MODULE DE FORMATION
À L’AGCS: CHAPITRE 7 Élaboration des demandes et des offres
Cliquez sur + pour ouvrir une rubrique.
7.1 Manières d’aborder les négociations
Dans leurs listes issues du Cycle
d’Uruguay, de nombreux Membres ont limité leurs engagements à la consolidation
du statu quo dans un petit nombre de secteurs. Le nombre de services inclus
et les niveaux d’accès consolidés sont restés modestes d’une manière générale.
Cela tient peut-être à des facteurs divers dont le souci de prudence des
administrations, afin d’éviter les tensions au sujet de l’interprétation
et de l’application d’un ensemble entièrement nouveau de règles; la réticence
de la part des ministères et organismes liés aux services, sans expérience
de négociations commerciales internationales; le mal que les petites administrations,
manquant de ressources, ont à suivre le rythme du processus de négociation
à Genève; et le réflexe des négociateurs aguerris qui, en l’absence de
demandes de la part de grands partenaires, ont peut-être préféré rester
tranquilles.
Pour pouvoir bénéficier des négociations
de l’AGCS, les administrations doivent cependant revoir les anciennes
habitudes. Comme indiqué plus haut, à la différence des accords commerciaux
classiques sur les marchandises, l’AGCS s’applique aux mouvements des
consommateurs (mode 2) et au mouvement des facteurs de production — sous
forme de courants d’investissements destinés à établir une présence commerciale
(mode 3) et de personnes physiques entrant sur les marchés pour fournir
un service (mode 4). Les engagements au titre des différents modes peuvent
améliorer l’attrait d’une économie pour les ressources mobiles au plan
international (capitaux humains et/ou physiques) qui, à leur tour, pourraient
contribuer à faire face aux pénuries de l’offre intérieure. On ne peut
pas tenir pour admis que les demandes reçues, le cas échéant, des partenaires
commerciaux coïncident avec les apports de telles ressources nécessaires
au développement d’une économie.
Le champ d’application de l’AGCS
permet une large interaction avec les marchés internationaux de produits
et de facteurs et l’intégration dans ces marchés. Les principaux domaines
d’intérêt, dans l’optique du développement, pourraient inclure les services
d’infrastructure, tels que le transport, la distribution, les finances
et la communication, qui ont des répercussions sur la croissance et l’efficacité
à l’échelle de l’ensemble de l’économie. Cela implique qu’il faudrait,
au moment de définir les positions de négociation, mettre en balance les
intérêts défensifs éventuels des entreprises en place dans les secteurs
concernés et le coût éventuel de l’ajustement avec ces avantages économiques
plus larges.
Il convient de bien concevoir les stratégies de libéralisation. Par exemple,
les administrations auraient intérêt à envisager d’échelonner les différentes
mesures de réforme entre les secteurs et au sein de ceux-ci, et tenir
compte de la nécessité de modification complémentaire des réglementations
(définition des normes prudentielles, création d’organismes de supervision,
etc.).
Chapitres
effectués:
contactez-nous: Organisation mondiale du commerce, rue de Lausanne
154, CH-1211 Genève 21, Suisse