ALLOCUTIONS — DG NGOZI OKONJO-IWEALA

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Merci, Santiago, de m'avoir for invitée à votre réunion. Je suis heureuse d'être avec vous aujourd'hui. Permettez-moi de me joindre à Santiago pour vous remercier d'avoir pris le temps ce matin et cette semaine pour vous concentrer sur les subventions à la pêche. Je sais que vous allez avoir énormément de travail mais je crois que ces efforts sont réellement nécessaires si nous voulons obtenir un résultat dès que possible cette année.

Vous m'avez probablement entendu dire, et je continuerai à dire, que la conclusion de ces négociations est une priorité absolue pour notre Organisation, non seulement pour la pêche, mais aussi pour le système de l'OMC. Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer. J'ai insisté sur ce point dans toutes mes rencontres et conversations avec les ministres, chefs de gouvernements et autres hauts fonctionnaires. Je pense que tout le monde est d'accord avoir moi pour dire que s'il y a bien une chose qui montrerait que l'OMC est de retour et capable de produire des résultats positifs, ce serait l'aboutissement, assez tôt dans l'année, de ces négociations sur les subventions à la pêche. Hier, je suis rentrée des États-Unis où j'ai pu rencontrer l'Ambassadrice Katherine Tai, la représentante des États-Unis pour les questions commerciales internationales (USTR), avec qui j'ai évoqué la question des subventions à la pêche. Je suis heureuse de dire que nous avons eu une très bonne discussion et que les États-Unis apporteront tout leur soutien, comme presque tous les autres ministres et dirigeants que j'ai rencontrés. J'ai donc le sentiment que, puisque tout le monde considère qu'il s'agit d'un test pour le système de l'OMC, nous devons travailler sans relâche ici, à Genève, pour obtenir ces résultats.

Je pense que nous sommes plus proches que jamais d'un accord, mais je sais aussi qu'il existe de nombreuses questions sur lesquelles certains d'entre nous continuent d'être en désaccord. J'ai pourtant l'impression que c'est seulement maintenant que les négociations ont atteint un degré de maturité avancé, et nous devons tout mettre en œuvre pour les faire aboutir.

Je sais que sur les questions qui nous divisent la situation semble être embourbée dans des discussions techniques devenues circulaires, si je puis dire. Pour briser ces cercles, nous avons besoin d'un engagement de plus haut niveau — de votre engagement — et c'est cela qui va être déterminant cette semaine. L'absence de progrès cette semaine porterait un coup à notre objectif qui consiste à obtenir un résultat d'ici le milieu de l'année. Je ne veux même pas évoquer cette possibilité car je pense que nous ne pouvons pas envisager de ne pas conclure cet accord à Genève.

C'est pourquoi toutes les réunions consacrées à la pêche qui se tiendront cette semaine sont organisées au niveau des Chefs de délégation. Je vous remercie d'avoir accepté de participer aux travaux intensifs dans le cadre de ce processus.

Cela étant dit, si nous voulons vraiment réaliser l'objectif évoqué par nos ministres et nos dirigeants, à savoir la conclusion d'un accord, cet engagement de haut niveau de chacun d'entre vous est essentiel et ne fonctionne que si nous abordons ces discussions avec un esprit de flexibilité et de compromis. Réitérer des positions bien connues ne nous mènera nulle part. Nous devons rechercher non pas ce qu'il y a de mieux pour nous en tant que délégation mais quelque chose qui soit bon pour l'ensemble des Membres et un résultat que nous pouvons accepter. J'aime toujours citer Santiago sur cette approche particulière car je pense qu'elle a du sens.

Pour obtenir des progrès, il est important que vous vous concentriez sur le texte: sur des ajustements qui répondront à vos préoccupations, et sur la réaction aux suggestions faites par les autres Membres. Vingt-sept heures peuvent vous paraître long pour des discussions entre Chefs de délégations mais ce délai dont vous disposez cette semaine est relativement court pour résoudre les questions que vous avez à examiner. Je ne peux que vous exhorter à utiliser ce temps de manière productive.

Afin d'assurer la poursuite des progrès après cette semaine, le niveau d'engagement au niveau des Chefs de délégations doit rester élevé. Je sais que le Président réfléchit à la meilleure façon de structurer les travaux après cette semaine.

J'invite tous les Membres, et en particulier les Chefs de délégations, à donner la priorité aux négociations sur les subventions à la pêche au cours des prochains mois, et à continuer à faire preuve de flexibilité et à rester disponibles en fonction des besoins.

J'ai aussi dit à Santiago que je restais à sa disposition, et à la vôtre, en cas de besoin, en plus des activités que je vais mener. J'ai déjà participé à une réunion avec certains Membres, qui n'avait pas d'objectif particulier si ce n'est de me permettre de mieux comprendre certaines questions et positions clés. Je l'ai trouvée très utile et je crois savoir que Santiago fera rapport la semaine prochaine sur cette réunion et sur d'autres éléments des travaux menés par le Groupe depuis la dernière série de réunions.

Les délégations doivent donc s'attendre à plus de réunions, dans diverses configurations, dont le but sera de trouver des solutions et de faire des progrès. J'ai déjà parlé de la nécessité de faire des progrès avec beaucoup d'entre vous, lors de mes visites et à d'autres occasions, et je continuerai à le faire, et j'aimerais écouter vos points de vue sur cette question. Il se peut même que je convoque moi-même certaines réunions en ma qualité de Présidente du CNC pour faire avancer les choses. Je suis prête à recourir à ce processus pour nous aider. Votre flexibilité en ce qui concerne la façon dont le travail est effectué est essentielle. Je voulais aussi vous assurer que les principes de transparence et d'inclusion seront respectés, et qu'aucune décision ne sera prise à huis clos. Je ne suis à ce poste que depuis cinq semaines, peut-être six, même si j'ai l'impression que cela fait une éternité. J'espère vous avoir montré, jusqu'à présent, que je suis prête à travailler de manière transparente, à écouter et à être inclusive, et je continuerai à le faire pour soutenir le Président dans ce processus.

J'aimerais encore vous dire quelques mots. Je pense que vous avez remarqué des éléments qui reviennent dans mes discours: le premier est que nous devons obtenir des résultats. Je vois que la volonté est là dans les capitales. J'ai même le sentiment que l'Organisation en pâtira si nous n'y parvenons pas. L'autre élément est la “flexibilité”. Pour obtenir des résultats, nous devons en faire preuve. Nous devons voir où nous en sommes et trouver des points de convergence pour la plupart d'entre nous. Par exemple, il y a cette approche hybride qui a été mise en place — soutenons-la, faisons preuve de flexibilité dans le processus et dans nos positions afin de faire aboutir les négociations. Cela ne signifie pas que nous devons aboutir à un accord sur les subventions à la pêche moins ambitieux. J'espère que nous pourrons aboutir à un résultat que le monde pourra regarder en disant: “Voilà quelque chose qui soutient réellement la cible 14.6, la durabilité de nos pêcheries”.

Je ne veux pas abuser de votre temps car vous avez une semaine chargée. Mais je vous promets que vous me reverrez encore et encore. Il se peut même que je revienne cette semaine, en fonction de l'avancement des travaux. Plus tard, comme je vous l'ai dit, je pourrais organiser des réunions pour vous aider. Je souhaite au Président et à vous tous, les Membres, une semaine productive et j'ai hâte d'apprendre comment vous avez réussi à réduire les divergences sur le projet de texte et comment je peux vous aider à faire avancer les choses. Veuillez garder à l'esprit l'échéance de juillet pour la conclusion de ces négociations. Merci encore de votre engagement. Santiago, merci infiniment.

 

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