
IL
S'AGIT D'UN RESUME NON OFFICIEL ELABORE PAR LA DIVISION DE
L'INFORMATION ET DES RELATIONS AVEC LES MEDIAS DU SECRETARIAT DE L'OMC
POUR AIDER LE PUBLIC A COMPRENDRE CE QUI S'EST PASSE PENDANT LA
REUNION. SEUL LE RESUME OFFICIEL DETAILLE (ANALOGUE A UN COMPTE RENDU)
DU SECRETARIAT FAIT AUTORITE.
“Mesures sanitaires et
phytosanitaires”
= mesures ou normes concernant la sécurité sanitaire des
produits alimentaires, la santé des animaux et la préservation des
végétaux
> Pour en savoir plus sur les
mesures sanitaires et phytosanitaires
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AUSSI:
Communiqués
de presse
Nouvelles
Allocutions:
Mike Moore
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Les
questions suivantes ont notamment donné lieu à des discussions plus
approfondies:
Fièvre
aphteuse haut
de page
Cette question a été examinée au titre de différents points de
l'ordre du jour. L'UE a fait le point sur la situation dans ses États
Membres. Au Royaume-Uni, le nombre de nouveaux cas avait fortement
diminué, passant du niveau record de plus de 40 par jour à un nombre
à un seul chiffre. Il n'y avait pas eu de nouveaux cas en Irlande et
en France depuis avril (l'épidémie dans ces deux pays était liée
aux importations en provenance du Royaume-Uni), et en juin, les deux
pays avaient retrouvé leur statut de “pays exempt” de fièvre
aphteuse. Aux Pays-Bas, la vaccination avait stoppé la propagation et
le pays avait retrouvé son statut de “pays exempt” en août.
> Pour
en savoir plus: site
Web de la Commission européenne
L'UE
a dit qu'elle comprenait les mesures d'urgence prises par ses
partenaires commerciaux mais elle jugeait désormais inacceptables les
restrictions appliquées aux produits en provenance de l'ensemble de
l'UE ou aux produits qui ne transmettaient pas la maladie. L'UE a
exhorté les pays à suivre les recommandations de l'Office
international des épizooties (OIE, qui est l'Organisation
mondiale chargée de la santé animale) et à n'appliquer leurs
mesures qu'aux produits provenant de régions où le risque existait
et non de l'ensemble de l'UE.
Les
mesures de contrôle aux frontières intérieures supprimées dans le
cadre du marché unique européen, ont été remplacées par des
contrôles plus stricts et une surveillance de l'origine des animaux
et des produits, et il était donc faux de dire que le transport à
travers le territoire de l'Union pouvait faciliter la propagation de
la maladie.
L'UE
a demandé au Comité SPS de se prononcer fermement contre les
mesures “injustifiées” et de ne pas créer un précédent en les
tolérant.
De
même, l'Argentine s'est dite préoccupée par les mesures prises à
l'égard de ses produits en raison des cas de fièvre aphteuse
constatés dans certaines parties du pays. L'Uruguay a lui aussi dit
que les restrictions frappant certains produits comme les produits
laitiers UHT (ultra haute température) étaient injustifiées.
Certains
pays, comme les États-Unis et l'Australie, ont dit qu'ils avaient
imposé des restrictions afin de prévenir les risques que
représentait cette maladie grave, mais qu'ils surveillaient la
situation et adaptaient leurs mesures. Les États-Unis ont dit qu'à
l'heure actuelle, les restrictions visaient les produits en provenance
du Royaume-Uni, de l'Irlande, de la France et des Pays-Bas. Ils ont
félicité l'UE pour son action énergique et rapide.
L'Australie
a dit qu'elle devait protéger son troupeau de 120 millions
d'ovins mais qu'elle avait levé les restrictions sur les produits en
provenance de l'Autriche et du Danemark et examinait la situation avec
les fonctionnaires français.
L'Afrique
du Sud a informé le Comité des récents cas de fièvre aphteuse
constatés sur son territoire. L'Indonésie a critiqué une
interdiction imposée par le Japon sur les plumets de la canne à
sucre (utilisés comme aliment pour animaux) à cause d'un risque de
fièvre aphteuse - elle a dit que l'OIE l'avait déclarée exempte de
la maladie et a souligné que les plumets de la canne à sucre ne
pouvaient pas transmettre la fièvre aphteuse. Le Japon a répondu
qu'il attendait que l'Indonésie lui communique des renseignements
additionnels.
Maladie
de la vache folle haut
de page
L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la vache
folle) a aussi été examinée au titre de plusieurs points de l'ordre
du jour. L'UE a informé le Comité que de nouvelles réglementations
sur l'encéphalopathie spongiforme transmissible (EST, groupe plus
vaste d'affections cérébrales dégénératives pouvant être
transmises d'un individu ou d'une espèce à l'autre, et qui inclut
l'ESB) étaient entrées en vigueur le 1er juillet. Elles
comprenaient une classification des pays, tant membres que non-membres
de l'UE, en fonction du risque classification qui était inspirée de
celle de l'OIE. Les mesures concernaient les importations, les
exportations et le commerce intra-UE.
> Pour
en savoir plus: site
Web de la Commission européenne
Les
pays qui s'estimaient exempts d'ESB, en particulier le Canada et les
États-Unis, ont remis en cause la méthode suivie par l'UE pour
évaluer au niveau régional le risque d'ESB. L'Australie et la
Nouvelle-Zélande ont dit que les mesures d'urgence qu'elles avaient
récemment prises seraient bientôt remplacées par des mesures plus
permanentes.
Le Pérou, le Chili et les États-Unis se sont dits préoccupés par
les restrictions imposées par l'UE à l'utilisation de la farine de
poisson comme aliment pour les ruminants (ovins, bovins, etc.). Ils
ont fait valoir que l'interdiction était injustifiée car la farine
de poisson ne transmettait pas l'ESB. Le Chili a indiqué que sa
farine de poisson était fabriquée à partir de poissons sauvages. Le
Pérou a dit que les restrictions créaient du chômage.
L'UE a dit qu'elle examinait toujours la réglementation et tentait
d'en minimiser les effets sur le commerce. Il était nécessaire
d'agir prudemment afin d'éviter une contamination croisée avec
d'autres ingrédients entrant dans l'alimentation des animaux. La
farine de poisson n'était pas interdite mais son utilisation dans
l'UE était soumise à des conditions rigoureuses; par exemple, elle
pouvait être utilisée pour les animaux non ruminants si elle était
produite dans des usines spécialisées, etc.
Autres
questions spécifiques haut
de page
Les autres questions examinées ont notamment été les suivantes:
- Présence
de 3-MCPD dans la sauce de soja: l'ANASE s'est réjouie de
l'annonce par l'UE de l'application prochaine de teneurs maximales
moins rigoureuses.
- Les
États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Chili ont contesté les
restrictions appliquées par le Japon aux pommes pour lutter
contre la maladie du feu bactérien, car, selon eux, les
recherches scientifiques montraient que le risque de transmission
était négligeable.
- L'UE
a critiqué les mesures “longues et compliquées” que les
États-Unis imposaient à l'importation de plantes en pot.
- L'Équateur
a dit qu'il avait le sentiment que la certification des
importations de bananes par la Turquie était destinée à
protéger les bananes d'origine nationale pendant la période de
récolte.
- La
Bolivie, appuyée par le Brésil, le Chili, l'Argentine et l'Inde,
a continué de contester les teneurs maximales en aflatoxines
autorisées par l'UE dans les noix du Brésil et les autres noix.
- Les
États-Unis, soutenus par l'UE et l'ANASE, ont continué de se
plaindre du temps qu'il fallait à l'Australie pour autoriser les
importations de raisins de table californiens. L'Australie a dit
qu'elle devait évaluer les risques induits par la cicadelle “homalodisca
coagulata”. Les États-Unis ont dit que ces parasites se
nourrissaient de raisins de table et vivaient et déposaient leurs
œufs sur ces raisins, qui en étaient ainsi le “véhicule”.
Douze
autres points ont été soulevés au titre des “autres questions”
et seront peut-être examinés de manière plus approfondie
ultérieurement.
Equivalence
(question
aussi examinée par le Conseil
général
au titre de la “mise en œuvre” dans le cadre de la préparation
de la Conférence
ministérielle de Doha)
haut
de page
Il s'agit de la reconnaissance par les pays du fait que différentes
mesures peuvent être équivalentes si elles assurent le même niveau
de protection sanitaire contre les risques de maladie ou de
contamination.
Les discussions sur cette question se sont poursuivies. Le
Secrétariat a établi une liste des idées déjà soumises, et a
identifié cinq questions: le point de savoir si la mesure exigée
dans un pays exportateur doit être la même que celle qui est
appliquée dans le pays importateur, la charge administrative
découlant des accords de reconnaissance de l'équivalence, le “niveau
approprié de protection”, l'harmonisation au niveau international,
et la transparence et la confiance.
L'Argentine a présenté un nouveau document qui, entre autres choses,
analysait l'équivalence sur la base de produits spécifiques plutôt
que sur la base des systèmes nationaux de contrôle dans leur
ensemble.
Une autre réunion pourrait être organisée à la fin de juillet ou
en septembre afin de mettre au point des idées concrètes qui
seraient communiquées au Conseil général.
Généralités: Les mesures SPS
réduisent à des niveaux acceptables les risques encourus par les
consommateurs, les animaux ou les végétaux. Les mesures permettant
d'obtenir un niveau de risque acceptable sont souvent différentes.
Parmi les autres solutions – à supposer qu'elles soient
réalisables d'un point de vue technique et économique et assurent le
même niveau d'innocuité des produits alimentaires, de protection de
la santé des animaux ou de préservation des végétaux – les
gouvernements devraient choisir celles qui ne sont pas plus
restrictives pour le commerce qu'il n'est requis pour atteindre leur
objectif sanitaire. En outre, si un autre pays peut prouver que les
mesures qu'il applique offrent le même niveau de protection sanitaire,
celles-ci devraient être acceptées comme équivalentes. Cela permet
de garantir que la protection est maintenue tout en assurant un
approvisionnement abondant et varié en produits alimentaires sûrs
pour les consommateurs, les meilleures possibilités d'obtenir des
intrants sûrs pour les producteurs et une concurrence économique
saine. (Accord SPS, article 4.)
Les pays en développement en particulier disent que les pays
développés ne font pas assez d'efforts pour accepter les niveaux de
protection assurés par les mesures que les pays en développement
appliquent aux produits exportés comme équivalents à ceux
qu'eux-mêmes exigent. Cette critique figure parmi les nombreux points
soulevés au Conseil général de l'OMC au sujet de la “mise en
œuvre”.
Cette
réunion, la deuxième tenue en 2001, a été présidée par M.
William Ehler (Uruguay). La prochaine réunion aura lieu le 31 octobre
et le 1er novembre 2001; une autre session sur
l'"équivalence" sera peut-être organisée avant.
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