11 pour cent,
s'établissant à 9,5 pour cent pour les produits non agricoles
et à 16 pour cent pour les produits agricoles (définition de
l'OMC). Bien que des mesures aient été prises pour réduire la
dispersion des droits, ceux-ci sont toujours caractérisés par leur
progressivité, en particulier dans les industries de l'alimentation,
du bois, et des textiles et vêtements. Un écart relativement
important sépare les taux des droits effectivement appliqués des
droits consolidés en raison, d'une part, de la consolidation d'un
grand nombre de lignes au taux uniforme de 27 pour cent et,
d'autre part, de la diminution relativement rapide des taux des droits
effectivement appliqués. Cet écart risque de nuire à la
prévisibilité du régime tarifaire de la Slovénie: en 2001, il
était de l'ordre de 13 points de pourcentage, d'où la
possibilité de voir les taux des droits effectivement appliqués
augmenter, comme cela semble avoir été le cas en 1998 pour
certains produits agricoles. Les autorités se proposent toutefois
d'adopter les taux consolidés en vigueur dans l'UE au moment de
l'adhésion, ce qui permettrait d'éliminer l'écart entre les droits
effectivement appliqués et les droits consolidés.
Étant
donné le grand nombre d'accords préférentiels auxquels est partie
la Slovénie (15, celui avec l'UE comptant pour un), 15 pour cent
seulement des importations sont assujetties à des taux exclusivement
NPF. Les échanges de la Slovénie avec ses principaux partenaires
commerciaux se font presque tous en franchise: par exemple, la moyenne
des droits frappant les importations de produits industriels en
provenance de l'UE est de 0,5 pour cent, soit 9 points de
pourcentage de moins que celle des droits NPF. Dans l'agriculture,
les produits jugés sensibles sont protégés par des contingents
tarifaires négociés avec chaque partenaire en régime préférentiel,
ce qui donne lieu à un large éventail de préférences par produit
et par pays. L'accès est donc constamment modulé, l'application des
préférences dans l'agriculture nécessitant la gestion de centaines
de contingents tarifaires (faisant l'objet de droits mixtes), qui
figurent dans 14 listes différentes, ce qui nuit à la
transparence et à l'utilisation efficace des maigres ressources
administratives de la Slovénie.
Le
régime d'importation slovène comporte peu d'obstacles non tarifaires.
La Slovénie maintient des prescriptions en matière de licences non
automatiques qui ont pour objet de réglementer l'importation de
certains produits affectant la sécurité et la santé publiques ainsi
que l'environnement; et d'administrer les contingents tarifaires dans
l'agriculture. Les seules véritables restrictions quantitatives qui
subsistent concernent les textiles et les vêtements et doivent être
éliminées par étapes en vertu de l'Accord sur les textiles et les
vêtements de l'OMC. Les progrès réguliers ont été enregistrés
dans l'harmonisation des normes et règlements techniques nationaux
avec les normes en vigueur au niveau international et dans l'UE. Les
récentes modifications apportées à la législation sur les marchés
publics ont permis d'améliorer la transparence et d'abolir la marge
de préférence de 10 pour cent dont bénéficiaient les
soumissionnaires nationaux. En 2001, la Slovénie a engagé la
procédure requise pour accéder à l'Accord plurilatéral sur les
marchés publics. Elle a promulgué une législation sur les mesures
commerciales correctives (mesures antidumping, mesures compensatoires
et mesures de sauvegarde), mais n'y a jusqu'à présent guère eu
recours.
La
Slovénie n'applique pas de droits, taxes ou autres impositions à
l'exportation de marchandises; les taxes d'exportation ont été
éliminées à la fin des années 90. Le gouvernement n'accorde
aucune subvention explicite à l'exportation tant des produits
industriels que des produits agricoles. Des mesures indirectes d'aide
à l'exportation, sous forme de financement, de garanties et de
promotion des exportations, sont offertes aux exportateurs slovènes
par plusieurs programmes et organismes.
La
refonte complète de la législation intérieure dans des domaines
tels que l'investissement, la concurrence, les aides publiques et les
droits de propriété intellectuelle à laquelle a donné lieu la mise
en œuvre des obligations contractées dans le cadre de l'OMC et des
conditions d'adhésion à l'UE a également permis d'assouplir les
conditions d'accès au marché slovène. La législation de la
concurrence était antérieure au programme de privatisation et elle
est inscrite dans la Constitution. Les politiques et les obstacles
qui, au début des années 90, contribuaient à restreindre la
participation étrangère à l'économie, dont la privatisation des
entreprises par leur rachat interne plutôt que par des opérations
boursières, les multiples mesures de contrôle des mouvements de
capitaux, le plafonnement des investissements dans le secteur
financier et les obstacles administratifs, ont été éliminés à la
fin des années 90 ou sont en cours de révision.
Malgré
ces initiatives, le ratio de l'IED au PIB est toujours inférieur à
la moyenne de la région. L'expérience montre qu'une politique de
privatisation ouverte et un environnement réglementaire stable sont
aux yeux des investisseurs étrangers plus importants que les
incitations financières. L'application rigoureuse des règles
relatives à la concurrence et aux aides publiques, qui contribue à
assurer l'égalité des conditions, est aussi un facteur important à
prendre en considération pour attirer l'investissement. Les
organismes slovènes pertinents font de réels efforts en ce sens. Des
progrès appréciables ont aussi été réalisés s'agissant de la
mise en conformité de la législation nationale sur les droits de
propriété intellectuelle avec les normes internationales et des
moyens de faire respecter ces droits.
Les
politiques sectorielles de la Slovénie sont davantage axées sur le
marché mais le niveau du soutien public à l'agriculture a augmenté.
La part de l'agriculture dans le PIB a diminué ces quelques
dernières années (tombant de 5 pour cent il y a une décennie
à quelque 3 pour cent en 2000), mais les crédits
budgétaires alloués au secteur ont augmenté. Selon de récents
calculs de l'OCDE, la moyenne de l'estimation du soutien aux
producteurs (ESP) en Slovénie est supérieure à la moyenne de l'OCDE
et équivalente à celle de l'UE. Depuis 1998, les politiques
agricoles de la Slovénie visent à harmoniser les systèmes de
soutien avec la Politique agricole commune de l'UE. Cela se traduit
par l'abandon progressif du soutien des prix au profit des versements
directs et des interventions directes sur le marché au profit de la
réforme structurelle. Le secteur agricole, qui compte une proportion
importante de petites exploitations situées en régions montagneuses,
est également protégé de la concurrence internationale par une
série de mesures spécifiques à la frontière (droits élevés et
contingents tarifaires aux effets relativement restrictifs).
Le
secteur manufacturier de la Slovénie (qui représente environ le
tiers du PIB) a bien supporté la perte des marchés yougoslaves et
l'ouverture à la concurrence internationale. Grâce à la
libéralisation des échanges et à la base industrielle relativement
moderne héritée de la période socialiste, il a été en mesure de
s'intégrer aux pôles d'activités (clusters) industrielles voisins
de l'UE et de leur faire concurrence. La réorientation des courants
d'échanges a lancé des défis majeurs aux entreprises slovènes, en
particulier pour ce qui était de la nécessité de moderniser les
installations et d'accroître la productivité. Ce processus a été
particulièrement fructueux dans les industries des produits
pharmaceutiques, du génie mécanique, du papier et du bois qui ont
bénéficié à la fois d'investissements élevés et de la
privatisation. Dans d'autres secteurs, tels que les textiles et
vêtements et les produits alimentaires, les initiatives de
restructuration ont été plus lentes et les résultats plus faibles.
Le
secteur des services représente plus de 50 pour cent du PIB de
la Slovénie. Le gouvernement a pris des mesures pour y réduire les
interventions de l'État et encourager l'investissement privé dans
plusieurs activités. La libéralisation des grandes activités de
services, telles que les services financiers et les
télécommunications de base, a débuté à la fin des années 90.
Après la crise financière de 1992, les priorités ont été de
rétablir la sécurité et la santé du système, à l'abri des
restrictions imposées à la présence étrangère, mais peut-être au
prix d'une moindre concurrence. Depuis 1999-2000, toutefois, l'accent
est mis sur l'accroissement de la concurrence et de la présence
étrangère. Le secteur financier devrait bénéficier de l'ouverture
et de la concurrence accrues qu'entraînera la libéralisation des
opérations en capital; la poursuite des réformes devrait améliorer
son efficience. Une nouvelle loi sur les télécommunications, qui a
été promulguée en 2001, a mis fin aux droits de monopole sur
le marché de la téléphonie fixe. Les réseaux de transport et
l'infrastructure touristique font actuellement l'objet d'importants
travaux de modernisation. De façon générale, le processus de
modernisation des industries de services pourrait être favorisé par
un accroissement de la présence étrangère, grâce à l'augmentation
des transferts de capitaux, de technologies et de savoir-faire qui en
découlerait, et donc par une amélioration des engagements en
matière d'accès au marché pris dans le cadre de l'OMC.
Rapport
du gouvernement haut
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ORGANE
D'EXAMEN DES POLITIQUES COMMERCIALES
SLOVENIE
Rapport du gouvernement slovène — Partie IV
Orientations
et objectifs futurs de la politique
La
Slovénie s'emploie à devenir un concurrent actif et efficace dans
l'économie mondiale, dont les atouts seront fondés sur la fourniture
de produits manufacturés et de services à forte valeur ajoutée, et
sur la qualité, l'innovation et l'esprit d'entreprise.
L'amélioration de sa compétitivité au niveau international n'est
toutefois pas un but en soi. Elle garantit par contre une solide
croissance économique, ce qui permet de bâtir un pays fort et
prospère où la qualité de vie et la protection sociale sont
élevées.
Le
gouvernement cherche à atteindre ces objectifs en accompagnant
systématiquement les réformes structurelles de mesures de politique
macro-économique à court terme, renforçant ainsi les facteurs de
développement à long terme. Les orientations stratégiques à long
terme sont contenues dans la “Stratégie du développement
économique en Slovénie”, le “Programme national pour l'adoption
de l'acquis communautaire" et le "Programme national de
développement pour 2001-2006”.
L'achèvement
des grandes réformes structurelles repose sur: i) d'amples
mesures de stimulation de l'investissement national et étranger;
ii) un accroissement de la flexibilité du marché du travail;
iii) un système d'aides publiques destiné à offrir des
incitations pour améliorer la compétitivité, stimuler les petites
et moyennes entreprises et encourager le transfert de technologies
modernes; iv) la simplification et la plus grande transparence
des formalités administratives; v) une utilisation plus efficace
des ressources publiques; vi) un accroissement du rôle du
secteur privé dans le secteur des concessions grâce à la mise en
place d'un régime d'attribution adapté.
Le
gouvernement poursuivra ses efforts en vue de faire reculer
l'inflation. Le taux d'inflation cible pour 2002 est de 6,4 pour
cent. En matière de finances publiques, la politique a pour objet de
maintenir la part des recettes à 42 pour cent environ du PIB. La
mise en place de diverses mesures doit permettre de réduire les
dépenses publiques et d'améliorer leur efficacité. En maintenant le
déficit budgétaire à l'intérieur de limites supportables, la
politique budgétaire complétera les autres mesures de stabilisation.
La
Slovénie a lancé une politique industrielle proactive dont la mise
en œuvre est assurée par deux programmes interreliés. Le
“Programme 2001–2006 de promotion des entreprises et de la
compétitivité” consiste en des mesures horizontales destinées à
accroître la productivité, la croissance et la compétitivité des
entreprises, à favoriser l'internationalisation des sociétés
slovènes, et à promouvoir l'investissement, la coopération entre
sociétés et le développement des grappes industrielles. Le
“Programme d'appui à l'ajustement structurel et à la
restructuration” des industries traditionnelles a pour objet d'aider
des industries particulières à répondre aux critères et conditions
du marché unique.
Le
nouveau “Programme de promotion de l'IED pour la période 2001–2004”
témoigne de la réorientation positive en faveur de l'IED. Il
définit trois priorités de base: i) élimination des obstacles
administratifs à l'investissement, ii) augmentation de l'offre
de sites industriels et iii) création d'un régime d'incitations
non remboursables similaire à ceux que l'on retrouve dans les autres
pays.
Le
fait d'affirmer que la Slovénie est un tremplin pour faire affaire
dans les pays qui ont succédé à l'ex-Yougoslavie est en fait
l'occasion d'accroître les entrées futures de l'IED en Slovénie
alors que le sud-est de l'Europe s'engage progressivement dans le
processus d'intégration européenne et que la Slovénie est déjà un
important investisseur dans la région.
Le
gouvernement joue essentiellement un rôle “catalyseur” de par les
améliorations qu'il apporte au processus de développement. Les
politiques publiques ont pour objet de maintenir des marchés
concurrentiels et ouverts. C'est aux entreprises qu'il incombe de
procéder à l'ajustement structurel. Les interventions de l'État
s'articulent autour d'approches intégrées et se font d'une manière
efficace en termes de coûts.
L'adhésion
à l'UE est perçue non seulement comme un processus d'intégration
régionale, mais également comme un jalon important dans le processus
d'internationalisation de l'économie slovène. La Slovénie prévoit
d'achever les négociations concernant l'adhésion d'ici à la fin
de 2002 et de devenir membre à part entière de l'UE
en 2004.
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