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ADPIC: PAYS LES MOINS AVANCÉS

Besoins prioritaires des pays les moins avancés en matière de propriété intellectuelle

Alors que les pays les moins avancés se préparent à mettre en oeuvre les dispositions de l’OMC en matière de propriété intellectuelle, il leur a été demandé d’identifier leurs besoins pour qu’un soutien puisse leur être fourni. Il s’agit d’un aperçu du processus visant à identifier les besoins des pays les moins avancés et à y répondre, avec des liens vers des documents de travail, des mises à jours et des outils permettant de coordonner le travail.

Mise à jour: 28 novembre 2012

Voir aussi:
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> Pays les moins avancés

 

Les négociateurs de l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) ont reconnu les préoccupations et les besoins particuliers des pays les moins avancés (PMA) concernant le régime de propriété intellectuelle.

Le préambule de l’Accord sur les ADPIC reconnaissait déjà les besoins spéciaux des pays les moins avancés en ce qui concerne la mise en œuvre des lois et réglementations au plan intérieur avec un maximum de flexibilité. L’objectif était que ces pays puissent se doter d’une base technologique solide et viable.

En conséquence, l’Accord sur les ADPIC a imposé aux pays développés l’obligation d’encourager le transfert de technologie vers les pays les moins avancés. En outre, l’Accord accordait à ces derniers un délai de dix ans à partir de 1995 pour appliquer l’ensemble des obligations en découlant.

La période de transition pouvait être prorogée en réponse à une demande spécifique et, en 2005, le Conseil des ADPIC a décidé de la proroger jusqu’en 2013. A la huitième Conférence ministérielle de décembre 2011, les Ministres ont invité le Conseil des ADPIC à prendre pleinement en considération une demande dûment motivée présentée par les PMA en vue d’une nouvelle prorogation. Une demande visant à proroger la période de transition aussi longtemps que les PMA Membres conservent le statut de PMA Membre a été présentée à la réunion du Conseil des ADPIC de novembre 2012.

La Déclaration de Doha de 2001 sur l’Accord sur les ADPIC et la santé publique avait déjà prorogé jusqu’à 2016 le délai imparti aux pays les moins avancés pour se conformer aux dispositions relatives aux produits pharmaceutiques.

Lorsqu’il a approuvé la prorogation, le Conseil des ADPIC a aussi établi un processus visant à aider les pays les moins avancés à mettre en œuvre l’Accord sur les ADPIC dans le cadre de leur régime national de propriété intellectuelle.

Le Conseil a demandé aux pays les moins avancés d’identifier leurs besoins prioritaires en matière de coopération technique et financière. Il a aussi demandé aux pays développés d’aider à répondre à ces besoins. Et il a appelé à renforcer la coopération avec l’OMPI et d’autres organisations internationales pertinentes.

L’accent était mis sur les priorités de chacun des pays les moins avancés et sur les mesures à prendre pour répondre effectivement à leurs besoins.

Des initiatives plus larges visent à soutenir ces pays, notamment l’Initiative Aide pour le commerce et le Cadre intégré renforcé (CIR); ces initiatives offrent aussi des possibilités de renforcer et coordonner les efforts faits pour répondre aux besoins prioritaires particuliers identifiés par les pays les moins avancés, dans le domaine des ADPIC.
  
  

La Décision du Conseil des ADPIC  haut de page

La Décision du Conseil des ADPIC du 29 novembre 2005 (document IP/C/40), qui a prorogé la période de transition pour les pays les moins avancés et lancé le processus d’évaluation des besoins, comprend trois éléments opérationnels.

1. Il est demandé aux pays les moins avancés de fournir au Conseil des ADPIC autant de renseignements que possible sur leurs besoins prioritaires en matière d’assistance technique et financière. (Initialement, il leur a été demandé de le faire de préférence pour le 1er janvier 2008.) L’objectif est de les aider à prendre les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre l’Accord sur les ADPIC. Il ne s’agit pas seulement de procéder à l’exercice purement technique et juridique consistant à transposer les dispositions de l’Accord dans la législation nationale. L’accent est mis sur l’identification des besoins et des intérêts prioritaires de façon à ce que l’assistance fournie soit complète et coordonnée.

2. Il est ensuite demandé aux pays développés de fournir une assistance technique et financière aux pays les moins avancés pour répondre effectivement aux besoins identifiés. Cela signifie que les donateurs et les pays ou les organisations qui fournissent une assistance technique sont également responsables du bon déroulement du processus. Les activités doivent être coordonnées de manière à ne pas compliquer le travail des fonctionnaires des pays les moins avancés. Cette coordination permet aussi d’assurer le suivi des besoins identifiés. L’ensemble du processus reste fondé sur la demande et reste centré sur les besoins effectifs identifiés par chaque pays moins avancé.

Cela est conforme à la politique générale de l’OMC selon laquelle l’assistance est accordée uniquement sur demande. Pour que ces efforts portent leurs fruits, il faut que les pays les moins avancés participent activement à la conduite du processus, qui nécessite de ce fait une orientation continue de la part de ces pays, séparément et collectivement.

3. Il est demandé à l’OMC de renforcer sa coopération avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et d’autres organisations internationales pertinentes. L’OMC et l’OMPI coopère maintenant d’une manière plus étroite dans ce domaine, comme cela leur a été demandé et sur la base d’un Accord de coopération adopté en 1995, et d’une initiative conjointe concernant la coopération technique pour les les pays les moins avancés, lancé en juin 2001.
  

Faits saillants  haut de page

  • 2007/08: L’Ouganda (documents IP/C/W/500 et IP/C/W/510) et la Sierra Leone (documents IP/C/W/499 et IP/C/W/523) ont été les premiers pays les moins avancés Membres de l’OMC à présenter leur évaluation des besoins. D’autres ont suivi: leurs communications se trouvent ci-après.

  > Consultez le guide pour le téléchargement des fichiers

  • 2009: Un atelier de l’OMC sur les besoins prioritaires des pays les moins avancés en matière de coopération financière et technique (Voir les principaux exposés) a été organisé à Genève le 29 octobre 2009, suite à une demande formulée par le groupe des pays les moins avancés à la réunion du Conseil des ADPIC, en juin 2009. Cet atelier faisait partie du suivi de la Décision du Conseil des ADPIC du 29 novembre 2005. Il visait principalement à permettre aux pays les moins avancés, aux pays développés, à l’OMC et à l’OMPI d’échanger des vues et de partager des données d’expérience. Les participants ont examiné comment utiliser les mécanismes existants, tels que l’initiative Aide pour le commerce et le Cadre intégré renforcé (CIR) (voir aussi le document du Secrétariat, IP/C/W/544, qui récapitule ces questions). Ils ont aussi examiné comment coordonner les activités futures. À cette occasion, l’Ouganda, la Sierra Leone et le Bangladesh ont fait part aux autorités des autres pays des leçons qu’ils ont tirées concrètement de l’évaluation de leurs besoins.

  • 2010: Pour répondre également à la demande présentée par le Groupe des pays les moins avancés en juin 2009 (IP/C/M/60), trois ateliers régionaux sur les besoins prioritaires de ces pays ont été organisés en 2010 à l’intention des fonctionnaires en poste dans les capitales des pays d’Afrique francophones et anglophones et de la région Asie-Pacifique.

  • 2011: Suite à cette même demande, un symposium sur l’évaluation des besoins des pays les moins avancés s’est tenu à Genève du 19 au 21 octobre 2011.  L’objectif était de réunir des représentants clés des PMA, des partenaires de coopération des pays développés ainsi que des représentants des organisations internationales et régionales, en vue de partager des données d’expérience sur l’état d’avancement du processus ainsi que sur les activités en cours et les besoins auxquels il fallait encore répondre pour achever le processus.  Les points suivants ont été examinés au cours de la session d’examen:
    • Encourager une utilisation plus systématique des points de contact en matière d’assistance technique aux fins de la coordination avec les partenaires;
    • Envisager un suivi plus systématique des évaluations des besoins individuels;  cela impliquerait d’établir de petits groupes de coordination qui passeraient en revue tous les besoins identifiés qui n’ont pas encore été traités;
    • Renforcer la coordination avec l’ensemble des partenaires, y compris au niveau régional, pour utiliser de façon optimale les ressources existantes en vue, à la fois, de fournir un soutien pour la définition des besoins prioritaires et de répondre aux besoins déjà identifiés;
    • Élaborer des outils et des ressources communes pour fournir aux pays les moins avancés concernés des renseignements pratiques et des méthodes.

      Voir les exposés. (Voir les exposés).

  • 2012:  Un symposium sur l’évaluation des besoins des PMA a eu lieu à Genève du 31 octobre au 2 novembre 2012 avec le soutien du gouvernement suédois.  Le but était d’améliorer la coordination de l’aide en faveur des PMA qui n’ont pas encore identifié leurs besoins prioritaires pour mettre en œuvre l’Accord sur les ADPIC d’une manière qui favorise la réalisation des objectifs de politique intérieure, ainsi que de faire correspondre les ressources disponibles avec les besoins individuels déjà identifiés par un certain nombre de PMA.  Lors de la séance de clôture, les questions suivantes ont été abordées en vue d’un examen plus approfondi:
    • point de savoir si la coordination serait mieux assurée à Genève ou dans les capitales et si le Conseil des ADPIC devrait suivre les projets dans un souci de transparence;
    • point de savoir si les rapports sur les activités pertinentes pourraient être centralisés sur la base du pays bénéficiaire;
    • comment donner la priorité à la propriété intellectuelle dans le processus de mise à jour de l’ Étude diagnostique sur l’intégration du commerce (EDIC) et des matrices d’action;
    • s’il serait possible de créer un fonds spécifiquement consacré au soutien du processus d’évaluation des besoins.

    (Voir les exposés)

Textes et documents officiels  haut de page

  • Décision sur la prorogation de la période de transition au titre de l’article 66:1 pour les pays les moins avancés Membres, adoptée par le Conseil des ADPIC le 29 novembre 2005 (communiqué de presse et document officiel IP/C/40).

  • Décision sur la période de transition en faveur des pays les moins avancés au titre de l’article 66:1 de l’Accord sur les ADPIC adoptée par la huitième Conférence ministérielle le 17 décembre 2011 (WT/L/845).

  • Demande de prorogation de la période de transition au titre de l’article 66, paragraphe 1, de l’Accord sur les ADPIC (IP/C/W/583)

  • Communications reçues des pays les moins avancés Membres concernant leurs besoins prioritaires individuels en matière de coopération technique et financière, conformément à la Décision du 29 novembre 2005:
  • Communications reçues des pays développés Membres mettant l’accent sur des renseignements concernant la coopération technique et financière fournie aux pays les moins avancés Membres, y compris  pour répondre à des besoins prioritaires identifiés ces derniers:

Liens  haut de page

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