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Sous-Comité du coton
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Pour en savoir plus sur le coton
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Pour en savoir plus: négociations sur l'agriculture
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L'accord sur la création d'un organe chargé spécifiquement de la
question du coton est la réponse que les gouvernements Membres de l'OMC
viennent de donner aux propositions de quatre pays africains (Bénin,
Burkina Faso, Mali et Tchad) concernant ce secteur.
Après des consultations sur la façon dont le Sous-Comité du coton
devrait opérer, la réunion formelle consacrée aux négociations sur
l'agriculture (la “Session extraordinaire” du Comité de l'agriculture)
a adopté le mandat de ce nouvel organe, fondé sur
l'ensemble de résultats de juillet 2004.
Après des consultations sur la façon dont le Sous-Comité du coton
devrait opérer, la réunion formelle consacrée aux négociations sur
l'agriculture (la “Session extraordinaire” du Comité de l'agriculture)
a adopté le mandat de ce nouvel organe, fondé sur l'ensemble de
résultats de juillet 2004.
Les réunions du Sous-Comité seront ouvertes à tous les Membres de l'OMC
et aux gouvernements observateurs. Les organisations internationales
qui ont le statut d'observateur dans le cadre des négociations sur
l'agriculture auront aussi ce statut auprès du Sous-Comité. Ce dernier
fera périodiquement rapport à l'organe chargé des négociations sur
l'agriculture qui, à son tour, fera rapport au Comité des négociations
commerciales, au Conseil général et à la Conférence ministérielle.
L'ensemble de résultats de juillet 2004 prévoit que le coton sera
traité “de manière ambitieuse, rapide et spécifique”, dans le cadre
des négociations sur l'agriculture. Le Sous-Comité est chargé de faire
porter ses travaux sur “toutes les politiques ayant des effets de
distorsion des échanges affectant le secteur”, dans les trois domaines
clés des négociations sur l'agriculture — les “trois piliers accès aux
marchés, soutien interne, et concurrence à l'exportation” — ainsi
qu'il est spécifié dans la Déclaration de Doha de 2001, qui a donné le
coup d'envoi des négociations en cours, et dans le “Cadre” qui fait
partie de la décision de juillet 2004.
Ses travaux tiendront compte de la nécessité d'assurer “la cohérence
entre les aspects relatifs au commerce et au développement de la
question du coton”, ce qui renvoie aux deux principaux éléments de la
proposition initiale: le commerce, visé par les négociations sur les
obstacles au commerce, le soutien interne et les subventions à
l'exportation; et le développement, qui recouvre différents aspects de
l'aide devant permettre aux producteurs de coton les moins avancés de
faire face à la situation sur le marché et à d'autres besoins.
Origines haut
de page
L'initiative en faveur du coton a été présentée initialement à la fois dans
le cadre du Conseil général et dans les négociations sur l'agriculture par
le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Elle décrit les dommages que
les subventions au coton dans les pays riches ont causés à ces quatre pays,
selon eux; elle préconise l'élimination des subventions et le versement
d'une compensation à ces quatre pays tant que les subventions seront
accordées, afin de couvrir les pertes économiques occasionnées.
Les quatre pays susmentionnés ont tout d'abord écrit au Directeur général de
l'OMC, M. Supachai Panitchpakdi, le 30 avril 2003 pour présenter une
“Initiative sectorielle en faveur du coton” qui a été soumise au Comité des
négociations commerciales par le Président du Burkina Faso, M. Blaise
Compaoré, le 10 juin 2003. Les Sessions extraordinaires du Comité de
l'agriculture (c'est à dire celles qui sont consacrées aux négociations) ont
aussi examiné la proposition (document
TN/AG/GEN/4) les 1er et 18 juillet 2003.
La proposition se présente désormais sous forme de documents de la
Conférence ministérielle de Cancún, portant les cotes
WT/MIN(03)/W/2 et
WT/MIN(03)/W/2/Add.1. Ses auteurs demandaient qu'une décision soit prise
à la Conférence ministérielle de Cancún au titre d'un point de l'ordre du
jour intitulé “Réduction de la pauvreté: Initiative sectorielle en faveur du
coton — Proposition conjointe du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du
Tchad”.
Les opinions des Membres divergeaient sur le point de savoir si cette
question devait être traitée comme une question spécifique ou si elle devait
s'inscrire dans le cadre d'une rubrique plus large consacrée aux subventions
à l'agriculture et au soutien interne. Elles différaient également sur la
question de la compensation.
Le Cadre d'août 2004 haut
de page
Dans le corps du texte (paragraphe
1.b), les Membres indiquent qu'ils jugent l'Initiative en faveur du
coton importante pour ce qui est des deux points principaux sur lesquels
elle porte, à savoir les questions commerciales visées par le Cadre et les
questions relatives au développement. Ces deux points sont liés.
Développement: En faisant référence à l'Atelier sur le coton
organisé à Cotonou (Bénin) les 23 et 24 mars par le Secrétariat de l'OMC
ainsi que d'autres activités, le corps du texte donne pour instruction au
Secrétariat et au Directeur général de continuer à travailler avec la
communauté du développement et les organisations internationales (Banque
mondiale, FMI, FAO, Centre du commerce international), et de faire
régulièrement rapport au Conseil général. Les Membres, quant à eux, et en
particulier les pays développés, “devraient” entreprendre des travaux
similaires.
Commerce: L'annexe (paragraphes
4 et 5 du “Cadre”) donne pour instruction à l'instance de négociation
sur l'agriculture (la “Session extraordinaire” du Comité de l'agriculture)
de veiller à ce que la question du coton reçoive le degré de priorité
“approprié” et soit traitée indépendamment d'autres initiatives
sectorielles. Elle indique que tant l'approche globale du Cadre que
l'Initiative en faveur du coton proprement dite offrent une base
garantissant que la question du coton sera traitée de manière ambitieuse,
rapide et spécifique dans le cadre des négociations sur l'agriculture.
La décision haut
de page
Comité de l'agriculture, Session extraordinaire: Établissement du
Sous-Comité du coton
Mandat: “Compte tenu de la nécessité
d'assurer la cohérence entre les aspects relatifs au commerce et au
développement de la question du coton et conformément à ce qui a été
convenu au paragraphe 1.b et aux paragraphes 4 et 5 de l'Annexe A de
la Décision adoptée par le Conseil général le 1er août 2004
(document WT/L/579), à savoir que le coton sera traité de manière
ambitieuse, rapide et spécifique, dans le cadre des négociations sur
l'agriculture, faire porter ses travaux sur toutes les politiques
ayant des effets de distorsion des échanges affectant le secteur en
ce qui concerne les trois piliers accès aux marchés, soutien
interne, et concurrence à l'exportation, ainsi qu'il est spécifié
dans le texte de Doha et dans le texte du Cadre.”
Alors qu'il est reconnu que les
travaux du Sous-Comité ont une grande importance pour des Membres
particuliers, les réunions du Sous-Comité seront ouvertes à tous les
Membres de l'OMC et aux gouvernements observateurs.
Les organisations internationales
ayant le statut d'observateur à la Session extraordinaire du Comité
de l'agriculture auront le statut d'observateur au Sous-Comité du
coton.
Le règlement intérieur de la Session
extraordinaire du Comité de l'agriculture s'appliquera mutatis
mutandis.
Le Sous-Comité fera périodiquement
rapport à la Session extraordinaire du Comité de l'agriculture qui,
à son tour, fera rapport au CNC, au Conseil général et à la
prochaine Conférence ministérielle.
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