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Le Président de l'Organe de supervision des textiles (OSpT) de l'OMC,
M. András Szepesi, a présenté le principal document établi en vue de
l'examen majeur: un rapport de quelque 200 pages de l'Organe de supervision
des textiles sur la mise en œuvre de l'ATV depuis le 1er janvier 2002
(pendant la troisième étape de la mise en œuvre). Citant un passage du
rapport, il a souligné que, selon l'OSpT, “la mise en œuvre intégrale de l'ATV
dans les délais devrait également être considérée comme une nouvelle
expression, de la part des Membres de l'OMC, des engagements qu'ils ont pris
dans le cadre du système commercial multilatéral, ce qui renforcera[it]
aussi la crédibilité du système”. Les Membres ont remercié l'OSpT pour le
sérieux du travail qu'il avait accompli pour présenter son rapport.
L'Inde a présenté la
communication d'un groupe de pays en développement exportateurs de
textiles (le Bureau international des textiles et des vêtements: Argentine;
Bangladesh; Brésil; Chine; Colombie; Costa Rica; Égypte; Guatemala; Hong
Kong, Chine; Inde; Indonésie; Macao, Chine; Maldives; Pakistan; Paraguay;
Pérou; République de Corée; Sri Lanka; Thaïlande; Uruguay et Viet Nam). Elle
a dit que l'ATV avait été salué comme étant l'une des réalisation majeures
du Cycle d'Uruguay et était considéré comme contribuant pour au moins un
tiers à l'ensemble des gains résultant des négociations. L'Inde a insisté
sur les gains de bien-être qui s'ensuivraient après l'ATV, lequel, a-t-elle
souligné, faisait partie de l'“engagement unique” du Cycle.
Selon l'Inde, la communication contenait des propositions spécifiques
concernant de possibles conclusions qui découleraient de l'examen, dont les
suivantes: le Conseil du commerce des marchandises devrait prendre note du
rapport de l'OSpT; déclarer déplorer certaines mesures prises par les
Communautés européennes, les États-Unis et la Turquie; se déclarer déçu par
le refus d'utilisation anticipée des contingents en 2004; rappeler la
Décision ministérielle de Doha selon laquelle les Membres devraient faire
preuve d'attention avant d'ouvrir des enquêtes antidumping concernant des
produits textiles et des vêtements antérieurement soumis à contingent; et
surveiller étroitement le processus jusqu'à ce que l'ATV soit complètement
et fidèlement mis en œuvre. Ces pays se sont également vivement félicités de
la déclaration de la Norvège exprimant l'espoir que l'abolition des
contingents ne serait pas remplacée par d'autres formes de restrictions.
La Turquie et la Tunisie sont intervenues pour faire part de leur intérêt
pour le point de l'ordre du jour qui ferait suite aux questions liées à
l'ajustement. Leur première réaction a été de souligner l'importance
socioéconomique du secteur pour la formation de revenu, l'emploi et la
réduction de la pauvreté. Elles ont fait observer qu'il y avait “des
perceptions différentes de l'expérience des Membres de l'OMC au cours de la
dernière étape de l'intégration”. Elles se sont dites préoccupées par “la
viabilité du développement économique et social après l'expiration de l'ATV”,
ajoutant que l'élimination des contingents créerait des possibilités et des
difficultés, mais qu'en fin de compte, peu nombreux seraient ceux qui
tireraient parti des possibilités, alors que le plus grand nombre aurait à
faire face aux difficultés. La Tunisie et les Communautés européennes ont
mentionné l'article 7 de l'ATV (portant sur l'amélioration de l'accès aux
marchés pour les textiles et les vêtements) et la nécessité d'un
environnement commercial équitable dans le secteur des textiles et des
vêtements. Les États-Unis ont dit que l'année
écoulée avait été une période difficile pour leur industrie textile, mais
qu'ils respecteraient pleinement leurs engagements. Les CE se sont dites
satisfaites du contenu du rapport de l'OSpT, ajoutant que des différences de
perception étaient inévitables. À la lumière
des déclarations qui ont été faites, le Président (M. l'Ambassadeur Alfredo
Chiaradia (Argentine)) a proposé de tenir des sessions spécifiques en vue de
l'examen et le Conseil en est convenu. Le Président a annoncé une liste
indicative de questions à examiner pendant ces sessions:
le processus d'intégration de l'ATV (mise en
œuvre de la troisième étape de l'intégration; aperçu général de
l'intégration de l'ATV; accessions et intégration; et étape finale de
l'intégration);
élargissement de l'UE;
utilisation du mécanisme de sauvegarde
transitoire;
utilisation anticipée; et
dispositions administratives pour
l'administration et la mise en œuvre des contingents.
Il a été entendu que cette liste n'empêcherait pas
les Membres d'ajouter d'autres questions. Les CE ont indiqué qu'elles
ajouteraient une question découlant de l'article 7 de l'ATV concernant les
améliorations de l'accès aux marchés nécessaires pour instaurer des
conditions commerciales justes et équitables. La première réunion spécifique
est prévue pour le 18 octobre 2004. Au titre
d'un autre point de l'ordre du jour, relatif aux “questions liées à
l'ajustement après l'expiration de l'ATV”, Maurice a présenté une
proposition au nom des coauteurs de cette proposition, à savoir
Bangladesh, Fidji, Madagascar, Ouganda, République dominicaine et Sri Lanka,
visant à ce que le Secrétariat de l'OMC réalise une étude pour identifier
les questions et les coûts liés à l'ajustement pouvant découler de
l'expiration de l'ATV, y compris pour faire des recommandations sur les
mesures à prendre pour essayer de résoudre ces questions, et à ce que le
Conseil du commerce des marchandises établisse un programme de travail en
vue de trouver des solutions aux problèmes identifiés dans ce document. La
Jamaïque et le Népal ont donné leur adhésion en tant que coauteurs de la
proposition, lors de la réunion. Maurice et les
autres coauteurs de la proposition ont souligné que le secteur des textiles
et des vêtements était pour eux d'une importance capitale en tant que source
d'emplois, en particulier pour les femmes, la formation de revenu et la
réduction de la pauvreté. Ils ont dit craindre que l'expiration de l'ATV ne
se traduise par des pertes et un manque à gagner pour le secteur, qu'elle
n'aboutisse à des résultats dont la somme serait nulle avec peu de gagnants
et beaucoup de perdants, et qu'elle n'ait une incidence sur les courants
d'échanges commerciaux sectoriels à l'échelle mondiale.
Certaines délégations, comme celle de la République dominicaine, ont dit que
le report de la mise en œuvre a conduit au problème imminent de chocs
brutaux dus à l'ajustement. Maurice et d'autres
coauteurs de la proposition ont souligné la nécessité de trouver des
solutions aux coûts liés à l'ajustement et aux autres difficultés qui
suivraient l'expiration de l'ATV, et ils ont demandé instamment que cela
soit inscrit à l'avenir, à l'ordre du jour du Conseil. Ils ont reçu le
soutien d'un certain nombre de pays, dont la Tunisie, Haïti, le Lesotho, la
Jordanie, la Roumanie, la Turquie, El Salvador, le Nicaragua, Israël, le
Mexique, le Kenya, le Nigéria, le Taipei Chinois, le Maroc, le Panama, la
Namibie, le Rwanda et le Costa Rica. De
nombreuses délégations ont dit comprendre les craintes exprimées par les
coauteurs de la proposition et se sont dites disposées à ce que ces
questions soient traitées, mais les réactions et les suggestions quant à la
manière dont elles devaient l'être à l'OMC ont été très variées.
Un certain nombre de délégations, dont celles de la Chine, du Taipei
Chinois, de l'Inde, de la Thaïlande, du Brésil et de Cuba, ont indiqué que
les coûts et les difficultés à l'ajustement étaient indissociables d'une
réforme commerciale, y compris pour ce qui était des engagements contractés
dans le cadre des Accords de l'OMC. Ils ont dit avoir eux-mêmes entrepris
cet ajustement, et ont souligné qu'en traitant la question des coûts et des
difficultés liés à l'ajustement, il ne faudrait pas saper les bases du
système fondé sur des règles. Plusieurs
délégations, comme celles de la Chine, du Brésil et du Taipei Chinois, ont
estimé que les questions soulevées ne pourraient être traitées valablement
que sur une base systémique et de manière transversale.
La Chine et l'Inde ont aussi demandé instamment qu'un rôle plus actif soit
accordé au FMI et à la Banque mondiale. Le
Brésil a suggéré qu'il soit procédé à un échange d'expériences nationales
pour faire face aux difficultés d'ajustement. Il a indiqué que si le secteur
des textiles et des vêtements était important, ses considérations en matière
d'ajustement n'étaient pas différentes de celles concernant d'autres
secteurs. La Thaïlande a souligné que quelle que soit la solution envisagée,
celle-ci devrait permettre à l'avantage comparatif de jouer.
Plusieurs délégations, dont celles de l'Inde et de Cuba, ont dit que les
Membres devraient examiner attentivement les incidences possibles de la
proposition. La Banque mondiale et le FMI ont
mentionné les possibilités qu'offraient leurs institutions et les mécanismes
dont elles disposaient pour traiter les considérations en matière
d'ajustement. Le FMI a appelé l'attention sur les activités de
sensibilisation qu'il menait avec l'OMC pour traiter les questions
d'ajustement dans le secteur des textiles et des vêtements.
Le Président a noté les questions importantes soulevées au cours des
discussions. Il a proposé de tenir rapidement sur ce point des consultations
informelles ouvertes à tous, et le Conseil en est convenu.
En outre, le Conseil du commerce des marchandises:
Est convenu de proroger de six mois le délai imparti pour le retrait de
concessions au titre de l'article XXVIII:3, comme indiqué dans une
communication des CE et de soumettre la question au Conseil général pour
adoption. Ce point — “Élargissement des CE: Procédures prévues à l'article
XXVIII:3 du GATT de 1994” — a été ajouté à l'ordre du jour à la demande de
l'Argentine, de l'Australie, du Brésil, de l'Inde, de la Malaisie et de la
Thaïlande.
A transmis au Comité des accords commerciaux régionaux pour examen les
documents suivants: les accords de libre-échange entre l'Arménie et
l'Ukraine, le Kazakhstan, la Moldova, la Fédération de Russie et le
Turkménistan, ainsi que le Protocole sur le commerce dans la Communauté de
développement de l'Afrique australe (SADC).
A approuvé et transmis au Conseil général les demandes de dérogation
relatives à l'introduction des modifications du Système harmonisé 2002
présentées par l'Argentine et Israël.
Est convenu que le Président procéderait à des consultations informelles sur
une proposition conjointe du Brésil et de l'Inde visant à ce qu'une étude
soit réalisée sur les effets sur le commerce et l'investissement des MIC et
de leur élimination.
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