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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Conférence de presse : Remarques du DG Roberto Azevêdo

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PRINCIPAUX POINTS

  • Le volume du commerce mondial des marchandises devrait croître de 2,6% en 2019 et s'accompagner d'une croissance du PIB de 2,6%. 
  • La croissance du commerce devrait s'accélérer et atteindre 3,0% en 2020, tandis que la croissance du PIB devrait rester stable à 2,6%.
  • Le commerce devrait augmenter plus vite que le PIB en 2020 par suite d'une croissance plus rapide du PIB dans les économies en développement.
  • Les tensions commerciales sont le principal risque pesant sur les prévisions, mais un apaisement pourrait offrir un certain potentiel de hausse.
  • L'atonie de la demande d'importation en Europe et en Asie a affaibli la croissance du volume du commerce mondial en 2018 en raison de la part importante que représentent ces régions dans le commerce mondial.
  • La valeur du commerce des marchandises a augmenté de 10% pour atteindre 19 480 milliards de $EU en 2018, en partie en raison de la hausse des prix de l'énergie.
  • La valeur des échanges de services commerciaux a augmenté de 8% pour atteindre 5 800 milliards de $EU en 2018, tirée par une forte croissance des importations en Asie.

Le Directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a déclaré ce qui suit: " Dans un contexte de tensions commerciales exacerbées, ces perspectives n'ont rien d'étonnant. Le commerce ne peut pas jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance lorsque les niveaux d'incertitude sont aussi élevés. Il est de plus en plus urgent que nous résolvions les tensions et que nous nous attachions à mettre le commerce sur la bonne voie pour répondre aux véritables défis de l'économie actuelle, tels que la révolution technologique et la nécessité de créer des emplois et de stimuler le développement. Les Membres de l'OMC s'emploient à le faire et discutent des moyens de renforcer et de préserver le système commercial. C'est vital. En oubliant l'importance fondamentale du système commercial fondé sur des règles, nous risquons de l'affaiblir, ce qui serait une erreur historique qui aurait des répercussions sur l'emploi, la croissance et la stabilité dans le monde."

Plusieurs facteurs ont pesé sur la croissance du commerce en 2018, dont, entre autres, l'introduction de nouveaux droits de douane et de mesures de rétorsion touchant les marchandises largement échangées, la faiblesse de la croissance économique mondiale, la volatilité des marchés financiers et le resserrement des conditions monétaires dans les pays développés. Selon des estimations consensuelles, la croissance du PIB mondial accusera un repli, reculant de 2,9% en 2018 à 2,6% en 2019 et 2020.

Si la croissance du commerce supérieure à la moyenne observée en 2017 (4,6%) pouvait donner à penser que les échanges allaient retrouver un peu de leur vigueur passée, cela n'a pas été le cas. En 2018, la croissance des échanges n'a que légèrement dépassé celle de la production, et cette faiblesse relative devrait se maintenir jusqu'à au moins 2019 (graphique 1). Cela s'explique en partie par un ralentissement de la croissance dans l'Union européenne, qui représente une part plus importante dans le commerce mondial que dans le PIB mondial.

Graphique 1: Croissance du volume du commerce des marchandises et du PIB au niveau mondial, 2011-2020
Variation annuelle en pourcentage

Note: Le PIB est mesuré aux taux de change du marché. Les données pour 2019 et 2020 sont des projections.
Source: OMC et CNUCED pour le commerce, estimations consensuelles pour le PIB.

Les estimations préliminaires de la croissance mondiale du commerce pour 2018 sont de 3,0%, en dessous des prévisions les plus récentes publiées par l'OMC en septembre dernier, qui tablaient sur une croissance de 3,9%. Cet écart s'explique en grande partie par des résultats moins bons que prévus au quatrième trimestre, le commerce mondial mesuré par la moyenne des exportations et des importations ayant accusé une baisse de 0,3%. Jusque-là, la hausse était conforme aux projections de l'OMC, avec une progression de 3,8% au troisième trimestre.

En raison du degré élevé d'incertitude lié aux prévisions dans les circonstances actuelles, des bandes ombrées sont utilisées dans le graphique 2 pour refléter une fourchette de résultats commerciaux possibles pour 2019. La croissance du commerce pour cette année devrait probablement se situer entre 1,3% et 4,0%. Il convient toutefois de noter qu'elle pourrait être inférieure en cas d'aggravation des tensions commerciales, ou supérieure en cas d'apaisement.

Graphique 2: Volume du commerce mondial des marchandises, 2015T1-2019T4
Indice de volume corrigé des variations saisonnières, 2005 = 100

Source: OMC et CNUCED, estimations du Secrétariat de l'OMC.

Les valeurs nominales du commerce ont aussi augmenté en 2018 en raison des effets conjugués des variations du volume et des prix. Les exportations mondiales de marchandises s'élevaient à 19 480 milliards de dollars EU, soit une progression de 10% par rapport à l'année précédente. Cette hausse était en partie due à la flambée des prix du pétrole, qui ont augmenté d'environ 20% entre 2017 et 2018 (graphique 3). La valeur des services commerciaux a connu une hausse comparable: les exportations s'élevaient à 5 800 milliards de dollars EU en 2018, soit une augmentation de 8% par rapport à l'année précédente. Une ventilation détaillée des échanges de marchandises et de services commerciaux par pays et région figure dans les tableaux 1 à 4 et dans le graphique 1 de l'appendice. Les statistiques commerciales en valeur sont très sensibles aux variations des prix et des taux de change et devraient par conséquent être interprétées avec prudence.

Graphique 3: Prix des produits de base, janvier 2014-février 2019
Indices, janvier 2014 = 100

Source: Données statistiques du FMI sur les prix des matières premières.

Il y a eu peu de changements dans le classement des principaux exportateurs et importateurs en dollars des États-Unis. La croissance la plus rapide des exportations de marchandises en termes nominaux a été enregistrée par les producteurs de pétrole, dont le Royaume d'Arabie saoudite (34,8%) et la Fédération de Russie (25,6%). La valeur des importations de marchandises a augmenté le plus pour l'Indonésie (20,2%), le Brésil (19,8%), la Chine (15,8%) et le Viet Nam (15,4%). Pour ce qui est des services commerciaux, la Chine a enregistré de fortes hausses de la valeur de ses exportations (17%) et de ses importations (12%). L'Inde a également enregistré une croissance à deux chiffres du commerce des services commerciaux, aussi bien pour les exportations (11%) que pour les importations (14%).

Les prévisions commerciales actuelles reflètent une baisse des projections relatives au PIB pour l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie, principalement en raison de considérations macroéconomiques, dont l'atténuation de l'effet de la politique budgétaire expansionniste aux États-Unis, l'élimination progressive des mesures de relance monétaire dans la zone euro et le rééquilibrage actuel de l'économie chinoise, qui se réoriente du secteur manufacturier et de l'investissement vers les services et la consommation. Les autorités monétaires ont suspendu d'autres hausses des taux en réaction aux données économiques subjectives, mais les effets des changements de politique monétaire mettent un certain temps à se faire sentir. Les mesures commerciales annoncées l'année dernière se reflètent également dans les hypothèses sous jacentes sur le PIB, il n'est pas tenu compte d'une éventuelle accentuation ultérieure des tensions commerciales.

Il est difficile de quantifier les effets des tensions commerciales sur les flux commerciaux effectifs étant donné qu'ils dépendent de la nature des mesures proposées et du point de savoir si ces mesures sont réellement mises en œuvre ou ne sont que de simples menaces. Les annonces peuvent avoir de réelles incidences et résulter en un accroissement de l'incertitude et une baisse de l'investissement.

Les économistes de l'OMC ont tenté de quantifier l'incidence économique à moyen terme d'un conflit commercial à plus large échelle dans lequel la coopération internationale en matière de droits de douane s'effondrerait totalement et tous les pays imposeraient des droits de douane de manière unilatérale (Bekkers et Teh, à paraître). D'après leur analyse, ce scénario du "pire" entraînerait un recul du PIB mondial en 2022 d'environ 2% et une contraction du commerce mondial de quelque 17% par rapport aux projections de base. À titre de comparaison, le PIB mondial a diminué d'environ 2% et les échanges mondiaux ont perdu quelque 12% en 2009 après la crise financière.

D'autres risques pesant sur les perspectives commerciales sont plus difficiles à quantifier. Par exemple, les effets du Brexit dépendront de la nature de l'accord auquel pourraient parvenir le Royaume-Uni et l'Union européenne, mais devraient surtout se limiter à ces économies. Une baisse de l'investissement au Royaume-Uni est probable dans la plupart des scénarios prévisibles du Brexit, ce qui entraînerait une diminution de la capacité de production avec le temps (graphique 2 de l'appendice).

Détails sur l'évolution du commerce en 2018

Le ralentissement de la croissance du volume des échanges de marchandises en 2018 était général, témoignant d'une baisse de la demande d'importation dans les pays développés comme dans les pays en développement, même si certaines régions ont été plus touchées que d'autres.

Le graphique 4 montre les exportations et importations trimestrielles de marchandises, corrigées des variations saisonnières, selon le niveau de développement. Le niveau était au plus bas au quatrième trimestre de 2018, lorsque le volume des exportations a baissé de 0,1% et le volume des importations, de 0,5%. Le ralentissement des exportations était principalement dû à la diminution des expéditions des pays développés, qui ont connu un repli en glissement annuel trois trimestres sur quatre en 2018. Pour ce qui est des importations, les pays développés ont enregistré une croissance faible tout au long de l'année, en particulier durant le premier semestre. Parallèlement, les économies en développement ont vu leurs importations reculer fortement au dernier trimestre (-2,1%) malgré une croissance plus vigoureuse plus tôt dans l'année.

Graphique 4: Exportations et importations mondiales de marchandises par niveau de développement, 2012T1-2018T4
Indice de volume, 2012T1 = 100

Source: OMC et CNUCED.

Le graphique 5 montre le volume des exportations et des importations de marchandises par région. Le déclin des échanges observé en 2018 a été principalement induit par l'Europe et l'Asie, qui représentent une part importante des importations mondiales (respectivement 37% et 35%). Après avoir enregistré une forte hausse en 2017, l'Asie a affiché une croissance du commerce plus modérée en 2018. Parallèlement, les exportations en Europe ont stagné tout au long de l'année tandis que les importations ont diminué progressivement.

Graphique 5: Exportations et importations de marchandises par région, 2012T1-2018T4
Indice de volume, 2012T1 = 100

1 Amérique du Sud et centrale et Caraïbes.
2 Autres régions: Afrique, Moyen-Orient et Communauté d'États indépendants, y compris les anciens États membres et les États membres associés.
Source: OMC et CNUCED.

L'Amérique du Nord constitue la grande exception à cette tendance: le dynamisme de l'économie des États-Unis a contribué à la forte hausse des importations en 2018, qui a atteint 5,0% (tableau 1). Les "autres régions", qui comprennent l'Afrique, le Moyen-Orient et la Communauté d'États indépendants ont vu la croissance des exportations s'accélérer pour atteindre 2,7%. Les flux commerciaux en Amérique du Sud ont poursuivi leur reprise progressive, mais ont été mis à mal par la faiblesse de la demande extérieure et par les chocs économiques internes.

Le ralentissement des échanges observé en 2018 ne peut s'expliquer uniquement par l'accentuation des tensions commerciales, même si celles-ci ont indubitablement joué un rôle important en amenant les consommateurs et les entreprises à anticiper les effets de nouvelles mesures commerciales. Les échanges et la production ont également été touchés par des chocs temporaires, notamment la suspension des services du gouvernement fédéral aux États-Unis et les problèmes de production rencontrés par le secteur automobile en Allemagne à la fin de l'année. Ces chocs auront probablement des effets temporaires, en amenant les consommateurs et les entreprises à retarder leurs décisions d'achat et de production plutôt que de les annuler purement et simplement.

Les échanges mondiaux de services commerciaux ont enregistré une forte croissance en 2018 pour la deuxième année consécutive, comme l'illustre le graphique 6, qui montre la croissance de la valeur en dollars des exportations de services commerciaux par principales catégories. Les services liés aux biens ont enregistré la progression la plus forte, avec une croissance de 10,6% en dollars courants. Le secteur des transports a affiché la croissance la plus faible, avec une progression de 7,1%. De manière générale, les services commerciaux ont augmenté de 7,7% en 2018.

Graphique 6: Croissance des exportations de services commerciaux en valeur par catégorie, 2014-2018
Variation en pourcentage des valeurs en dollars EU

Source: OMC, CNUCED et ITC.

Les perspectives du commerce en 2019 et 2020

Ces derniers mois, les indicateurs prospectifs, dont l'Indicateur des perspectives du commerce mondial de l'OMC (WTOI), sont devenus négatifs. En février, l'indice du WTOI est tombé à 96,3, en dessous de la valeur de référence de 100, signe d'un affaiblissement de la croissance du commerce au premier trimestre de 2019. Le fret aérien a également débuté l'année au ralenti, le nombre de tonnes-kilomètres de fret international ayant reculé de 3,0% en glissement annuel en janvier selon les statistiques de l'Association du transport aérien international (IATA). Une indication des commandes mondiales à l'exportation tirée des indices des directeurs d'achat est aussi tombée à 49,1 en février, en dessous de la valeur de seuil de 50 qui marque la limite entre l'expansion et la contraction (graphique 7). Prises ensemble, ces données laissent supposer que l'atonie du commerce persistera au premier semestre de 2019.

Graphique 7: Indice mondial des directeurs d'achat pour les nouvelles commandes à l'exportation, janvier 2010-février 2019
Indice, base = 50

Note: Les valeurs supérieures à 50 indiquent une expansion tandis que les valeurs inférieures à 50 indiquent une contraction.
Source: IHS Markit.

Le graphique 8 montre l'évolution d'un indice basé sur la fréquence des termes relatifs à l'incertitude des politiques économiques dans les articles de presse. L'indice fait état d'une augmentation constante au fil du temps, avec un pic à 341 en décembre 2018 qui coïncide avec la suspension des services du gouvernement des États-Unis et les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Dans la mesure où l'incertitude économique décourage l'investissement, elle peut avoir des effets négatifs sur le commerce étant donné que les biens de production ont en général une haute teneur en produits importés. Inversement, un apaisement des tensions commerciales stimulerait à la fois l'investissement et le commerce.

Graphique 8: Degré d'incertitude de la politique économique dans le monde, janvier 2005 février 2019
(Indice, moyenne 1997-2015 = 100)

Source: PolicyUncertainty.com.

Si les prévisions actuelles relatives au PIB se vérifient, l'OMC prévoit une augmentation de 2,6% du volume du commerce mondial des marchandises pour 2019, avec une hausse plus marquée dans les économies en développement (3,4% pour les exportations et 3,6% pour les importations) que dans les économies développées (2,1% pour les exportations et 1,9% pour les importations). La croissance du commerce mondial devrait reprendre légèrement en 2020 et atteindre 3,0%, la croissance des pays en développement (3,7% pour les exportations et 3,9% pour les importations) dépassant là encore celle des pays développés (2,5% pour les exportations et 1,9% pour les importations) (tableau 1). Globalement, les risques restent nettement à la baisse, toute amélioration potentielle dépendant d'une atténuation des tensions commerciales.

Tableau 1: Volume du commerce des marchandises et PIB réel, 2015-2020 1
Variation annuelle en pourcentage

1 Les chiffres pour 2019 et 2020 sont des projections.
2 Moyenne des exportations et des importations.
3 Communauté d'États indépendants, y compris les anciens États membres et les États membres associés.
4 Amérique du Sud et centrale et Caraïbes.
5 Autres régions: Afrique, Moyen-Orient et Communauté d'États indépendants (CEI).
Source: OMC et CNUCED pour le commerce, estimations consensuelles pour le PIB.

Tableaux et graphiques de l'appendice

Tableau 1 de l'appendice: commerce des marchandises: principaux exportateurs et importateurs, 2018
Milliards de dollars EU et pourcentage

1 Estimations du Secrétariat.
2 Importations f.a.b.
3 Y compris d'importantes réexportations ou importations destinées à la réexportation.
Source: OMC et CNUCED.

Tableau 2 de l'appendice: commerce des marchandises: principaux exportateurs et importateurs, à l'exclusion du commerce intra-UE-28, 2018
Milliards de dollars EU et pourcentage

1 Estimations du Secrétariat.
2 Importations f.a.b.
3 Y compris d'importantes réexportations ou importations destinées à la réexportation.
Source: OMC et CNUCED.

Tableau 3 de l'appendice: commerce des services: principaux exportateurs et importateurs, 2018
Milliards de dollars EU et pourcentage

1 Importations ajustées selon l'évaluation f.a.b.
2 Estimations annuelles préliminaires. Données trimestrielles non disponibles.
3 Suit la classification des services du MBP5.
- Non applicable.
Note: Estimations préliminaires fondées sur des statistiques trimestrielles. Les chiffres pour un certain nombre de pays et territoires sont des estimations du Secrétariat. D'autres données sont disponibles à l'adresse suivante: https://data.wto.org/.
Source: OMC, CNUCED et ITC.

Tableau 4 de l'appendice: commerce des services: principaux exportateurs et importateurs à l'exclusion du commerce intra-UE-28, 2018
Milliards de dollars EU et pourcentage

1 Importations ajustées selon l'évaluation f.a.b.
2 Estimations annuelles préliminaires. Données trimestrielles non disponibles.
3 Suit la classification des services du MBP5.
… Chiffres non disponibles ou non comparables.
- Non applicable.
Note: Estimations préliminaires fondées sur des statistiques trimestrielles. Les chiffres pour un certain nombre de pays et territoires sont des estimations du Secrétariat. D'autres données sont disponibles à l'adresse suivante: http://data.wto.org/.
Source: OMC, CNUCED et ITC.

Graphique 1 de l'appendice: exportations et importations de marchandises de certaines économies, janvier 2017-février 2019
Variation en glissement annuel en pourcentage, en dollars courants

1 Pour janvier et février, on a calculé des moyennes afin de réduire le plus possible les distorsions dues au Nouvel An lunaire.
Source: Statistiques conjoncturelles du commerce de l'OMC.

Graphique 2 de l'appendice: contributions à la croissance du PIB de certaines économies, 2012-2018
Variation en pourcentage et points de pourcentage

Sources: Données issues des comptes nationaux trimestriels de l'OCDE pour tous les pays hormis la Chine, pour laquelle les données sont issues des statistiques de comptabilité nationale de l'ONU jusqu'en 2017 et de The Economist Intelligence Unit pour 2018.

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