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Les activités de l'OMC et le défi des changements climatiques |
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> Les négociations
sur les biens et services environnementaux
Note: La présente page Web est établie par le Secrétariat sous sa propre responsabilité et vise uniquement à donner une explication générale du sujet traité. Elle n'a nullement pour objectif d'offrir des indications juridiques sur les dispositions de tel ou tel accord de l'OMC ni d'en donner une interprétation juridique faisant autorité. D'autre part, aucun élément de la présente note n'affecte ni n'est censé affecter les droits et obligations des Membres de quelque façon que ce soit. |
Les négociations sur les biens et services environnementaux haut de page Libéralisation des biens environnementaux
Dans le cadre des négociations en cours sur le soutien que peuvent
s'apporter mutuellement la libéralisation du commerce et
l'environnement, les Membres de l'OMC s'emploient à éliminer les
obstacles commerciaux dans les secteurs des marchandises et des services
susceptibles de profiter à l'environnement. Le fait de faciliter l'accès
aux produits et services dans ce domaine peut contribuer à améliorer
l'efficacité énergétique, réduire les émissions de gaz à effet de serre
et avoir une incidence positive sur la qualité de l'air, l'eau, le sol
et la protection des ressources naturelles. Une issue favorable des
négociations sur les biens et services environnementaux pourrait
profiter aux Membres de l'OMC sur trois plans: l'environnement, le
commerce et le développement. Libéralisation des services environnementaux Dans les négociations sur les services environnementaux, les Membres de l'OMC s'efforcent d'obtenir des engagements spécifiques au titre de l'AGCS concernant les activités qui peuvent avoir un rapport direct avec les politiques visant à atténuer les changements climatiques. Pendant le Cycle d'Uruguay, les négociations ont été axées sur les services de voirie, les services d'enlèvement des ordures et les services d'assainissement qui sont indiqués sous la rubrique des services environnementaux dans la Classification sectorielle des services (MTN.GNG/W/120). D'autres services environnementaux, généralement considérés comme relevant de la catégorie “Autres” dans cette liste, ont attiré peu d'attention à l'époque. Il s'agit notamment de services comme les “services de purification des gaz brûlés” et les “services de protection de la nature et des paysages”, qui ont un rapport direct avec les mesures d'atténuation des changements climatiques. Les services de purification des gaz brûlés comprennent les services de surveillance et de lutte contre l'émission de polluants atmosphériques résultant de la combustion, par des sources mobiles ou fixes, de combustibles fossiles. Les services de protection de la nature et des paysages recouvrent divers services visant à protéger les systèmes écologiques, ainsi que des services d'étude des interactions entre l'environnement et le climat. Ces dernières années, ces “autres” services environnementaux se sont développés sous l'effet de réglementations environnementales de plus en plus exigeantes et ont gagné en importance tant du point de vue environnemental que du point de vue économique. Ces services, essentiellement fournis d'entreprise à entreprise, offrent des créneaux aux petites et moyennes entreprises. Ils sont maintenant sur la table de négociation et ils devraient ouvrir de bonnes perspectives pour de nouveaux engagements dans le cadre de l'AGCS.
Négociations sur les rapports entre l'OMC et les AEM haut de page Les Membres de l'OMC discutent actuellement des moyens d'assurer une coexistence harmonieuse entre les règles de l'OMC et les obligations commerciales spécifiques découlant de divers accords qui ont été négociés au plan multilatéral pour protéger l'environnement. Étant donné le consensus actuel qui se dégage au sein de la communauté internationale en faveur du multilatéralisme et d'actions concertées pour lutter contre les changements climatiques, l'importance de ces négociations visant des rapports harmonieux entre les régimes du commerce et de l'environnement ne saurait être assez soulignée. Même si, jusqu'à présent, rien ne prouve qu'il y ait conflit entre les régimes commerciaux et environnementaux, une issue favorable de ces négociations renforcerait néanmoins les rapports entre les deux systèmes juridiques. Les négociateurs ont fait fond sur les expériences des pays en matière de négociation et de mise en œuvre d'accords environnementaux multilatéraux (AEM) à l'échelle nationale. Ils cherchent des moyens d'améliorer la coordination et la coopération nationales à cet égard. Ces mécanismes pourraient jouer un rôle central pour la réussite des efforts d'atténuation des changements climatiques et d'adaptation à ces changements entrepris à l'échelle nationale et internationale. En outre, il ressort clairement des règles de
l'OMC et de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques que les deux régimes ne fonctionnent pas isolément.
Premièrement, l'article 3.5 de la Convention cadre et l'article 2.3 du
Protocole de Kyoto disposent que les mesures prises pour lutter contre
les changements climatiques ne devraient pas constituer un moyen de
discrimination arbitraire ou injustifiable ni une restriction déguisée
au commerce international et devraient être appliquées de manière à
réduire au minimum les effets négatifs, y compris les répercussions sur
le commerce international, et les conséquences sociales,
environnementales et économiques pour les autres parties. En outre, les
règles de l'OMC laissent une marge de manœuvre suffisante pour permettre
dans certaines conditions l'utilisation de mesures commerciales pour
protéger l'environnement.
Négociations sur l'agriculture et les produits non agricoles haut de page
Certains points positifs pour l'atténuation des changements climatiques
et l'adaptation à ces changements pourraient résulter indirectement des
négociations
sur l'agriculture et sur l'accès aux marchés pour les produits non
agricoles. Premièrement, l'élimination des obstacles tarifaires et
non tarifaires et la réduction du soutien à l'agriculture dans les pays
développés pourraient déboucher sur une affectation plus efficace des
ressources et de la production mondiales.
Questions relatives aux changements climatiques dans le travail courant de l'OMC haut de page Le Comité sur les obstacles techniques au commerce (Comité OTC) Le Comité OTC est une instance importante pour
discuter des règlements techniques adoptés par les gouvernements pour
atténuer les changements climatiques. Les spécifications techniques et
prescriptions en matière d'étiquetage en rapport avec les changements
climatiques ne font pas figure de nouveautés à l'OMC. En fait, elles
relèvent tout à fait des disciplines de l'Accord OTC qui impose, entre
autres choses, des règles sur la nécessité d'éviter les obstacles non
nécessaires au commerce et sur l'harmonisation. De plus, l'Accord OTC
prescrit que les Membres doivent échanger des renseignements sur les
règlements techniques qui risquent d'avoir une incidence sur le
commerce. Ces dernières années, un certain nombre de normes de produits
et de prescriptions en matière d'étiquetage visant l'efficacité
énergétique ou le contrôle des émissions ont été notifiées. Les
règlements techniques en rapport avec les changements climatiques qui
ont été jusqu'ici examinés au Comité OTC semblent surtout concerner des
prescriptions se rapportant aux produits. On peut citer comme exemple
des règlements examinés jusqu'ici: les normes d'économie de carburant
pour les voitures; les prescriptions en matière de conception écologique
des produits consommateurs d'énergie; les programmes d'efficacité
énergétique pour les produits de consommation et les valeurs limites
d'émission pour les moteurs diesel. Le Comité du commerce et de l'environnement (CCE) Le programme de travail du Comité du commerce et de l'environnement (CCE) couvre les principales questions situées à l'intersection du commerce et de l'environnement. Un certain nombre d'entre elles qui se rapportent indirectement aux changements climatiques, tels que les avantages environnementaux de l'élimination des restrictions commerciales dans les secteurs de l'énergie et des forêts et l'effet de l'étiquetage du rendement énergétique sur l'accès aux marchés, ont été discutées au CCE. Le Comité sert de pépinière d'idées pour faire avancer le programme relatif au commerce et à l'environnement et jouerait un rôle de premier plan si les Membres décidaient d'explorer plus avant les liens entre changements climatiques et commerce.
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