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À sa réunion du 1 er septembre 2006, l'ORD a examiné la première demande d'établissement d'un groupe spécial de la mise en conformité présentée par le Brésil au titre de l'article 21:5 du Mémorandum d'accord sur le règlement des différends dans l'affaire concernant le coton (WT/DS267/30). En présentant cette demande, le Brésil a rappelé que l'ORD avait adopté ses décisions le 21 mars 2005 et que les délais raisonnables de mise en œuvre étaient arrivés à expiration le 1 er juillet 2005 et le 21 septembre 2005 en ce qui concernait, respectivement, les subventions prohibées et les subventions pouvant donner lieu à une action qui avaient été jugées incompatibles avec les Accords de l'OMC. Le Brésil a dit qu'en ce qui concernait certaines recommandations et décisions de l'ORD, les États-Unis n'avaient adopté absolument aucune mesure de mise en œuvre et que les mesures qu'ils avaient adoptées étaient loin d'être conformes.
Surveillance de la mise en œuvre des recommandations adoptées par l'ORD haut de page DS176: “États-Unis – Article 211 de la Loi générale de 1998 portant ouverture de crédits” (WT/DS176/11/ADD.45) Les États-Unis ont dit que plusieurs propositions de lois concernant l'article 211 avaient été présentées au Congrès actuel et que le gouvernement des États-Unis était résolu à œuvrer avec le Congrès pour mettre en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD. Contrairement aux affirmations de certains Membres, nul ne protégeait les droits de propriété intellectuelle mieux que les États-Unis. L'annulation de la marque Havana Club n'avait rien à voir avec les recommandations et décisions de l'ORD dans cette affaire. Les CE ont dit que la non-mise en œuvre persistante par les États-Unis des recommandations et décisions de l'ORD compromettait sérieusement la valeur de l'Accord sur les ADPIC et la crédibilité de l'attachement des États-Unis à leurs obligations dans le cadre de l'OMC et au devoir leur incombant de se conformer dans les moindres délais aux recommandations et décisions de l'ORD. Les États-Unis compromettaient les intérêts de toute leur industrie afin de préserver une disposition législative qui favorisait les intérêts d'un petit nombre de sociétés. Les CE ont dit qu'elles étaient très déçues et préoccupées par la récente décision du gouvernement des États-Unis de ne pas accorder la licence spécifique qui aurait permis de renouveler l'enregistrement de la marque Havana Club. Ce renouvellement n'aurait pas enlevé ni conféré des droits, mais aurait préservé le statu quo et permis aux tribunaux des États-Unis de déterminer dans des affaires en instance l'identité du titulaire légitime de la marque. Il était difficile d'imaginer comment cela était incompatible avec la politique des États-Unis. Les CE ont invité les États-Unis à se conformer aux obligations résultant pour eux de l'Accord sur les ADPIC et à accepter les disciplines multilatérales et la règle de droit. Cuba a dit que la non-mise en œuvre persistante des recommandations et décisions de l'ORD par les États-Unis compromettait la crédibilité du système de règlement des différends en tant qu'élément essentiel pour assurer la sécurité et la prévisibilité du système commercial multilatéral. Cuba a reproché aux États-Unis de ne pas accorder la licence spécifique qui aurait permis de renouveler l'enregistrement de la marque Havana Club. Selon lui, il lui semblait que le gouvernement des États-Unis était décidé à permettre à Bacardi d'utiliser la marque illégalement. Cuba a demandé instamment aux États-Unis de rendre promptement leurs mesures conformes aux obligations résultant pour eux de l'Accord sur les ADPIC. L'Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Chine, l'Inde et le Venezuela ont formulé des observations sur l'importance systémique de cette affaire et ont demandé aux États-Unis de rendre promptement leurs mesures conformes aux recommandations et décisions de l'ORD. DS184: “États-Unis – Mesures antidumping appliquées à certains produits en acier laminés à chaud en provenance du Japon” (WT/DS184/15/ADD.45) Les États-Unis ont dit que le gouvernement des États-Unis était favorable à des modifications spécifiques qui mettraient en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD en ce qui concernait la loi antidumping des États-Unis. Ils ont rappelé qu'ils avaient déjà examiné les recommandations et décisions de l'ORD relatives aux marges antidumping en novembre 2002 et ont dit que le gouvernement des États-Unis continuerait d'œuvrer avec le Congrès pour faire adopter un texte législatif. Le Japon a dit que la délégation de son pays avait pris note du dernier rapport de situation présenté par les États-Unis, et que malgré le fait que le Japon était encouragé par les assurances selon lesquelles le gouvernement collaborait avec le Congrès en vue de faire adopter le projet de loi modificatif (H.R. 2473), il n'y avait pas eu de progrès concrets depuis le dépôt du projet de loi au Congrès plus de un an auparavant. Le Japon a demandé instamment aux États-Unis de redoubler d'efforts pour mettre en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD le plus rapidement possible, car la non-mise en œuvre persistante de ces recommandations et décisions compromettait la crédibilité du système de règlement des différends. DS160: “États-Unis — Article 110(5) de la Loi sur le droit d'auteur” (WT/DS160/24/ADD.20) Les États-Unis ont dit que le gouvernement des États-Unis collaborait étroitement avec le Congrès et qu'il s'entretenait avec les CE afin d'arriver à une solution mutuellement satisfaisante. Les CE ont dit qu'elles regrettaient l'absence de progrès substantiels dans cette affaire, ont rappelé que l'ORD avait adopté le rapport du Groupe spécial plus de cinq ans auparavant et ont dit que le préjudice causé par l'inexécution par les États-Unis des recommandations et décisions de l'ORD dépassait le cadre de cette affaire particulière et remettait en question l'attachement des États-Unis à l'Accord sur les ADPIC. Les CE ont demandé instamment aux États-Unis de respecter leurs engagements au titre de l'Accord sur les ADPIC et de rendre leurs mesures conformes aux recommandations et décisions de l'ORD le plus rapidement possible. Elles ont également demandé aux États-Unis de fournir des renseignements exhaustifs sur les initiatives prises par le Congrès et le gouvernement pour mettre en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD. Elles ont rappelé qu'elles avaient réservé leur droit de réactiver leur demande d'arbitrage à tout moment si des progrès substantiels n'étaient pas accomplis pour régler ce différend de longue date.
Déclarations du Honduras, du Nicaragua et du Panama concernant la mise en œuvre par les CE des recommandations et décisions de l'ORD dans l'affaire “Communautés européennes — Régime applicable à l'importation, à la vente et à la distribution des bananes” et des procédures ultérieures connexes dans le cadre de l'OMC haut de page Le Honduras, le Nicaragua et le Panama se sont dits préoccupés par le fait que les CE n'avaient pas trouvé une solution qui serait acceptable pour tous les fournisseurs de bananes. Ils ont dit que les fournisseurs latino-américains avaient perdu une part du marché communautaire au profit des fournisseurs ACP à la suite de l'application du nouveau taux de droit. Par conséquent, le nouveau droit de 176 euros n'était pas neutre; il était discriminatoire et illicite. Ces pays ont dit que même si les CE avaient souvent répété qu'elles étaient profondément conscientes de l'importance du secteur bananier pour les pays d'Amérique latine, elles n'avaient pris aucune mesure pour préserver les intérêts de ceux-ci; à vrai dire, elles avaient insisté pour qu'ils attendent les résultats de leur mécanisme de surveillance. Le Honduras, le Nicaragua et le Panama ont soutenu que, contrairement aux protestations des CE, ce différend était une question de mise en œuvre; si une solution acceptable n'était pas trouvée, ils étaient disposés à prendre des mesures additionnelles pour protéger leurs intérêts légitimes dans le cadre de l'Accord sur l'OMC.
DS217: États-Unis – Loi de 2000 sur la compensation pour continuation du dumping et maintien de la subvention: mise en œuvre des recommandations adoptées par l'ORD haut de page Le Brésil, le Canada, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande et les CE ont dit que puisque l'abrogation de la CDSOA ne deviendrait effective qu'en octobre 2007 et qu'elle ne produirait aucun effet avant l'exercice fiscal 2010 commençant le 1 er octobre 2009, les États-Unis ne pouvaient pas dire qu'ils avaient pleinement mis en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD et auraient donc dû présenter un rapport de situation, tel que le prescrivait le Mémorandum d'accord sur le règlement des différends. Les délégations de ces pays ont fait observer que la clause transitoire autoriserait le versement des droits perçus avant octobre 2007, ce qui était contraire aux règles de l'OMC. Elles ont dit que le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis avait publié en juin un avis annonçant son intention de distribuer, au titre de la CDSOA, des versements de compensation totalisant près de 172 millions de dollars EU pour l'exercice fiscal 2006, et que le fait que les États-Unis ne cessaient de répéter qu'aucune autre action n'était nécessaire de leur part soulevait de sérieuses questions au sujet de leur attachement au système de règlement des différends, en particulier à l'obligation des Membres de mettre en œuvre promptement les recommandations et décisions de l'ORD. Les délégations ont invité les autorités des États-Unis à rendre leurs mesures pleinement conformes aux recommandations et décisions de l'ORD et à présenter des rapports de situation à l'ORD dans l'intervalle. Le Japon a dit que pour amener les États-Unis à se conformer aux recommandations et décisions de l'ORD, il avait décidé d'imposer de nouveau, à compter du 1 er septembre 2006, des mesures de rétorsion qui prendraient la forme d'un droit additionnel de 15 pour cent sur certains produits en provenance des États-Unis (WT/DS217/50).
DS282: Mise en œuvre des recommandations et décisions de l'ORD dans l'affaire “ États-Unis — Mesures antidumping visant les produits tubulaires pour champs pétrolifères en provenance du Mexique” haut de page Les États-Unis ont informé l'ORD qu'ils avaient mis en œuvre les recommandations et décisions de l'ORD en donnant suite à la constatation du Groupe spécial selon laquelle la détermination initiale ne mentionnait pas si certains renseignements et arguments avaient été pris en considération par les États-Unis. Le 27 avril 2006, le Département du commerce des États-Unis (USDOC) avait rendu public un projet de détermination au titre de l'article 129 après avoir donné aux parties intéressées interrogées et aux parties nationales intéressées la possibilité de formuler des observations sur le projet et de présenter des observations à titre de réfutation. En outre, les deux parties avaient présenté spontanément d'autres renseignements factuels que l'USDOC avait acceptés et pris en considération. Celui-ci avait ménagé aux parties intéressées une autre possibilité de formuler des observations sur tous les nouveaux renseignements factuels consignés au dossier. Après avoir procédé à une analyse approfondie de tous les renseignements et arguments qui avaient été présentés, l'USDOC a rendu une détermination révisée le 9 juin. Il était arrivé à la conclusion qu'il était probable que le dumping aurait subsisté ou se serait reproduit si l'ordonnance frappant de droits antidumping les produits tubulaires pour champs pétrolifères en provenance du Mexique avait été abrogée à la fin de la période initialement couverte par le réexamen à l'extinction.
DS312: Corée — Droits antidumping sur les importations de certains papiers en provenance d'Indonésie haut de page L'Indonésie s'est dite préoccupée par les mesures de mise en œuvre de la Corée. Elle a rappelé que le délai raisonnable pour la mise en conformité avait expiré le 28 juillet 2006 et que la Corée avait notifié sa mesure de mise en œuvre le 27 juillet. L'Indonésie s'est dite déçue par l'approche adoptée par la Corée concernant les questions de forme et de fond relatives aux mesures de mise en œuvre.
DS264: Adoption par l'ORD du rapport de l'Organe d'appel et du rapport du Groupe spécial tel qu'infirmé par le rapport de l'Organe d'appel dans l'affaire “États-Unis — Détermination finale de l'existence d'un dumping concernant les bois d'œuvre résineux en provenance du Canada – Recours du Canada à l'article 21:5 du Mémorandum d'accord sur le règlement des différends” haut de page Le Canada a remercié le Groupe spécial et l'Organe d'appel ainsi que le Secrétariat pour leur dur labeur dans cette affaire et a dit qu'il était satisfait de la constatation de l'Organe d'appel selon laquelle l'utilisation de la “réduction à zéro” dans le cadre de la méthode transaction par transaction était incompatible avec les obligations d'un Membre au titre de l'article 2.4 et de l'article 2.4.2 de l'Accord antidumping. En clarifiant cet accord, l'Organe d'appel a dit que “l'autorité chargée de l'enquête [devait] prendre en considération les résultats de toutes les comparaisons et ne [pouvait] pas faire abstraction des résultats des comparaisons dans lesquelles les prix à l'exportation [étaient] supérieurs à la valeur normale”. Le Canada était également satisfait de la décision selon laquelle l'utilisation de la réduction à zéro dans le cadre de la méthode transaction par transaction gonflait artificiellement l'importance du dumping et, partant, ne satisfaisait pas à la prescription relative à une “comparaison équitable” énoncée à l'article 2.4, qui exigeait des calculs “impartiaux”, “objectifs” et “sans parti pris”. Il s'est référé à l'accord bilatéral sur le bois d'œuvre résineux intervenu entre le Canada et les États-Unis et a dit que cet accord entraînerait l'abrogation complète des ordonnances en matière de droits antidumping et de droits compensateurs et serait un gage de stabilité et de certitude pour l'industrie canadienne du bois d'œuvre résineux. En clarifiant les obligations des Membres au titre de l'Accord antidumping, le mécanisme de règlement des différends de l'OMC a été un élément essentiel pour assurer la prévisibilité et la sécurité des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis.
Prochaine réunion haut de page La prochaine réunion ordinaire de l'ORD aura lieu le 28 septembre 2006. |
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