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DE L’OMC SUR L’AGRICULTURE: APERÇU GÉNÉRAL Première phase: Considérations “autres que d’ordre commercial” : l’agriculture peut servir à des fins multiples L’Accord sur l’agriculture laisse aux gouvernements une grande latitude pour tenir compte de considérations “autres que d’ordre commercial” importantes telles que la sécurité alimentaire, l’environnement, l’ajustement structurel, le développement rural, la lutte contre la pauvreté, etc. L’article 20 dispose que les considérations autres que d’ordre commercial doivent être prises en compte pendant les négociations. |
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La plupart des pays reconnaissent que l’agriculture ne se résume pas à la production de produits alimentaires et de fibres et qu’elle a d’autres fonctions, qui recouvrent notamment ces objectifs autres que d’ordre commercial. La question débattue à l’OMC est de savoir si les subventions “qui ont des effets de distorsion sur les échanges” ou celles qui ne relèvent pas de la “catégorie verte” sont nécessaires pour permettre à l’agriculture d’exercer ses multiples rôles. Certains pays estiment que tous les objectifs peuvent et doivent être atteints plus efficacement à l’aide de subventions de la catégorie verte qui sont directement axées sur ces objectifs et n’ont, par définition, pas d’effets de distorsion sur les échanges. C’est le cas, par exemple, des stocks détenus à des fins de sécurité alimentaire, des versements directs aux producteurs, de l’aide à l’ajustement structurel, des programmes établissant un dispositif de sécurité, des programmes en faveur de l’environnement et des programmes d’aide aux régions qui ne servent pas à encourager la production agricole ou n’ont pas d’effet sur les prix. Ces pays considèrent que c’est à ceux qui défendent les considérations autres que d’ordre commercial de montrer que les dispositions en vigueur, qui ont nécessité de longues négociations dans le cadre du Cycle d’Uruguay, ne permettent pas de prendre en compte ces considérations de manière ciblée et non suivie d’effets de distorsion sur les échanges. Pour d’autres pays, les considérations autres que d’ordre commercial ont un rapport étroit avec la production. Selon eux, des subventions axées sur la production ou liées à la production sont nécessaires pour prendre en compte ces considérations. C’est ainsi qu’il faut, par exemple, créer des rizières pour empêcher l’érosion des sols. Des pays comme le Japon, la République de Corée et la Norvège insistent beaucoup sur la nécessité d’inclure la diversité de l’agriculture dans ces considérations autres que d’ordre commercial. Dans sa proposition, l’UE indique que les considérations autres que d’ordre commercial devraient être ciblées (par exemple la protection de l’environnement devrait être assurée au moyen de programmes de protection de l’environnement) et transparentes, et leurs effets de distorsion sur les échanges devraient être minimes. De
nombreux pays en développement exportateurs voient dans les
propositions à l’effet que les considérations autres que d’ordre
commercial soient prises en compte par le biais de mesures autres que
les mesures de soutien interne n’ayant pas d’effets de distorsion
qui relèvent de la “catégorie verte” une forme de traitement
spécial et différencié en faveur des pays riches. Plusieurs vont
jusqu’à dire qu’il existe des considérations autres que d’ordre
commercial dans toute activité économique — qu’il s’agisse de
l’industrie, des services, etc. — et que si l’OMC doit aborder
la question, elle doit le faire dans tous les secteurs des
négociations et pas seulement à propos de l’agriculture. D’autres
disent que l’agriculture est un domaine à part.
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