FEMMES ET LE COMMERCE

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“Nous devons approfondir et diversifier les réseaux d'approvisionnement et réintégrer davantage de pays et de communautés marginalisés dans l'économie mondiale. Dans ce processus, que j'aime à considérer comme une “re-mondialisation”, les femmes doivent occuper une place centrale”, a dit la DG Okonjo-Iweala dans son allocution d'ouverture à la Conférence. “Libérer le potentiel du commerce pour l'autonomisation des femmes et le développement durable n'est pas seulement la bonne chose à faire. C'est une question économique. C'est une question sociale. C'est la question fondamentale”, a-t-elle déclaré, faisant remarquer que la production mondiale pourrait augmenter si l'on remédiait aux différences de traitement entre les genres en matière de salaires et d'emploi.

“Une OMC forte et efficace est cruciale pour ces femmes, et c'est une raison supplémentaire qui fait qu'il est si important d'obtenir des résultats à la CM12 cette semaine”, a dit la DG Okonjo-Iweala. “Nous voulons que tout le monde sache que l'OMC se préoccupe des gens. Elle ne s'occupe pas seulement des règles, mais aussi des règles conçues pour aider les gens,” a-t-elle ajouté.

La Directrice exécutive de l'ITC, Pamela Coke-Hamilton, a elle aussi souligné la détresse des femmes entrepreneurs dans un contexte de perturbations sans précédent: “Nous constatons que la conjugaison des trois C — climat, COVID et conflit — à l'échelle mondiale a bouleversé nos plans les plus aboutis. Ces perturbations sont omniprésentes: dans les chaînes d'approvisionnement, dans l'inflation qui s'accélère, et dans les risques accrus liés à l'activité commerciale.”

“Les moyens d'existence des femmes ne connaîtront de réels changements que lorsque nous concrétiserons nos engagements”, a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de tenir compte de l'importance des questions liées au genre dans la déclaration ministérielle de la CM12 pour garantir que les femmes puissent accéder aux financements et aux marchés, et pour accroître le nombre de partenaires de l'Aide pour le commerce qui soutiennent le programme relatif au genre et au commerce.

Quatre femmes entrepreneurs ont présenté leur point de vue pendant l'activité, en attirant l'attention sur les difficultés qu'elles connaissent pour exporter leurs produits et développer leur entreprise. Ces difficultés sont notamment liées à l'accès aux marchés et aux financements, à la certification et la traçabilité de leurs produits en vue de répondre aux exigences des acheteurs, et aux coûts d'expédition élevés, en particulier pour les ports situés loin des principales artères commerciales. Les femmes entrepreneurs ont expliqué comment elles surmontaient les obstacles pour agrandir leur entreprise avec le soutien de l'initiative SheTrades, lancée par l'ITC pour connecter ces femmes aux marchés.

Les quatre femmes entrepreneurs étaient Mobola Sagoe, de Shea Origin (Nigéria), une entreprise qui produit du beurre de karité et qui a formé plus de 6 000 nigériannes tout au long de la chaîne de valeur du karité, des ramasseurs de noix aux producteurs; Madhumita Sarkar, de Luxe Living (Inde), un fabricant de textiles qui emploi plus de 300 artisans au Bengal-Occidental; Yohanna Keraf, de Du Anyam (Indonésie), une entreprise sociale qui produit des objets artisanaux en osier pour permettre aux femmes des zones rurales de gagner leur autonomisation économique; et Agnes Mukamushinja, de Nova Coffee (Rwanda), qui soutient plus de 2 800 petites exploitantes locales dans le Nord du Rwanda dans la culture, la transformation et l'exportation de fèves d'Arabica.

Des représentants des organisations partenaires — la fondatrice du groupe BlackIvy, Cheryl D. Mills, le Directeur général adjoint de la Société malaisienne de développement du commerce extérieur (MATRADE), Abu Bakar Yusof, et l'associé gérant de Bamboo Capital Partners, Jean-Philippe de Schrevel — ont évoqué les nouvelles approches qui aideront à débloquer des fonds et des aides pour les femmes entrepreneurs. Ils ont par exemple cité les processus non traditionnels de contrôle pour les prêts, les garanties du gouvernement en faveur des programmes de financement, et les partenariats conçus pour fournir aux entrepreneurs les informations sur les marchés qui leur sont nécessaires pour développer leur entreprise.

Pour obtenir davantage d'informations sur le programme de travail de l'OMC sur les femmes et le commerce, cliquez ici. Pour accéder au site Web de l'initiative SheTrades de l'ITC, cliquez ici.

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